La diversité culturelle et la multiethnicité comme sources d’avantage compétitif

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BAH_Thierno_Aliou_2_01Cet écrit s’assigne pour principal objectif d’essayer de réconcilier nos concitoyens qui sont profondément divisés sur les problèmes ethniques qui secouent certains de nos pays. Bien que mon écrit soit non partisan de nature, il n’est pas prématuré de penser que certains lecteurs ne comprendront pas ma démarche. C’est justement de ce problème d’intolérance que je débats ici.

La diversité culturelle et la multiethnicité constituent une des particularités fondamentales de l'humanité et une valeur plutôt qu’un obstacle pour nous autres africains. Nous devons apprendre à nous apprécier pour nos valeurs humaines et nos compétences et non sur la base de notre appartenance ethnique, le repli ethnique généralisé, source d’énergies négatives, constituant un frein au développement. Réveillons-nous, consolidons nos acquis et utilisons notre diversité ethnique comme une source d’avantage compétitif afin de construire des nations prospères ; un processus sans lequel toute politique de développement serait vouée à l'échec. En matière d’organisation, l’unité nationale ou la solidarité interculturelle doit primer sur les considérations ethniques superficielles, source de narcissisme et le support de l’égocentrisme qui a conduit nos pays au chaos.

En outre, il ne faut plus en Afrique confondre le parti au pouvoir et les institutions de l’Etat comme il est de coutume dans la vaste majorité de nos pays. De manière générale, la concentration des pouvoirs au niveau de l’exécutif (entreprise, Etat, organisation, etc.) crée des problèmes de contrôle démocratique. Il faut savoir déléguer ses pouvoirs (le management participatif) et éviter le syndrome du « micro management Â», un frein à la créativité et à l’épanouissement intellectuel. Ce concept de management participatif repose sur les émotions (ou le caractère) des dirigeants et sur leurs qualités de leader. Deux concepts intrinsèquement liés et qui ne s’apprennent pas sur les bancs de l’école mais qui s’acquièrent avec le temps et l’expérience. Malheureusement en Afrique, nous avons tendance à surévaluer les choses que nous pouvons mesurer et sous-estimer nos émotions et notre caractère. Dans ces conditions, selon mon expérience, nous surestimons très souvent nos compétences. Selon Tannembaun et Schmidt, ‘‘tout manager n’est pas forcément un bon leader. Le leadership c’est quelque chose que l’on a en soi et qui s’apprend sur le terrain’’. Il convient de signaler, toutefois, que cette pratique suppose d’une part que tous les collaborateurs soient créatifs, intègres, compétents et qu'ils recherchent des responsabilités plutôt que des ‘‘opportunités’’ et, de l’autre, qu’il règne une atmosphère de confiance mutuelle au sein de l’organisation (ou de l’Etat).

Dans le cas particulier de nos Etats, la question fondamentale est de savoir si le déficit de confiance intercommunautaire expliquerait en partie la solidarité ethnique dans les nominations au sommet de l’Etat ou dans l’administration publique, bien que ces nominations doivent normalement obéir à certaines conditions de recrutement. Mais en toute objectivité, une des priorités d’un chef d’Etat (ou chef d’entreprise) est d’assoir son pouvoir dès les premières lueurs de la prise de pouvoir ; ce qu’il ou elle ne peut réaliser qu’avec des hommes de confiance. Dans un monde parfait ou dans une société multiethnique, l’idéal serait de favoriser l’équilibre ethnique des compétences dans la répartition des fonctions ou des pouvoirs, car à la différence du chef d’entreprise, le chef de l’Etat est élu par le peuple et à ce titre il ou elle lui doit des comptes. Malheureusement, force est de constater que la perte ou le déficit de confiance intercommunautaire est ce cancer qui ronge nos sociétés à petit feu. Il n’est par conséquent pas étonnant que certains comportements néfastes au processus de développement deviennent enracinés dans l’esprit de l’Africain. Face à ce défit, il est de notre devoir, nous intellectuels contemporains africains, de porter un jugement de valeur sur notre propre responsabilité par rapport à ce fléau et d’identifier les moyens d’actions pour l’enrayer. Nous devons réconcilier nos différences en toute sincérité et travailler en harmonie pour éviter le syndrome de l’éternel recommencement.

