La Guinée face à l’épidémie d’Ebola (1ère partie)

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DIALLO_Sadou_Washington_01Depuis sa deuxième sortie médiatique, le mardi 9 septembre 2014 au Palais du Peuple de Conakry, le président Alpha Condé semble avoir réalisé finalement la gravité de la situation dans laquelle se trouve la Guinée, qui est confrontée à une épidémie sans précédent de la fièvre hémorragique à virus Ebola. Au cours de cette rencontre, où il avait à ses côtés son « frère jumeau Â», Bernard Kouchner, le président guinéen a dit qu’il faut maintenant déclarer une guerre contre Ebola. Il demande à tous les Guinéens de quelque bord qu’ils soient de s’impliquer pour vaincre la terrible maladie et bouter le sale virus hors de notre territoire. C’est à ce titre que les organisations de presse sont conviées à participer à la campagne de sensibilisation des populations, et ce dans les langues locales. Il poursuivra en disant qu’il souhaiterait qu’en plus des deux laboratoires de Conakry et Guéckédou, on puisse faire en sorte que deux autres laboratoires soient ouverts notamment à Macenta et à Forécariah, deux zones proches de l’épicentre de la maladie, et qui sont à leur tour sérieusement affectées. Ceci dans le but de renforcer le plan de riposte national mis en place par les autorités pour combattre l’épidémie. Malgré quelques fausses notes liées à cette apparition médiatique, et au fait que c’est « trop peu, trop tard Â», on s’est dit que les autorités ont fini par prêter oreilles attentives aux critiques et cris d’alarme émanant de plusieurs sources. S’il y a maintenant une réelle volonté politique d’éradiquer cette épidémie, il est évident aussi que des incompréhensions et des malentendus subsistent dans la meilleure manière de contrer la propagation du virus et ses effets dévastateurs sur les populations. Il est clair en tout cas qu’au niveau de l’exécution du plan de riposte, non seulement des erreurs continuent d’être commises mais les opportunités liées au renforcement de nos capacités ne sont pas saisies ou sont tout simplement gaspillées. Sinon comment expliquer que le président Alpha Condé ait jugé nécessaire de voyager encore pour assister à l’Assemblée générale des Nations Unies tenue en septembre dernier à New York alors que cette épidémie d’Ebola est loin d’être sous contrôle ? Ne devrait-il pas suspendre tous ses voyages pour une période de six mois pour coordonner efficacement la lutte contre Ebola ? Comment expliquer les douloureux évènements de Womey où des fonctionnaires de l’Etat se sont fait massacrer au cours d’une mission de sensibilisation des populations ? Si les choses étaient faites dans les règles de l’art, comment une campagne de sensibilisation peut-elle tourner au drame ? Et comment expliquer que jusqu’à présent le nombre de fatalités et de personnes infectées augmente au jour le jour. Comment expliquer que de nouveaux foyers de contamination voient le jour dans des régions qui étaient jusque-là épargnées ? Il est certain que les mêmes erreurs commises au début de l’épidémie sont en train de se répéter sans que les dispositions soient prises pour faire l’état des lieux et évaluer là où il y a eu des ratés et là où on a enregistré des succès.

Mais il serait encore plus contre-productif si, dans cette situation d’urgence nationale, le président de la République monopolisait le débat à son seul niveau. Or c’est ce qui semble se dessiner avec ses récentes sorties médiatiques que certains qualifient de « conférences de presse Â». S’il est souhaitable d’avoir une communication régulière et fréquente de la présidence de la République, il faut voir aussi les conditions dans lesquelles se déroulent ces sorties médiatiques du chef de l’Etat et l’audience à laquelle il s’adresse. Même s’ils jouent un rôle de premier plan dans la diffusion de l’information, les journalistes seraient-ils devenus les seuls interlocuteurs du président de la République, surtout en cette période d’urgence nationale ? Or il y a de nombreuses ONG nationales qui jouent un rôle tout aussi important dans la lutte contre Ebola. Il y a d’autres représentants de la société civile et il y a aussi les partis politiques. Mais ce vendredi 3 octobre, le président Alpha Condé a, pour la troisième fois, rencontré la presse nationale, après l’avoir longtemps boudée, pour faire le compte-rendu de sa participation au 69e sommet des Nations Unies et donner d’amples informations sur la stratégie que la Guinée doit suivre pour éradiquer l’épidémie d’Ebola. Comme d’habitude, il a parlé pêle-mêle de beaucoup de choses sans que les journalistes présents ne puissent véritablement lui poser des questions pertinentes qui pourraient éclairer la lanterne des uns et des autres. Alors quand le président se pose la question de savoir d’où vient Ebola et pourquoi Ebola s’est développé, tout en affirmant qu’on est en train de chercher le patient Zéro, il y a là, il faut le dire, sujet à débat car il faut qu’on sache ce qui s’est passé et l’origine du virus en Guinée. Si on ne connait pas le patient Zéro, comment va-t-on faire pour mettre en place un suivi efficace des contacts ? Voilà pourquoi on doit avoir un débat auquel tous les acteurs nationaux doivent participer. Depuis que cette épidémie s’est déclenchée, c’est un silence de mort du coté de notre auguste Assemblée Nationale et pourtant le peuple a besoin d’entendre leurs députés. Les quelques ONG qui s’activent sur le terrain ont de la peine à faire entendre leurs voix. Et pourtant elles constituent un relais important. Les partis politiques de l’opposition hésitent à s’impliquer dans le débat de peur d’être accusés de vouloir politiser une crise sanitaire. Les plus concernés ont envoyé des missions de sensibilisation dans leurs fiefs et d’autres se sont contentés tout simplement de faire des dons. Mais tout le monde oublie que le débat doit avoir lieu et il ne peut être l’apanage du seul président de la République. Sinon comment peut-on corriger les erreurs à temps surtout avec une épidémie de cette ampleur et qui se répand comme une trainée de poudre ? Et surtout qu’à l’heure actuelle elle a causé en Guinée plus de 739 décès sur un total de 1199 cas toutes formes confondues ! Et pour l’ensemble de la Mano River Union (Guinée, Sierra Leone et Libéria), 3431 décès sur un total de 7470 cas toutes formes confondues ! Ce qui constitue un grave danger et menace même l’existence des pays concernés. Alors c’est pourquoi j’ai décidé, quant à moi, de reprendre ma plume pour me lancer dans ce débat qu’on ne peut plus occulter et qui certainement nous permettra de trouver les solutions les plus adéquates dans la lutte contre ce fléau.


