Qu’est-ce qu’un intellectuel ? Quel rôle doit-il jouer dans la société ?

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DIALLO_Thierno_Aliou_01Qui d’entre nous n’a posté un jour un commentaire en réaction à la publication d’un article afin de mettre son grain de sel, et critiquer l’écrit selon son « schéma cognitif Â» contribuant ainsi d’une manière ou d’une autre au débat d’idées. A l’heure actuelle où la parole se démocratise, les flux de connaissances envahissent le monde et bousculent nos habitudes par le biais d’Internet et des réseaux sociaux. Je me demande : quelle est la place à accorder aux discours savant dans la construction d’une nation apaisée bâtie sur les principes de la démocratie et du vivre ensemble ?

Pour être plus clair, quels rôles les intellectuels doivent jouer dans l’instauration d’un Etat de droit où chaque citoyen aura son mot à dire concernant les grandes décisions du pays ? Qu’entend-on par intellectuel dans le cas de la Guinée ? Un intellectuel peut-il être un bon politicien ou un bon fonctionnaire ? Pourquoi les intellectuels, cadres, techniciens et autres acteurs politiques guinéens ne parviennent pas à influer positivement sur les affaires du pays ? L’intellectuel doit-il avoir impérativement un bac+5 ou un doctorat ?

La visée de cet article n’est pas de répondre à toutes ces questions, le but premier est de susciter un débat d’idées, où la contradiction et la complémentarité constitueront une valeur ajoutée sur notre questionnement qui est la participation des intellectuels dans le développement et la modernisation de tout pays.

Pour éviter les équivoques sémantiques et les sentiments de discriminations à l’encontre de ceux qui se sentiront lésés ou oubliés par le choix de cette thématique centrée sur la place des intellectuels dans la promotion d’une nation démocratique en Guinée, je compte dans mes prochains écrits élargir le champs de réflexion sur la participation au développement de ceux qu’on qualifie d’analphabètes.

Sachant qu’il est aventureux d’ébaucher une définition universelle de l’intellectuel tant cette notion est dépendante du contexte historique dans lequel elle est utilisée. Je vais proposer dans un premier temps, une définition tranchée et personnelle de ce que j’entends par intellectuels. Ma proposition sera enrichie dans un deuxième temps, de définitions plus savantes issues de recherches universitaires afin de monter comment les autres conçoivent ou entendent la notion d’intellectuel. Puis dans un troisième temps, j’essaierai de répondre aux questions avancées précédemment en m’évitant de donner une tournure académique à l’article.


I- Qu’est-ce que j’entends par intellectuel
 ?

De manière minimaliste et triviale, pour moi un intellectuel est avant tout un universitaire ayant au moins un master dans une discipline donnée, et dans sa manière de faire, de penser, d’agir, concilie le bon sens, l’éthique, la vérité, la probité et l’humilité. L’intellectuel est celui qui agit de façon désintéressée mais aussi celui qui de par ses activités participe à l’émergence des idées innovantes et à la production des savoirs pratiques et théoriques.

Cette proposition de définition suppose que la personne intellectuelle, agit ou doit toujours agir de la même manière, quelle que soit la situation dans laquelle s’opèrent ses actions dans le respect des valeurs auxquelles, il croit et qui structurent sa personnalité et son statut d’intellectuel. Ce qui peut supposer aussi qu’un bon intellectuel agira toujours en prenant fait et cause pour la justesse de ses actions et l’utilité des celles-ci dans la mission qui lui est confiée et militera dans l’intérêt collectif. Par exemple, en congruence avec son statut un docteur de droit donc un intellectuel nommé pour diriger un ministère de la république, s’il revendique ce statut d’intellectuel et qu’il rentre dans le cadre des définitions émises plus haut n’aura pas du mal à exercer son « intellectualité Â» dans le cadre de cette mission. Car même dans un environnement conflictuel et peu propice à l’exercice de sa fonction, l’intellectuel a et aura toujours des choix à faire. Le choix de travailler selon les cadres définis par son poste en résistant le plus sereinement possible aux pressions et tentations contraires à sa mission. A défaut, présenter sa démission s’il se trouve dans l’impossibilité de travailler normalement et conformément à la mission qui lui a été confiée. C’est une preuve d’affirmer et de faire valoir son intellectualité en exprimant son désaccord quant au style du travail qui ne correspond pas sa vision. Même dans un Etat violent, il est possible de faire des choix, nulles intimidations ne doivent être prétextes et excuses pour justifier des attitudes qui corrompent les missions attendues et normales de l’intellectuel dans le jeu politique. Sartre disait : « Le choix d’un homme engage toute l’humanité, car il doit pouvoir répondre de ce choix devant chacun et se demander sans cesse ce qui se passerait si les autres hommes faisaient le même choix que lui. L’homme crée des valeurs auxquelles il choisit d’obéir. Sa manière de vivre et sa façon de penser l’engage face aux autres. Son choix libre est bien l’expression d’une responsabilité totale Â».1

Si nous nous entendons sur cette proposition de définition qui n’engage que ma conception de l’intellectuel et de sa façon d’agir, nous pouvons préjuger à présent que l’intellectuel est celui qui agit en respectant les différents éléments que j’ai cités plus haut à savoir : éthique, vérité, et probité « actionnaliste Â» dans l’exercice pluriel et intemporel des missions auxquelles, il accepte d’y participer.

Enfin au travers ces quelques lignes, j’ai proposé une définition à la fois minimaliste, et prosaïque de ce que j’entends par intellectuel. Cette définition je le répète encore, n’engage que moi et ne correspond pas sûrement aux représentations générales. Si j’ai voulu expressément lui donner une charge beaucoup plus morale et philosophique que cognitive c’est parce que je suis convaincu qu’au-delà du savoir et du style que confère à tout intellectuel, l’éthique, la déontologie et la probité sont des éléments qui permettent de juger de la qualité d’un intellectuel ou pas. Selon Arendt Hannah : « Dire le vrai, telle est la seule responsabilité des intellectuels en tant qu'intellectuels. Sortis de cette voie, ils sont des citoyens, ils sont en politique et défendent leur opinion. C'est leur droit. Mais nous n'avons pas le droit de proclamer que parce que nous sommes des intellectuels nous sommes la conscience de la nation Â».2


II- C’est quoi être intellectuel pour les autres ?

