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Le Hafia et le football total
Paul Théa Mercredi, 22 Février 2012 16:06
Dans mon article « ce sont eux qui étaient des footballeurs », j’ai dit que le Hafia pratiquait le football total avant le Barça et un de nos compatriotes trouve l’affirmation mensongère et affirme que le football total est une philosophie que le Hafia ne pratiquait pas. Il enfonce le clou par ceci « Vous savez, le problème chez nous en Guinée, c'est la tendance à exagérer et surtout à nous glorifier des faits moins glorieux. »
Comme je ne suis pas fort dans les petits commentaires sur les articles, je préfère alors écrire un texte pour mieux étayer mes propos pour un débat d’idées.
Alors voici quelques interviews des joueurs du Hafia qui me serviront dans mon analyse.
Djibril Diarra dit « le Hafia était une grande équipe ; pourquoi une grande équipe de football ? Parce que tous ceux qui ont appartenu à cette équipe sont arrivés au moins au secondaire…, au seuil de l’université ; c’est très important. Cela veut dire que ce sont des gens capables de réfléchir ».
Chérif Souleymane dit « il y avait au sein du Hafia un groupe choc qui était capable de faire des analyses ; peut-être pas composé d’intellectuels mais de gens qui réfléchissaient un peu pour donner une ligne de conduite à l’équipe ; alors on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose pour notre pays pour une résonnance internationale et c’est ainsi que nous avons décidé la conquête des trophées ».
Jacob Bangoura « il y avait l’amitié, il y avait la franchise, chacun de nous était pour son prochain ; que ce soit à l’internat que l’on faisait à l’époque, on pouvait y rester un mois sans que l’on puisse aller à la maison ; il y avait parmi nous des mariés et certains avaient des enfants mais l’ambiance qu’on avait créée parmi nous, on était même pressé quand on était en ville, de nous dire, vous rentrer à l’internat tel jour. La force était là -bas et on s’aimait. »
Mon analyse : avant de vous livrer mon analyse, je dois dire que ma passion pour le foot ne date pas d’hier ; mon père a joué au foot et presque tous ses enfants y compris une de mes sœurs Madeleine qui a fait parler d’elle sur des stades, à Cuba ; je me suis bien débrouillé à mon niveau et je crois avoir une bonne lecture du jeu.
Le plus doué de nous tous, Etienne s’est noyé à Toulouse (paix à son âme), il n’a donc pas eu l’occasion de réaliser son rêve : devenir professionnel.
C’est après sa noyade que celui qui vient après lui, Moussa, avait décidé d’être pro ; il fut recruté dans le centre formation de St Etienne, puis dans celui de Bastia où il fut le meilleur buteur de son équipe. Il a joué quelque peu dans le Syli national espoir avec Pascal Feindouno (son ami) avant de décrocher sur blessure et autres ennuis ; aujourd’hui, il prépare son diplôme d’entraineur en Angleterre.
Je suivais de très près le championnat français et les coupes européennes ; tout cela pour dire que je connais un peu le foot et je crois avoir une bonne lecture du jeu ; c’est fort de cette petite expérience, je que suis allé interviewer les joueurs du Hafia.
Pour faire une grande équipe, il faut d’abord réunir des joueurs talentueux et le Hafia en avait ; des talents purs.
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Le football étant un jeu collectif donc d’équipe, il faut, pour réussir, une cohésion dans le groupe et cette cohésion existait dans le Hafia grâce à l’amitié ; Chérif Souleymane affirme « je vous dis franchement, on riait, il était très difficile de trouver dans notre groupe, quelqu’un qui pouvait se fâcher et même s’il se fâchait, on était en mesure de le mettre dans l’ambiance ».
C’est cette cohésion qui amène la solidarité en dehors et sur le terrain ; Ibrahima Fofana Calva dit « je jouais en défense et quand je n’étais pas en forme, ce sont les autres qui me couvraient pour ne pas montrer la faille ; on était solidaire » et Djibril Diarra d’ajouter « il y avait des émulations, il y avait la diversité mais on était un groupe compact, solide et on avait la même vision ».
Dans une équipe, il faut de la discipline individuelle et collective ; Bernard Sylla dit « au foot, on ne peut pas s’amuser et jouer » et pour ce qui est de la discipline collective, je laisse la parole à Chérif « quand on découvrait un d’entre nous, en train de faire de la délinquance, on n’hésitait pas à le faire tondre par quatre gaillards ; on s’imposait une discipline »
Sur le terrain, cette solidarité, cet objectif commun, la disponibilité pour les autres au profit de l’équipe et l’envie de surcroit de faire plaisir au peuple de Guinée (ils le disent tous), les poussaient à gagner.
