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La Guinée est-elle au bord de l’explosion ?
Mercredi, 23 Septembre 2015 16:07
Après cinq années de confrontation violente permanente entre le pouvoir et l’opposition, les Guinéens vont élire leur président le 11 octobre 2015. Mais l’engrenage des tensions ethniques menace la stabilité de ce pays qui a toujours échappé aux tourments de ses voisins.
Il y a en ce moment une tension positive à Conakry. Celle transportée par les câbles électriques mille fois rafistolés, mollement tendus au-dessus des parapluies arc-en-ciel éclos avec la saison des pluies. Depuis la mise en eau du barrage de Kaléta, promesse du président Alpha Condé, les foyers de la capitale et de certaines villes de l’intérieur ont rarement été aussi bien servis en électricité, dans ce pays où les bougies et les lampes basse consommation illuminent les carrefours commerçants.
Mais une autre tension, moins positive, parcourt ce pays de dix millions d’habitants grand comme le Royaume-Uni. Les Guinéens vont élire leur président le 11 octobre 2015, après cinq années de confrontation violente permanente entre le pouvoir et l’opposition. Les élections présidentielles au Burkina Faso, le même jour, et en Côte d’Ivoire, le même mois, éclipseront en partie cette crise de l’ombre dont s’inquiètent certains observateurs.
Human Rights Watch souligne le « niveau actuel des tensions ethniques et politiques et les risques de violences continues liées aux élections ». « Si la population ne reconnaît pas le résultat des élections, le pays pourrait facilement tomber dans un chaos qui serait catastrophique pour ses habitants et dangereux pour la région », alerte de son côté dans Le Monde l’ancienne ambassadrice des États-Unis aux Nations unies Nancy Soderberg. Une étude de l’université de Sydney, « Atrocity Forecasting Project », cite la Guinée parmi 15 pays à risque de génocide ou de massacres.
Dans la série des petits livres Monsieur Madame, la Guinée serait Madame Poisse, cette petite dame bleue au corps entouré de pansements. Le champ lexical du malheur définit le pays depuis le « non » d’Ahmed Sékou Touré au général de Gaulle, en 1958, synonyme d’indépendance pour la première des colonies françaises subsahariennes. « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage », avait-il déclaré, mais cela n’est resté qu’une belle phrase dans la bouche du syndicaliste devenu président.
Après vingt-six ans de dictature, suivis de vingt-quatre années d’errements de Lansana Conté et de l’éphémère et sanglant passage de Moussa Dadis Camara à la tête de l’État, l’injustice, la médiocrité et la violence ont poussé en Guinée aussi banalement que les mangues. L’épidémie d’Ebola est venue ternir encore un peu plus la réputation du pays. Conséquence de cette longue histoire de violence politique, l’absence de confiance entre le pouvoir et les populations a aggravé l’impact de l’épidémie, dont la Guinée n’est pas totalement débarrassée. « Dieu a créé la Guinée, ses forêts, ses fleuves, ses montagnes, ses minerais précieux. C’était trop pour un seul pays, alors il y a mis les Guinéens », moque avec autodérision cette blague pour étrangers.
L’élection d’Alpha Condé en 2010, « premier scrutin véritablement ouvert depuis l’indépendance du pays », selon la mission d’observation de l’Union européenne, n’a pas permis de guérir un autre mal du pays : les barrières dressées entre les peuples par le colon puis par les élites nationales. De l’avis général, les tensions se sont même exacerbées sous la présidence d’Alpha Condé, opposant de toujours, condamné à mort par contumace sous Sékou Touré et emprisonné sous Lansana Conté. Les Malinkés votent pour les candidats malinkés, les Peuls pour les Peuls, les Guerzés pour les Guerzés. Un communautarisme politique qui déteint sur la société civile, les médias, la vie quotidienne.
Cinq ans après, l’écrit comme la parole continuent de labourer le terreau nauséabond de la discorde. « Y a-t-il un problème peul en Guinée ? » interroge un site d’information. S’ensuivent une centaine de commentaires. Les plus virulents s’en prennent aux « envahisseurs peuls ». Autre site: « On nous dit qu’il y a un contingent de militaires qui doit arriver pour exterminer l’ethnie kpèlè parce qu’ils disent nous sommes qui pour nous imposer. » Le mot « génocide » est régulièrement agité avec légèreté. Dans une tribune publiée en juillet, le vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (opposition) prête à Alpha Condé divers « complots » visant à «discréditer et ternir l’image de la communauté peule sur le plan international ».
