Démocratie africaine : quel bilan pour les opposants historiques de l’Afrique francophone (2e partie)

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CISSE_Mamadou_01Après la défaite du vieil opposant Tshisekedi, dans un scrutin qualifié de non crédible par la plupart des observateurs indépendants, nous nous sommes proposé de faire un petit bilan du parcours des opposants historiques de l’Afrique francophone 20 ans après le début du processus démocratique sur notre continent. Modestement, nous avons sélectionné 6 personnalités dont le combat politique dans leurs pays a été déterminant. Il s’agit de :

Abdoulaye Wade (Sénégal), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), Alpha Condé (Guinée) : 3 opposants qui ont pu accéder à la magistrature suprême de leurs pays ;

Etienne Tshisekedi (RD Congo), John Fru Ndi (Cameroun) et Gilchrist Olympio (Togo) : 3 opposants qui n’ont pas encore pu accéder à la magistrature et dont l’âge les fait s’éloigner d’un tel scénario.


I. LES OPPOSANTS HISTORIQUES QUI ONT PU ACCEDER AU POUVOIR (suite)

Dans la première partie, nous avons déjà parlé de Gbagbo et de Wade, 2 opposants historiques dont l’élection à la magistrature suprême avait suscité beaucoup d’espoir mais dont l’exercice du pouvoir se révèle être une déception. Dans la présente, nous essayons de faire le point sur le cas d’Alpha Condé, un autre opposant historique de l’Afrique francophone arrivé au pouvoir après plus de 40 ans de combat politique.


3- Alpha Condé

L’actuel président de la Guinée est l’un des plus expérimentés de la politique guinéenne. Entré en politique en marge de ses activités à la FEANF, Alpha Condé a été opposant aux régimes successifs guinéens jusqu’en 2010. Condamné par contumace par le 1er régime, il fait partie de ces nombreux Guinéens qui ont combattu la politique du leader de l’indépendance guinéenne. Après la mort de Sékou Touré, les militaires qui prennent le pouvoir, font appel à la diaspora dont certains cadres acceptent la main tendue du CMRN. Le camarade Alpha hésite et continue d’animer son mouvement semi-clandestin MND, en compagnie de Pr Alpha Sow et d’autres Guinéens. Au lendemain du discours programme de décembre 1985, la nouvelle voie choisie par la Guinée est le libéralisme, mais la non-maitrise du nouveau processus aura des conséquences sur le plan social. Les plans d’ajustement ont eu pour corollaire les privatisations des unités industrielles, le départ à la retraite de plusieurs fonctionnaires ; ce qui occasionna des mouvements sociaux (surtout dans les milieux scolaires et estudiantins). Le président Conté, suffisamment éprouvé par ces remous sociaux accepte l’idée de l’instauration du multipartisme mais à sa façon (2 grands partis), c’était avant le sommet de La Baule. Les hésitations des futurs leaders à sa proposition ainsi que les perspectives nées du sommet France-Afrique de La Baule font fléchir Lansana Conté qui autorise finalement le multipartisme intégral dans son pays au début de la décennie 1990 à travers l’adoption d’une nouvelle constitution. En marge des élections communales de 1991, des troubles opposeront dans la ville de N’Zérékoré, les Malinkés, militants du RPG aux Guerzés, autochtones de N’Zérékoré qui supportaient alors le pouvoir face à la forte ascension d’Alpha dans la région forestière. A l’époque un certain Alhassane Condé était le Ministre de la décentralisation du Général Lansana Conté. Aux élections présidentielles de 1993, Lansana Conté passe au 1er tour avec un peu plus de 52% et après annulation des votes dans Siguiri et Kankan, 2 fiefs de son challenger Alpha Condé qui deviendra tout de même deuxième avec plus de 18% des suffrages exprimés. Selon plusieurs observateurs, un deuxième tour aurait dû avoir lieu entre Conté et le leader du RPG, mais ce dernier, que certains pressaient de s’opposer à une prétendue manipulation du pouvoir, acceptera finalement le verdict de la Cour suprême avec une phrase restée mémorable : « Je ne suis pas venu en Guinée pour gouverner des cimetières Â». Il se consolera, en 1995, d’un siège de député dans la première Assemblée multipartite dont il sera l’un des éminents animateurs. C’est en marge de l’élection présidentielle de 1998 que se jouera la phase la plus sombre de la vie politique de Condé : alors qu’il est candidat aux élections de fin décembre, il sera arrêté à Piné (Lola) la veille de l’échéance électorale et accusé d’atteinte à la Sûreté de l’Etat et tentative de rébellion. Cette affaire ne sera jamais élucidée car l’accusé ne donnera pas sa version des faits malgré l’intransigeance de Conté face aux pressions extérieures mobilisées par les réseaux pro-Alpha : Madeleine Albright, les eurodéputés, les politiques sénégalais (pouvoir et opposition), des réseaux socialistes français. Il sera gracié en 2000 et suivra des soins à l’extérieur. Condé se fera plus discret pendant près de 4 ans avant de s’impliquer via ses réseaux dans le brouhaha de fin de règne de Lansana Conté. Comme tous les leaders politiques, il plaide pour une transition militaire courte après Conté. C’est donc sans difficultés qu’il reconnaitra le régime des jeunes putschistes du 23 décembre 2008 (Dadis et Konaté) dont certains l’accusent d’avoir tiré les ficelles. Mais le jeune officier, président du CNDD, commence à prendre goût au pouvoir, fait le justicier dans ses Dadis show et se brouille avec tous à l’intérieur comme à l’extérieur à cause de son intention de plus en plus manifeste d’ Â« Ã´ter la tenue et se présenter contre ses opposants qui lui manquent de respect Â». Le clash du 28 septembre 2009 aura lieu dans ce contexte suite au refus de Dadis de laisser manifester les opposants réunis au sein des Forces vives (syndicats, opposition et société civile) : 157 morts et des disparus selon les Nations unies et des crimes contre l’humanité (viols en pleine journée, notamment). Les pressions de toute l’opposition, notamment celles d’Alpha Condé qui était hors du pays au moment des faits, contribueront à isoler le régime militaire de Moussa Dadis dont le destin sera scellé à Rabat entre diplomates français et américains, et Sékouba Konaté (selon les câbles de WikiLeaks). Suite à un attentant contre Dadis, une transition est menée par Konaté pour conduire à l’élection présidentielle dont le 1er tour aura lieu le 27 juin 2010. Le vieil opposant dont le score parait très minime par rapport à sa stature d’opposant historique et de favori du scrutin (18% contre 38% pour Cellou Dalein) affinera sa politique de campagne et usera du consensus pour reporter indéfiniment le scrutin afin, dit-il, de « démonter la machine à fraude Â». Après plusieurs incidents à relents ethniques, entre les 2 tours, la finale tant attendue a lieu entre Cellou et Alpha le dimanche 07 novembre 2010. L’opposant historique réussit alors l’exploit d’inverser les scores et de remporter l’élection là où certains observateurs le donnaient déjà battu (52,52% contre 47,48% pour son Challenger). Son exploit lors de cette élection est un exemple de combativité et de courage politique rares dans les annales de la jeune démocratie Africaine.