L’épidémie d’Ebola et le patient Zéro

C’est en 1976 que le virus Ebola a été identifié pour la première fois au Zaïre et au Soudan du Sud. L’épidémie d’Ebola a tendance à se manifester dans les régions tropicales de l’Afrique Sub-saharienne. A l’époque, au Zaïre, il y eut 318 cas confirmés de fièvre hémorragique, avec 280 décès et 38 survivants. Cette épidémie ne dura que 54 jours, du 1er septembre au 24 octobre 1976. C’est dire que malgré le fait que cette maladie venait de faire sa première apparition, l’épidémie fut vite maitrisée. Vu que la maladie était très contagieuse, et qu’il n’y avait aucun remède disponible, la stratégie de riposte a été de mettre la zone affectée en quarantaine. L’hôpital de Yamboukou où le patient zéro avait reçu un traitement pour ce qu’on pensait être un cas de palu, fut fermé. Les cliniciens avaient noté que tous les malades d’Ebola avaient reçu un traitement de paludisme dans le même hôpital, après le passage du patient Zéro. Et vu que la localité de Yamboukou se trouve dans une zone assez isolée, sans moyens de transport, il a été facile de mettre la zone en quarantaine et de circonscrire l’épidémie. Bien que le nombre de personnes contaminées soit relativement faible par rapport à l’épidémie actuellement en cours, il faut noter cependant que plus de la moitié des personnes atteintes avait succombé à la maladie. C’est dire donc que la fièvre hémorragique à virus Ebola a un caractère foudroyant et qu’il faut une réaction rapide et drastique pour venir à bout de l’épidémie. Toutes les épidémies qui se sont déclenchées au Zaïre (actuel RDC), au Soudan et en Ouganda ont été maitrisées de la même façon jusqu’à nos jours et c’est ce qui fait que le nombre de victimes a toujours été relativement bas et que les grandes villes ont été généralement épargnées.

L’épidémie qui est en cours actuellement en Afrique de l’Ouest a fait beaucoup plus de victimes que toutes les précédentes épidémies réunies. Cette épidémie qui se propage de façon exponentielle a débuté en Guinée, dans la région de Gueckédou, vers la fin du mois de décembre 2013. Et le patient Zéro a pu être identifié : il s’agit d’un petit garçon de deux ans nommé Emile. La maladie dont il souffrait semblait assez mystérieuse puisqu’aucun remède ne parvenait à faire baisser la fièvre et arrêter ses vomissements. Au bout de quelque jours, n’en pouvant plus, Emile mourut ! Une semaine plus tard, sa sÅ“ur de trois ans, sa mère, sa grand-mère et un autre membre de la famille succombèrent eux aussi à la maladie. Donc, au bout de quelques jours tous les membres d’une même famille étaient morts, victimes d’une maladie mystérieuse. Si la Guinée avait été tant soit peu préparée et le personnel médical tant soit peu formé, ces morts mystérieuses des membres d’une même famille auraient dû éveiller les soupçons et sonner l’alerte. On aurait tout au moins dû se dire qu’on est devant une situation grave et mystérieuse pouvant conduire à une épidémie. D’autant plus que la grand-mère d’Emile avait consulté une infirmière avant sa mort, qui aussi tombera malade. Durant les funérailles de la grand-mère, les villageois s’étaient réunis pour l’enterrement, et presque tous, à leur tour tomberont malades. Il n’en fallait pas plus pour que la maladie se propage rapidement dans les villages voisins. Ce n’est qu’à ce moment que les autorités sanitaires et préfectorales vont s’inquiéter et prendre les choses au sérieux. Mais même après tous ces indices alarmants, il aura fallu attendre trois mois, en mars 2014, pour que la confirmation tombe qu’il s’agissait bien d’une épidémie d’Ebola. Et cela après que les tests envoyés à l’Institut Pasteur se furent révélés positifs, la Guinée ne disposant pas de laboratoire. Entretemps la maladie avait gagné la capitale Conakry, et des cas suspects avaient été signalés en Sierra Leone et au Libéria, de l’autre côté de la frontière. Mais que d’opportunités manquées et quelles mauvaises décisions de la part des autorités sanitaires, locales et administratives ! Le 23 mars 2014, trois jours après que les tests se furent révélés positifs par l’Institut Pasteur en France, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) confirma que la Guinée faisait bel et bien face à une évolution rapide de l’épidémie d’Ebola avec déjà 49 cas signalés et 29 morts. Ce qui était déjà trop !