Aujourd’hui, le pont où les « ennemis » de Sékou Touré se balançaient au bout d’une corde est un échangeur menant au centre-ville, devenu un amas de tôles moites fumant de fritures de poisson sur lequel coulent les climatiseurs des hôtels de luxe pour miniers et ONG. Le camp Boiro où les victimes du premier président étaient enfermées jusqu’à ce que mort s’ensuive, n’est plus. Le béton est tombé et avec lui les messages des condamnés gravés sur les murs. Mais l’histoire est là, pesante. On se souvient du « complot peul » né de la paranoïa et de la stratégie de maintien au pouvoir de Sékou Touré. Des cadres peuls comme Diallo Telli, premier secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) – mais aussi des opposants, réels ou fabriqués, de toutes origines – sont morts au camp Boiro.
Depuis, la théorie du complot, épouvantail facile, est restée suspendue à la bouche des hommes politiques. « Avec le “complot peul”, Sékou Touré a réveillé le démon ethnique. Il a remis en question toute son idéologie révolutionnaire et a ramené cette question au premier plan », explique le sociologue guinéen Amadou Bano Barry.
Après la mort de Sékou Touré, en 1984, la libéralisation des partis politiques sous Lansana Conté a libéré des forces politiques sans idées. « L’ethnie, la religion, la région sont les bases de mobilisation les plus simples pour une jeune démocratie. Les partis politiques en Guinée avaient peu de choses à offrir et les électeurs sont en grande partie analphabètes », explique Mike McGovern, anthropologue à l’université du Michigan.
« Il n’y a plus d’espace pour un esprit libre et indépendant donc tout le monde préfère se taire »
Bien qu’exilé de longues années à l’étranger, et en particulier en France où il a noué des relations très proches avec les socialistes, Alpha Condé n’a pas inversé la tendance. Même s’il met en avant les soutiens de François Hollande, Georges Soros ou Tony Blair, sans oublier son ami de lycée Bernard Kouchner, Alpha Condé, secondé par un fils omniprésent, n’entend nullement partager le pouvoir (lire ici notre précédente enquête). « Rien n’a changé dans les médias depuis 2010 », déplore Fodé Kouyaté, président de l’Association des blogueurs de Guinée (Ablogui). « Les journalistes s’intéressent aux interprétations ethniques et délaissent les analyses de fond, et les lecteurs s’arrêtent à leurs patronymes. » Née en réaction au traitement de l’information par les médias en 2010, l’Ablogui va lancer à l’occasion de la présidentielle de 2015, Guinéevote, un projet de veille citoyenne. « En 2010, on a eu de la chance que le taux de pénétration d’internet ne soit pas très important car les propos relayés par la presse en ligne étaient de nature à créer une guerre civile. »
La signature, le 20 août 2015, d’un accord inattendu entre le pouvoir et l’opposition concernant les principaux points de crispation (Commission électorale indépendante, fichier électoral, délégations spéciales) a momentanément atténué les tensions dans un pays où existe « une incapacité à trouver des compromis équilibrés et rationnels dans le dialogue politique », selon Florent Geel de la Fédération internationale des droits de l’homme.
À 78 ans, Alpha Condé parle aujourd’hui de son « premier mandat » comme si le second était une évidence. En réclamant en cinq ans ce qui n’a pas été fait en cinquante, le principal opposant d’Alpha Condé, Cellou Dalein Diallo, espère de son côté monter sur la plus haute marche d’un pouvoir qu’il connaît bien. Il a servi pendant dix ans le triste magistère de Lansana Conté dont il revendique toujours l’héritage, moins pour ses accomplissements que pour draguer l’électorat soussou de la Basse-Guinée dont était originaire l’ancien président.
Convaincu de s’être fait voler la victoire en 2010, lâché par les autres opposants, Cellou Diallo semble prêt à tout pour devenir président en 2015. Même à s’allier à Moussa Dadis Camara, chef de l’État lors du massacre de plus de 150 opposants à sa candidature, le 28 septembre 2009, dans un stade de la capitale. Que ses militants aient été tués, violés et lui-même blessé le jour du massacre pèse visiblement peu dans la balance électorale de Cellou Diallo. « Il y a la justice et la politique », a-t-il justifié.
