Pauvreté en Afrique : quelle voie pour relever le défi ?

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LYSON_Chiyembekezo_01Le taux de chômage de l'Afrique est à la hausse. La plupart des employés, à la fois dans les secteurs public et privé, ne sont pas satisfaits des salaires que leur payent leurs employeurs. Les chômeurs protestent contre les gouvernements pour ne pas avoir créé suffisamment d’emplois. Pendant ce temps, les salariés manifestent aussi pour réclamer des augmentations de salaire afin de faire face aux coûts élevés de la vie et soutenir leurs familles. Les manifestations et les grèves deviennent un rituel quotidien.

Bien que cette situation reflète le terrain, les universités continuent de « produire Â» des milliers de diplômés chaque année. Ces derniers viennent renforcer soit le groupe de chômeurs, soit celui des employés insatisfaits. Pendant ce temps, les politiciens profitent de la situation en rivalisant de promesses pour enrayer ce fléau. Ce sont de simples slogans d’autant qu’ils sont depuis longtemps au pouvoir. Cela a laissé le continent africain naviguer dans une pauvreté abjecte. En dépit de la réception de quantités massives d'aide pendant des décennies, la situation économique de l'Afrique reste encore préoccupante.

Autant nous avons besoin de faire reculer la pauvreté, autant nous ne pouvons pas attendre que ce changement vienne de nos gouvernements. Il est évident que la plupart de l'argent de l'aide ne profite pas aux pauvres, ce qui remet en cause la pertinence de l’aide publique au développement comme une solution à la pauvreté. Par conséquent, puisque nos gouvernements nous déçoivent, que les employeurs ont du mal à augmenter les salaires, et que l'aide étrangère nous fait du mal, quel peut être le moyen de sortir de la pauvreté?

Il est parfaitement clair que l'espoir pour l'économie de l'Afrique réside dans l’entrepreneuriat qui s’avère le meilleur outil de lutte contre la pauvreté. Certains diront que ne nous pouvons pas tous être des entrepreneurs, certains doivent encore travailler pour le compte des autres. Bien que ce soit très vrai, il est également évident que, même lorsque vous êtes salarié, il est possible d’acquérir un peu d’indépendance à travers des petits « business Â» pour avoir un complément de revenu.

Certains pays hors d'Afrique ont prospéré économiquement en raison de la participation de la population aux activités économiques. Cependant, il est triste de constater qu’il y a quelques décennies, l'Afrique était économiquement en avance sur ces pays. En effet, en voyant les tigres asiatiques, il y a 30-40 ans, avec un PIB inférieur à celui de l'Ouganda ou du Kenya se transformer grâce à l'entreprise, il est tout à fait légitime de penser que l'Afrique peut aussi retrouver sa gloire économique.

Le problème de nombreuses personnes en Afrique, est que lorsqu’elles pensent à démarrer une entreprise, ce qui vient immédiatement à leur esprit est le capital. Elles deviennent tellement obsédées par le capital qu’à la fin elles se découragent et abandonnent. Cela s’explique par le fait qu’elles pensent à créer de grandes entreprises.

Nous pouvons parfaitement commencer par créer des entreprises de petite taille qui ne nécessitent pas beaucoup de capital. Même si cela signifie devoir épargner et faire des sacrifices pendant un certain temps, cela vaut la peine. Nous pouvons commencer à petite échelle, en utilisant les moyens facilement disponibles autour de nous, et avec le temps, nos entreprises peuvent grandir et croître. Certaines des grandes entreprises ayant le plus réussi à travers le monde aujourd'hui ont commencé petites. Le journaliste Ghanéen Komlar Dumor avait déclaré une fois : « toutes les personnes qui ont accompli de grandes choses ont commencé petit ; Bill Gates, Michael Dell ... ils ont commencé petits mais ils sont devenus grands Â». Nous pouvons commencer petit dans le présent, mais progresser dans le futur.

Nous devons croire en nous-mêmes, que nous pouvons faire la différence. Notre Aliko Dangote disait : « une fois que vous dites que, oui, rien n’est impossible, cela signifie que vous pouvez réellement atteindre cet objectif Â». Le temps est venu pour les Africains de se débarrasser de la peur de l’inconnu chaque fois que nous pensons au démarrage d'une entreprise et prouver au monde que nous sommes capables de renverser la situation. Après tout, nous avons toutes les ressources nécessaires pour nous aider à atteindre nos objectifs.