Pour qui connait comment la fièvre hémorragique à virus Ebola tue avec une rapidité foudroyante (son taux de mortalité est de 90%), l’inaction et la lenteur des autorités étaient déconcertantes et ceci a causé un sentiment de colère et d’émoi chez certains qui sont plus ou moins bien informés d’une telle situation de crise. Même si personne ne pouvait imaginer que le virus Ebola allait surgir en Afrique de l’Ouest, et encore moins en Guinée, ou personne apparemment n’avait étudié cette maladie, on devrait savoir que face à une maladie infectieuse d’origine mystérieuse, même deux morts c’est trop ! A plus forte raison, dix, vingt ou trente morts !!! Ceci aurait du sonner l’alerte pour que des mesures fortes soient prises mais tel n’a pas été le cas. Il semble que chez nos gouvernants, et cela vaut pour toute l’Afrique, tant que le bilan n’a pas atteint des centaines de morts, on ne s’émeut pas outre mesure. Il faut reconnaitre qu’aujourd’hui encore, 56 ans après les indépendances, la vie d’un Africain ne vaut pas cher.

Sinon on aurait dû dès le début isoler le village de Méliandou où le petit Emile, sa mère Sia, sa sÅ“ur Philomène et sa grand-mère Koumba ont succombé à la maladie. On va dire qu’en rétrospective, personne ne pouvait imaginer qu’il s’agissait d’Ebola. Et que c’est facile de critiquer aujourd’hui ! Nonobstant tout cela, on devait au moins savoir qu’on était en présence d’une maladie très infectieuse. Surtout qu’après, on a signalé des cas dans d’autres villages. Toute cette zone devait être isolée et s’il le fallait même toute la préfecture de Gueckédou ! Mais tel n’a pas été le cas. C’est la preuve en tout cas que le système sanitaire guinéen est très défaillant sinon des dispositions auraient été prises très tôt. Donc rien n’a été fait et durant trois mois, entre décembre et mars, pendant qu’on attendait les résultats de l’Institut Pasteur, les gens ont continué à être infectés et à mourir.

Si on peut comprendre qu’un système sanitaire défaillant puisse manquer de telles opportunités d’arrêter le virus net dans son évolution, il est difficile quand même d’accepter ce qui s’est passé après le 20 mars, date à laquelle l’Institut Pasteur a confirmé qu’il s’agissait d’une épidémie d’Ebola. Les autorités ont tout simplement abandonné la gestion de l’épidémie à une ONG internationale, Médecins sans frontières (MSF) et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Or à travers leurs déclarations, on voyait bien que ces deux organisations n’avaient pas la même lecture de la situation et préconisaient des mesures différentes. Le 31 mars 2014, les experts de MSF annonçaient que cette nouvelle épidémie était différente et devenait dangereuse du fait de sa répartition géographique qui compliquait sérieusement la riposte. Ils vont crier cela sur tous les toits mais devant la réaction timide des autorités publiques et internationales, les experts de MSF montent au créneau en déclarant publiquement que l’épidémie était hors de contrôle et qu’il fallait des ressources importantes dont ils ne disposaient pas, pour venir à bout de l’épidémie. En disant cela, ils vont se faire taper sur les doigts !

L’OMS quant à elle croit que l’épidémie est sous contrôle et recommande même la libre circulation des biens et des personnes. Pour l’OMS, il ne faut surtout pas isoler les pays se trouvant dans le foyer de l’épidémie. Elle recommande des mesures d’hygiène, une campagne de sensibilisation, des tests de dépistage et le suivi des contacts. Et le virus sera rapidement maitrisé. Et à Conakry, l’OMS a déjà envoyé des experts, des équipements de protection (gants, masques, ...) et un centre de surveillance ultramoderne a été ouvert pour suivre l’évolution de l’épidémie. Donc selon eux tout est sous contrôle !