Djibril Diarra d’ajouter « dans des moments difficiles, nos entraineurs avaient de la peine à former une équipe ; ce sont nous, les joueurs, en restreint, on se regardait en face pour se dire la vérité ; des critiques et autocritiques pour former l’équipe type qui allait jouer le lendemain et chaque fois que nous l’avons fait, le Hafia est sorti vainqueur. »
Petit Sory dit « il y avait six, sept à huit joueurs capables de marquer le but donc quand un couloir était bloqué, il y avait toujours une solution pour marquer ; voilà pourquoi, il était presque impossible d’arrêter le Hafia ».
Talentueux et polyvalents, ces joueurs n’hésitaient pas à accepter un poste assigné pour le bien collectif ; en 1972, Morciré Sylla était gardien de but contre le Simba Club de l’Ouganda, il jouait avant-centre, milieu, stoppeur et il fut libéro au triplé en 1977.
Chérif Souleymane, avant-centre finira libéro ; en tout cas il l’était quand le Syli National (ossature Hafia), a joué la Coupe d’Afrique des Nations en Ethiopie en 1976.
Monsieur Mamady Camara, à l’époque Directeur des sports, raconte ces anecdotes « à Kampala, j’étais dans les tribunes ; quand le Hafia a marqué, le président Idi Amine a dit "professional" ; je n’étais pas loin derrière lui et en fin de rencontre, le public ougandais applaudissait le Hafia. Une autre anecdote, nous étions justement à Kampala, quand il y a eu le tirage au sort de la Coupe des nations ; quand on s’est retrouvé dans la même poule que l’Egypte, les joueurs ont dit que l’Egypte les avait battus 4 à 2 au Soudan ; qu’ à la prochaine rencontre, qu’ils n’auront besoin ni d’entraineur, ni d’encadreurs ; les Egyptiens seront onze et eux onze aussi sur le terrain ; qu’ils vont les mettre le même score et effectivement le jour dit, la Guinée gagna 4 à 2 contre l’Egypte. Je ne peux oublier tout cela ; vous savez, à un moment donné dans l’histoire d’un pays, on se retrouve avec une génération exceptionnelle et ces joueurs sont de celle-là  ; je connais beaucoup d’histoires que je vais vous raconter ».
Malheureusement, il n’était plus de ce monde quand je suis allé en Guinée ; paix à son âme.
L’équipe s’était forgée un concept de jeu, une tradition de l’offensive donc de la gagne qui était appliquée sur tous les terrains ; en finale de 1975 Jacob Bangoura dit « on voulait gagner au match aller, tout comme au retour » ; le Hafia a gagné ses trois coupes en battant ses adversaires à l’aller comme au retour.
Leur tradition de jeu était pratiquée sur tous les stades peu importait l’adversaire et le lieu. Au Suruléré stadium de Lagos, devant plus de cent mille spectateurs, Papa Camara dit « les Nigérians ont marqué en premier ; nous n’avons pas paniqué et nous avons continué à faire notre jeu » ce qui démontre le mental de l’équipe et la confiance en leurs possibilités.
Quand une équipe gagnait à domicile, elle n’était jamais rassurée puisque le Hafia pouvait à tout moment renverser la vapeur ; mené 0-2 à Kinshasa contre le Vita club, le Hafia l’emporta 3-0 à Conakry ; mené 0-3 à Bouaké contre l’ASSEC d’Abidjan, le Hafia l’emporta à Conakry 5-0 ; en 1972, mené 2-3 à Lumumbashi contre le TP Mazembé ; tenez-vous bien, cette équipe déclara forfait le jour du match à Conakry d’où ce titre d’un journal zaïrois « forfait bête du TP Mazembé »
Quand le Hafia devait jouer dans un pays donné, des supporteurs quittaient tous les pays limitrophes pour les voir jouer ; Ousmane Bangoura Garinche raconte « l’on avait joué un match contre le Ghana à Accra et perdu deux buts à un, des supporteurs venus des pays limitrophes vinrent nous voir en pleurs dans les vestiaires pour dire que nous avons refusé de jouer ; alors nous étions étonnés, contre une équipe du Ghana ! Refuser de jouer ! C’est pour vous dire la confiance que ces supporteurs avaient en nous ».
La philosophie de la victoire était si forte qu’une perte était toujours douloureuse « nous étions outrés, frustrés, quand on perdait un match de football » dixit Chérif Souleymane.
Si le football total est une tradition, une philosophie de jeu pratiquée par une équipe, quelles que soient les circonstances et les lieux, alors je dis sans risque de me tromper que le Hafia a bien pratiqué l’a bien avant le Barça. Eh oui, l’occident n’a pas le monopole des bonnes choses.
De 1972 à 1978, le Hafia a joué cinq finales de la coupe des clubs champions ; trois gagnées (en 1972, 1975 et 1977), en remportant à chaque fois à domicile et à l’extérieur ; de 1975 à 1978, ils ont joué quatre finales consécutives ; combien d’équipes dans le monde peuvent se glorifier d’un tel parcours sur leur continent ?