Selon le Larousse la notion d’intellectuel renvoie à tout ce :

  • qui relève de l'intelligence, des fonctions cognitives : les facultés intellectuelles ;
  • qui exige de la part du lecteur, du spectateur, etc., un effort de réflexion : film intellectuel ;
  • qui fait appel exclusivement à l'activité de l'esprit, à la réflexion, aux manipulations abstraites, par opposition aux activités manuelles, physiques : il a fourni un gros effort intellectuel.

Selon Sartre les intellectuels désignent ceux : « qui ayant acquis quelque notoriété par des travaux qui relèvent de l'intelligence abusent de cette notoriété pour sortir de leur domaine et se mêler de ce qui ne les regarde pas Â».3 A noter « se mêler de ce qui ne les regarde pas Â», dans l’esprit de Sartre renvoie à l’engagement de l’intellectuel dans la société. Allant dans le même sens que Sartre, Edward Said affirme que « l'intellectuel n'est ni un pacificateur ni un bâtisseur de consensus, mais quelqu'un qui s'engage et qui risque tout son être sur la base d'un sens constamment critique, quelqu'un qui refuse, quel qu'en soit le prix, les formules faciles, les idées toutes faites, les confirmations complaisantes des propos et des actions des gens de pouvoir et autres esprits conventionnels. Le choix majeur auquel l'intellectuel est confronté est le suivant: soit s'allier à la stabilité des vainqueurs et des dominateurs, soit - et c'est le chemin le plus difficile - considérer cette stabilité comme alarmante, une situation qui menace les faibles et les perdants de totale extinction, et prendre en compte l'expérience de leur subordination ainsi que le souvenir des voix et personnes oubliées Â».4

Comme nous le constatons la « cognition Â» et l’engagement dans et pour sa société sont deux dimensions assez importante pour l’intellectuel. Abordant la question de l’engagement public des intellectuels, Xu Jilin relève trois niveaux d’engagement pour caractériser leurs engagements dans la société : Â« J’estime qu’il comporte trois niveaux de signification. Tout d’abord, il désigne une prise de parole en direction du public. En second lieu, il s’agit d’une réflexion menée pour le public, dont le point de départ est l’intérêt général, et non une position personnelle ou des intérêts individuels. Enfin, il caractérise l’inclination pour les affaires publiques ou les questions majeures de la société Â». Ces trois niveaux de signification contenus dans la notion d’engagement public sont étroitement liés à la conception qu’ont d’eux-mêmes les intellectuels Â».

Enfin, pour que l’intellectuel jouisse pleinement de son rôle social entant que passerelle entre les savoirs savants et les débats politiques et sociaux, il doit s’engager dans le développement de sa nation en luttant contre les dérives politiques tout en en Å“uvrant pour l’exemplarité et le vivre ensemble. Car sans engagement et une implication constructive et honnête dans les débats politiques et sociaux de sa patrie, l’intellectuel demeure une personne solitaire, ordinaire et improductive. A ce propos Albert Camus disait : « l'écrivain ici l’intellectuel «ne peut se mettre au service de ceux qui font l'histoire: il est au service de ceux qui la subissent». « Notre seule justification, s'il en est une, est de parler, dans la mesure de nos moyens, pour ceux qui ne peuvent le faire. »6


III- Tentatives de réponses aux questions posées

Quels rôles les intellectuels doivent-ils jouer dans l’instauration d’un Etat de droit où chaque citoyen aura son mot à dire concernant les grandes décisions du pays ?

La réponse à cette question est abordée implicitement si nous nous appuyons aux différentes positions mises en exergue dans la précédente partie et auxquelles j’adhère parfaitement. Néanmoins pour clarifier ma position, je dirais que le rôle de l’intellectuel est de d’éclairer les consciences collectives, participer à l’éclosion des idées innovatrices favorables à l’émergence d’une nation apaisée et construite sur un idéal commun accepté de tout le monde. La construction de cette nation apaisée bâtie sur des idéaux politiques acceptés de tout le monde doit passer par la vérité, la « studiosité Â» et par le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Parce que le plus grand problème de notre pays est le mensonge et l’incompétence des personnes qui ont en main les affaires du pays. Beaucoup de ces personnes se considèrent à tort ou à raison comme des intellectuels peut-être parce que détenteurs de titre de doctorat ou autres, mais le sont-ils vraiment ?

Qu’entend-on par intellectuel dans le cas de la Guinée ?

Le terme intellectuel est galvaudé en Guinée. Pour la majorité des Guinéens, l’intellectuel est tout individu qui a un diplôme universitaire et qui sait lire, écrire et s’exprimer « correctement en français Â». Supposons que cette « représentation collective Â» soit acceptable du point de vue guinéen et de ses réalités. Cependant compte tenu des maux que souffre l’éducation guinéenne, je crains qu’elles produisent autres choses que des intellectuels. A mon avis, les universités guinéennes sont des fabriques de mauvais intellectuels donc des potentiels mauvais travailleurs parce que mal formés. Quand des universitaires mal formés deviennent des fonctionnaires cela impactent indubitablement dans la situation globale du pays et donne ce que l’on observe en Guinée. Les comportements collectifs des Guinéens en réaction à des sujets de sociétés ou d’actualités comme ceux observés lors des échéances électorales et des faits socio-politiques qui découlent de la vie démocratique en Guinée, montrent que même si beaucoup de Guinéens revendiquent leur intellectualité peu le sont en réalité dans leurs attitudes et leurs façons de concevoir la démocratie, la nation et le vivre ensemble. Les manÅ“uvres communautaristes exacerbées par des discours calculés ayant pour seule finalité la division pour régner sont aussi des preuves de la qualité médiocre de nos intellectuels. Quels sont les intellectuels guinéens qui prennent régulièrement des positions au nom de la vérité, du vivre ensemble pour critiquer les lacunes de nos dirigeants ? Ils sont rares ou inexistants pour exagérer, pourtant les docteurs ne manquent pas. Et ces personnages n’oublient jamais de nous faire savoir qu’ils sont docteurs dans telles disciplines mais pour autant peuvent-ils être considérés comme des intellectuels ?