Après l’investiture du 21 décembre 2010, il y a juste une année, le vieil opposant s’installe donc à la tête de la Guinée suite à de longues années de combat avec l’ambition d’apporter le changement au pays. Les habitudes ayant la vie dure, le nouveau président comprendra vite que l’exercice du pouvoir en Guinée n’est pas une sinécure tellement les résistances au changement sont élevées. A l’heure du bilan à mi-parcours (1 an de pouvoir), le contraste est là : du surplace sur le plan politique (les législatives n’ont pas pu être organisées au bout des 6 mois prévus dans l’accord de Ouagadougou) et un début de changement sur le plan économique (légère diminution de l’inflation, augmentation des réserves de change de 1 à 5 mois d’importation, croissance de 4% du PIB, début de concrétisation de quelques projets : Kaléta, travaux d’aménagement des installations portuaires du projet Bellzone, usine de raffinerie à Boffa, prévisions de récolte satisfaisante...). On a l’impression que l’exercice du pouvoir a changé le politique Condé en un technocrate alors que sur le plan politique les signaux sont toujours au rouge : les clivages intercommunautaires se sont exacerbées, la forte alliance Arc-en-ciel qui a apporté la victoire au RPG est fortement menacée de dislocation face à la volonté du parti présidentiel de faire une OPA sur ses alliés (le PEDN et GPT ne sont pas partant pour la fusion), l’opposition s’est radicalisée (essentiellement les partis de l’Alliance CDP), la CENI est accusée d’être à la solde du parti présidentiel, ... Comme si tout cela ne suffisait pas, le front syndical commence à s’agiter suite à l’invalidation des deux (2) congrès qui ont divisé la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée).