Alors quand notre compatriote dit « Vous savez le problème chez nous en Guinée, c'est la tendance à exagérer et surtout à nous glorifier des faits moins glorieux » ; je me demande bien si tous ces faits cités sont moins glorieux, qu’est ce qui est glorieux aux yeux de ce compatriote.
Moi je dis, que le problème en Guinée, pour certains, est de ne pas avoir de la considération pour ce qui est guinéen.
Quand j’ai écrit que Petit Sory fut élu meilleur ailier droit devant Jairzinho du Brésil, un jeune me demanda de raconter les histoires du Hafia sans chercher à embellir, comme si dans le football, un guinéen ne pouvait pas faire mieux qu’un brésilien ; ce fut le cas pourtant en 1972 au Brésil.
Dans la musique par exemple ; quand le Bembeya Jazz alla jouer à Cuba, Aboubacar Demba Camara interpréta si bien la célèbre chanson « Guantanamera » que son auteur le considéra comme son fils adoptif ; il déclara que de toutes les interprétations, celle de Demba fut la plus proche de l’original.
Dans un autre domaine, il y a quelques années, j’avais interviewé à la radio, Mr Mamady Keita Djembéfola ; considéré comme le meilleur percussionniste du monde ; il a des écoles au Japon et un peu partout ; il racontait toutes les considérations et les attentions qu’il avait au Japon par exemple mais n’avais eu aucune reconnaissance en Guinée.
Que voulez-vous ; c’est une des marques guinéennes.
Mon Tonton à Paris, Jean Jacques Lao, raconte : « j’ai rencontré un Marocain dans le métro et dans nos causeries, il a demandé des nouvelles des Maxime et Petit Sory et d’ajouter qu’ils ont été les fiertés de l’Afrique ».
Eh oui, ce sont les autres qui reconnaissent la valeur de nos héros et nous sommes forts à ne chanter leurs louages que quand ils meurent ; made in Guinea.
J’ai une grande passion pour le Hafia mais pas débordante au point d’inventer ou d’embellir quoi que ce soit ; je veux tout simplement transmettre fidèlement leurs témoignages et faire connaître leurs exploits à la nouvelle génération.
Justement, il faut d’ailleurs continuer à recueillir ces témoignages parce qu’ils disparaissent un à un et, ceux qui sont là commencent à oublier ; Papa Camara et Jacob Bangoura par exemple ; à un moment donné, ne se souvenaient plus et disaient « il y a tellement longtemps maintenant » ou « j’ai oublié beaucoup » ; j’ai eu à leur rappeler certains faits.
Je laisse le mot de la fin à Ibrahima Fofana Calva « aux jeunes qui ne nous ont pas connus, je veux tout simplement dire que nous nous sommes aimés » ; une philosophie que malheureusement, la génération suivante n’a pu perpétuer.
Une question pour finir ; connaissez-vous l’attaque pyramidale ? Si oui, bravo ; si non, moi non plus ; c’est Chérif Souleymane qui raconte cette anecdote.
Le président Sékou Touré en fin connaisseur du football, convoquait parfois les joueurs du Hafia pour donner des leçons de foot ; eh oui, sans blague ; un jour donc, il les convoqua pour une leçon dont le thème était « l’attaque pyramidale ». Je n’invente rien, Chérif Souleymane raconte…
Je voulais juste vous donner l’eau à la bouche, la vidéo de cette anecdote sera dans mon prochain article.
Courage, patientez ; lol.
Paul Théa
Commentaires
je vous prie de nous laisser vos contacts perso pour vous joindre.
Merci
On pouvait se faire déborder mais on ne pouvait pas accepter qu'un centre tombe dans nos vingt mètres.
A parti du moment où un attaquant arrivait à passer sur le côté, moi, j'arrivais - pchuiiittt ! - et j'intervenais. C'était un travail de bloc. On était au point. Quand Angloma sortait, il ne regardait pas derrière. Tout le monde se déplaçait et Di Meco passait libero.
Sur une phase comme celle-ci, je pense qu'on enlevait 20 %, c'est énorme.]
"Nous, on devait apprendre à bouger en bloc, vers le côté droit, pour compenser sa sortie, Di Meco. Ou Mozer . Et à chaque fois on devait s'adapter. Mais la chose la plus importante à ses yeux, c'était la nécessité de défendre en avançant."
FF Il vous faisait travailler là -dessus tous les jours ?
"Tout le temps. On défendait très, très haut, au moins à trente mètres de notre but.
On défendait toujours en avançant. (Basile réfléchit et fait longuement silence. Les souvenirs...) Bon sang, c'est maintenant que je ressens les choses !