Car dans la région de Guinée forestière où il est né, Moussa Dadis Camara n’est pas cet énième futur ex dictateur pressenti par la communauté internationale. Il est l’enfant du pays, la fierté locale. « À N’Zérékoré parmi les Guerzés, il y a une vraie popularité de Moussa Dadis Camara et une vraie attente de son retour », témoigne Vincent Foucher d’International Crisis Group. « Pour les Guerzés, c’est l’homme qui les a enfin représentés et qui a d’une façon réparé le sentiment qu’ils ont d’être marginalisés depuis l’indépendance. Il est aussi l’une des rares personnalités politiques transethnique. À Conakry aussi il y a de l’affection pour ce jeune capitaine qui n’a pas hésité pas à convoquer les ministres et arrêter des trafiquants de drogues. » Cette popularité vaut de l’or – peut-être la victoire – pour Cellou Diallo, perçu comme le candidat des seuls Peuls.
L’inculpation de Moussa Dadis Camara par la justice guinéenne le 8 juillet pour le massacre du 28 septembre 2009, quelques jours seulement après l’annonce de l’alliance de son parti avec celui de Cellou Diallo, a logiquement révolté une partie de la Guinée forestière. D’autant que Moussa Dadis Camara a tenté, sans succès, de rentrer en Guinée via la Côte d’Ivoire le 25 août pour mettre fin à son exil au Burkina Faso.
« Les efforts du régime d’Alpha Condé visant à bannir Monsieur Moussa Dadis Camara de la Guinée est la consécration du mépris que le régime d’Alpha Condé a toujours éprouvé pour les Guinéens, en général, et les habitants de la Forêt qu’il considère comme des bushmen sans dignité, en particulier », accuse Faya Millimouno, candidat à la présidentielle originaire de laForêt.
Région chrétienne et animiste dans un pays musulman, stigmatisée pour sa consommation de viandes sauvages pendant l’épidémie d’Ebola, théâtre d’affrontements meurtriers et de répressions brutales du pouvoir, la Forêt se voit aujourd’hui privée de son «héros» et concentre les inquiétudes liées à l’élection présidentielle.
Dans ce climat de méfiance généralisée, on cherche en vain quelqu’un pour élever le niveau du débat. L’écrivain de renommée internationale Tierno Monénembo était tout désigné. Mais dans une tribune publiée dans Le Monde, l’intellectuel, sympathisant de l’opposition, qualifie de «joli coup de poker» l’alliance de Cellou Diallo avec Moussa Dadis Camara. À Conakry, choisie pour être la capitale mondiale du livre en 2017, les rares intellectuels font profil bas. « Il n’y a plus d’espace pour un esprit libre et indépendant donc tout le monde préfère se taire plutôt que d’être interprété n’importe comment, témoigne Amadou Bano Barry. La classe politique instrumentalise tout et tout le monde. Il y a trois catégories de personnes en Guinée : des militants, des miliciens et des militaires. Il n’y a plus de citoyens. »
Malgré tout cela, les Guinéens ont une grandeur, précieuse comme son or et ses diamants : ce pays a regardé pendant 57 ans ses six voisins se déchirer l’un après l’autre sans jamais les imiter. « Ce pays a été jusqu’à maintenant une vraie exception dans la région, explique Mike McGovern. Quels que furent les résultats, le nationalisme à la base de la politique de Sékou Touré a créé une citoyenneté guinéenne, un habitus socialiste qui a survécu à son régime jusque dans les années 2000, mais dont les traces sont de moins en moins visibles », analyse-t-il. « C’est le paradoxe de la Guinée, une situation explosive peut ne pas exploser, rejoint Amadou Bano Barry. La société guinéenne est encore régie par des autorités morales et religieuses qui interviennent en dernier recours. Sans compter qu’aucun pays voisin n’est intéressé à la déstabilisation du pays et qu’aucun acteur international majeur ne s’intéresse non plus à la Guinée. Notre misère constitue notre chance.»
Mediapart
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Commentaires
Ça tu as bien raison - CDD n'est plus mon ami mais il n'est pas non plus un "ennemi" - je préfère le terme "adversaire irréductible et a vie" - moi hypocrisie pas connais...
Selon l'équation:CDD est hypocrite???.
L'ami de ton ennemi c'est ton ennemi. CDD est ami de Dadis. Donc...
Ça tu as bien raison - CDD n'est plus mon ami mais il n'est pas non plus un "ennemi" - je préfère le terme "adversaire irréductible et a vie" - moi hypocrisie pas connais...
L'ami de ton ennemi c'est ton ennemi. CDD est ami de Dadis. Donc...
