La problématique de l’accès à l’eau potable à Conakry

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BAH_Abdoul_Diaila_01Nous allons aborder le problème sous l’angle d’un état des lieux avec l’utilisation d’un outil bien connu des spécialistes de l’étude diagnostique et de l’évaluation. Il s’agit de la grille AFOM (1) qui permettra de mettre en évidence la situation réelle du secteur d’approvisionnement en eau potable de la capitale. Deux facteurs (internes et externes) seront étudiés selon qu’ils soient liés ou non à la société SEG (2) en charge de la production et de la distribution de l’eau dans les centres urbains guinéens.

Même si la problématique de l’accès à l’eau potable est nationale, dans cette analyse nous nous limiterons à Conakry pour mesurer avec précision le degré de déficit du secteur mais aussi en analyser les causes et tirer une conclusion.


1- Le contexte actuel et l’enjeu pour l’avenir

Tout d’abord, il faut préciser que la situation difficile de l’accès à l’eau potable n’est ni nouvelle ni spécifique à la Guinée. Mais le manque de volonté politique des gouvernements successifs de notre pays aggrave encore plus une situation déjà difficile.

Et pourtant, depuis le 28 juillet 2010 date à laquelle l’Assemblée générale de l’ONU (3) a adopté une résolution reconnaissant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement un caractère de droit fondamental, ce manque de volonté politique constitue une violation de droit de l’homme. Si cette résolution onusienne ne fait pas encore bouger les choses à cause de son caractère non contraignant, nos dirigeants politiques devraient mesurer l’importance de l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le processus de développement de nos pays et évaluer les conséquences de son déficit. L’enjeu est majeur d’autant plus que chaque année, le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement cause la mort d’environ 3 millions de personnes dans le monde (soit l’équivalent de toute la population de Conakry) et d’un enfant toutes les 3 secondes. Selon les statistiques de l’OMS (4) l’utilisation d’eau non potable ou polluée entraîne la prolifération de maladies hydriques (des diarrhées, des diphtéries ou des épidémies de choléra) et tue chaque année plus que le sida, la tuberculose, le paludisme, la rougeole, les accidents de la route ou les guerres.

Selon les estimations (très contradictoires en fonction des sources), la population actuelle de Conakry et ses environs est évaluée aux alentours de 3 600 000 habitants. Si on estime la norme de besoin en eau par habitant dans des régions à faible niveau de développement économique comme la Guinée à 75 litres par jour et par personne, le besoin journalier actuel de toute la population de Conakry sera de 270 000 m³ par jour. Or la capacité de production actuelle d’eau pour Conakry est de 164 000 m³ par jour. Autrement dit, il y a actuellement un déficit de 106 000 m³ d’eau par jour sans compter les pertes sur le réseau !

A l’horizon 2030 c’est-à-dire dans 16 ans, lorsque la population de Conakry aura atteint 5 800 000 habitants, les besoins journaliers en eau avoisineront 500 000 m³ par jour. Soit 3 fois la capacité de production actuelle. Si rien n’est fait maintenant, nous allons droit dans le mur.


2- Les atouts (ou facteurs positifs internes)

La disponibilité à la SEG de personnel compétent et expérimenté ayant notamment bénéficié de l’expertise de partenaires professionnels étrangers entre 1989 et 2000.

Le passage d’une forme de société mixte public-privé qui rétribue des dividendes à une société 100 % Etat guinéen en 2001 devrait accroître l’investissement des moyens dans l’entretien et le renouvellement des installations.

L’existence d’un potentiel d’extension important et donc d’augmentation du nombre de clients abonnés à Conakry et ses environs.


3- Les faiblesses (ou facteurs négatifs internes)

La vétusté des installations occasionnant d’importantes pertes en eau sur les réseaux.

Les fraudes et les branchements clandestins, les vandalismes et autres sabotages d’installations.

L’insuffisance de compteurs à eau favorisant le recours massif à la facturation de clients au forfait et occasionnant ainsi le gaspillage.

La faiblesse du niveau de tarification de l’eau au m³ par rapport aux coûts réels de production, de distribution et d’entretien.

Le manque de moyens financiers de la société en charge du secteur la SEG pour effectuer l’entretien et le renouvellement des installations (infrastructures de production, ouvrages de transport et de stockage, les réseaux de distribution, etc.)