Le fait que la bonne gouvernance contribue à la réussite du secteur privé ne peut être niée. Cependant, nous ne pouvons pas simplement nous asseoir et attendre de nos gouvernements de faire les choses pour nous, puisque la plupart d'entre eux ont échoué à créer un environnement favorable pour nous. Nous devons nous réveiller comme l’avait réclamé le professeur George Ayitteh et rejoindre ce qu’il appelle « la génération Guépards», la génération de ceux qui « n’attendent pas du gouvernement de faire des choses pour eux Â». L'avenir de l'Afrique dépend des actions des Africains d’aujourd'hui qui sont désireux de changer les choses, pas des dirigeants politiques.

Si les Africains se lancent dans l’entrepreneuriat, les familles et les communautés vont prospérer rapidement et sortir donc de la pauvreté. Si d'autres pays l’ont fait grâce à l'entreprise, nous pouvons aussi le faire et changer l'histoire africaine, notre histoire.


Chiyembekezo Lyson

Analyste pour Africanliberty.org

Article publié en collaboration avec Libre Afrique


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Commentaires  

 
+1 #5 amadudialamba 22-03-2015 02:32

Arretons de toujours attendre ces aides pour nous concentrer a la bonne gouvernance. IL faut obliger nos ''magouilleurs'' a mettre fin a leur gourmandises. C'est TOUT ! Puisque nous avons presque tout ce qu'il nous faut pour nous passer de ces aides toujours conditionnees. C'est de l'argent facile qui nous coute quadriplement.
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+2 #4 Mame 19-03-2015 11:10

vous auriez pu élucider votre article avec des statistiques à l'appui. en orientant votre réflexion sur le cas de la guinée, c'est trop général quand vous parler de l'Afrique.
quand vous parler de chômage j'ai l'impression que vous faites allusion à celui des diplômés.
yep promouvoir l entrepreneuriat chez les jeunes est l'une des voies pour relever le defis. pour que le taux de croissance soit inclusive il faut que les pauvres participe à la création de cette ricchesse
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+2 #3 Bagnamoulengue 18-03-2015 19:41

La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption est un chemin imperatif pour lutter contre la pauvrete en afrique et pour creer un environement favorable pour les initiatives economiques privees et publiques. Aussi la presence d'un environement judiciaire impartiel pour la protection des personnes et leurs biens et la stabilite politique constituent une garantie pour l'attraction des capitaux etrangers en afrique indispensables dans les investissements porteurs de croissance et generateurs d'emplois. La reduction de la pauvrete en afrique passe par l'effort de l'Etat a travers la bonne gouvernance et la creation d'infrastructures economiques favorables pour le secteur prive. Par exemple, les activites economiques d'un agriculteur ne peuvent pas etre soutenables s'il n'y a pas d'insfrastructures pour ecouler rapidement ses produits agricoles ou stocker ses produits au risque de pourrire, ou un prive qui veut commencer un business mais par defaut d'electricite, il doit faire face au cout d'electricite a travers les groupes electrogenes et le petrole lequel business ne sera pas soutenable a long terme et aussi le cout de la corruption est un facteur qui tue le business des sa conception "cost of doing business in Africa" . Et quoiqu'on parle au sujet de l'education, a mon avis elle reste indispensable pour le developpement economique et social de l'afrique. Le developpement des pays asiatiques n'a ete possible que grace a la volonte de leurs gouvernements a travers des mesures economiques performantes et tournees vers la croissance economique, a la mobilite du capital humain rendue possible par l'education et l'apport des capitaux etrangers.
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+5 #2 Sylla Democrate 18-03-2015 17:06

Il dit que le taux de chomage est en hausse. Alors de combien(pourcentage)? quel etait le pourcentage? quelle est la periode d'evaluation?
En matiere economique, quand vous ecrimer des phrases-il faut donner des chiffres et leurs sources. Ex, les employes ne sont pas satisfaits parce que leur salaires (cbien est-ce ce salaire) et comme vous parler de l'Afrique entiere-je suis curieux de connaitre la moyenne Africaine. Il ya plusieurs autres observations qu'on peut faire. Enfin, mon frère bienvenue sur ce site-ca s'appelle GUINEEACTU-et rassurer vous que le niveau du debat ici n'est pas guineen, c'est international.
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+3 #1 Koto Saliou 18-03-2015 00:39

Mr C.Lyson: Vous devez arrêté de parler de pauvreté en Afrique (revues scientifiques,travaux de recherches et développement, etc.). On ne généralise pas.C'est l'Afrique qui supporte les occidentaux avec des politiciens mal veuillents.
Bref, parler pour votre pays.Consulter des articles ou livres comme René Dumont et autres...Travaux pas d'actualité avec les réseaux sociaux, internet,... le monde évolue plus vite que l'Humain. Je suis scientifique et chercheur africain.Coordonnié mal chaussée...
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