Une équation qui ne donne pas toujours le même résultat en politique parfois,
"Pour que ton rêve (et le mien) se réalise il y a une condition sine-qua-non : il faut juger Dadis, que toute la vérité sorte et qu'il soit condamné pour sa responsabilité de "chef d'orchestre et cheville ouvrière de l'appareil de répression" comme le dit le grand avocat français - il n'y a aucun doute la dessus.
- Si on fait cela, par voie indirecte de ce procès on dénoncera et égratignera ses 4 prédécesseurs qui ont enfanté ce rejeton criminel et alors en même temps on pourra facilement juger le PPAC mais encore plus on foutra la trouille définitive a tous ses successeurs.
- Si nous voulons donner un coup de poignard dans le cœur du système pourri qui gère notre pays depuis 1958, le premier geste que nous avons a portée de main pour une nouvelle fois - après l'avoir raté misérablement déjà 2 fois - doit être le procès neutre et juste de Dadis.
- Bien-sur notre système mafieux fera tout pour que ce procès se tienne a Conakry pour dissimuler au maximum sa complicité avec l'aide de Fernandez et compagnie. C'est la raison principale pour laquelle je souhaite que cela se fasse a la CPI mais je sais que tout sera fait par le pouvoir après la présidentielle pour éviter cela.
- Tu crois qu'un militaire Burkinabe osera faire de nouveau un coup d'etat au Faso après la déculottée magistrale de Diendere ?
C'est par l'exemple sans complaisance que l'on ferme la bouche aux criminels et impose la même Loi pour tous, bon gré, mal gré..."
Bien dit et bonne analyse.Il faut que Dadis Show soit jugé à la CPI pour faire la lumière sur toute la ligne et une fois pour toute que cela ne se reproduira plus en Guinée.Dans ces conditions,la Guinée va s'en sortir de son lot de pauvreté à l'infini...
Bonne fête d'Aid el Kebir:Tabaski.
Cette citation me met du baume au coeur, car c'est important que toutes les victimes de Alfa CONDE puissent être un jour rétablis dans leurs droits même à titre posthume. c'est le seul chef d'Etat des annees 2O1O-2015 à avoir plus de 600 morts sur la conscience. certes de 1958 à 2009 la guinee n'a connu que des chefs meurtriers, mais là le contexte ne s'y prête plus. le Burkina et le Senegal nous en donnent l'illustration. tout ce clan qui depuis 1958 regne , tue et viole les lois et les reglements dans ce pays doit cesser. Il est grand temps de tourner cette page demoniaque de ce pays. Personne ne rechappera de l'histoire et Alfa CONDE et son clan seront jugés pour le meurtre de pres de 600 forestiers et peuls entre 2010 et 2015....
Pour que ton rêve (et le mien) se réalise il y a une condition sine-qua-non : il faut juger Dadis, que toute la vérité sorte et qu'il soit condamné pour sa responsabilité de "chef d'orchestre et cheville ouvrière de l'appareil de répression" comme le dit le grand avocat français - il n'y a aucun doute la dessus.
- Si on fait cela, par voie indirecte de ce procès on dénoncera et égratignera ses 4 prédécesseurs qui ont enfanté ce rejeton criminel et alors en même temps on pourra facilement juger le PPAC mais encore plus on foutra la trouille définitive a tous ses successeurs.
- Si nous voulons donner un coup de poignard dans le cœur du système pourri qui gère notre pays depuis 1958, le premier geste que nous avons a portée de main pour une nouvelle fois - après l'avoir raté misérablement déjà 2 fois - doit être le procès neutre et juste de Dadis.
- Bien-sur notre système mafieux fera tout pour que ce procès se tienne a Conakry pour dissimuler au maximum sa complicité avec l'aide de Fernandez et compagnie. C'est la raison principale pour laquelle je souhaite que cela se fasse a la CPI mais je sais que tout sera fait par le pouvoir après la présidentielle pour éviter cela.
- Tu crois qu'un militaire Burkinabe osera faire de nouveau un coup d'etat au Faso après la déculottée magistrale de Diendere ?
C'est par l'exemple sans complaisance que l'on ferme la bouche aux criminels et impose la même Loi pour tous, bon gré, mal gré...
" Toutefois, le fait qu’un chef d’État ne mette pas la main à la pâte directement, ne torture pas personnellement, n’en fait pas moins le plus haut des responsables. Il est le responsable intellectuel, le chef d’orchestre, la cheville ouvrière qui a mis en place l’appareil de répression. Il appartiendra à la cour d’établir les périmètres factuels et juridiques permettant de déterminer cette responsabilité pénale. Mais je n’ai aucun doute sur le fait que la responsabilité de Hissène Habré sera établie. "
Me William Bourdon, le 23 sept 2015 au procès de Habre.