Le risque très élevé d’interruption presque totale de l’approvisionnement de Conakry lié à configuration même du réseau. En effet, 80 % de la production d’eau qui alimente Conakry transite par une seule conduite.


4- Les opportunités (ou facteurs positifs externes)

La disponibilité en quantité suffisante de la ressource en eau brute favorisée par la traversée du pays par de grands fleuves (le Niger, le Sénégal et la Gambie) et la pluviométrie abondante une grande partie de l’année.

Le relief accidenté favorisant l’alimentation de Conakry par système gravitaire beaucoup moins coûteux que le système par pompage.

La bonne qualité de l’eau brute disponible qui permet la construction de systèmes de traitement simples (décantation, filtration et désinfestation) et donc moins onéreux.

Les perspectives de la mise en route des travaux de réalisation du 4e Projet eau de Conakry.


5- Les menaces (ou facteurs négatifs externes)

Le manque de volonté politique d’investir massivement dans le secteur de l’eau.

Le problème du déficit en courant électrique pour l’alimentation des forages. Car il faut souligner que sur les 164 000 m³ de capacité de production actuelle, 24 600 m³ proviennent des eaux souterraines (c’est à dire des forages) contre 139 400 m³ provenant des eaux de surface (c’est dire les barrages).

Le coût très élevés de réalisation de grands travaux d’infrastructures hydrauliques (barrages, stations de traitement, réseaux à grands diamètres, etc.).

L’absence d’Entreprises et de Bureaux d’études locaux compétents et capables de réaliser de grosses infrastructures hydrauliques obligeant l’Etat et les bailleurs de fonds à se tourner vers des entreprises étrangères plus chères.

Le problème de l’urbanisation anarchique de certains quartiers de Conakry rendant l’installation des équipements de distribution contraignante et donc coûteuse.

L’augmentation rapide de la population avec un taux d’accroissement naturel de 3 % par an.


Conclusion

Pour pallier à ce déficit il n’y a pas cinquante solutions. Il faut des investissements certes importants mais indispensables au risque de fragiliser considérablement le développement économique de la capitale, moteur de l’économie nationale, et de mettre en danger la santé de millions de citoyens.

Malheureusement, face à un tel défi la solution trouvée par les autorités guinéennes actuelles consiste à acheter de petits équipements pour faire du water trucking (c’est-à-dire la distribution d’eau par camion-citerne) dans les quartiers. Ce dispositif est utilisé pour des interventions en urgence humanitaire (cas de catastrophes naturelles, de conflits armés, de guerres civiles, etc.) pour une courte période mais en aucun cas en développement compte tenu de son coût exorbitant et de son impact dérisoire. L’autre solution de bricolage tout aussi dérisoire consiste à aménager des forages en pleine zone urbaine et à faire du délestage pour fournir les populations alternativement un jour sur deux.

Ce déficit en eau potable de la capitale guinéenne est d’autant plus incompréhensible que le pays regorge d’immenses potentialités rendant les coûts de construction d’un système complet d’approvisionnement en eau potable moins onéreux que ceux de la plupart de pays africains.

Et pourtant les secteurs de l’eau potable et de l’énergie sont annoncés en fanfare comme étant des priorités de l’action gouvernementale. Mais comme toujours, entre les annonces politiques et les actes posés il y a un fossé pour ne pas dire un océan. En effet le coût total de l’ensemble des investissements permettant de palier totalement au déficit en eau potable de Conakry jusqu’en 2030 est de 700 millions de $ US. C’est exactement le montant versé par Rio Tinto au gouvernement Guinéen en avril 2011 suite à la signature de l’accord transactionnel de l’octroi de la concession minière de Simandou. D’ailleurs, où est passé tout cet argent ?

Ainsi, attendant la réalisation de ce fameux 4e Projet eau de Conakry tant annoncé et toujours attendu, les populations pauvres de Conakry continueront à consommer une eau de mauvaise qualité et à mourir dans l’anonymat le plus total.


Abdoul Diaila Bah
Liège, Belgique

___________________________________

1 AFOM : Atout-Faiblesse-Opportunité-Menace
2 SEG : Société des eaux de Guinée
3 ONU : Organisation des Nations Unies
4 OMS : Organisation mondiale de la santé
 

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Commentaires  

 
+4 #18 Gandhi 07-02-2014 18:44

Citation en provenance du commentaire précédent de Diaila:
Par contre, affirmer que je cautionne une société nationale pour gérer ce secteur est totalement faux.