Le tort des autorités guinéennes c’est d’avoir voulu tant croire à cette version des évènements, au lieu de voir ce qui se passe sur le terrain. Elles ont donc multiplié les déclarations selon lesquelles la situation était maitrisée. Le ministre de la Santé, le colonel Rémy Lamah, disait à qui voulait l’entendre que la situation était sous contrôle. Et les plus hautes autorités du pays ont suivi et répété ce discours. Pour eux il ne faut surtout pas créer la panique et décourager aussi les investisseurs.

Mais sur le terrain, les morts s’accumulent, et le nombre de cas confirmés, de cas probables et de cas suspects ne fait que s’allonger. A Monrovia, une capitale de plus d’un million d’habitants, le virus fait des ravages. Des malades sont renvoyés de l’hôpital par manque de lits, et certains meurent dans la rue. Des cadavres jonchent la rue pendant des jours avant d’être enlevés par les services compétents. Devant une telle recrudescence, la directrice générale de l’OMS, Dr Margaret Chan, convoque le 8 aout 2014, une réunion d’urgence du comité des experts qui déclarera que l’épidémie d’Ebola est maintenant une urgence sanitaire globale. C’est ce qui donc facilitera l’appel à une mobilisation sans précédent pour des fonds et des ressources importantes pour venir à bout de l’épidémie.

A cette date du 8 aout 2014, le président Alpha Condé se trouvait déjà aux Etats-Unis, à Washington DC, pour assister au sommet des chefs d’Etats US-Africa. Certains d’entre nous avaient crié sur tous les toits pour ne pas qu’il effectue ce voyage, vu la situation alarmante qui prévalait dans le pays pour cause d’Ebola. Mais personne n’a voulu écouter ! Les ministres et tous ces personnages peu crédibles présents dans son entourage l’encouragent plutôt à partir, le mettant ainsi dans une situation peu confortable. Il était certain qu’une fois encore, ils n’avaient pas pris toute la mesure de la gravité de la situation. Or certains d’entre nous suivions de très près l’évolution de l’épidémie, surtout après le mois de mars. Nous suivions de près le travail effectué par MSF et l’OMS et nous savions ce qui se passait. Mais malheureusement en Guinée, nous avons de grands défauts. Non seulement on n’a aucun respect pour les intellectuels mais il suffit qu’un opposant émette une idée pour que les thuriféraires du régime montent sur leurs ergots pour l’accuser de tous les maux de la terre.

Or ils oublient que quand il s’agit de la survie de la nation, il n’y a pas de place pour la politique politicienne.

A suivre…


Diallo Thierno Sadou


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Commentaires  

 
-5 #19 shams deen 10-10-2014 19:19

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla Democrate:
1) Je me souviens AOT dire dans un des comments au debut de cette affaire que MSF exagerait. Donc, je ne comprends plus ce changement de position.
2) En plus, faites tres attention avec les statistiques donnees sur le terrain car pour la plupart, elles ne sont pas fiables. A defaut, on se contentera de ce qu'on a mais......
3) Concernant l'OMS, il y a un fait tres important que vous devez savoir. Souvent, les differents cadre de cette institution et de bien d'autres viennent de l'Administration publique de nos pays. Ayant ete pour certains Directeurs prefectoraux de la sante et pour d'autre Inspecteurs regionaux, et coodrinateurs de programmes pendant des annees. Alors imaginer la suite sur l'efficacite de certains programmes et sur la gestion des fonds car l'utilisation frauduleuse est un fait.

Et donc Alpha avait raison de demander des comptes a msf et surtout lorsqu'il a dit que l’épidémie était presque sous contrôle en mai en suisse.
D'ou il faut essayer de voir en toute chose ce qui est vrai ou faux et surtout éviter de monter dans le montgolfière.
IL faut combattre ALPHA CONDE avec la VÉRITÉ et non avec nos emotions ou autres.
J'ai beaucoup de dent contre lui mais comme je n'ai que YOUSSOUF BAGOURA comme allié ,voyez vous notre déception.
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+2 #18 Sylla Democrate 10-10-2014 18:49

1) Je me souviens AOT dire dans un des comments au debut de cette affaire que MSF exagerait. Donc, je ne comprends plus ce changement de position.
2) En plus, faites tres attention avec les statistiques donnees sur le terrain car pour la plupart, elles ne sont pas fiables. A defaut, on se contentera de ce qu'on a mais......
3) Concernant l'OMS, il y a un fait tres important que vous devez savoir. Souvent, les differents cadre de cette institution et de bien d'autres viennent de l'Administration publique de nos pays. Ayant ete pour certains Directeurs prefectoraux de la sante et pour d'autre Inspecteurs regionaux, et coodrinateurs de programmes pendant des annees. Alors imaginer la suite sur l'efficacite de certains programmes et sur la gestion des fonds car l'utilisation frauduleuse est un fait.
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-2 #17 shams deen 10-10-2014 11:10

Citation en provenance du commentaire précédent de se:
OUI...Mon Général Patriote Président LANSANA CONTE. RIP. Le président qui n'a pas pu developper la Guinée comme on le voulait mais qui a quand meme su préserver la dignité et l'honneur dans le Guinéen!