Dans cette perspective, une première étape consiste à faire une autocritique objective de nos convictions personnelles sur la problématique de l’ethnicité dans nos pays, et ce, afin de déterminer si oui ou non nous agissons de façon irrationnelle. Une deuxième étape consiste à essayer de changer les mentalités des plus sceptiques ou des extrémistes au sein de nos familles respectives. Des étapes, ma foi, symboliques mais qui peuvent s’avérer efficaces à long terme car comme le dit un dicton, et je m’excuse pour l’arrogance, « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas Â». N’acceptons pas de céder aux solutions de facilité (partisanes) ou à nos émotions négatives. La solidarité ethnique prime pour résoudre le problème de la pauvreté. Aucune communauté ou famille n’a le monopole du pouvoir, de la noblesse ou de la dignité. La dignité, un désir profond que ressentent nos peuples, c’est lorsque l’on est en mesure de subvenir à ses propres besoins vitaux ou à ceux de sa famille.

Le manque d’opportunités exacerbe le repli ethnique ou les crises sociopolitiques. Il faut créer des opportunités d’emploi et d’éducation professionnelle afin d’occuper les populations et les sortir des discours ethniques comme prétexte du repli identitaire si l’on veut saisir les opportunités que la chute des régimes militaires dictatoriaux nous offre. Une tache qui revient tant à l’Etat qu’au secteur privé. En effet, le gouvernement, en sa qualité de régulateur, de promoteur des libertés civiles et du développement, crée l’environnement, dans un climat de confiance sociale, qui permet au secteur privé de créer des emplois. A ce titre, le secteur privé peut jouer un rôle stratégique dans la lutte contre les préjudices sociaux car le développement c’est comme un mariage ; chacun doit apporter du sien : participation, engagement, compréhension, concessions, respect, tolérance, sincérité.

La démocratie, dont la réussite dépend tout d’abord de l’esprit patriotique et civique des leaders politiques, est définie comme ‘‘le régime politique ou, plus largement, un corpus de principes philosophiques et politiques dans lequel le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement,’’ où celui-ci (le peuple) joue un rôle actif dans la vie civile et politique. Mais dans le particulier de la Guinée, et ce depuis l’indépendance, la résistance au changement porteur de prospérité, dont le coût peut être très lourd pour la Nation et pour la politique globale de développement, est devenue une seconde nature chez le Guinéen. Cependant, si le citoyen moyen est incapable de subvenir à ses propres besoins vitaux ou à ceux de sa famille, il est peut-être légitime que certains comportements néfastes au processus de développement deviennent enracinés dans l’esprit des populations. Dans ce contexte, il faut un miracle ou de gros sacrifices pour sortir notre pays de son marasme socio-économique car le changement auquel aspire le peuple suppose un changement des mentalités à tous les niveaux. Il en découle que les causes des déséquilibres structurels dans nos pays ne se situent pas seulement au niveau de nos institutions ; elles doivent aussi être mises à l’actif des populations (citoyens ordinaires, soi-disant intellectuels, cadres de l’Etat, etc.) qui ne respectent pas les règles de bonne conduite. En conséquence, il faut reconnaitre que le mal Africain est l’Africain lui-même. Sortons des sentiers battus, consolidons nos acquis et créons des avantages compétitifs pour sortir de l’impasse.