Tout ce travail tactique me semblait fastidieux. on avait des mecs qui comprenaient bien tout ça
"Moi je sortais d'Auxerre où j'avais été bercé par le marquage individuel.
Jouer en zone, ça me fatiguait ! Et quand tu arrives, tu as des gars qui, à côté de toi, savent jouer en zone, à plat.
Goethals nous faisait tout le temps travailler ça. Parfois, on avait l'impression que ses entraînements étaient bidon.
Je me souviens qu'on marchait. Et puis, il disait brusquement : "Manu ! Dégage !" Il enlevait alors Amoros de notre défense et balançait le ballon côté droit.
Mieux que d'autres, mieux que moi !
Casoni était déjà un très, très bon tacticien. il n'était pas rapide, il n'était pas grand, il n'était pas physique, mais il avait ce truc : le timing, le placement, l'intelligence tactique ;
Amoros, c'était pareil. Et Carlos aussi.
Moi, j'étais le plus rapide. Mais je me disais toujours put... j'étais dans un noyau extraordinaire.
Pour évoluer, il n'y avait pas mieux
L'OM de l'époque, quels guerriers Boli et Mozer dans l'axe c'était l'enfer pour l'attaque adverse. Ce que je reproche à Boli c'est d'avoir précipité l’arrêt de carrière de MV Basten.Il faut reconnaitre que MV basten l'a cherché. Il n'aurait jamais du jouer ce match, parce que pas suffisamment rétabli d'une blessure à la cheville.
De GOETHALS je me souviens de cette " PHILOSOPHIE " du foot qu'il avait et avait imposee aux BOLI et autres a Marseille
La meilleur defense etait l' attaque : DEFENDRE en ATTAQUANT . L'OM ettouffa ainsi Milan AC !
Qu' en penses-tu ?
Bien a toi !
En tout cas félicitation, c'est bien et entrons dans l'air du football moderne avec les arrigo sacchi, Goetahls,giovanni, trapattoni, marcello lippi, fabio capello,Ivic,mourinho,gar diola.....
Figurez vous que plus de la moitié de ses titulaires s'est engagée avec plus ou moins de succès dans la carrière d'entraineur. Ancellotti ( et son sapin) donadoni, van basten, rijkaard,tassoti, baressi (vient de passer ses diplomes) gullit.
MALDINI, est en route.
Arrigo sacchi, n'avais jamais entrainé une équipe de série A quand il débarqua au Milan AC en 86/87. La révolution SACCHI tarda à prendre forme, mais une fois enclenchée, elle fut dévastatrice.
Mais Bon , erreur peut-être !
Bien a Vous !
Citation en provenance du commentaire précédent de Mickmack Camara:
Plus tard, le système du cadenas suisse a été inventé pour permettre à une équipe de surpasser en nombre ses adversaires tant en attaque qu'en défense. Ce système nécessite que les joueurs soient en très bonne forme physique de façon à pouvoir adopter à la fois des rôles offensif et défensif. Un système 3-3-4 a été utilisé en attaque mais quand elle défendait, l'équipe se repliait avec un joueur en plus, un défenseur central, qui venait en retrait pour cadenasser la porte en couvrant tout espace dans la défense.
Le père du cadenas suisse?
une précision, ce n'est pas un joueur du Hafia qui a affirmé qu'il pratiquait le football total avant le barça; cet constat est de moi. Quand la question an été posé, j'ai écris un autre article pour apporter un élément de réponse. Maintenant, vous parlez d'intelligence de jeu du Hafia, je vais dans autre article, apporter un autre élément de réponse.
En 1961, Rocco rejoint l'AC Milan et lui permet d'écrire l'une des plus belles pages de l'histoire du club, en remportant en 1962 le championnat d'Italie et en 1963 leur première Coupe d'Europe des clubs champions. Après une escapade au Torino FC où il y obtiendra les meilleurs résultats du club depuis 1948 (et le drame de Superga), il retourne à l'AC Milan où il remporte de nouveau le championnat et une coupe des Coupes en 1968 puis leur seconde Coupe d'Europe des clubs champions en 1969. Il quittera en 1973 le club milanais en remportant également la coupe intercontinentale, la coupe d'Italie et une autre coupe des Coupes. Après une année à l'AC Fiorentina, il décide en 1974 de mettre fin à sa carrière d'entraîneur. En 1977, il devient directeur technique de l'AC Milan et assistant de l'entraîneur suédois Nils Liedholm. Il meurt le 20 février 1979 dans sa ville natale à Trieste.
Conclusion : Robert Accard (français) est l’inventeur du catenaccio. Nereo Rocco (Italien) est le premier à introduire ce système de jeu dans le football en Italie. Helenio Herera (franco-argentain) est celui a popularisé ce système, grâce à ses différents succès.