Après un début difficile, on s’aperçoit que Condé qui fonctionne à la Sarkozy (trop encombrant pour ses ministres parce qu’il délègue peu par manque de confiance) commence à obtenir des résultats sur certains fronts : réforme du secteur de la sécurité, campagne agricole, unicité de caisse, amélioration des fondamentaux macroéconomiques, paiement des cotisations Guinéennes dans les institutions internationales, bonne organisation du Baccalauréat...mais ne parvient pas à décrisper l’atmosphère politique dans le pays.

Comme ses 2 confrères citées ci-haut (Gbagbo et Wade), on remarque que Condé veut le pouvoir à son parti tout seul et souhaite même phagocyter ses alliés de la dernière élection. Beaucoup d’observateurs pensent qu’il a fait distraire l’opposition et favorisé le report des législatives en 2012 dans l’espoir de faire son recensement (ce que la constitution ne permettait pas en 2011). En marge de la probable bonne récolte de cette année, l’arrivée des 100 bus et 50 camions chinois (pour le transport en commun et la collecte des ordures à Conakry), l’arrivée de groupes électrogènes pour la fourniture d’électricité à Conakry sont autant de gestes du pouvoir destinés à faires un clin d’œil à l’électorat. Et comme tout cela coïncide avec la reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition, beaucoup de Guinéens commencent à rêver de la tenue prochaine des législatives.

A la lecture de ce résumé, on peut remarquer qu’une fois au pouvoir, nos 3 opposants historiques ont souvent mis en œuvre des politiques qu’ils ont combattues chez leurs prédécesseurs. Dans les 3 cas, à part quelques problèmes de corruption, ils ont bon an mal an, cherché à faire avancer leurs pays sur le plan économique. Mais sur le plan politique, leur tasse de thé, ils n’ont point réussi à apaiser les tensions. On a surtout l’impression que la popularité et la légitimité historique acquises dans leur longue bataille politique leur donnent un complexe de supériorité et le sentiment que tout leur est permis. La gestion calamiteuse de sa défaite par Gbagbo et l’entêtement actuel de Wade à se faire réélire (pour certainement laisser la place à son fils) sont illustratifs de ce point de vue. Condé est attendu au tournant par ses opposants même si dans Jeune Afrique, il a déjà dit qu’il ne s’éterniserait pas au pouvoir (ce que beaucoup avaient déjà dit et n’ont pu respecter). Les délices du pouvoir sont tellement irrésistibles que les idéaux défendus pendant plusieurs décennies deviennent caduques après quelques années dans le fauteuil présidentiel. Espérons qu’Alpha Condé ne suivra pas ces deux précédents désastreux pour la démocratie africaine.

Bonne année à tous.


Mamadou Cissé


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Commentaires  

 
0 #12 Cisko 10-01-2012 14:37

@ Gandhi;
Sauf à être plus royaliste que le roi, ne cherchez pas à défendre un politicien Guinéen de l'accusation d'ethnocentrisme. Sur ce plan, ils sont tous blanc bonnet, bonnet blanc. Je n'ai écrit nulle part que Cellou est ethno mais c'est une opinion que certains ont ici (surtout quand dans ses déclarations du 1er semestre 2011, il ne parlait généralement que de la défense de son ethnie). J'ai dit que la différence entre nous sur les dérives de nos politiques, est que vous en rendez une seule personne responsable (AC) alors que c'est une faute collective de la classe politique.
Par ailleurs, je suis d'accord avec vous qu'on ne peut comparer l'UFR et le RDIG par exemple. Mais, c'est cet excès de confiance (65% contre les 0,) qui a aveuglé l'ACDP et lui a fait perdre sa victoire à portée de main. Les élections n'ayant pas les mê! mes enjeux, il serait préférable d'attendre la tenue des législatives pour savoir qui pèse quoi, même si le quatuor de tête du premier tour des présidentielles de 2010 a un ancrage réel dans le pays.
Pour le bilan de AC, c'est déja bon que vous releviez 2 éléments positifs (le bac, l'unicité de caisse), ce que vous n'aviez pas fait au cours des mois passés. Ne doutant pas de votre sincérité, je suis sûr que dans un ou 2 mois, vous changerez de jugement sur certaines questions : campagne agricole (malgré quelques ratés), retour dans les institutions internationales (paiement des cotisations), réforme du secteur de l'armée, ...
A bientot
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+1 #11 Gandhi 09-01-2012 20:30