Qui disait que CONTE avait raison ?
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+2 #16 se 10-10-2014 01:07

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Enfin je vous comprend mieux australien : vous parlez de la chose que vous connaissez le moins: la Guinée !
Vous êtes donc un diaspo cynique qui se délecte de la souffrance de pauvres nègres du pays.
Nous le savons maintenant et nous en tiendrons compte désormais : vous parlez pour rien...

haha bien vu KOTO...c'est pas pour rien qu'il supporte encore!
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0 #15 A.O.T. Diallo 09-10-2014 21:44

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Pour voir clair dans ces affaires de fonds volatiles, il faut partir monter la garde pour observer toutes les pistes tortueuses menant vers la presidence.

La situation de gestion de ces fonds est si catastrophique que les Nations-Unies vont envoyer un coordinateur en fait gestionnaire des fonds a Conakry a 15,000 USD par mois, juste pour limiter les vols alors même que les gestionnaires de la crise sont incalculables déjà au pays...
Nos dirigeants étaient considérés comme des incapables, maintenant tous les partenaires ont rajouté malhonnêtes même en situation de malheur national.
Mais nous nous le savions déjà...
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0 #14 A.O.T. Diallo 09-10-2014 21:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Africain:
Africain n'a jamais travaillé en Afrique, mais en occident; bref il mène sa vie professionnelle et autres en occident et n'a pas connu l'enseigment superieur africain ou guinéen. Chercher "l'echec du continent africain" a ailleurs mais pas à travers son raisonnement.

Enfin je vous comprend mieux australien : vous parlez de la chose que vous connaissez le moins: la Guinée !
Vous êtes donc un diaspo cynique qui se délecte de la souffrance de pauvres nègres du pays.
Nous le savons maintenant et nous en tiendrons compte désormais : vous parlez pour rien...
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+2 #13 amadudialamba 09-10-2014 02:48

Citation en provenance du commentaire précédent de fakai:
Le préfet de Gueckédou : « On entend tous les jours des millions pour Ebola mais où vont ces montants ? »
"Gueckédou a été la première capitale d'Ebola mais elle a reçu combien de fois de subvention ? Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews© au centre de traitement d'Ebola de Gueckédou

Pour voir clair dans ces affaires de fonds volatiles, il faut partir monter la garde pour observer toutes les pistes tortueuses menant vers la presidence.
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+3 #12 se 08-10-2014 20:48

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
Quand la rebellion s' est introduite chez nous -le communiste
logeait à l' époque à l' hotel 5*- Conté s' est efforcé à la bouter dehors sans suivre les recommandations de la communauté internationale. Qui ne se rappelle pas de la propostion de Konaré pour une force d'interpositon en pleine guerre dans cette même zone. Conté ne s' était pas seulemént contenté de liberer la Guinee, mais a poursuit les rebels en Sierra leon pour mettre fin à 11 ans de guerre civiles dans la sous region.

OUI...Mon Général Patriote Président LANSANA CONTE. RIP. Le président qui n'a pas pu developper la Guinée comme on le voulait mais qui a quand meme su préserver la dignité et l'honneur dans le Guinéen!
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+1 #11 Farba Makka 08-10-2014 20:27

Citation en provenance du commentaire précédent de Africain:
C'est un peu fort du café mon cher Etienne.
Africain n'a jamais travaillé en Afrique, mais en occident; bref il mène sa vie professionnelle et autres en occident et n'a pas connu
l'enseigment superieur africain ou guinéen. Chercher "l'echec du continent africain" a ailleurs mais pas à travers son raisonnement

Quel mepris pour Le Faama! Ca rappelle c' est lui qui part en occident pour se soigner. Je ne comprends pas l' argument sur l' enseignement,
puisque le communiste n' a même pas fréquenté le collége en Afrique, mais il reste tout de même le plus médiocre de nos chefs dans la gestion des
crises. Comparons le à Conté, qui n' a fréquenté que l' école militaire de Kati: Quand la rebellion s' est introduite chez nous -le communiste
logeait à l' époque à l' hotel 5*- Conté s' est efforcé à la bouter dehors sans suivre les recommandations de la communauté internationale. Qui
ne se rappelle pas de la propostion de Konaré pour une force d' interpositon en pleine guerre dans cette même zone. Conté ne s' était pas
seulemént contenté de liberer la Guinee, mais a poursuit les rebels en Sierra leon pour mettre fin à 11 ans de guerre civiles dans la sous
region.
Pour la crise d' Ebola le communiste nous procure le virus à travers ses relations du congo et minimise la tragedie. Il vilenpende MSF, laisse
punir toute personne voulant prevenir que geurrir: la dps de Kourroussa est suspendue à cet effet de ses fonctions. Jusqu' au selfie avec Obama
les communistes (Nanlundi) traitaient d anti guinéen toute personne parlant de cette tragedie. Consequence: la tragedie traverse nos frontières
et ravage nos voisins, qui ont une administration desorganisée causée par la geurre civile.
La faute du communiste! Lui et ses larons ignoraient que c' est la saison sêche qui ralentissait le virus. Il devait savoir que le virus avait des fortes chances de se propager pendant l' hivernage -l' humidité aidant-et donc devait prendre des dispositons necessaires pour freiner sa propagation avant les pluies. Cela n' a pas éte fait à mon avis. Et dés juin l' épidemie flambe...
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+2 #10 fakai 08-10-2014 17:56