Merci youssouf merci london
Certains ont toujours pense que c'est le grand HH, helenio herera de l'inter de Milan qui a crée le carénacio io. Même moi c'est ce que j'ai toujours cru. Et bien figurez vous que le père du catenacio n'est autre que Nereo Rocco, de Trieste avec son équipe triestins.
"tapez sur tout ce qui bouge sur le terrain si c'est le ballon,alors tant mieux". Nereo Rocco alias " El paron. (le patron)
@ Mickmack Camara,
Le père du catenaccio n'est pas Nereo Rocco, l'talien, mais un français, Robert Accard.
faisons un peu de pédagogie en rappelant aux uns et aus autres que le catennacio (cadenas en italien) est un système de jeu au football, qui vise à asseoir (ou bâtir) une équipe sur une base solide défensive.
Ce système défensif fut initié par le Français Robert Accard sous le nom de « béton » dès les années 1920 puis adapté dans les années 1930 par les Suisses sous le nom de « Verrou suisse ». Il fut popularisé par l'entraîneur franco-argentin Helenio Herrera, qui y fut initié en France à Charleville avant la guerre. Herrera l'adapta et l'appliqua avec succès au jeu de l'Inter Milan. L'Inter d'Herrera (Grande Inter) gagna trois titres de champion d'Italie, deux titres de champion d'Europe, et deux titres de Coupe du monde des clubs (Coupes intercontinentales) en 1964 et 1965 (Match entre le champion européen et le champion sud-américain).
Nereo Rocco, qui est né le 20 mai 1912 est le premier à avoir dans son pays (l’Italie) proposé le catenaccio.
Nereo Rocco fait ses débuts d'entraîneur en 1947 à l'US Triestina où il obtient une surprenante seconde place en championnat, plus haut classement jamais réalisé par le club dans toute son histoire.
Merci pour le triple A+ en espérant que je ne vais pas le perdre rapidement. En fait, ma sortie maladroite (réaction au premier article) de paul THEA sur le Hafia et la comparaison avec le Barça de Cruyff s'expliquait par le fait que l'auteur n'apportait pas de justificitation. Il affirme et ou reprend l'affirmation d'un ancien du Hafia, mais ne cherche pas à justifier l'affirmation par des arguments techniques een football.
Ceci aidant, cette sortie maladroite a permis de vivre de véritables moments de connaissance sur le football sur ce site. Que les uns et les autres, qui participent à cette amination soient remerciés.
" Le Patron " a lui meme repris un systeme AUTRICHIEN .
Il est ( El Paron ) lui meme ITALIEN .
On ne peut parler du " Verrou " sans l' INTER .
Bien a toi !
Certains ont toujours pense que c'est le grand HH, helenio herera de l'inter de Milan qui a crée le carénacio io. Même moi c'est ce que j'ai toujours cru. Et bien figurez vous que le père du catenacio n'est autre que Nereo Rocco, de Trieste avec son équipe triestins.
"tapez sur tout ce qui bouge sur le terrain si c'est le ballon,alors tant mieux". Nereo Rocco alias " El paron. (le patron)
Magistral ! AAA+ !
Je voudrais essayer d'apporter un " semblant " de reponse a ta tres grande preoccupation : la PHILOSOPHIE DU FOOT-BALL TOTAL chez nous .
Tout est parti du match POLY ( IPC ) vs ENI de Macenta lors du tournoi scolaire 1971 aucours duquel on fit la selection des ESPOIRS de GUINEE .
En effet , pendant 90 minutes , l'equipe de Macenta joua avec 10 defenseurs tous autour de la surface de reparation . Impossible de marquer un but ( trop de monde ).Maxime Camara et Amadou Camara firent tout ce qu'ils pouvaient , impossible ! Zero a Zero !La feguifoot etait " furieuse " et fit convonquer une rencontre avec ttes les equipes et tous les entraineurs a l'ecole des cadres ( mosquee Faycal ) . BOUBA KANTE menait la "danse " .
DIANE YAYE etait le "PROF " .
Ce qui rendait les responsables furieux , c'est que
1) LE FOOT-BALL OFFENSIF( TOTAL ?) venait de triompher a MEXICO contre le CATENACIO ( Bresil vs ITALIE )
2) C'etait des etudiants ( intellos ) qui n'avaient rien compris a l'evolution du foot qui venait de s'effectuer .
Il y a un peu longtemps tout ca , mais en gros , le Diane disait ceci :
c'est celui qui a le ballon qui fait le jeu .
pour l'avoir , il faut le REPRENDRE a l'adversaire . TOUT LE FOOT TOTAL RESUME !
Puis il a explique ce qu'etait UNE GRANDE EQUIPE EMODERNE ( pour l'epoque ) : TOUS ENSEMBLE , JAMAIS plus de 3 TOUCHES DE BALLE ( sauf absolue necessite )en direction du goal adverse pour marquer le but ." faites des passes et le but vient tout seul ! " On disait "une -deux " les Colombiens disaient "toque " .