Mr Bah, il ne faut pas lire trop vite ou avec des a priori. J'ai donné un avis personnel sur votre discussion avec Aziz, qui n'apporte rien au débat, même si vous n'y êtres pour rien. Ensuite j'ai voulu passer à autre chose en recentrant mon commentaire sur votre texte. C'est ce que j'ai fait, en indiquant que des Guinéens (solutions nationales) et non uniquement des étrangers pourraient peut-être agir dans le domaine. Pour éviter toute ambigüité, j'ai précisé que l'expression "solution nationale" ne signifiait pas entreprise publique. A aucun moment je n'ai dit que vous aviez choisi ce mode de gestion. D'ailleurs si c'était votre choix, je l'aurais critiqué sans prendre de gants, tout en respectant néanmoins le fait que cela aurait pu être votre choix. Par ailleurs, je lis généralement tous les commentaires, et vous aviez déjà répondu à AOT sur ce point. Il n'y avait donc aucune ambigüité de ma part.
Aussi je ne comprends pas pourquoi vous me prêtez des propos que je n'ai pas tenus. Sans doute votre irritation due à des discussions inutiles avec d'autres. Exceptionnellement, je ferai abstraction de votre reproche.
Si vous n'aviez pas compris mon propos, rien n'empêchait de demander des éclaircissements. Pour être un pédagogue, je n'ai pas la prétention de toujours savoir me faire comprendre. En revanche, je ne tiens de propos péremptoires qu'en réaction, jamais a priori. Faites en autant, vous vous porterez mieux.
Quant aux cadres compétents, je préfère importer des Guinéens de la diaspora compétents (ça existe) que des étrangers. Ce n'est pas la voie choisie par AC. Si vous êtes du secteur et en Belgique, je préférerai vous savoir en Guinée dans le secteur de l'eau, qu'une nouvelle société privée étrangère. C'est le sens de mon propos.
Par ailleurs, AC est un incapable (c'est mon avis) et ce n'est pas à 75 ans qu'il va changer. Il n'attend que des investisseurs étrangers pour prendre des commissions, il ne cherche pas à développer le pays. Donc si vous attendez après lui, pour qu'il se préoccupe de ce secteur, vous risquez d'attendre longtemps.
Enfin, je suis bien conscient que son départ ne résoudra pas tous les problèmes, mais cela permettra au moins à des Guinéens, qui auront confiance en un nouveau régime, de venir y investir. Pour l'instant, ce n'est pas possible d'investir en toute sécurité. Or si la confiance ne nécessite aucun argent, elle est pourtant le catalyseur des investissements, seul élément permettant de créer de la croissance et des emplois.
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+5 #17 Cisko 07-02-2014 14:15

Sujet intéressant mais malheureusement en Guinée, le secteur de l'Eau est dans les oubliettes. Merci Diaila pour ce texte. Ci-dessous mon input :
En termes de faiblesses, c'est le fameux regroupement de la société de patrimoine (ex SONEG, qui pouvait rester au compte de l'Etat) et la société d'Exploitation (ex SEEG qui peut bien être privatisée et contrôlé par la société de patrimoine). Autre faiblesse, le non paiement des factures de l'administration, ce qui plombent les comptes de la SEG actuelle. L'Etat a aussi privilégié l'affaire de courant par rapport aux questions d'accès àl'Eau en milieu urbain (il faut tout de même reconnaitre qu'en milieu rural il y a eu la réhabilitation de 2000 forages entre 2011 et 2013).
Pour les opportunités, je crois qu'il y a ces nouvelles formes de financement que sont les Partenariat Public Privé qui peuvent nous permettre de financer des projets d'AEP dans les villes secondaires. Aussi, la disponibilité des bailleurs arabes à s'intéresser à ce genre de projet (comme l'atteste le 4ème projet Eau de conakry dont parle l'auteur. En termes de menaces, il y a l'envahissement des zones de forages qui alimentent certains quartiers de Conakry (Kakimbo, Sonfonia, Cobayah) et même la zone de Kakoulima où se trouvent de grands forages de la SEG sans oublier les installations de Yessoulou qui sont souvent l'objet de vandalise. Mais c'est surtout la dépendance à ce tuyau principal de Conakry qui est inquiétante car on vient de le voir à Dakar l'eau est très vital à la vie.
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-2 #16 Diaila 07-02-2014 10:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
...... Cela permet d'entretenir l'espoir que des solutions nationales pourront émerger, lorsque AC aura dégagé.