Tout le reste n'est que complaisance...
Cette citation me met du baume au coeur, car c'est important que toutes les victimes de Alfa CONDE puissent être un jour rétablis dans leurs droits même à titre posthume. c'est le seul chef d'Etat des annees 2O1O-2015 à avoir plus de 600 morts sur la conscience. certes de 1958 à 2009 la guinee n'a connu que des chefs meurtriers, mais là le contexte ne s'y prête plus. le Burkina et le Senegal nous en donnent l'illustration. tout ce clan qui depuis 1958 regne , tue et viole les lois et les reglements dans ce pays doit cesser. Il est grand temps de tourner cette page demoniaque de ce pays. Personne ne rechappera de l'histoire et Alfa CONDE et son clan seront jugés pour le meurtre de pres de 600 forestiers et peuls entre 2010 et 2015.... Et là encore à Koundara, l'injustice est entrain de travestir la justice et personne ne dit rien, encore des innoncents qu'on provoque, qu'on bat et qu'on arrête et qu'on emprisonne tout cela sent mauvais...
La tragédie de la guinée indépendante, c’est de sacrifier les valeurs et libertés communes à la grandeur d’un seul homme, comme s’il pouvait en résulter une grande prospérité pour le peuple. En réalité les guinéens finissent toujours par récolter que tyrannie, servitude et misère, dans un obscurantisme politique débile.
Plus personne ne pourra ruser avec les urnes sans risque de faire imploser le pays!
Cher beauf il y a une certaine contradiction entre tes phrases d'ouverture et de fermeture de ton commentaire : le pouvoir chez nous ce n'est pas UN HOMME mais UN SYSTÈME, une mafia civilo-militaire qui améliore sa dictature chaque jour depuis 1958 ta dernière phrase restera juste un vœux optimiste pieux.
La grandeur d'une homme n'est rien en Guinée car il n'est en fait qu'un pion d'un système qui le crée et s'en débarrasse le jour ou il devient gênant (Dadis).
Tant que l'ennemi a abattre ne sera pas ce système la Guinée ne bougera pas et cet homme, qui qu'il soit, sera ré-élu jusqu’à sa mort...
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Franchement le ridicule ne tue pas en Guinée.Sinon,comment une "MISÈRE" d'un pays peut être une bonne chance pour son peuple!!!.Du n'importe quoi.
Ca rappelle la phrase fêtiche du Faama d' Africain: nous préferons la liberté dans la pauvreté,...
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Franchement le ridicule ne tue pas en Guinée.Sinon,comment une "MISÈRE" d'un pays peut être une bonne chance pour son peuple!!!.Du n'importe quoi.
Il ne faut pas sortir une expression de son contexte pour juste tancer l' auteur . L' expression est juste une hypothèse explicative des interrogations soulevées relatives à la chance qu' a la Guinée de ne pas encore vivre la destabilisation qu' a connu ses voisins . Et quand on sait les causes en général de guerres en Afrique notamment , les enjeux économiques de puissances etrangères ( petrole - diamant - ...) et qu' aucune ressource du sous sol du pays , outre la bauxite ( qui n' apporte pas grand chose ) ne soit effectivement encore exploitée pour susciter tant de conflits d' interets ( on en voit la fumée avec RIO TINTO ) et ajouter à cela la fatalité comme dernier recours à la pauvreté ( les religieux et autorités morales ont toujours le dernier mot ...) , on serait bien tenter de croire que notre misère expliquerait notre chance .
Personnellement je ne connais pas de pays africains qui exploite une richesse prisée par les occidentaux qui ne connaisse pas de troubles au refus de s' assujetir au diktat des puissances économiques .
Si la Gambie ou le Zimbabwé defie à chaque occasion l' occident c' est parce qu' il n' ya rien pour lui à se mettre sous la dent .
Me William Bourdon, le 23 sept 2015 au procès de Habre.
Tout le reste n'est que complaisance...
"Notre misere constitue notre chance".Sa ne peut etre que du " Made in Guinea".Guinea is really back."
Franchement le ridicule ne tue pas en Guinée.Sinon,comment une "MISÈRE" d'un pays peut être une bonne chance pour son peuple!!!.Du n'importe quoi.