Il fut recommande aux encadreurs de propager le concept a leur retour chez eux ( il y eut d'ailleurs 2ou3 series de rencontres a LABE et a CKY pour approfondir le nouveau concept) .
Il passa si bien qu'on entendait souvent le public dire : " LACHES LA BALLE " ou " REPLIES " .
C'etait devenu TOUS ENSEMBLE : en DEFENSE et en ATTAQUE . FOOT-BALL TOTAL !
Les ajustements ,evidenment, etaient en fonction de l'evolution de chaque match et a la discretion de l'encadreur .
Le Foot-Ball Total ( que j'appelle OFFENSIF ) est une philosophie et une institution chez nous depuis 1971 . ( continuons nous a le pratiquer ?, ca c'est une autre question )
Bien A VOUS !
PS : @ Mick ! S'il te plait ( ou a tout autre qui saurait ) ou est-ce que BUDAI a ete ENTERRE ?
Merci 1
Je reconnais avoir dit pour quelqu'un qui n'a pas vu l'ancien HAFIA à l'épreuve, ce n'est pas facile de croire à tout ce qu'on dit de cette équipe. Alors les faits sont réels.
En résumé, c'est ce que j'ai cru coucher sur ce site.
Certes je parle ou rédige mal le français.
C'est pourquoi je n'ai jamais cessé de dénoncer votre site. Merci à vous.
L. BUDAI a fait partie de la glorieuse équipe de HONGRIE des années 50, avec Puskas, bozick et consorts.
mon article est pour montrer l'ensemble, c'est à dire la philosophie. Pour un point précis comme les tactiques de jeu, il faut un autre article.
Si on est ok que le Hafia a pratiqué le foot total, c'était mon but. Les joueurs parle en effet de quelques tactiques mais tout cela ds même article, serai long et ennuyeux je crois.
à ce rythme, je vais bientot devenir sp♪0cialiste du foot guinéen.
220E 4th St apt1 Red Wing, MN 55066 USA
à ce rythme je vais devenir bientot le sp♪0cialiste du foot guinéen lol
220E 4th St apt1, Red Wing MN55066 USA
A suivre, les système moderne. Bien à toi Paul.
J'ai besoin de ton adresse postale pour te FEDEXER des documents de sports.
Dans les années 50, les Hongrois ont révolutionné le football en combinant de hauts standards dans les passes et les contrôles avec des joueurs en constant changement de positions. Quand il n'était pas en possession du ballon, un des milieux de terrain était placé en retrait pour créer une défense à quatre à l'intérieur du système 3-3-4 habituel. Les avants (surtout le buteur en retrait) utilisait des espaces en retrait les marqueurs avec des effets dévastateurs. Ce plan de jeu a été adopté avec succès par le Brésil lors de la Coupe du Monde de 1958 mais en utilisant un système 4-2-4 . Il permettait de créer une supériorité numérique tant en attaque qu'en défense avec un des ailiers en retrait en position de milieu de terrain pour défendre. L'addition d'une défenseur permanent supplémentaire était compensée par le rôle offensif joué par les deux arrières.
Au cours de cette période, l'Italie a remporté les Coupes du Monde de 1934 et 1938 en mélangeant les éléments défensifs de l'ancien 2-3-5 système pyramidal avec les éléments offensifs de la formation WM.
Ensuite, en 1868, la règle du hors-jeu a été modifiée de façon à ce que l'attaquant soit dans l'obligation d'avoir trois joueurs entre lui et la ligne de but sur la dernière action (par un de ses co-équipiers). Les rôles et les responsabilités des joueurs ont mieux été définis et le système 1-1-8 s'est transformé peu à peu vers un système 1-2-7 puis 2-2-6 utilisé notamment par l'équipe des Queens Park Rangers dans les années 70, et enfin 2-3-5, une formation pyramidale utilisée par l'Uruguay pour remporter la Coupe du Monde de 1930. Ce dernier système conserve un esprit offensif avec deux ailiers effectuant des passes vers trois avants. Cependant, quelque soit la formation, la règle du hors-jeu rendait toujours difficile le marquage de buts.
Au tout début, le football était un jeu chaotique, sans réelle structure : tous les joueurs tentaient de marquer le plus de buts possibles et donc, tous les joueurs de champ avaient un rôle d'attaquant. En 1863, l'Association Anglaise de Football a introduit la règle du hors-jeu de façon à ce que tout joueur situé à l'avant du joueur en possession du ballon se retrouvait en position de hors-jeu et était dans l'incapacité de jouer le ballon. De même, un léger changement s'est produit avec un attaquant déplacé vers l'arrière comme soutien du seul défenseur. La règle du hors-jeu a eu pour conséquence la transformation du football en un jeu de dribble et marquer des buts devenait plus difficile.