Ghandi,
Alpha Condé peut résoudre ce problème s'il en a conscience et s'il est là pour la changement comme il le prétend car des moyens existent. Mais soyons honnête, il n'est en rien responsable de cette situation du déficit d'eau à Conakry ! C'est un héritage commun de tous les gouvernements successifs antérieurs.
S'imaginer donc qu'il suffit de dégager AC pour que l'eau jaillisse des robinet est un raccourci que je suis incapable de suivre.
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0 #15 Diaila 07-02-2014 10:37

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
..
Par solution nationale, je n'entend pas cautionner une société nationale pour gérer ce secteur. Avec les incompétents (qui n'ont même pas pris la mesure du problème) et malhonnêtes qui nous dirigent, c'est un puits sans fonds.
Il faut des cadres compétents pour contrôler ce que feraient des entreprises privées, pour ne pas les laisser se gaver n'importe comment.
.....

Gandhi,
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur la stérilité de la discussion avec Aziz; j'ai été le premier à le signaler.
Par contre, affirmer que je cautionne une société nationale pour gérer ce secteur est totalement faux. Je ne cautionne rien du tout. Je dis simplement que cette gestion DEVRAIT permettre d'améliorer la situation. Ce n'est donc pas parce qu’on mesure plus de 2m qu'on sait jouer au basketball mais c'est un ATOUT.
Par ailleurs, vous dites "qu'il faut juste des cadres compétents pour contrôler ce que feraient des entreprises privées". Je suis d'accord, sauf que ces cadres compétents on ne va pas les importer. On est donc obligé de faire avec ce qu'on a.
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+1 #14 le voyant 07-02-2014 10:28

Erratum: lire mettez..
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+7 #13 Le Voyant 07-02-2014 09:06

Maitres Aziz et Daila pardon faites un gros effort et mettrez fin a ce malencontreux désagrément jusqu’au jour ou vous allez vous rencontrer en Belgique. Vous avez tous les deux raison. Se chamailler « virtuellement » ne vous mènera nulle part et je suis sûr qu’il y a des gens qui sont aux anges en ce moment car ils tirent du plaisir dans les querelles de jeunes gens de l’opposition.
Par ailleurs, je profite de cette occasion pour demander une trêve jusqu'à votre future rencontre en Belgique et j’ose croire que vous allez accepter ma doléance. Une fois en Belgique, je suis convaincu que vous allez fumer le calumet de la paix et revenir ici encore plus aguerris et ragaillardit pour le combat qui nous menons tous pour l’avènement d’une démocratie réelle en Guinée.
Regards,
Le Voyant
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+4 #12 Gandhi 07-02-2014 08:50

Les discussions entre Bah & Bah sont stériles. On devrait au contraire se réjouir qu'il existe des gens qui s'intéressent au secteur de l'eau (domaine prioritaire en Guinée et qui le deviendra de plus en plus). Cela permet d'entretenir l'espoir que des solutions nationales pourront émerger, lorsque AC aura dégagé.
Par solution nationale, je n'entend pas cautionner une société nationale pour gérer ce secteur. Avec les incompétents (qui n'ont même pas pris la mesure du problème) et malhonnêtes qui nous dirigent, c'est un puits sans fonds.
Il faut des cadres compétents pour contrôler ce que feraient des entreprises privées, pour ne pas les laisser se gaver n'importe comment.
Certes tout est prioritaire en Guinée, mais l'énergie (eau et électricité) est le secteur prioritaire pour 3 raisons au moins : c'est un secteur productif susceptible de rapporter des recettes ultérieures, c'est un secteur nécessaire pour attirer et entrainer des investissements dans d'autres secteurs, c'est enfin un serpent de mer réclamé par la population depuis longtemps.
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+2 #11 Diaila 06-02-2014 23:23