Un intellectuel peut-il être un bon politicien ?

A priori je dirai oui mais à condition qu’ils mettent leur intellectualité au service du collectif et de l’intérêt supérieur et qu’ils militent pour la vérité et l’émergence des idées innovantes pouvant impulser des élans de progrès et développement pour le pays. Ce sont une fois encore leurs postures envers la société qui permettront de dire s’ils sont des bons ou de mauvais intellectuels engagés en politique. Un intellectuel qui fera preuve de courage et de « studiosité Â» dans l’exercice de ses fonctions sera normalement reconnu comme un bon intellectuel engagé en politique par les citoyens. Par contre celui qui fera preuve de bassesse et de comportements intéressés et opportunistes qui vont à l’encontre de valeurs auxquelles s’attachent les vrais intellectuels sera considéré comme un délinquant à col blanc ou un simple bandit vulgaire mais jamais un intellectuel.

Pourquoi les intellectuels, les cadres, les techniciens et les autres acteurs politiques ne parviennent pas à influer positivement sur les affaires du pays ?

Pour répondre à cette question, on peut émettre plusieurs hypothèses :

1. Je peux prétexter que la colonisation à désorganiser les structures sociales traditionnelles africaines provoquant ainsi une espèce « de traumatisme organisationnel Â» dans tous les Etats indépendants et que l’état actuel de notre pays est une conséquence pérenne de ce traumatisme.

2. Dans le cas spécifique de la Guinée, je peux prétendre que l’orientation révolutionnaire ayant dérivé vers un Etat autoritaire et tyrannique qui a profondément détruit les ressources humaines et mis en mal l’unité nationale, peut être aussi envisagé comme un élément pertinent permettant d’analyser et de comprendre le cheminement cognitif de la république de Guinée et des Guinéens dans leurs rapports à la politique et aux choses publiques.

3. Conséquence immédiate de l’orientation révolutionnaire, je peux dire que l’éducation guinéenne est un facteur possible permettant d’expliquer la faible influence des intellectuels guinéens dans les affaires du pays. En effet, l’Etat guinéen en choisissant dès après les indépendances de fonder le système éducatif guinéen vers un régionalisme linguistique, a raté l’occasion de fédérer les Guinéens au moyen de l’éducation mais surtout de faire de l’éducation nationale le tremplin de la construction d’une nation démocratique. Sans peut-être le vouloir le régime d’alors à contribuer à renforcer les sentiments régionalistes au dépend des sentiments nationalistes. Aujourd’hui, tous les Guinéens consciencieux peuvent s’accorder sur le fait que la plupart des problèmes du pays sont les résultats de l’ethno-stratégie. Ces trois hypothèses sont des tentatives personnelles de réponse à la question posée, elles n’ont aucune prétention scientifique et ne sont pas des vérités absolues donc discutables d’où le choix exprès et sans prétention du je.

L’intellectuel doit-il avoir impérativement un bac+5 ou un doctorat ?

Je ne pense qu’il faille avoir un bac+5 ou un doctorat pour être intellectuel. Comme nous l’avons vu tout au long de ce texte, les diplômes ou les savoirs ne sont pas les seuls critères pour qualifier une personne d’intellectuel ou pas. L’engagement de soi pour la société, la promotion de la vérité et de l’édification des consciences sont autant d’éléments essentiels pour qualifier une personne d’intellectuel. Toutes les personnes bardées de diplômes et les docteurs engagés en politique qui ne militent pas pour la vérité, le vivre ensemble, l’intérêt collectif même avec tous leurs diplômes ne sont pas des intellectuels pour moi.


Conclusion

Etre un intellectuel c’est être humble, critique, honnête, engagé pour le bien collectif. Tout bon citoyen même dépourvu de savoirs savants spécifiques peut adopter des attitudes d’intellectuel dans ses quotidiennetés. C’est par l’agrégation tous azimuts des comportements ancrés sur la vérité que nous Guinéens arriverons à impulser un souffle nouveau à ce pays. Avec toutes les ressources que nous disposons sans engagement effectif et réel de tous ceux que nous qualifions d’intellectuel en Guinée, notre pays restera toujours dans son état actuel. Un pays avec d’énormes ressources mais complémentement moribond et exsangue de ses dirigeants et de la mauvaise gestion dont elle subit depuis plusieurs décennies. Pour avancer nous devons faire de la rigueur morale la boussole qui oriente nos actes. Et décider en toutes circonstances que c’est l’intellect qui prime sur tout et qui guide nos manières de travailler.


Diallo Thierno Aliou G.

_____________________

Le propre de la réalité humaine, c’est qu’elle est sans excuse Â» (L’Être et le Néant, p. 613).2

2 Hannah Arendt, « Les intellectuels et la responsabilité Â», Cahiers du GRIF, 33, 1986 (nouvelle édition augmentée, 1991), p. 151

3 Jean Paul Sartre, Plaidoyer pour les intellectuels, Paris, Gallimard, Idées, 1972, p.12.

Edward Said. «Des intellectuels et du pouvoir», Seuil, Paris, 1996

Xu Jilin, « Quelles possibilités pour les intellectuels engagés ? Â», Perspectives chinoises [En ligne], 81 | janvier-février 2004, mis en ligne le 06 octobre 2006, consulté le 31 mai 2014. URL : http://perspectiveschinoises.revues.org/1182

Albert Camus, «Discours de Suède», Gallimard, 1958


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Commentaires  

 
0 #26 A.O.T. Diallo 10-06-2014 17:01

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou Baldé:
Pour être utile à soi et aux autres,l'intellectuel doit, paraît-il, impérativement être dans le bavardage et s'engager dans la Nouvelle voie consistant à produire chaque semaine des quantités industrielles de charbons en vue de la nouvelle révolution du feu sans flammes ni lumière. Jusqu'à présent, on a pas vu la moindre étincelle pour amorcer l'ère nouvelle. Le salut pourrait venir du ciel avec les orages. Une fois le feu du changement allumé fortuitement, n'hésitez pas à débarrasser vos poches de ces millions de francs inutiles afin de provoquer les flammes de l'Eveil.