Le gain ou la perte d'un match de football ne dépend pas seulement de l'habileté des joueurs à manier le ballon. Le football étant un sport d'équipe, les questions d'intelligence collective sont primordiales. L'issue d'un match est aussi et surtout liée à son aspect tactique. Le positionnement des joueurs sur le terrain, les phases de jeu répétées à l'entraînement, et, d'une manière générale, la capacité des onze joueurs à pratiquer un football homogène et cohérent entrent pour une très grande part dans les résultats d'une équipe. C'est peut-être parce que le football ne requiert pas seulement de l'habileté, de la force ou de la résistance, mais aussi une compréhension subtile des options stratégiques favorables à l'équipe, parfois appelée « intelligence de jeu » ou « lucidité », qu'il est devenu le sport le plus populaire de la planète
Quid du Hafia et son ou de ses entraîneurs de l’époque ? A rappeler que le 4-3-3, le 4-2-4 (version offensive du 4-4-2 pour contrer le WM, qui n’a plus cours), le 3-5-2, le 3-4-3 (système utilisé par le Barça pour intégrer Fabregas, sans oublier son système habituel 4-3-3).
Moi, j’aimerai que vous alliez encore au fonds avec les anciens du Hafia pour nous ressortir cette philosophie, cette tradition du football total incarnée par les différents systèmes et les ajustements en fonction du cours des matches.
Qui n’a pas aimé le Brésil de Zagalo (1970, avec son 4-2-4), le Brésil de Télé Sanatana et le génération dorée, Zico, Socrates, Falcao et autres, bref le Brésil des années 80 avec le «petit paquet» qui a émerveillé le monde. La Colombie de Maturana avec Valderrama et le fameux «toque, prononcez toquè». En effet, le Toque est un terme espagnol désignant un style de football axé sur une succession de toques, c'est-à -dire de passes courtes et rapides, éventuellement à une touche de balle. Innovation de la Colombie de Francisco Maturana lors des qualifications pour la coupe du monde 1994, cette orientation permet aux coéquipiers de Carlos Valderrama de participer à la phase finale, en battant au passage l'Argentine à Buenos Aires sur un score de 5 buts à 0.
Si le Barça émerveille aujourd’hui, avant lui l’Ajax d’amsterdam, le Fc Nantes, Arsenal et autres équipes, c’est avec le Tiki-taka (tiqui taca en espagnol), jeu à passes courtes fondé sur la possession de balle pour étouffer l’adversaire avant de porter l’estocade.
Merci pour cet article qui est la réponse à la mise en cause que j'ai faite concernant le témoignage d'un joueur du Hafia affirmant que cette équipe pratiquait le football total avant le Barça. Dans les différents développements et commentaires qui ont suivi votre premier article certains (Mamadou Saliou BAH, Mickmack CAMARA) et moi-même avions ressorti que le Barça n’était pas l’inventeur du football total, des équipes aussi glorieuses que le Brésil de Zagalo (1970), l’Ajax de Rinus Michels, le Barça de Rinus Michels, ensuite de Cruyff, Manchester United (1999), Arsenal ont été l’apôtre de cette philosophie de jouer, de rendre le plaisir à des millions de spectateurs et téléspectateurs dans le monde avant le Barça de maintenant (époque Rijkaard et Guardiola) qui rend ses lettres de noblesse au football total en proposant un jeu offensif basé sur le mouvement et la permutation des postes durant les matchs. Ainsi, au lieu de séparer les postes de défenseurs et d'attaquants, le football total oblige chaque joueur à participer à l'attaque et à la défense en fonction des moments du match.
Dans cet article, vous ressortez les témoignages de joie que le Hafia suscitait même au delà de la Guinée à travers les victoires et surtout l’idée de groupe (se battre pour l’autre) qui est la caractéristique de toute grande équipe dans le monde, mais vous n’apportez pas de réponse claire et évidente à ma remarque. Car si le football total est pratiqué, c’est sur la base d’un système de jeu qui le caractérise. Vous ne faites ressortir à aucun moment la façon dont le Hafia jouait ( le système que l’équipe utilisait et les différents ajustements en fonction du jeu).
En effet, le système de jeu ou dispositifs tactiques en football recouvrent le placement des joueurs de football les uns par rapport aux autres et leurs actions de déplacements, qui peuvent être « orchestrées » à partir du banc de touche par l'entraîneur ou le sélectionneur ; et ce que l'on peut appeler la mise en place initiale d'un plan de jeu.
Franchement, je vais collecter les infos et faire des series; c'est un patrimoine qui se perd chez nous.