Youssouf, contrairement à ce que vous pensez, je ne cherche pas à vérifier qu'il y a plus de peuls que de malinkés ou autres parmi les retraités de l'armée. Je ne serais pas plus heureux, si je recevais une balle d'un militaire peul, qu'est-ce que vous croyez ? J'ai déjà dit que sur 50000 personnes dans les forces de sécurité, je souhaiterais en diviser le nombre par 5. Je me réjouis donc que 4000 militaires partent à la retraite, mais je voudrais être sûr que ce soit réellement le cas. Voilà le pourquoi de ma question. Je ne voudrais pas que ce ne soit qu'un simple effet d'annonces.
Quant aux bus, je me réjouis que les transports guinéens soient soulagés temporairement (je ne donne pas longue vie à la future société de gestion de ceux-ci), mais il serait honnête de rappeler que ce sont des dons chinois et non un cadeau d'AC. On en a marre de la personnalisation du pouvoir.
Enfin, je veux bien admettre l'existence d'une mentalité différente (on ne peut pas le nier vu mon origine), mais cela n'a pas empêché AC d'être élu PRG (je n'ai pas son ambition), lui qui a vécu quasiment 60 ans en France. Toutefois son éducation est différente de la mienne, ce qui explique nos différences de valeurs. Enfin si vous considérez que seuls les Guinéens locaux sont capables de sortir le pays de l'ornière, il suffit de regarder ce qu'il est devenu en 50 ans. Les voyages forment la jeunesse disait Montaigne. A méditer...
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+1 #10 Gandhi 09-01-2012 20:01

Cisko, tu n'as pas répondu à ma question. J'ai l'habitude de parler de choses concrètes et précises. Je ne comprend pas pourquoi on ne me répond pas de la même manière.
Pour moi aussi, les élections sont passées, et je ne reviens plus dessus (c'est facile de le vérifier dans mes textes). En revanche, je rappelle les faits, lorsque certains refont l'histoire. AC est un juriste, il ne s'est pas appuyé sur le droit pour faire valoir ses droits, éventuellement bafoués, mais sur les complicités de Konaté et JMD pour faire durer illégalement la campagne. Un exemple parmi d'autre, pourquoi AC n'a t-il pas contesté la fraude devant la Cour suprême ?
Par ailleurs ne me déçois pas en disant que 10 000 partis d'une personne sont plus importants qu'un seul parti de 11 000 personnes. L'arithmétique en politique ne s'utilise pas n'importe comment.
Par ailleurs, je ne relativise pas l'action d'AC, moi je ne vois rien en dehors du bac et du respect de l'unicité de caisse. Je précise aussi que la cagnotte de Rio Tinto fausse le bilan financier, et il y aurait honnêteté à le reconnaitre. Comment est-on passé de 8 jours de couverture des importations par exemple, à 5 mois ? Je te rappelle que le budget 2011 était déficitaire, que donc les recettes étaient inférieures aux dépenses et la reconstitution des réserves de la BCRG n'était d'ailleurs pas prévu dans le budget. Je ne parle même pas du caractère opaque de la gestion de cette somme dont une partie a alimenté les recettes 2011, une autre le budget 2012, et le solde en fonds de réserve. On ne parle pas davantage des millions de l'Angola (150) et du Congo (50). Le CNT quant à lui, a fait d'énormes progrès, lisant un budget toujours déficitaire en 15 jours.
Enfin j'aimerais que tu m'expliques concrètement, personne ne l'a fait encore, en quoi CDD est ethnocentriste.
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-1 #9 kourouma 09-01-2012 17:01

Youssouf Bangoura, excellement bien repondu à propos de Gandhi qui est certes un grand intellectuel et dont j'apprécie les qualités litterraires mais connait très mal la guinée et c'est malheureusement le cas de la plupart des guinéens qui fréquentent ce site. Souvent même les plus âgés ne savent même pas l'histoire de leur propre pays et veulent avec une telle méconnaissance parler de la guinée comme s'ils y vivait au même titre que ceux qui sont en guinée.. Or Je leur ai toujours dit que le mal n'est pas aussi profond qu'il Sle pensent avec Ac. iL SUFFIT DE VENIR EN GUIN2E POUR COMPRENDRE QUE DU BOULOT SE FAIT. seul bémol Ac DOIT POURVOIR RÉCONCILIER LES GUIN2ENS. c4EST TOUT.
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0 #8 Youssouf Bangoura 09-01-2012 12:37