Désolé, Mr Balde mais je ne n'ai pas compris votre message ci-dessus.
Pourriez-vous le simplifier pour moi svp ?
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0 #25 Mamadou Baldé 10-06-2014 08:52

Pour être utile à soi et aux autres,l'intellectuel doit, paraît-il, impérativement être dans le bavardage et s'engager dans la Nouvelle voie consistant à produire chaque semaine des quantités industrielles de charbons en vue de la nouvelle révolution du feu sans flammes ni lumière. Jusqu'à présent, on a pas vu la moindre étincelle pour amorcer l'ère nouvelle. Le salut pourrait venir du ciel avec les orages. Une fois le feu du changement allumé fortuitement, n'hésitez pas à débarrasser vos poches de ces millions de francs inutiles afin de provoquer les flammes de l'Eveil.
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+2 #24 mamadou saliou bah 09-06-2014 23:11

@ Shams Deen !
Good ! Vous commencez a comprendre l'INTELLECTUEL !
Modestie Modestie Modestie !
Rien d'ABSOLU sauf L'UNIQUE !
Bien a vous !
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-2 #23 shams deen 09-06-2014 19:36

Ourembaya
Comme quoi on est jamais au sommet de tout ,bref il y a toujours un qui soit au dessus nous en dépit des affirmations péremptoires des uns et des autres.
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+1 #22 Ourembaya Balla 09-06-2014 15:59

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
Thierno Samba Mombeya ( Poullo )reprenait :
" MI DHO DJOODHI E TOULLOUN AN GANNDAL
MI DHO HAYDHO MAJJERE AN "!
( Quelqu'un peut-il traduire en " bon francais ". Merci d'avance ) ?

@ Doyen Mamadou Saliou Bah
Je crois avoir lu quelque part que cela se traduit par "Je suis assis sur mon modeste savoir pour contempler mon immense ignorance"
Merci
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+6 #21 Mamadou 09-06-2014 01:01

Dire que j utilisais le mot intellectuel pdt tt ce temps sans en avoir une idee precise. La signification d un mot change avec le temps et bien sur le contexte. Si vs demandez a qelqu un son poids il vs donnera sa masse en kilogrammes au lieu de l effet de la pesanteur en Newton. Le liberalisme est egalemt ce genre de mot a usage complexe qui peut signifier le capitalisme l ultra-liberalisme voire l anarchisme . La politique peut faire ou defaire l intellectuel. Le poete Senghor n a t il pas fait enfermer le savant Cheick Antha Diop? Le gd Cheick Modibo de la NASA fut un pietre premier ministre. On peut etre intellectuel par l examplarite de sa vie privee et/ou academique comme Paul Faber et avoir une vie publique contestee. On peut avoir une vie privee excecrable et etre un gd intellectuel ds le domaine public. Le gd Socrate etait quasimt un clochard. Un homme aussi rationnel que lui a ete soldat au front pr defendre la monarchie. Le gd Salvadore Dali etait un ivrogne; Einstein etait un pere absent et un coureur de jupons; Le gd Mandela a abandonne sa premiere epouse pr la belle Winnie. A mon atomique avis, le gris est souvent preferable au blanc ou au noir. Un intellectuel c est quoi au juste?
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+3 #20 mamadou saliou bah 08-06-2014 22:04

Mr Diallo ( Thierno G )!
Vous avez ttes les definitions caracterisant UN INTELLECTUEL .
Permettez moi d'ajouter CELUI-CI : L'HUMILITE QUAND IL PARLE DE LUI .
En effet , certaines de nos sommites au Fouta sont tellement humbles qu'on a l'impression qu ils ne sont pas " plus haut qu'une graine d'arachide " .
- En parlant de lui , Thierno Samba disait " HEEDHO HAALA GOREL , DHYANNGUEL LOUNGUEL " . Diminutif ( au plus petit ) de GORKO . ( lire les qques vers rapportes par la soeur Madina ). ET POURTANT !
- Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan disait quant a lui : " KO MIN ALIOUWEL ( le petit Aliou )woni ko windi dhi guimi ".
Et pourtant !
Ailleurs , SOCRATES ( Grec ) disait : TOUT CE QUE JE SAIS , C'EST QUE JE NE SAIS RIEN .
Thierno Samba Mombeya ( Poullo )reprenait :
" MI DHO DJOODHI E TOULLOUN AN GANNDAL
MI DHO HAYDHO MAJJERE AN "!
( Quelqu'un peut-il traduire en " bon francais ". Merci d'avance ) ?
Mr Diallo , pour finir , OUI UN INTELLECTUEL PEUT ( et DOIT ) FAIRE DE LA POLITIQUE .
Bien a vous !
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+4 #19 A.O.T. Diallo 08-06-2014 19:15

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
Le comparant à l'auteur,lui arabe que je lisais en principal, on eut dit une comparaison entre un texte de Victor Hugo et de Karifa Camara de Guinéeactu.