Par ailleurs j'ai remarque la sortie d'un troisieme larron (Thierno) qui vient d'ajouter un peu de cube maggi dans la sauce pour donner une bonne saveure au gout du Gbontoe.
Au passage je dit merci a Mr. Mamadi Dioubate pour cette belle intervention dans sa lettre addressee a notre ministre A. Conde. Il ya longtemps je n'ai pas lu un papier aussi reflechi et plein de sagesses. Paul quand tu rencontreras Mr. Dioubate en personne, j'espere que tu en tireras assez de jus (d'infos) pour venir nous servir a ton tour.
Je voudrais aussi te dire que j'étais un passionné du Hafia et que lors d'une rencontre nous pourrons échanger nos souvenirs.
Tu pourrais m'écrire:dioubate
hotmail.frBonne " reponse " !
Je voudrais te dire ( si mes souvenirs restes encoree bons ) comment chez nous , nous en sommes arrives au " foot-ball total " .
Tu dois savoir que le foot pratique jusqu'en 1970 , reposait sur ce que nous appellons W.M . En fait 3-2-5 .
Si tu positionnes les joueurs en ATTAQUE , tu obtiens un M :
AILIER DROIT , INTERIEUR DROIT, AVANT CENTRE ,INTERIEUR GAUCHE , AILIER GAUCHE .
DEMI DROIT , DEMI GAUCHE .
Si tu les mets en DEFENSE tu obtiens un W : DEMI DROIT , DEMI GAUCHE , ARRIERE DROIT , ARRIERE CENTRAL , ARRIERE GAUCHE .
Ce systeme a ete phagosite par les EUROPEENS dont la philosophie du foot etait de prendre le MOINS DE BUTS que possible . Il etait devenu DEFENSIF et cela a atteint son appogee avec l'ITALIE avec son CATENACIO( CADENA ).
eN 1970 , ZAGALO ,( vieux compere de PELE )devenu entraineur de la SELECAO , mis en place autre chose , avec 4 ATTAQUANTS , surplantant ainsi en nombre les 3 defenseurs traditionnels.
Naissance du 4-2-4 qui ecrasa l'ITALIE a MEXICO en finale . Il fut appele le FOOT-BALL OFFENSIF ! Chaque joueur pouvait porter le danger chez l'adversaire et , pourquoi pas, MARQUER des buts . ( CARLOS ALBERTO 4eme but ).
Les HOLLANDAIS l'ont ameliore et appelle FOOT-BALL-TOTAL . ( 4-3-3 ). Pour nous , les AFRICAINS ( HAFIA en particulier ) c'etait une aubaine , parceque , naturellement portes a l'offensive ! MORT le CATENACIO et VIVE L'OFFENSIVE !
Pour ce qui nous concerne , cela a ete une "INSTITUTION " lors des finales scolaires de 1971 aucours desquelles on devait selectionner les 30 "pre-espoirs " puis les 22 ESPOIRS qui deviendront ( pas tous ) les STARS AFRICAINES .
C'est apres le match POLY vs ENI MACENTA que tout est parti .
Paul , j'y reviendrais .
Bien a toi !
Je te remercie pour ton article et l'intérêt que tu accordes à ton pays, notamment son foot-ball.
Heureusement (et fort heureusement), il ya un nombres importants d'éléments de cette équipe HAFIA,puisque c'est d'elle que nous parlons, sont encore en vie.
Pour celui qui n'a jamais connu le Hafia et ne l'a pas vu sur le terrain jouer, difficilement qu'il comprendra.
Dans votre récit, vous n'avez rien ajouté. Le beau football, Hafia l'a bien pratiqué avant le Barça.Dieu merci comme les joueurs même l'ont confirmé.
Seydouba : Directeur d'une des plus grande société de transit
Bangaly sylla : Travaille aux impots
Petit Sory: Directeur du stade, universitaire
Calva : Cadre dans l'administration
Becken : DAF Ã la primature, universitaire
Cherif : genie électrique et instructeur FIFA, DTN..
C'est pour te dire qu'il n'y a pas de hasard dans la qualité du jeu du Hafia, les gars avaient plus que le minium de background, à l'exception de 1 voir 2 joueurs.Comprendre ce que veut la tactique, ce que l'entraineur explique......Il faut avoir été en classe.
La génération TITI est où aujourd'hui, la génération TITI a apporté quoi en matière de jeu. SALAM Sow est incapable de faire une critique du jeu de l'adversaire. Le lui demander, vu son niveau est une faute professionnelle. Les fodé mansaré, trainent à conakry.
La qualité du jeu fourni pas le syli national au gabon, s'explique aussi et surtout par ce que les jeunes, traoré, razagui et consorts viennent de centre de formation où l'on est obligé de suivre le cursus scolaire jusqu'au bac au moins, avant de signer un contrat pro.
C'est pareil, chez nos musiciens.