Le capital humain, dans sa conception la plus générale (car l’on ne peut dissocier l’intellectualisme des émotions, des valeurs de partage, de solidarité et d’inclusion) est le facteur premier de développement d’une nation. Aujourd’hui, en Afrique, l’objectivité en matière de gestion des affaires de l’Etat et de comportement civique quotidien gagnant-gagnant des citoyens doit être un vecteur du développement. Nous devons accepter de vaincre notre négatif ego (ou sentiments négatifs) et vivre pour nos nations afin de poser les jalons du développement. «Ce qui consiste à se décentrer en se déprenant de soi Â». Pour paraphraser Albert Einstein, ne cherchons pas à devenir des hommes qui ont du succès, mais des hommes qui ont de la valeur pour notre société.

Toutes choses égales par ailleurs, le sous-développement est plus un choix qu’une fatalité.


Thierno Aliou Bah

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Commentaires  

 
+2 #21 Amara LamineBangoura 21-09-2011 16:10

Excellent article invitant chacun a s'inscrire dans une logique de remise en cause de soi et de depassement des prejuges et autres stereotypes a fin de briser le cercle vicieux du sous-developpement du reste assez paradoxale dans le cas specifique de la Guinee.La revolution progressive des mentalites est un passage oblige vers la realisation du modele democratique que nous envisageons instaurer.Il est temps de rompre definitivement avec notre reputation de Republique des occasions perdues.A-L-B-Birmingham,AL-USA>
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+1 #20 mickmack camara 21-09-2011 12:45

Citation en provenance du commentaire précédent de Diogo DIALLO:
Mr BAH, est-ce que vous êtes prêtres? merci de votre réponse. C'est pas l'objet de votre article certes, mais votre habillement me tic.

Citation en provenance du commentaire précédent de Thierno A Bah:
M. Diogo Diallo, vous êtes totalement hors sujet ! A supposer que je sois prêtre. Cela vous pose t-il un problème ? Ma foi, mon nom, mon origine, mon look ou autres attributs superficiels ne changent en rien ma conviction sur la problématique de l’ethnicité dans nos pays et l’importance de l’unité nationale. Tolérance et acceptante doivent être les maitres mots dans une société en quête de prospérité. Merci de confirmer, via votre commentaire, la question de l’intolérance que j’évoque au début de mon analyse. Portez-vous bien.

Là Monsieur Thierno A. bAH? vous avez dégainé trop vite. Effectivement moi meme j'ai cru que vous étiez pasteur ou pretre. La petite bande blanche qui déborde de votre veste fait penser à une tenue de pretre. Sans rancune
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+2 #19 Thierno A Bah 20-09-2011 20:04

M. Oury Baldé, je tiens à vous rassurer que votre intervention ne me choque pas du tout. Au contraire, c’est une bonne démarche démocratique que nous devons apprendre à tolérer. Ce sont les discours qui prônent l’usage de la force (de part et d’autre de la sphère communautaire) sans en mesurer les conséquences qui me désolent, car les familles des victimes de violence ne recouvrent jamais la quiétude. Nous en avons les preuves ‘‘palpantes’’ en Guinée. Ne soyons pas victimes de nos émotions...il faut explorer d’autres voies, au delà des concertations politique et sociale. Par ailleurs, la mesure et la retenue dans mon discours est un choix stratégique en cette période de tension sociale latente où les sensibilités sont déjà très fragiles. Alors M. Baldé, quelques soient nos divergences de points de vue sur les solutions apporter à nos problèmes socioéconomiques, nous sommes une et même famille. Il faut trouver des solutions (pacifiques) adaptées au contexte sociopolitique actuel, certes, mais il faut éviter un autre bain de sang en Guinée. Nous avons trop souffert. It was nice chating with you…
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+1 #18 Oury Baldé 20-09-2011 13:04

Encore, une fois, je le réitère mon propos n’est pas de frustrer ou de verser dans les discussions oiseuses. Mais, ici, nous sommes sur un forum et les règles de jeu, valables pour tout le monde, veulent à priori qu’on critique et qu’on se fasse critiquer ; « c’est de la discussion que jaillit la lumière » dit-on.Et ce, dans le respect mutuel et un esprit civique afin de faire avancer la cause de la démocratie et de l’Etat de droit chez nous. J’avoue, c’est parfois contrariant, mais ça fonctionne comme ça. Je ne pourrais que profondément être désolé et affecté si le sens de mon intervention n’a pas été saisi. De là à être un vrai intello, le chemin est encore long et parsemé de labeurs pour moi .Je le répète à nouveau, j’en suis absolument conscient. Cordialement.
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+1 #17 Thierno A Bah 20-09-2011 12:08