Monsieur Abdoulaye Aziz Bah,
Décidemment, je continue à vous passionner. Vous ne vous contentez plus d’admirer mes analyses, vous demandez à des personnes supposées résider en Belgique qui je suis vraiment. Tout cela prouve à suffisance que je suis malgré tout une personne importante à vos yeux.
Mais revenons au sujet, car si je continue à discuter avec vous c’est dans l’espoir d’en tirer profit dans un vrai débat de fonds. Et là, j’avoue que je suis très déçu de votre part. Car depuis le début vous tournez en rond pour éviter ce débat de fonds sur le sujet.
Mais je ne désespère pas et j’attends toujours le rapport de l’ONU que vous m’avez promis. Je veux que l’on discute du fonds entre personnes responsables.
Par ailleurs, je n’ai aucun problème à vous rencontrer ici en Belgique ou ailleurs (vos amis de la Belgique vous donneront mes contacts).
Mais sachez que je ne vais pas passer mon temps à discuter dans le vide ; je veux du concret, de l’instructif. Mais si c’est pour parler de la virgule mal placée, de l’accent oublié, de la ce qu'est l'OMS pour l'ONU, de nos vies privées respectives, ça ne m’intéresse vraiment pas et je ne pense pas que ça intéresse les lecteurs.
Si vous me répondez sur le fonds, je veux bien continuer à discuter avec vous ; dans le cas contraire, considérez que de mon côté le débat est clos./.
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+1 #10 Abdoulaye Aziz Bah 06-02-2014 22:05

Citation en provenance du commentaire précédent de Diaila:
Monsieur Abdoulaye Aziz Bah,
Il me semble que je vous ai demandé le rapport de l’ONU dont vous parlez dans votre commentaire. Plus précisément celui dans lequel proviendraient les 70% de mon analyse. Au lieu de cela, vous m’envoyer un document de l’OMS. Vous noyez le poisson comme on dit.

Monsieur Bah, pour une fois, je ne suis pas le genre de personnes qui font un jeu de « Ping Pong » sur ce forum. Encore, faut il le rappeler, malgré votre niveau, que l’OMS est un organe de l’ONU. Vous prouvez, encore une fois, votre niveau si bas, en dépit de tout ce que vous m’aviez traité dans vos commentaires précédents. Pour votre information « L’OMS est l’autorité directrice et coordonatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international au sein du système des Nations Unies. » Par contre, des amis résidents en Belgique, qui sont des vrais cadres, m’ont demandé de ne pas danser avec vous. J’ai maintenant un peu d’idées sur qui vous êtes, comme vous clamez toujours que je ne vous connais pas. Je serais en Allemagne le mois prochain pour une conférence sur les énergies alternatives. Après, je serais en Belgique plus précisément a Namur, pour une visite familiale. Je serais heureux de faire votre connaissance si vous le souhaitez. D’ici là, bonne journée !
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0 #9 Diaila 06-02-2014 20:23

Monsieur Abdoulaye Aziz Bah,
Il me semble que je vous ai demandé le rapport de l’ONU dont vous parlez dans votre commentaire. Plus précisément celui dans lequel proviendraient les 70% de mon analyse. Au lieu de cela, vous m’envoyer un document de l’OMS. Vous noyez le poisson comme on dit.
Mais pour votre respect, j’ai pris la peine de le parcourir. Malheureusement, je ne trouve que 2 passages qui parlent de la Guinée dans des tableaux statistiques et rien absolument rien qui a un rapport avec le contenu de mon sujet.
Voici les 2 informations traitées dans ce document OMS :
1)L’utilisation des installations d'assainissement améliorées ou non en 1990, en 2000 et en 2010 en zone urbaine et en zone rurale. >>Page 44
2)Les sources améliorées ou non d'utilisation de l'eau potable en 1990, en 2000 et en 2010 en zone urbaine et en zone rurale.>> Page 45
J’attends donc toujours le rapport de l’ONU. Je précise que vous n’avez pas besoin de mon e-mail personnel pour me l’envoyer. Il suffit juste de dire le nom du rapport, son auteur et sa date d’édition. Le retrouver après sera un jeu d'enfant.
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+3 #8 Abdoulaye Aziz Bah 06-02-2014 17:23

Citation en provenance du commentaire précédent de Diaila:
Sacré Monsieur Abdoulaye Aziz Bah,...!