Le préfet de Gueckédou : « On entend tous les jours des millions pour Ebola mais où vont ces montants ? »
"Gueckédou a été la première capitale d'Ebola mais elle a reçu combien de fois de subvention ? Pourtant, on entend tous les jours à la télévision dix millions, vingt millions de dollars donnés à la Guinée. Où vont tous ces montants ? Il faut appeler les choses par leur nom". Tels sont les propos du préfet de Gueckédou, Elhadj Mohamed V Keita, lors d'une réunion d'information u comité local de lutte contre Ebola, a-t-on constaté mercredi sur place.
Le préfet de Gueckédou a fait une telle annonce au centre de traitement d'Ebola de Gueckédou situé au centre de la ville en présence du ministre du commerce, Marc Yombouno, des partenaires, des sous-préfets et du personnel de la santé. Des extraits poignants !
" On est en train de tuer les gens, on dit il faut sensibiliser, cela est impossible. Ce qui s'est passé à Womey ne doit plus se répéter en Guinée très sincèrement. Nous rassurons le ministre que nous sommes à la disposition du gouvernement pour créer la paix à Gueckédou. En plus du personnel de la santé et des contractuels, nous avons impliqué tout le monde ici, les sous-préfets, les maires et les présidents de districts. Certains méritaient des récompenses mais il n'y a eu rien de tout cela. Quand on a des bonnes dispositions, si on n'a pas les moyens de les exécuter, ça reste dans les tiroirs. Et quand le département vient ici avec des très bons projets, on les applaudit et quand il retourne à Conakry, c'est fini, on ne voit plus rien, c'est cela la réalité. La dernière fois, ils sont venus, ils ont pris cinq personnes par sous-préfecture pour la sensibilisation. On les a formés, on leur a dit de rester comme commission de sensibilisation dans chaque sous-préfecture pour éviter toute réticence. Quand tu ne connais pas quelqu'un, tu n'as pas confiance en lui. Quand ils sont venus, on a fait le budget, et tout a été préparé. Quand ils sont repartis, il n'y a aucune suite. On dit problème de trésorerie. Et on entend tous les jours à la télévision nationale dix millions, vingt millions de dollars donnés à la Guinée. Où vont tous ces montants. Il faut appeler les choses par leur nom. Gueckédou a été, aujourd'hui, c'est Macenta la capitale d'Ebola mais Gueckédou a été la première capitale et jusqu'à présent, elle l'est parce qu'elle abrite le centre de traitement qui a plus de soixante malades. Mais Gueckédou a reçu combien de fois de subvention ? Mais combien de fois ? Pendant tout ce temps, on connait. N'allons pas sur ce terrain, mais nous disons tout simplement notre engagement à mieux travailler. On a besoin de rien, on n'a besoin d'aucun franc nous voulons sauver la Guinée. "
Abdoulaye Bah, envoyé spécial de Guinéenews© au centre de traitement d'Ebola de Gueckédou
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-2 #9 shams deen 08-10-2014 16:44

Citation en provenance du commentaire précédent de Africain:
C'est un peu fort du café mon cher Etienne.
Africain n'a jamais travaillé en Afrique, mais en occident; bref il mène sa vie professionnelle et autres en occident et n'a pas connu l'enseigment superieur africain ou guinéen. Chercher "l'echec du continent africain" a ailleurs mais pas à travers son raisonnement. A moins que vous pensez comme Laye Junior Condé que tout cela est une question de gène.

A court d'argument on peut bien lancer une sorte de boutade c'est aussi une facon de se defendre.
Africain,laye junior n'est pas saint mais il est sain d'esprit ,nulle part tu ne vera ou il a parler de gene ,les memes gens cherchant une aubaine ont vite fait d'attribuer cette parole a ce dernier,comme le mensonge prend generalement le chemin le plus court ,les ont réussit a embobiner certains esprits faibles en attribuant par exemple le fameux retrait du statut de sous prefecture a womey a MAKANERA alors que la seule et unique fois que cette parole a été prononcée était le fait de REMY LAMAH je ne sais pas par quel miracle cette parole a pu se retrouver dans la bouche de makanera,peut être que remy répétait les chuchotements de makanera lors de son discours.
Comment on peut aller jusqu’à falsifier les choses déjà graver dans le marbre?
MR KORI KOUNDIANO a bien situer les responsabilités dans cette catastrophe qui semble faire l'affaire de certaines personnes en mal de pub.
De mon point de vu ,il y a bien des choses qu'on est en droit de reprocher a ALPHA CONDE dans la gestion d'EBOLA mais a y regarder de près ,il s'en sort mieux malgré l'attitude incompréhensible des populations de la GUINÉE FORESTIÈRE (épicentre de l'epidemie) jusqu’à donner la mort a autrui parce que les messagers pour éviter la mort sont confondus a des ennemis.
Et le fait que le Président n'a pas céder a la panique est de beaucoup dans la maîtrisé relative de la situation.
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+4 #8 H Bah Shehu 08-10-2014 16:27