M. Doumba, j'ai 40 ans alors ça m’étonnerait que ce soit moi votre ami. Mais n’empêche, nous pouvons être ami. Merci encore très sincèrement de votre ouverture d’esprit. Inutile de vous dire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge ; certains commentaires (ar…) en font foi. Je ne souhaite pas rentrer dans le jeu des mots car je ne suis pas intello ! Chacun est libre de ses sentiments. Les abus sont devenus monnaie courante dans nos sociétés, certes, mais seules la retenue et l’unité nationale peuvent assurer la prospérité à laquelle nous aspirons. Si vous le souhaitez, vous pouvez me contacter à l’adresse suivante: . Fraternellement.
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0 #16 Boubacar D Doumba 20-09-2011 11:10

@ M Bah Thierno Aliou ! Bonjour ! J'ai connu une personne qui porte exactement le même nom que vous et que j'ai perdu de vue depuis bientôt 44 ans.Votre photo est un peu floue.J'ai beau la scruter, je ne distingue pas le visage.Néanmoins par votre calme, votre retenue et votre maturité qui était d'ailleurs très précoce vous ressemblez étrangement à mon frère "Pépou " qui m'appelait toujours "Karo ". Bien à vous et mes respects M Bah !
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0 #15 Oury Baldé 20-09-2011 03:34

Beur! Les fautes d'inattention m'énervent .Veuillez lire dans le 1er post : pour toute inconvénance (et non tout inc..) , rien n'étant prémédité (et non rien nétant été pr...) , merci par avance pour votre bonne compr.. ( et non ...sur votre bonne c...) , les accents en moins.
Avec toute courtoisie .Oury Baldé
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+1 #14 Oury Baldé 20-09-2011 03:23

(suite et fin)Soyons clair, M Bah, la diversité en quoi que ce soit n’a jamais été un handicap. Juste à titre d’exemple, Les sociétés occidentales, modèle de référence, qu’on croit de façon externe monolithiques, sont bâties au fait sur des dynamiques fort hétérogènes.
La violence, la force n’ont jamais conduit à rien de constructif, a fortiori au développement !!! D’où vous pourrez déduire très aisément donc toute mon hostilité à leur endroit. Le défi plutôt la tache qui nous incombe à nous, auteurs et acteurs du changement de nos sociétés reste bien évidement immense mais, certes, pas insurmontable, aidé(e)s de la raison.
Mes salutations distinguées.
Ps : Merci de ne pas tenir rigueur du format presque banal( faute , erreurs grammaticales ou d’orthographe) ) de ce texte écrit dans la précipitation.
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0 #13 Oury Baldé 20-09-2011 03:21

