Le sang coule encore en Guinée

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SOUMAH_Nabbie_Ibrahim_Baby_4_01« La répression est à la dictature ce que la propagande est à la démocratie Â» disait le scientifique, ethnologue et écrivain français Paul-Emile Victor (1907-1995).

Les mauvaises habitudes sont décidément tenaces en Guinée où une fois de plus le sang a coulé à la suite d'une manifestation à caractère social et/ou politique, surtout en ce mois de ramadan, de dévotion, de piété, d'abstinence, de tolérance, d'osmose et de prières.

Cette fois-ci, la ville de Siguiri (Haute Guinée) et le village de Zogota situé à 65 km de la ville de N’Zérékoré (Guinée forestière) près du fleuve Diani en furent le théâtre.

Une répression planifiée et exécutée nuitamment le 04 août dernier par les forces de défense et de sécurité montre le caractère prémédité de ces crimes ignobles.

Il n’y a aucun doute sur la volonté meurtrière des auteurs et commanditaires de ces massacres. Les événements malheureux qui ont eu lieu dans ces deux villes sont l'illustration parfaite des fléaux, des tares congénitales de la société guinéenne en proie déjà, d'une part à la calamité du choléra depuis plusieurs mois sous l’œil passif des autorités sanitaires et gouvernementales et, d'autre part, au conflit social de Rusal-Friguia, le fleuron de l’industrie minière en Guinée, la plus grande usine d’alumine d’Afrique à Fria, ville située à 145 km de Conakry. Depuis plus de cinq mois, Fria traverse une crise sans précédent suite à une grève illimitée déclenchée par les travailleurs qui réclament une amélioration de leurs conditions de vie. Rusal refuse de payer ses travailleurs et programme, en revanche, l’arrêt de la fourniture de l’eau et de l’électricité.

L’électricité étant un élément indispensable au bien-être et à l'économie, c'est la raison pour laquelle les habitants de Conakry dans les quartiers de Yimbaya fagban, Matam, Touguiwondy, Boussoura, Madina et Mafanco auraient manifesté, barricadé les routes et brûlé des pneus le lundi 13 août.

Ces tares congénitales, devenues un système de gouvernance en Guinée qu'il faut éradiquer, sont :

- la signature dans l'opacité, sans appel d'offre, de contrats miniers léonins ;

- la discrimination et la ségrégation ethnique à l'emploi ;

- la corruption, dans le cas d'espèce avec le détournement du paiement de l'indemnité pour compenser les expropriations des populations locales des sites miniers ;

- la violence pour réprimer toute contestation à caractère social et/ou politique ;

- l'impunité, au final, pour absoudre les producteurs de violence et les personnes ayant, ici, détourné les fonds d'indemnisation.

Des remèdes à ces fléaux existent et ne résident pas dans une indignation sélective, irrationnelle, partisane des « fils du terroir Â» comme Jean-Marie Doré qui a pondu un communiqué contre le massacre des « siens Â» de la Guinée forestière, ni dans l'envoi par le gouvernement d'une délégation conduite par des émissaires « fils de la région Â» tels Michel Kamano, président du Conseil économique et social, et le sulfureux colonel Claude Pivi dit Coplan, chargé de la sécurité présidentielle.

Car ces conflits à connotations sociale, économique et/ou politique nécessitent, requièrent une réponse nationale et républicaine.

Pour rappel, Jean-Marie Doré était le premier ministre de transition lorsque Siguiri fut le théâtre de massacres de Peulhs dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2010 ; il demeura silencieux lors de ces exactions. C'est un personnage controversé qui, plus que des casseroles, traine toute une quincaillerie.

Quant à Claude Pivi, il est, d'une part, responsable de la mort de dizaines de policiers au CMIS de Cameroun et, d'autre part, cité dans le rapport nominatif et accablant (diligenté par le Conseil de sécurité des Nations-Unies) de Mohamed Bedjaoui de décembre 2009 pour les douloureux évènements du 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry. Il est sous la menace d’un transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI).


1) Le village martyr de Zogota

Dans leur rapport, trois ONG de défense des droits de l’homme (« Paix sur Terre Â», « Mêmes Droits pour Tous Â» et « Avocats Sans Frontières Guinée Â»), avec le Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, qui se sont rendus à Zogota pour vérifier les faits, parlent de « massacres constitutifs de crimes contre l’humanité Â». Ce qualificatif est repris par Faya L. Millimouno, membre d'un Comité de crise constitué par des cadres de la région forestière, et le juriste Ibrahima Sory Makanéra au regard de l’article 7 du statut de Rome du 17 juillet 1998 portant création de la Cour pénale internationale.

Le village de Zogota est au bord d'une montagne riche en minerais que l'Etat guinéen a octroyée à la société brésilienne Vale ou Companhia Vale do Rio Doce (CVRD), qui est une entreprise minière multinationale et l'un des plus grands opérateurs logistiques du Brésil. Vale est devenu un des leaders dans la production et l'exportation du minerai de fer, de bauxite, d'alumine, entre autres.

L'exploitation du site engendre des conséquences sur le plan environnemental avec la pollution, sur le plan médical avec la prostitution et la pandémie du sida malgré la promesse d'un centre de santé, sur le plan de l'insécurité, etc.

Envoyer des militaires pour gérer une manifestation civile non armée, alors qu’il y a la police ou la gendarmerie dont c’est l’une des missions, revenait à traiter ce conflit dans un esprit belliqueux, de violence, de guerre. Il y aurait eu au moins cinq morts, des blessés, des disparus, des arrestations et même des viols.