Mrs Madina, you made my sunday - thanks...
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+3 #18 Boubacar Diallo, Washington 08-06-2014 19:00

Selon le texte de l’auteur: «Je vais proposer- une définition--personnelle de ce que j’entends par intellectuels.» Avec mes compliments à l’auteur, je lui suggérais de faire attention au mot définition en parlant d’intellectuel: INTELLECTUEL n’est ni un mot nouveau, ni un mot qui manque de définition. Pourquoi donc parler de définir ce qui est déjà DEFINI. En ce domaine, la littérature est riche: des Anciens en passant par les Classiques du XVIIème siècle, le siècle des lumières du XVIIIème, sans oublier l’intelligentsia débutant en Pologne sous contrôle Russe, il y a beaucoup à apprendre de ce mot. Ainsi, l’auteur peut exprimer ce qu’il a appris de ce mot et donc, ce qu’il entend par intellectuel (il ne s’agit pas de définition, mais de l’expression de sa pensée.) Par ailleurs, l’auteur touche un autre domaine que je trouve plus pertinent: Les conditions requises pour diriger ou développer. Là, je dirais que la réponse se trouve dans le mot EDUCATION. L’éducation de base qui devrait comprendre les Humanités aux collèges et Lycées (la vertu, les responsabilités citoyennes, le respect du bien commun), les écoles techniques professionnelles, les centres de formation d’ouvriers qualifiés aussi bien urbains que ruraux pour épauler les paysans, les universités avec des curriculums accrédités par des jurys académiques internationaux spécialisés, des professeurs compétents, des laboratoires avec des chercheurs avertis, le tout complété par des instituts de leaderships qui admettent sur concours avec des bourses d’excellence. Le technocrate plutôt que ‘l’intellectuel’ serait alors la catégorie dont il faudrait parler au sujet de diriger. A ce sujet, lors de la récente célébration de la journée d’Afrique groupant tous les Ambassadeurs et amis du continent à Washington, le Prof Calestous Juma de Harvard Kennedy School of Government, un des présentateurs, s’est félicité que l’Afrique a récemment élu six (6) ingénieurs comme Présidents de la république. Il a essentiellement dit que le continent commence à comprendre, car ce genre de dirigeants savent nécessairement l’utilité et l’établissement des instituts et centres techniques indispensables au développement.
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+9 #17 Saïdou Nour Bokoum 08-06-2014 14:17

MSB, content de te retrouver depuis les ténèbres ! Tè siga, tè bara fa ! Triste chœur auquel est réduit un peuple depuis.. Oui, tu as posé des questions éliminatoires et pour moi ce match est fini pour cause « de mort subite ». S’agissant de « Nouvelle République », tel le Phénix il a repris son envol, après que des « amis qui me voulaient du bien » – vraiment ?- l’aient réduit en cendres ou presque. Il a fallu un ou deux clics à Thierno Hammady pour le faire renaître, là où mes amis ont mis plus d’un mois par refus ou par incompétence ou les deux conjoints, en vain. Thierno Hammady est comme son homonyme, surnommé « Kalakala », savant dans toutes les sciences religieuses de son temps. Qadi pendant 30 ans du temps d’El Hajj Omar ou de ses fils. Son fils aîné, Thierno Ibrahima lui succéda pendant 40 ans jusqu’à l’arrivée des Français, "abdiquant" parce qu’aveugle dit-il, il ne pouvait « voir juste », la justice écartelée entre deux plaignants. Thierno Ibrahima était de la génération de Thierno Alyyou Bhoubha Ndiyan (RA) ; j’ai un neveu qui possède des correspondances de ces deux érudits. Le jeune homonyme de Kalakala Bokoum, informaticien, s’appelle Thierno Hammady BASSOUM. N’étaient ses lumières, les avions s’emmêleraient les « pales » entre Gbessia, Freetown et Monrovia.. J’avais déjà parlé ici de Thierno Hammadi Bokoum, ça suffit ; d’ailleurs Bassoum n’a pas besoin de pub. Il faut seulement promouvoir l’excellence. Et, contrairement à d’autres, il maîtrise son sujet.
Ya Châfi, Ya Hayyou MSB, à tous Wa Salam.
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+18 #16 madina 08-06-2014 10:41

OOgirdè Malal-le filon du bonheur eternel-oeuvre en pular dont Thierno Samba Mombeya est auteur n'est pas un CORAN,mais un livre didactique d'apprentissage de l'Islam.La versification dans cette oeuvre est d'une beauté enivrante.Je le cite:Yaa jom nanougol,Hedho haala gorel,dhyanguel lounguel si afaala malal....!-O toi doté d'entendement,écoute la parole d'un petit homme faible et fragile si tu souhaites le bonheur!
Plus loin il écrit:Midho yetta Allah rewidiral,Yo'O djoul è nèlaadho yedhaadho Bhoural,Midho djantoura himmoudhi haala pular...!-Je loue Allah repetitivement,Qu'IL benisse le Messager gratifié de supériorité,j'évoque les rites essentiels en langue poular.
Autant mon ame s'est émue de la beauté et de la perfection de ces vers construits suivant la métrique arabe,autant elle fut épatée face à un ouvrage en arabe d'Elhadj Oumar Tall que j'ai découvert à l'age de treize ans en marge d'un autre ouvrage qui traitait de la biographie de Cheikh Ahmed Tidine.Mais la beauté et le charme du texte en marge m'amena à délaisser le principal que je lisais pour celui-ci.C'est alors que je découvre le:Rimaahou hizbir Rahiim alaa nouhouri hizbir rajiim.-Flèches des partisans du Miséricordieux sur les masses partisanes de l'ignominieux.Déjà le titre était une perfection poétique.J'avais du mal à imaginer qu'une telle merveille de la langue arabe était l'oeuvre d'un non arabe.Le comparant à l'auteur,lui arabe que je lisais en principal, on eut dit une comparaison entre un texte de Victor Hugo et de Karifa Camara de Guinéeactu.
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+5 #15 mamadou saliou bah 08-06-2014 02:01