(suite 01)Vous êtes restés cantonnés, Mr Bah , à la stigmatisation théorique et indirecte ( sans oser peut-être appeler un chat un chat ) de l’ethnicisme et de la méconduite des dirigeants (d’entreprise et politiques ou d’Etat) qu’ à une démonstration factuelle, réelle, pratique ( en quoi concrètement ) démonstration les avantages compétitifs que pourraient procurer la diversité culturelle et la multiethnicité de nos Etats( A quoi, l’orthodoxie ( je dirais puritanisme ) économique suggérerait une modélisation économétrique pour formuler tout ça ) , pour faire de la théorie du capital humain de Howard Becker que tout étudiant en économie devrait connaitre .On reste sur sa faim . Il aurait été préférable d’entendre comme les auteurs de la négritude dans les années 30.40. et plus ont démontré et fait admettre l’existence de la culture négroïde et africaine. Soit dit, je n’appelle pas à faire de l’émulation. Vous concluez par la théorie du capital humain de Gary Becker (prix Nobel d’économie 1992, si je ne m’abuse) que vous essayez d’adapter aux réalités africains en préconisant un tandem gagnant -gagnant –Etat- Citoyen. Ce qui me semble être l’épine dorsale sur laquelle se structure le texte. Votre propos semble être, si j’ai bien compris, le dysfonctionnement ou l’obstacle au progrès serait du soit au manque de qualités requises du leader (politique) ou au chef d’entreprise. Vous prônez comme remède plausible le management participatif. Ou « le déficit (la défiance j’opterais) de confiance intercommunautaire » pour la quelle il faudrait mener une autocritique objective pour savoir si elle impacterait ou non nos actions. Vous écrivez « (…) afin de déterminer si oui ou non nous agissons de façon irrationnelle »tout en reconnaissant au préalable que l’ethnicisme fait (beaucoup) de mal à nos Etats, « la perte ou le déficit de confiance intercommunautaire est ce cancer qui ronge nos sociétés à petit feu. »
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0 #12 Oury Baldé 20-09-2011 03:20

@ M Thierno Aliou Bah , l'échange m'incite à épuiser ou du moins à exprimer très franchement mes impressions sur votre texte . critique que j'aimerais vous presenter ci-dessous de façon très poli. Veuillez accepter par avance mes sincères excuses pour tout inconvénance , rien n'étant été prémedité ou fait expres.Merci par avance sur votre très bonne comprehension:
en effet , à travers l'intitulé " La diversité culturelle et la multiethnicité comme sources d’avantage compétitif "
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+1 #11 Abdoul.H 19-09-2011 21:54

Ce disscours est totalement aux antipodes de cet autre qu'on peut lire ici: http://www.guineepresse.info/index.php?id=14,8765,0,0,1,0
Les peuls ont le choix entre les deux.
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+3 #10 Thierno A Bah 19-09-2011 16:25

M. Oury Baldé, j’avoue que ce serait utopique de penser qu’on puisse changer en clin d’œil les mentalités de toute une génération trompée à travers des discours objectifs, rassembleurs et dénués de toute passion partisane, car il ya des gens totalement impénétrables. L’objectif c’est d’amener les moins rigides, de part et d’autre de la sphère communautaire, à remettre en question certaines de leurs convictions négatives sur la problématique de l’ethnicité. L’alternative serait-elle de prendre des pilons et se taper dessus, comme vous le dites ‘‘au risque d’être obsolètes’’ ? A mon sens, non. Il faut être rationnel et communiquer de façon objective en évitant d’inciter à la haine ethnique. Bien à vous.
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+1 #9 mickmack camara 19-09-2011 13:31

Tout à fait Oury. Là je te reconnait.
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+1 #8 Thierno A Bah 19-09-2011 11:57

M. Diogo Diallo, vous êtes totalement hors sujet ! A supposer que je sois prêtre. Cela vous pose t-il un problème ? Ma foi, mon nom, mon origine, mon look ou autres attributs superficiels ne changent en rien ma conviction sur la problématique de l’ethnicité dans nos pays et l’importance de l’unité nationale. Tolérance et acceptante doivent être les maitres mots dans une société en quête de prospérité. Merci de confirmer, via votre commentaire, la question de l’intolérance que j’évoque au début de mon analyse. Portez-vous bien.
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0 #7 Boubacar D Doumba 19-09-2011 09:30

J'ai bien dit que le plus important et le plus difficile est le combat contre son âme et ses passions, c'est à dire le grand jihad ou le cheminement intérieur.Vient ensuite le petit jihad, c'est à dire le combat contre l'ennemi extérieur.Les deux vont de pair.Ne déformez pas ma pensée.Et je persiste et signe.
Je fais mien cette sentence prophétique rapportée par Muslim :
"O gens, ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez plutôt à Dieu la paix;mais si vous le rencontrez , montrez de l'endurance et sachez que le Paradis est à l' ombre des épées "
c'était en pleine bataille à Uhud que le prophète a prononceré ses paroles.Was salam.
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-2 #6 Diogo DIALLO 18-09-2011 23:09