Monsieur Bah, je m’excuse si vous vous sentez ainsi. Mon objectif sur ce grand forum n’est point de personnaliser le débat. Il me semble que vous m’avez mal compris. Par contre, je vous prie d’accepter nos divergences sur certains sujets. Rassurez vous que je n’ai rien contre vous, mais il serait mieux de laisser les lecteurs apprécier vos papiers au lieu de le faire à leur place. Vous aimez toujours dire que je ne vous connais pas comme si j’ai besoin de vous connaitre. D’ici là, voici un lien du rapport global de l’OMS sur la problématique de l’eau dans le monde. Le cas de la Guinée est décrit sur un des tableaux du rapport. J’espère que les lecteurs pourront lire l’anglais. http://whqlibdoc.who.int/publications/2012/9789280646320_eng_full_text.pdf
Pour ce qui est du rapport que j’ai mentionné dans mes commentaires, envoyez-moi votre email. Je vais le scanner et l’envoyez dans votre email, puisque je n’ai pas les moyens de publier un document en papier sur ce forum.
Encore une fois, pas d’émotion dans les débats.
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+6 #7 Diaila 06-02-2014 16:27

AOT,
Je comprends parfaitement votre réaction et le doute que vous exprimez (à juste titre d’ailleurs) quant à la capacité de gestion d’une activité commerciale de nos Etats.
Par contre, je pense qu’un tout petit détail mais combien important vous a échappé dans ma phrase : c’est le conditionnel « devrait ». Car comme vous, je me suis réservé sur cet aspect.
J’ai voulu donc dire que si une société qui rétribuait des dividendes n’en rétribue plus, alors le surplus devrait permettre de faire des investissements. Mais à condition que la société garde ses performances et que le mode de gestion et de fonctionnement reste le même avant et après.
Sinon pour le reste, nous sommes tout à fait d’accord et j’apprécie de passage votre sens de l’analyse.
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+7 #6 A.O.T. Diallo 06-02-2014 15:59

" Le passage d’une forme de société mixte public-privé qui rétribue des dividendes à une société 100 % Etat guinéen en 2001 devrait accroître l’investissement des moyens dans l’entretien et le renouvellement des installations."
Cher Diala, votre texte est certes intéressant et nous fait réfléchir a cette situation prioritaire pour que Conakry redevienne une capitale. En particulier les chiffres de l'offre et de ma demande sont très utiles.
Par contre j'ai un problème sérieux avec votre "opportunité" ci-dessus et qui d'ailleurs contredit une grande partie de votre analyse : en ce monde de libéralisme et d'efficience croyez-vous vraiment qu'un état du tiers-monde - et en 1e la Guinée - peut se draper de souveraineté pour gérer une activité purement commerciale ?
NB: le seul service correct et en constante amélioration que j'ai vu a Conakry est l’aéroport de Gbessia - il est géré depuis quelques années exclusivement par ADP (Aéroports de Paris)...
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+3 #5 Se 06-02-2014 13:53

Citation en provenance du commentaire précédent de amadousdialamba:
Tant que le peuple continuera à ignorer ses droits fondamentaux, il n’obtiendra aucun service, même ceux dits de base. Un simple petit mouvement partiel a failli donner tout récemment du courant à tous les ‘’Conakrykas’’. Il y a des dirigeants qui ont le même caractère que la tortue. Cet animal ne sort sa tête qu’avec un feu derrière. Un récent exemple : les ressortissants d’une région qui s’étaient sentis oubliés dans le partage des postes de responsabilité viennent d’être pleinement réhabilités par le ‘’profou’’. Donc avec les fous, il faut faire le fou.

En tout cas, la balle a toujours été du coté du peuple. Rien n'est donné dans la vie...tout s'obtient. On va beau critiquer et espérer, tant que le people n'exige pas mieux de ses dirigeants, rien ne changera. A force de tout encaisser, le peuple est devenu une proie pour les prédateurs comme Alpha Condé. Wassalam.
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0 #4 Diaila 06-02-2014 10:04