Salam El Haj Nour !
Content je suis , de lire vos questions a " RUMI " ( et de sourire a " l'allusion " ) !
Mes questions a Deen , seraient :
- OU AVEZ VOUS LU LE KORAN EN POULAR ?
- Avez vous , vu " CE REECRIT " du KORAN de Thierno Manman Samba ?
Et je lui dirais de ne pas confondre " FIROU GOL ", " WAADJOU " et " WINDOU GOL " !
Pour le reste , ILS sont TOUS des " INTELLECTUELS " .
Salam et bien a vous !
PS : Je suis content aussi de me REBRANCHER a la Nouvelle Republique . ( si vous voyez " mon allusion " !)Tout est bien , qui finit bien ! Encore Salam !
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+8 #14 Saïdou Nour Bokoum 08-06-2014 00:15

Shams Deen (homonyme du maître du grand soufi afghan devenu émigré en Iran au 8ème ou 9ème siècle, Rûmi : mais je pense à MSB) et consorts, de qui tenez-vous qu’El Hajj Omar « n’a jamais voulu.. ». Etc.? Un texte SVP. De fait, il aurait dit, c’est une autre version qui vaut au moins la vôtre, voyant la belle calligraphie de Thierno Mombeya « Si vous continuez, on ne lira plus le Coran dans le texte ». C’est à la fois un compliment et une mise en garde. Qui a dit que le Coran était intraduisible ? Tant qu’on s’arrêtera à la Lettre du Coran, on se contentera de l’écume de ses Signifiés par définition infinis ; à fortiori, si l’on se contentait de sa « traduction-trahison », on finira sur les croix dressées par les « Oulémas » et autres docteurs dont la tradition islamique dit qu'ils « sont aux soufis (les saints) ce que les pharaons étaient pour les prophètes ». La crucifixion a été inventée par les premiers et la mer rouge est dit-on rouge du sang des prophètes.. Pourquoi donc chercher à opposer les saints ou les savants quand vous n’êtes même pas sûr de savoir de quoi ils parlent ? Le peu que l’intellectuel doit savoir, il le devrait avec précision sinon se taire. Wa Salam.
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+6 #13 Patriote1 07-06-2014 13:44

AOT,
Vous avez tout resume. Parmi les criteres definissant l,intellectuel, l,humilite occupe une bonne place. N,est-ce pas Socrate disais : Tout ce que je sais, c,est que je ne sais rien.
Bonne fin de semaine mon frere !
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0 #12 Diallo Thierno Aliou G. 07-06-2014 11:26

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Mr Diallo
Savez vous la différence qu'il y avait entre Thierno Samba Mombeya et Elhadj Oumar Tall ?
Pour le moment j'ai beaucoup apprécier la démarche du Premier qui a réécrit le Coran en Poular pour une plus grande diffusion et accessibilité aux foulani lambda alors que Elhadj Oumar Tall n'a jamais voulu ou autoriser que le Coran soit transcrit en Poular.
Ou bien le chinois apprend en anglais ou en finnois .
L’UNIVERSALITÉ DE LA SCIENCE FAIT QU'ELLE PEUT ETRE ENSEIGNER DANS TOUTES LANGUES.
Pour ce qui est du thème,je crois qu'un intellectuel c'est quelqu'un qui a appris et devient guide pour sa communauté .

Bonjour Monsieur Deen
Très belle illustration.Je pense aussi que la vulgarisation des connaissances est une belle façon de participer au "développement" de sa société..
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0 #11 Diallo Thierno Aliou G. 07-06-2014 11:19

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Cher T. Aliou, meri pour ce texte fort interessant que tu amenes sur notre forum. Il est bien d'en parler car effectivement le mot est galvaudee en Guinee mais aussi partout ailleurs. J'ai quelques remarques que je vous demande de ne pas prendre au 1e degre svp car ils sont justes pour vous aussi reflechir :
- Vous parlez d'engagement pour le bien collectif et de rigueur morale : pensez-vous que les votres sont forcement les seules qui vaillent et que tous ceux qui ne s'y conforment pas sont donc des faux intellectuels ?
- A mon avis l'intellectuel est une personne qui a bénéficié d'une éducation d'un niveau supérieur (quelque soit la langue) même sans diplôme (comme dit précédemment Hampate Bah, Malraux et d'autres) et qui a donc appris, y compris en autodidacte, un mode de réflexion et de raisonnement lui permettant de proposer ses idées et solutions pour "améliorer sa société et son environnement soit le monde".
- Que l'on approuve sa vision ou pas n'en fait pas un bon ou un mauvais : tout autre intellectuel doit donc pouvoir le contredire et si possible le convaincre - d’où le coté indispensable des débats contradictoires entres intellectuels qui permettent effectivement a leur société d’évoluer que ce soit en politique, en économie, en arts et cultures...ect
- Ne vous fâchez pas mais vos propos ici me paraissent un peut rop élitistes et présomptueux (mais pas dans le mauvais sens) car vous ne pouvez être juge de ce qui est bon au mauvais dans les réflexions des autres intellectuels. Vous pouvez juste les approuver ou pas. Par exemple les intellectuels de gauche ne sont pas les bons et ceux de droite les mauvais...
- Finalement vous êtes encore très jeune et donc l'avenir de la Guinée de demain car vos compétences seront indispensables pour reconstruire le pays. J'en ai connu beaucoup comme vous par exemple quand je suis revenu au pays en 1984 après mon exil - j'en faisais partie. Ils exprimaient ouvertement ou a bas mots un certain mépris envers ceux qui n'ont pas eu la chance comme eux d'aller étudier a l’étranger.
C'était une erreur grave et pire cela s'est retourné contre eux car ceux qu'ils ont trouvé sur place l'ont perçu rapidement dans leurs propos et gestes et beaucoup ont été marginalisés a juste titre et ont en fin de compte été obligés de retourner d’où ils étaient venus.
Il faut donc y faire très attention car reconstruire la Guinée nécessitera obligatoirement un travail de tous ses fils et filles de la diaspora et de l’intérieur, intellectuels ou non. Aucun ne devra se croire "supérieur" a l'autre dans cette refondation sinon ce sera un échec, principalement pour ceux venant de l’extérieur.
- Pour moi un intellectuel qui ne s'exprime pas, quelque soit son média de communication est comme un millionnaire qui ne sort jamais son argent de sa poche : il est inutile a lui-même et a tous les autres. Dans ce sens nous devons tous dire merci a la mondialisation de nous avoir donnée des armes telles que le Web, les blogs et les forums pour que nos intellectuels puissent se connaitre et s'enrichir mutuellement dans le respect obligatoire de leurs différences.
Juste quelques remarques fraternelles sans arrières pensées négatives.