L'ethnie constitue notre heritage, elle a ete propulsee sur la scene politique par les peres de l'independance de la guinee pour atteindre leur objectif principal c'est a dire le pouvoir. Elle s'invitera toujours dans le debat politique de notre pays et dans notre democratie, et a ce niveau il devient imperatif pour la guinee de creer un environnement sain pour une democratie fiable c'est a dire l'organisation des elections transparentes et credibles pour apaiser les tensions ethniques.
les pays comme l'Afrique du Sud qui ont une democratie fiable n'ont pas echappe au vote communautaire c'est a dire le vote racial dans leur pays. Le president Sud Africain Jacob Zuma, lors de la celebration de la victoire de l'ANC (African National Congress) a l'election presidentielle de 2014 disait que "ANC will continuous to win elections in South Africa until the return of Messiah (Jesus Christ) on earth" traduit "l'ANC va continuer a gagner les elections en Afrique du Sud jusqu'au retour de Jesus Christ sur terre". Et aujourd'hui L'alliance Democratique, le parti a majorite blanche en Afrique du Sud a juste nomme a sa tete un jeune pretre noir dans l'espoir d'attirer certains electeurs noirs issus de l'ANC parcequ'en Afrique du Sud il ya une majorite absolue des noirs dans ce pays et continue a voter pour l'ANC malgre les allegations de corruptions contre le president Jacob Zuma et la lenteur des reformes socio-economiques promises par ce parti.
En Guinee, la dissipation du vote ethnique dans une election transparente dependra de la capacite des candidats et de leur bonne performance a convaincre les electeurs pour adherer a leur programme de societe. Et a la difference avec l'Afrique du Sud, malgre la presence des deux plus grandes ethnies dans le pays a savoir les peuls en premiere position et les malinkes en deuxieme position, il n'ya pas une majorite absolue d'une seule ethnie pour le chemin de la presidence que je trouve comme une opportunite pour le pays. Donc elle doit forcement forger des alliances avec les autres partis issus des autres ethnies pour gagner la presidence et la pratique de cette realite dans une election libre et transparente finira par dissiper le probleme de la democratie ethnique dans le pays et pousseront les candidats a parler beaucoup plus des problemes socio-economiques pour convaincre les electeurs et les autres partis a adherer a leur programme de societe.
http://www.conakryactu.net/Y-a-t-il-un-probleme-peul-en-Guinee-Suite_a206.html
Je voudrait savoir sur quel site d'information Guinéen a été publié l'article « Y a-t-il un problème peul en Guinée ? » dont le journaliste de médiapart a fait allusion dans cet article???
J'ignore le site auquel le journaliste de Mediapart fait allusion.Mais une très brève recherche GOOGLE a donné le résultat suivant :
http://www.conakryactu.net/Y-a-t-il-un-probleme-peul-en-Guinee-Par-Cheikh-Yerim-Seck_a97.html
Je voudrait savoir sur quel site d'information Guinéen a été publié l'article « Y a-t-il un problème peul en Guinée ? » dont le journaliste de médiapart a fait allusion dans cet article???
Cet article a été écrit par le journaliste sénégalais Cheikh Yerim Seck sur son site conakryactu.net.
J’espère que tous les forumistes liront cet article sans passion et commenteront uniquement après cela.
Tout le monde en prend pour son grade a juste raison.
La Guinée ne sera pas guérie après le départ du PPAC - au contraire la chimiothérapie ne fera que commencer avec tous ses effets secondaires, ses échecs et ses succès relatifs...
Tout le drame est dans cette phrase. À force de se taire on finit par laisser voix libre aux extrêmes: extrémistes, opportunistes, démagogues, hypocrites hégémonistes zélés de leurs seigneurs inavoués. Prêts à vous accabler de tous les fruits de leur fertile, mais inféconde, imagination. Il faut absolument choisir un camp, celui de leur maître - qui n’est qu’une partie d’une gangrène qui se gave de la généreuse naïveté du peuple - autrement vous êtes taxé de sorcier d’un autre.
Je comprends que c'est terrifiant de faire face aux piques de la lâcheté, mais le renouveau de la Guinée passe par la confrontation de tous ces archaïsmes qui n’ont de finalité que la satisfaction de quelques gourmandises au prix de nombreuses vies sacrifiées, d’ue façon ou d’une autre.
Face au drame guinéen, se taire n’est pas une option ! La question est : à quel point est-on réellement un esprit indépendant ?