Aujourd'hui le nombre de morts de l'épidémie: 3439 morts et un nombre total déclaré de 7492 et ça continue…tout cela a cause de l'irresponsabilité d'un crétin/imbécile a la tête de notre beau pays…
Et évidemment certains vont continuer a le défendre coute que coute…
Voici le lien de l'agence américaine CDC qui donne des mises a jour sur la progression de la maladie
http://www.cdc.gov/vhf/ebola/outbreaks/2014-west-africa/index.html
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-2 #7 Africain 08-10-2014 16:01

Citation en provenance du commentaire précédent de se:
Le raisonnement d'Africain est vraiment AFRICAIN et explique l'échec de ce grand continent!!

C'est un peu fort du café mon cher Etienne.
Africain n'a jamais travaillé en Afrique, mais en occident; bref il mène sa vie professionnelle et autres en occident et n'a pas connu l'enseigment superieur africain ou guinéen. Chercher "l'echec du continent africain" a ailleurs mais pas à travers son raisonnement. A moins que vous pensez comme Laye Junior Condé que tout cela est une question de gène.
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+5 #6 se 08-10-2014 14:50

Le raisonnement d'Africain est vraiment AFRICAIN et explique l'échec de ce grand continent!!
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-7 #5 Africain 08-10-2014 11:10

Monsieur Barry,
Je trouve votre article intéressant, mais comme disait le comédien Destouches (1732) :
"La critique est aisée mais l'art est difficile".
Quelques remarques; entre autres :
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…Si on peut comprendre qu’un système sanitaire défaillant puisse manquer de telles opportunités d’arrêter le virus net dans son évolution, il est difficile quand même d’accepter ce qui s’est passé après le 20 mars, date à laquelle l’Institut Pasteur a confirmé qu’il s’agissait d’une épidémie d’Ebola. Les autorités ont tout simplement abandonné la gestion de l’épidémie à une ONG internationale, Médecins sans frontières (MSF) et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Or à travers leurs déclarations, on voyait bien que ces deux organisations n’avaient pas la même lecture de la situation et préconisaient des mesures différentes.,
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Vous demandez beaucoup à un "système sanitaire défaillant" cher Monsieur. Inutile de vous rappeler que la santé de l'humanité est la raison d'être de l'OMS et l'à où cette organisation avec tous ses experts et ses expériences dans la gestion d'une telle crise s'est "planté" au début, ce n'est pas le système de santé guinéen ou les experts guinéens ou encore le gouvernement qui pouvait faire mieux au début. L'OMS reste jusqu'aujourd'hui l'institution de référence pour la Guinée en ce qui concerne la gestion d'une telle crise sanitaire et bien d'autres problématiques sanitaires. En ce qui concerne les cris d'alarme de MSF, c'est sa marque de fabrique et cela quel que soit la nature ou la gravité annoncée d'une crise sanitaire, donc difficile de lui prêter une oreille attentive à la place de l'OMS.
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…Le tort des autorités guinéennes c’est d’avoir voulu tant croire à cette version des évènements, au lieu de voir ce qui se passe sur le terrain. Elles ont donc multiplié les déclarations selon lesquelles la situation était maitrisée. Le ministre de la Santé, le colonel Rémy Lamah, disait à qui voulait l’entendre que la situation était sous contrôle. Et les plus hautes autorités du pays ont suivi et répété ce discours. Pour eux il ne faut surtout pas créer la panique et décourager aussi les investisseurs.
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Comme le MSF a eu à le faire savoir en juillet 2014 à guineenews : "…MSF affirme que le nombre de cas en Guinée a sensiblement diminué (…). À Conakry, au vu de la diminution du nombre de nouveaux cas, MSF a réduit ses activités. Le centre de traitement de Donka ne compte plus qu’un seul patient en cours de rétablissement et qui devrait pouvoir quitter l’hôpital d’ici la semaine prochaine. MSF envisage de confier la gestion du centre au ministère de la Santé d’ici la fin du mois de juillet. Sur les 59 patients (cas confirmés) admis au centre depuis le 25 mars, 63 % ont été guéris et ont pu rentrer chez eux …": http://guineenews.org/ebola-le-nombre-de-cas-sensiblement-diminue-en-guinee-selon-msf/
C'est une déclaration circonstancielle de MSF et c'est ce que les autorités guinéennes et plus particulièrement le Président Alpha Condé a eu à faire à un moment de la gestion de cette crise, je le cite : " Pour le moment, la situation est bien maîtrisée et nous touchons du bois pour qu'il n'y ait pas de nouveaux cas". Merci de noter qu'il conjure le mauvais sort (toucher du bois) ici. Donc arrêter d'exploiter les déclarations circonstancielles des autorités guinéennes ou arrêter de faire du "Richelieu" :(" Qu'on me donne six lignes écrites de la
main du plus honnête homme, j'y trouverai de quoi le faire pendre".)
Citer :
… A cette date du 8 aout 2014, le président Alpha Condé se trouvait déjà aux Etats-Unis, à Washington DC, pour assister au sommet des chefs d’Etats US-Africa…
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Permettez-moi d'ironiser ici. Les autorités libériennes qui avaient pris la mesure de la gravité de la situation en renonçant à grand renfort médiatique à ce voyage ont bien réussi à mobiliser leur population et à stopper la propagation de l'épidémie (3/4 du territoire atteint, la propagation continue toujours en dépit de tout). En outre, elles sont même allées loin dans cette prise de mesure de la gravité en dénonçant tout récemment les communiqués "racoleurs" de MSF au sujet de la propagation de cette maladie dans leur pays. Juste pour vous dire que le renoncement à ce voyage n'allait rien apporté à la situation si ce n'était pas pour ajouter à la psychose régnante ou encore donner une suite favorable aux critiques hypocrites de l'opposition au sujet de ce voyage.
Bien à vous.
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+2 #4 Gandhi 08-10-2014 08:44