Mr BAH, est-ce que vous êtes prêtres? merci de votre réponse. C'est pas l'objet de votre article certes, mais votre habillement me tic.
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+2 #5 Amenofils 18-09-2011 20:45

Ce sont ces genre ecrits toujours soutenu par les peuls qui font de cette communautes des eternels victimes. C'est bien mais vous etes le seul a le penser comme cela. SI vous etes face au danger que doit-on faire pour se defendre ? vous constatez vous meme les derives de ce pouvoir, merci y apporter les remedes en sachant qu'on ne parle pas a un serpent comme on parle a un humain. il faut des ecrits adaptes a la violence que le peuple de Guinee subit aujourd'hui. Mais les autocriques, cheminement interieus, il faut faut etre eclaire pour entendre ou comprendre cela. Le camp d'en face ne se couvre pas de scrupules. Alors il faut les traiter de la meme maniere. Pour le moment j'invite tous les compatriote Guineens a denoncer les derives de ce regime pour eviter le pire et le choas pour notre pays.
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+3 #4 Paykoun Fouta 18-09-2011 20:22

Je vais vous dire deux choses: les moutons se promènent ensemble, les chiens forment des meutes, les boeufs forment des troupeaux. D'après les nouveaux éboueurs de Conakry, la Guinée comprend deux entités que sont le Manding et le Fouta. Pour que ces deux entités puissent former une Nation, c'est-à-dire une meute ou un troupeau, il faut qu'ils renferment les mêmes espèces. Il se trouve que pour Alpha Wouyadouman Condé et ses fidèles, les peulhs sont des somaliens. On peut ne pas être d'accord avec eux mais personne ne dira qu'ils ne sont pas logiques. Pour eux, les peulhs ne sont pas des guinéens parce qu'ils seraient étrangers et morphologiquement différents. Je dis donc aux peulhs ceci: retournez en Somalie ou devenez de bons Guinéens. Etre un bon guinéen, c'est cesser d'être une vache pour être un chien. Wa salam!
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+3 #3 Paykoun Fouta 18-09-2011 20:13

Encore un autre rêveur. Quand est ce que vous vous mettrez au même niveau que les autres?
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+3 #2 Oury Baldé 18-09-2011 14:35

Beau discours comme on nous en a tant habitué .L'on devrait plutot se demander maintenant pourquoi depuis des lustres ça ne marche pas. Peut-etre que la piramide gisait à l'envers. Les temps ont changé sans que forcement certains ne s'en aperçoivent, une nouvelle ére qui n'a pas livré tous ses secrets s'offre à nous .Il faut s'adapter!!!Au risque d'etre obsolètes et "indigérables" nous (intelos ou soient disant tels, et/ ou acteurs du changement de nos sociétés) .Il est enfin temps que les jolis mots (pour vaincre et denoncer les maux) de nos beaux discours deviennent pour de vrai des idées et nos idées des actions.Toute notre crédibilité en depend...
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+3 #1 Boubacar D Doumba 18-09-2011 13:05

Un article bien écrit avec mesure et sans aucune passion partisane.L'auteur nous invite avant tout à réfléchir et à chercher à nous remettre en cause.Il a lâché le grand mot "AUTOCRITIQUE".C'est le combat le plus difficile car dirigé contre notre propre âme et nos passions.C'est le grand djihad en langage islamique.C'est seulement après que l'auteur nous invite à critiquer les comportements négatifs des autres éléments de la société, autrement dans mon jargon livrer le petit jihad.C'est donc un effort de lutte d'abord intérieur, puis seulement extérieur.Bravo Thierno Aliou Bah ! Et merci ! Boubacar Diiallo (Doumba).
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