Gandhi, vous aurez la liste des 4600 militaires à la retraite, ne vous en faites pas, cette liste sera vue par tous les guinéens, il y aura pas plus des peulhs que des malinkés . Et je vous rappelle que l'âge limite à la retraite en Guinée est de 60 ans et 30 ans de service, ors les militaires engagés de 1955 à 1975, devaient être à la retraite depuis long temps mais faute du courage de Lansana Conté, ( il n'avait pas osé après 1995 date de la dernière mise à la retraité militaire ) ces militaires comme d'ailleurs certains fonctionnaires continuent à servir .
J'aimerais aussi vous dire que j'ai appris beaucoup des leçons de droit avec vous mais parfois, j'ai l'impression que vous connaissez encore très mal la situation de notre pays . Votre education occidentale ne vous permet pas de cerner reellement la mentalité des guinéens, ce qui apparait pour vous comme un acte banal, ne l'est pas pour les Guinéens locaux . Les 100 Bus et les 50 Camions poubelles, certes c'est un don mais ils sont perçus par les Guinées ou plutôt par la majorité, comme un acte hyper positif de la part d'Alpha Condé . J'aimerais bien vous voir parfois dans la peau d'un guinéen local qui n'a connu que la Guinée pour pouvoir apprecier un acte .
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0 #7 Cisko 09-01-2012 12:14

@ Gandhi,
Je commence par préciser que pour moi l’élection présidentielle est passée et nos discussions d’alors sont derrière. Vous pouvez ne pas être d’accord avec ce que je dit mais beaucoup d’observateurs neutres qui croyaient à la victoire de Dalein ont été surpris par l’énergie déployée par Alpha et Arc-en-ciel entre les 2 tours. A sa place, d’autres auraient pu ne plus y croire après le raliement de Sidya au camp de Cellou, mais il a été combatif jusqu’au bout. Pour les 4 mois entre les 2 tours, les partisans de Alpha disent que c’était pour démonter la machine à fraude (ce que j’ai mis entre guillemets dans mon texte pour signifier que ce n’est pas de moi), ceux de Cellou nous disent que c’était pour préparer la fraude au profit de Alpha Condé. Je constate simplement que la période a été mise à profit pour changer (de façon consensuelle) beaucoup de dispositions de la Céni et que le camp de Alpha a réussi à rallier plus de partis (en nombre) pour inverser la tendance.
Je réitère ici que voter pour Alpha ne m’empêche pas d’écrire de façon neutre sur lui. Je relève qu’il a eu à poser des actes positifs même si sa méthode est de fois approximative (comme la campagne agricole). Mais pour moi, l’important est qu’il a tenu à engager ces réformes même sans accompagnement extérieur. Vous relativisez tout en disant que c’est la cagnotte de Rio Tinto. Je vous faits remarquer que c’est maintenant que ce montant est en train d’être utilisé après la session CNT sur le Correctif budgétaire 2011. J’ai relevé la faiblesse de la gouvernance Alpha: le statu quo sur le plan des tensions communautaires. Mais contrairement à vous, je ne le trouve pas seul comptable de ce fait, mais plutot toute la classe politique. Pour paraphraser un journaliste Guinéen, je dirai que les législatives ont plus d’ennemis que de défenseurs; c’est pourquoi chaque camp use de manoeuvres pour retarder sa tenue.
@ Dine;
Mon objectif n’est pas de vous convaincre que AC est diplomé ou a été enseignant. Ce que je sais, c’est qu’il fait partie de ces leaders politiques Africains qui ont mené le combat de la démocratie dans leur pays et ma série de texte parle justement de ces leaders (voir la 1ère partie consacrée à Wade et Gbagbo).
@+
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+2 #6 Gandhi 08-01-2012 22:40

Kourouma si AC a lutté pour la démocratie, pourquoi ne la respecte t-il pas aujourd'hui ?
Quant au combat d'AC contre AST, je voudrais bien des preuves concrètes.
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-4 #5 kourouma 08-01-2012 19:55