On sait que le système sanitaire guinéen est défaillant et que la plupart des médecins sont incompétents, mais ce n'est pas une raison pour les accabler. Même des médecins occidentaux ne sont pas formés à diagnostiquer des maladies rares. Personne ne pouvait prévoir ébola, lorsque la maladie est apparue.
Par ailleurs il ne faut pas confondre des hommes de terrain (MSF) qui savent de quoi ils parlent, avec des administrateurs qui occupent des bureaux climatisés (OMS), et dont certains, pourtant médecins, ont oublié les règles de bon sens.
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+5 #3 Tut 08-10-2014 05:09

Parlant de patient zero, comment Emile un enfant de 2 ans seulement a contracté le virus Ebola? Quel est le regime alimentaire qui lui a rendu malade? Pourquoi est-il considere comme patient zero? Premier a être admis a l'hopital veut-il dire premier a tomber malade? Voici les questions que je me pose après avoir lu cet article. J'aurai du retentir la Langue (Doyen Doumba) parce que personne ne va me repondre anyway. Constat: Ebola a commence par une famille il ya seulement 10 mois et a cause du laxisme du gouvernement toute la societe guineenne est infectee.
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-3 #2 amadudialamba 08-10-2014 02:18

Bravo mes frères ! Que d’efforts louables fournis ici et laba par des intellectuels, en vains. Chacun essaie de chauffer au maximum ses méninges pour amener nos dirigeants à être parfois réactifs, mais en vain. On parle ici encore et si l’Etat faisait ceci ou cela sur une situation très préoccupante (pendant que c'est trop tard). Sous le magistère de notre PD mal élu, l’Etat s’est montré inefficace, inexistant, incohérent et sans réactivité ; sauf si vous essayez de fouler à sa politique. Aussi, de la réactivité de notre nouvelle Assemblée nationale sur un sujet d’importance nationale, il ne faut pas trop y compter. Sinon les deux évènements majeurs de l’année 2014, à savoir : les fonds saisis à Dakar et cette dangereuse épidémie auraient justifié la convocation d’une session extra pour prendre les dispositions qui s’imposent. Mais je crois que nous serons obligés de nous limiter qu’à l’habituelle fatalité. Depuis l’apparition de cette grave épidémie, il n’y a eu aucune sérieuse coordination dans la lutte contre le fléau. Le Président a, tout au début, adopter la politique de contre information. Au sein du gouvernement chacun communique comme bon lui semble. Le Ministre de la Santé n’a été qu’un simple figurant. Ceux qui n’ont rien à y voir ont été les mieux vus ou entendus. Au sein de l’Assemblée, c’est silence de cimetière. Les medias et les quelques rares ONG qui ont tenté de sonner l’alerte à temps ont été confrontés à toute sorte de démentis officiels. Suite au mutisme de notre jeune Assemblée, (sauf deux ou trois de nos ‘’dépités’’), je me suis même demandé si notre fameuse Assemblée maîtrise réellement son sujet. Sinon notre constitution l’autorise à tenir une session extraordinaire en cas d’urgence. Mais malgré les dégâts causés par cette épidémie rien n’a été. Pourtant il est bien dit à l’Article 69 que : « l'Assemblée Nationale est réunie en session extraordinaire soit à l'initiative du Président de la République, soit à la demande de la majorité des membres qui la composent, sur un ordre du jour déterminé » La Guinée enregistrera-elle un autre phénomène plus important ou plus dramatique qu’Ebola qui justifierait la tenue d’une telle session extraordinaire ? Nos responsables à tous les niveaux ont-ils failli à leur devoir et/ou fuis leur responsabilité ? La suite des évènements nous le dira davantage.
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0 #1 se 08-10-2014 02:00

Un tres bon article qui supporte ce que jai toujours dit ici. Avec Ebola il faut mettre en quarantaine les personnes et villes affecter.
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