Bonjour Koto A.O.T. Diallo
Peut-être que je me suis mal exprimé ou j’ai été maladroit dans ma façon de décrire ma vision de l’intellectuel. Cependant si vous avez bien pu le constater, j’ai évité tout au long de ce texte de proposer de finitions de type universaliste, absolu et unilatéral. Le choix du moi est souvent prétentieux je l’admets, mais comme j’ai expliqué, il est sans prétention dans cet écrit. Justement en utilisant le moi, j’ai voulu exprimer le caractère personnel de mes propositions de définition sans prétendre qu’elles soient absolues, universelles et incontestables. Donc loin de moi l’idée mépriser les autres et de penser que tout ce qui ne correspond pas à ma vision soit impertinente ou fausse.
Je suis tout à fait d’accord avec votre proposition de définition. Rassurez-vous que je ne suis pas fâché concernant vos remarques, je vous suis assez sur ce forum pour savoir qu’il n’y a rien de méchant dans vos réactions, votre démarche est souvent constructive et formative et merci Koto.
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+4 #10 amadusdialamba 07-06-2014 06:08

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
Intellectuel vient du grec:INTEL=tout le monde,ECTUEL=je ne suis pas.Donc éthymologiquement le mot INTELLECTUEL signifie:Je ne suis pas comme tout le monde.
De cette définition chacun peut se faire sa religion et en tirer une conclusion.

Ha ma soeur toujours breve mais tres piquante. C'est oui
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+2 #9 Mamadou 07-06-2014 00:26

L ecole ne fait pas l intellectuel surtout l ecole de Toto tire Nama. Mais en general l intellectuel doit avoir un niveau universitaire acceptable. Quel est le niveau ideal, bac+1, bac+10, bac+1/2...? Hampate Ba etait instituteur mais c etait quasimt le niveau optimal de son époque. Le double aggrege Aboudalye Wade qui s est accroche au pouvoir ,comme un naufrage du Radeau de Meduse de Gustave Gericault, est-il un intellectuel? Le diplome ne fait pas forcemt l intellectuel. Cependant il donne a l Homme les outils analitiques pr comprendre son milieu et le gerer au mieux. C est pr cela que l ingenieur Nicholas Tesla est aussi intellectuel que le philosophe John Locke. Tesla ns a rendu la vie plus facile avec son moteur a courant alternatif et John locke ns a eclaire sur la bonne gouvernance et la psychiatrie. Le danger c est faire l amalgame entre l intellectuel et le sage. Certaines connaissances rendent fou si on s en enivre precocement. On le voit ds nos mosquees ou il suffit de memoriser le Coran en un an pr se faire appeler errudit et se croire plus savant que celui qui a appris la theologie pdt dix ans. C est l une des causes du terrorisme.Ne dit-on pas, "l habit ne fait pas le moine mais le moine se reconnait a son habit?"
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+4 #8 A.O.T. Diallo 06-06-2014 20:25

Cher T. Aliou, meri pour ce texte fort interessant que tu amenes sur notre forum. Il est bien d'en parler car effectivement le mot est galvaudee en Guinee mais aussi partout ailleurs. J'ai quelques remarques que je vous demande de ne pas prendre au 1e degre svp car ils sont justes pour vous aussi reflechir :
- Vous parlez d'engagement pour le bien collectif et de rigueur morale : pensez-vous que les votres sont forcement les seules qui vaillent et que tous ceux qui ne s'y conforment pas sont donc des faux intellectuels ?
- A mon avis l'intellectuel est une personne qui a bénéficié d'une éducation d'un niveau supérieur (quelque soit la langue) même sans diplôme (comme dit précédemment Hampate Bah, Malraux et d'autres) et qui a donc appris, y compris en autodidacte, un mode de réflexion et de raisonnement lui permettant de proposer ses idées et solutions pour "améliorer sa société et son environnement soit le monde".
- Que l'on approuve sa vision ou pas n'en fait pas un bon ou un mauvais : tout autre intellectuel doit donc pouvoir le contredire et si possible le convaincre - d’où le coté indispensable des débats contradictoires entres intellectuels qui permettent effectivement a leur société d’évoluer que ce soit en politique, en économie, en arts et cultures...ect
- Ne vous fâchez pas mais vos propos ici me paraissent un peut rop élitistes et présomptueux (mais pas dans le mauvais sens) car vous ne pouvez être juge de ce qui est bon au mauvais dans les réflexions des autres intellectuels. Vous pouvez juste les approuver ou pas. Par exemple les intellectuels de gauche ne sont pas les bons et ceux de droite les mauvais...
- Finalement vous êtes encore très jeune et donc l'avenir de la Guinée de demain car vos compétences seront indispensables pour reconstruire le pays. J'en ai connu beaucoup comme vous par exemple quand je suis revenu au pays en 1984 après mon exil - j'en faisais partie. Ils exprimaient ouvertement ou a bas mots un certain mépris envers ceux qui n'ont pas eu la chance comme eux d'aller étudier a l’étranger.
C'était une erreur grave et pire cela s'est retourné contre eux car ceux qu'ils ont trouvé sur place l'ont perçu rapidement dans leurs propos et gestes et beaucoup ont été marginalisés a juste titre et ont en fin de compte été obligés de retourner d’où ils étaient venus.
Il faut donc y faire très attention car reconstruire la Guinée nécessitera obligatoirement un travail de tous ses fils et filles de la diaspora et de l’intérieur, intellectuels ou non. Aucun ne devra se croire "supérieur" a l'autre dans cette refondation sinon ce sera un échec, principalement pour ceux venant de l’extérieur.
- Pour moi un intellectuel qui ne s'exprime pas, quelque soit son média de communication est comme un millionnaire qui ne sort jamais son argent de sa poche : il est inutile a lui-même et a tous les autres. Dans ce sens nous devons tous dire merci a la mondialisation de nous avoir donnée des armes telles que le Web, les blogs et les forums pour que nos intellectuels puissent se connaitre et s'enrichir mutuellement dans le respect obligatoire de leurs différences.
Juste quelques remarques fraternelles sans arrières pensées négatives.
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+13 #7 madina 06-06-2014 18:29