BINE BARRY, désolé, j'estime que Mme Baud est de retour et que nos commentaires seront publiés même ça n'arrange pas les gens. Que tu le veuilles ou non AC est opposant historique même si tu es prêt à l'égorger, il a combattu toute sa vie pour la démocratie en guinée même sékou touté a été combattu par AC, tu ne sais rien de l'histoire de ton peuple, c'est triste. Votre problèeme avec AC, ce sont les reformes qui'il a entreprises pour sortir la guinnée de 50 ans de marasme. Vous ne voulez pas réellement que la guinée évolue. Pour vous cellou ou rien
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+4 #4 dine Barry 08-01-2012 04:30

S'il vous plait, comparez ce qui est comparable. Alpha conde n'a d'opposant "historique" que le titre. Reevaluer vos sources de renseignements si vous voulez donner un portrait reel de votre caractere. Vous avez depolye d'enormes efforts pour essayer de blanchir quelqu'un qui est malheureusement oxyde. Ne perdez pas votre temps, cet AC est unique en son genre. Ses 40 ans de "combat politique" se resument a envier les autres dictateurs. Malheureusement pour lui il est venue en retard, par ce qu'il ne pourra jamais reediter les exploits de son heros AST.
AC n'est qu'une synthese de toute la mediocrite politique que la Guinee a connu de 1958 a nos jours. Il ne peut etre compare que par rapport aux autres precedent dictateurs qui ont maltraite la Guinee. Il n'a aucun point commun avec Wade et Gbago. D'un, par ce que contrairement a AC, ces deux derniers ont obtenu des diplomes d'etude qui ne souffrent d'aucune suspiction. De deux, ces deux la ont un cv a presenter. L'un (Gbago) a enseigne, l'autre (Wade) a travaille. Alors que, AC est un "Professeur" qui n'a jamais enseigne, n'a jamais travaille. Sa premiere et unique experience est " President de la Repuublique qu'il souhaiterait plutot "Mandingue " que Guinee.
Bien a vous.
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+7 #3 Gandhi 07-01-2012 23:41

Cisko, le portrait d'AC est relativement fiable, même si je trouve à redire sur son opposition plus "officielle" au régime d'AST qu'avérée. Son exploit de renverser les résultats du premier tour n'est pas un exploit, quand on se rappelle les conditions de cette élection. Car dans ce cas, obtenir 99% l'est tout autant.
Là où je ne suis pas d'accord, c'est de dire que la période des 4 mois visait à démontrer de sa part, la fraude du premier tour. On sait tous aujourd'hui, même si certains ne veulent pas le reconnaitre (ce qu'on peut comprendre), qu'elle a servi à mettre au point la fraude en faveur d'AC. J'ai déjà évoqué cet aspect, je n'y reviens pas, sauf quand certains veulent refaire l'histoire.
AC n'est pas professeur en titre, mais il est juriste. Il est donc surprenant que son recours à la Cour suprême (téléchargeable facilement sur le net) ne visait pas à dénoncer cette fraude supposée (contrairement aux autres candidats), mais à faire avaliser sa position de challenger. Ça c'est un acte concret et officiel, qui décrédibilise tous les discours contraires, voulant accréditer la vision d'un AC justicier (au sens de justice).
Par ailleurs, je te rappelle que l'inflation est toujours au dessus de 22% (elle ne diminue donc pas), les réserves de change ont été augmentées non pas du fait de sa politique mise en place, mais grâce à la cagnotte de Rio Tinto (ces recettes exceptionnelles pervertissent d'ailleurs l'analyse de la situation et des principaux indicateurs macro-économiques, et surtout financiers). Quant au taux de croissance, ce ne sont que des prévisions et non une réalité.
Enfin au lieu de reprendre à ton compte les déclarations du gouvernement, explicite les. Concernant la réforme du secteur de la sécurité par exemple, je n'ai pas davantage vu les 4000 militaires à la retraite (qui sont-ils ? j'attends toujours la liste) que les 3000 fictifs de la fonction publique. N'oublie pas non plus que les bus, comme les tracteurs et les camions poubelle sont des dons.
Une boutade pour terminer, AC ne fera pas de deuxième mandat, puisqu'il se compare à Mandela, et on se rappelle le symbole que ce dernier a voulu acter, en ne se représentant pas...
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+7 #2 Bangaly Traoré 07-01-2012 18:54

Un opposant historique doit en principe respecte la constitution et un Etat de droit.Voici la réalité,Mr Gbagbo un tyran criminel,Me Wade c'est le détournement du bien publique,la corruption et l'impunité total.Pour le moment le bilan de notre président est le non respect de la constitution et la violence contre l'oppositions.
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-2 #1 Sekou 07-01-2012 15:41

Du n importe quoi !
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