Sacré Monsieur Abdoulaye Aziz Bah, je comprends parfaitement la frustration qu’est la vôtre en lisant votre commentaire. En effet, la qualité et la précision de l'analyse vous laissent supposer qu'elle ne peut émaner que d'une institution internationale.
Mais non, tout le monde n'est pas aussi limité que vous. Il y a des personnes (guinéennes que cela ne vous plaise !) qui savent observer, analyser et tirer leurs propres conclusions.
C'est un sujet technique largement au-dessus de vos connaissances et de vos capacités d'analyse de polémiste généraliste qui a été abordé ici. Vos domaines de prédilection ce sont les sujets généraux où chacun peut venir raconter ce qu'il veut en injuriant les autres au passage.
Malheureusement, on ne vous proposera pas tous les jours ce genre de sujets.
Ici on parle technique. Et sur ce thème précis de l’Alimentation en Eau Potable, vous êtes complètement désarmé pour polémiquer et la frustration est grande; mais je n'y peux rien. Sachez tout simplement que ce n'est pas parce que j’interviens souvent sur ce site sur des sujets généralistes que vous et moi avons quelque chose en commun. Non, nous ne combattons pas dans la même catégorie. Je suis un technicien pur et dur, Hydraulicien de surcroît si ce mot vous dit quelque chose.
Au lieu de polémiquer vaguement dépourvu de tout argument, il vous suffit juste de donner aux lecteurs le lien pour accéder à votre rapport de l'ONU dont je n'ai jamais eu connaissance. Je vous mets donc au défi de fournir ce rapport dont vous prétendez que « 70% de mon analyse est tirée sans citer de source ». Ce n’est pas compliqué comme démarche puisque vous avez déjà ce rapport ! Ce rapport, je suppose qu’il a au moins un nom ? un auteur? une date? Vous êtes tout simplement ridicule.
Par ailleurs, vous pouvez citer les passages du texte tirés de ce rapport paragraphe par paragraphe ; ceci permettrait d'ailleurs aux lecteurs d’apprécier la pertinence de vos commentaires ridicules et de savoir comment vous avez évalué vos 70%.
Finalement, je me demande ce que votre commentaire apporte vraiment au débat ? Quelles sont les solutions que vous préconisez face au problème ? Car si votre rapport est fictif, le problème de l’eau à Conakry lui est vraiment réel.
Le seul côté positif que je tire de votre commentaire, c’est de savoir que mes analyses sur Guineeactu vous intéressent et que vous ne pouvez vous empêcher de les lire dès que vous voyez mon nom apparaître. Et que finalement elles ne sont pas si inintéressantes que vous semblez le faire croire !
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+5 #3 TOOLA 06-02-2014 08:06

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoulaye Aziz Bah:
J’étais tout récemment dans un pays de l’Amérique du Sud pour représenter mon entreprise qui participait à un appel d’offre concernant la fourniture de pompes solaires à grande capacité pour l’adduction d’eau potable aux villages. Ainsi, j’ai eu l’occasion de lire un rapport global de l’ONU sur la problématique de l’accès à l’eau potable dans les pays en développement.
Il me semble que 70% des passages de ce texte sont tirés de ce rapport de l’ONU, à quelques mots près. Il me parait que monsieur Bah n’a fait que réduire, un cas globalement reconnu dans les pays en développement, en une particularité guinéenne. Crédibilité intellectuelle oblige, j’aurais souhaité que monsieur Bah nous cite ce rapport de l’ONU comme étant la source de son article. Merci pour la compréhension.

ABMCR
Aziz, puisque yetteh Bah a manqué de citer ses sources d'après vous, yetteh bah n'a pas fait mieux pour nous éclairer, ou bien?
Plus sérieusement, est-ce que par «crédibilité intellectuelle» le gestionnaire que vous êtes n'eût pas mieux à dire sur l'approche, l'outil utilisé, ses limites et ses forces?
Salam.
AA'
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+3 #2 Abdoulaye Aziz Bah 06-02-2014 03:47

J’étais tout récemment dans un pays de l’Amérique du Sud pour représenter mon entreprise qui participait à un appel d’offre concernant la fourniture de pompes solaires à grande capacité pour l’adduction d’eau potable aux villages. Ainsi, j’ai eu l’occasion de lire un rapport global de l’ONU sur la problématique de l’accès à l’eau potable dans les pays en développement.
Il me semble que 70% des passages de ce texte sont tirés de ce rapport de l’ONU, à quelques mots près. Il me parait que monsieur Bah n’a fait que réduire, un cas globalement reconnu dans les pays en développement, en une particularité guinéenne. Crédibilité intellectuelle oblige, j’aurais souhaité que monsieur Bah nous cite ce rapport de l’ONU comme étant la source de son article. Merci pour la compréhension.
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+5 #1 amadousdialamba 06-02-2014 02:40

Tant que le peuple continuera à ignorer ses droits fondamentaux, il n’obtiendra aucun service, même ceux dits de base. Un simple petit mouvement partiel a failli donner tout récemment du courant à tous les ‘’Conakrykas’’. Il y a des dirigeants qui ont le même caractère que la tortue. Cet animal ne sort sa tête qu’avec un feu derrière. Un récent exemple : les ressortissants d’une région qui s’étaient sentis oubliés dans le partage des postes de responsabilité viennent d’être pleinement réhabilités par le ‘’profou’’. Donc avec les fous, il faut faire le fou.
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