Intellectuel vient du grec:INTEL=tout le monde,ECTUEL=je ne suis pas.Donc éthymologiquement le mot INTELLECTUEL signifie:Je ne suis pas comme tout le monde.
De cette définition chacun peut se faire sa religion et en tirer une conclusion.
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+2 #6 Africain 06-06-2014 14:45

Monsieur DIALLO Thierno Aliou, merci pour les différentes définitions et pour vos références bibliographiques.
Mais, j’aimerais mieux saisir ces deux passages ci dessous ; il me semble qu’il y a un problème :
Dans un premier temps pour vous il est évident qu’un intellectuel est avant tout un universitaire " ayant au moins un master dans une discipline … " et plus loin à la fin de votre texte, vous ne pensez pas qu’il " faille avoir un bac+5 ou un doctorat pour être intellectuel ". Peut être que je vous ai mal lu ou mal compris ! (Seul SUPERMAN sait lire ici (lol)).
" I- Qu’est-ce que j’entends par intellectuel ?
De manière minimaliste et triviale, pour moi un intellectuel est avant tout un universitaire ayant au moins un master dans une discipline donnée, et dans sa manière de faire, de penser, d’agir, concilie le bon sens, l’éthique, la vérité, la probité et l’humilité…. "
" L’intellectuel doit-il avoir impérativement un bac+5 ou un doctorat ?
Je ne pense qu’il faille avoir un bac+5 ou un doctorat pour être intellectuel. Comme nous l’avons vu tout au long de ce texte, les diplômes ou les savoirs ne sont pas les seuls critères pour qualifier une personne d’intellectuel ou pas. L’engagement de soi pour la société, la promotion de la vérité et de l’édification des consciences sont autant d’éléments essentiels pour qualifier une personne d’intellectuel... "
Bien à vous et encore merci pour cet intéressant papier.
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0 #5 shams deen 06-06-2014 14:00

Mr Diallo
Savez vous la différence qu'il y avait entre Thierno Samba Mombeya et Elhadj Oumar Tall ?
Pour le moment j'ai beaucoup apprécier la démarche du Premier qui a réécrit le Coran en Poular pour une plus grande diffusion et accessibilité aux foulani lambda alors que Elhadj Oumar Tall n'a jamais voulu ou autoriser que le Coran soit transcrit en Poular.
Ou bien le chinois apprend en anglais ou en finnois .
L’UNIVERSALITÉ DE LA SCIENCE FAIT QU'ELLE PEUT ETRE ENSEIGNER DANS TOUTES LANGUES.
Pour ce qui est du thème,je crois qu'un intellectuel c'est quelqu'un qui a appris et devient guide pour sa communauté .
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-2 #4 Youssouf Bangoura 06-06-2014 12:05

Promouvoir l'enseignement dans nos différentes langues, était l'une des meilleures qualités de Sekou Touré . Aujourd'hui, les meilleurs intellectuels africains, recommandent l'enseignement dans les langues africaines, rien n'est plus authentique que cela . Les pays asiatiques, nous en donnent l'exemple mr Diallo .
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+7 #3 Mamadou Baldé 06-06-2014 09:26

Etre un intellectuel n'a rien à voir avec des bac+ ou-; l'intellectuel c'est tout sauf un mouton ou un récitant. D'après vos critères et votre échelle, des penseurs comme Hampaté Bah ou André Malraux ne sont pas des intellectuels. Pour tous ceux qui réfléchissent, l'intellectuel c'est quelqu'un qui a une pensée autonome et peu importe les moyens d'expression qu'il utilise pour véhiculer sa pensée. De mon point de vue, Geto ou Alkhaly Mohamed Keita avec son théâtre sont des intellectuels!!! Ne fait-on pas là une confusion entre technicien, au sens spécialiste, et intellectuel?
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0 #2 Patriote1 06-06-2014 03:56

Mr Diallo,
Pourquoi ne pas vous encourager pour ce laborieux travail. Aussi vous avez tout a fait raison de dire qu,en Guinee, tous ceux qui savent lire et ecrire se croient intellectuels. Ce qui n,est pas le cas. Mais l,operationnalisation du concept est tres difficile a faire. Ainsi pour faciliter la comprehension des lecteurs, pourriez-vous nous citer quelques exemples d,intellectuels guineens, africains ou internationaux. Des bons d,un cote et des mauvais de l,autre et dire pourquoi les uns sont bons et les autres mauvais.
Par contre, accuser l,enseignement de nos langues nationales comme etant l,une des causes de notre division est tres discutable. Pour preuve, l,enseignement dans les langues nationales a commence environ 10 ans apres l,independance (1967) dans le cadre de ce qu,on appelait a l,epoque la Revolution Culturelle Socialiste. Mais avant, le regime etait deja devenu tres dur pour, entre autres, resister a la pression de la France qui voulait l,etouffer. Quant aux faiblesses de l,enseignement dans nos langues nationales, amon humble avis, elles sont a situer ailleurs.
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+1 #1 KeitaM 05-06-2014 23:00

Etre un intellectuel c’est être humble, critique, honnête, engagé pour le bien collectif. A part le mot Critique,, cette definition n'est pas toujours valable.
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