« Qui viole une femme souille toute l'humanité Â» dit-on. Ce méfait est la conséquence logique de l'impunité dont jouissent les violeurs du 28 septembre 2009.

L’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPPFT) demandent de rester mobilisés pour que cesse définitivement cette banalisation de la dignité humaine en Guinée. Ils exigent la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin que les auteurs et les commanditaires soient identifiés et traduits devant les tribunaux. Les deux blocs politiques exigent également la libération immédiate et inconditionnelle des personnes interpelées.

Le gouvernement aurait dépêché une délégation avec un message du chef de l’Etat Alpha Condé et la somme de 300 millions GNF aux sages de la Guinée forestière et particulièrement à ceux de Zogota. Ses émissaires se sont heurtés aux exigences compilées dans un mémorandum des « Sages » à N’Zérékoré. Ces derniers auraient demandé le départ du préfet Hassan Sanoussy Camara et du commandant de la gendarmerie, le colonel Soumah, et exigé que les auteurs du crime, ainsi que les commanditaires, soient identifiés et traduits en justice et qu'on libère les personnes arrêtées.


2) Siguiri : la révolte contre l'insécurité réprimée dans le sang

A plus de 800 km de Conakry, cette ville aurifère a connu le mardi 07 août, une manifestation populaire contre l’insécurité qui bat son plein dans la localité et contre « l'inertie Â» des autorités. La résidence du préfet Aboubacar Sidiki Kaba avait été saccagée par les manifestants en représailles.

Selon le secrétaire général de la mairie de Siguiri, Nankouma Sangaré, les incidents auraient éclaté à la suite d'attaques à main armée contre des boutiques de la ville dont celle d'un commerçant appelé Korosso Sylla. Pendant toute la durée de l'opération, les forces de l'ordre bien qu'alertées ne seraient pas intervenues, notamment celles du camp de Soronkoni.

En Guinée, des boutiques, des magasins, des marchés, des pharmacies, des domiciles privés, des citoyens, des diplomates et travailleurs expatriés sont quotidiennement attaqués par des bandits lourdement armés et quelques fois en pleine journée.

La sécurité des personnes et des biens est la première des libertés, y compris celle des transactions civiles et commerciales. La personne humaine et sa dignité étant sacrées, l’Etat a l'impérieux devoir de les respecter et de les protéger.


3) Des tares congénitales récurrentes

La manifestation du 31 juillet 2012 de la population du site très ferreux de Zogota, pour des revendications légitimes d’emploi et d’avantages liés à l’exploitation minière de leur terre contre la société Vale qui a provoqué la colère des autorités, n’est pas une première en Guinée. En septembre 2011, les populations de Kiniero, dans la préfecture de Kouroussa avaient manifesté contre la SOMAFO. En novembre 2011, des populations de Lola ont manifesté contre la Société de mines de fer de Guinée.

Toutes ces manifestations ont un dénominateur commun, relèvent d'enjeux économiques avec des effets induits sur les plans social, environnemental, de l'emploi ; par ailleurs, elles mettent à nu des fléaux qui continuent de gangréner la société guinéenne :


- La signature dans l'opacité, sans appel d'offre, de contrats miniers léonins : c'est la captation des actifs et des biens de l'Etat au profit du pouvoir et de ses proches, le bradage de nos ressources minières sans appel d'offre, dans l'opacité avec des marchés de gré à gré au détriment du budget de l'Etat. Ces évènements de Zogota sont la conséquence de conventions minières opaques signées par les autorités politiques pendant que les populations d’accueil de sociétés minières, à travers leurs représentants, ne sont pas informées des retombées de l’exploitation minière de leurs localités puisque n’ayant pas été associées ni à la négociation de ces conventions, ni à leur conclusion.


- La discrimination et la ségrégation ethnique à l'emploi : c'est la discrimination à l'encontre des fils du terroir dans les processus d'embauche et d'avancement. A égalité de compétence, il aurait été question de privilégier le recrutement de la main-d'œuvre locale. Mais, les jeunes de la région affirment que lors du dépôt de leur dossier de demande d'emploi, le chef du personnel en complicité avec les agents de l'administration, demande trois à quatre millions GNF. La main-d'œuvre non autochtone devenant manifestement plus nombreuse que la main-d'œuvre locale, cette dernière s'est sentie flouée, trahie et s'attaqua ainsi en désespoir de cause aux installations de la société Vale.

Le gouvernement actuel et ses structures déconcentrées doivent traiter tous les citoyens sur le même pied d’égalité. C'est la faillite de l'Etat dans son rôle de régulateur social, de promotion de l'excellence et de traitement équitable.

Après les leaders politiques originaires de la région forestière qui ont dénoncé les recrutements sur des critères ethniques des jeunes ouvriers par le géant minier Vale sur injonction du pouvoir de Conakry, l’ancien président de l’Assemblée nationale Aboubacar Somparé condamne à son tour « les nominations et promotions actuelles dans les hautes sphères de l’Etat ne peuvent que frustrer et diviser les Guinéens puisque ne respectant pas les équilibres naturels des différentes ethnies et régions du pays Â» (...) « La Guinée n’avait jamais atteint le pic actuel de division ethnique et régionale depuis son indépendance Â» fustige-t-il.


- La corruption avec le détournement du paiement de l'indemnité pour compenser les expropriations des populations locales. Vale aurait déboursé un milliard de francs guinéens. Vale, en association avec BSGR, avait bénéficié du permis de recherche et d'exploitation du minerai de fer de Zogota. Sur le site, il y avait des paysans qui avaient des cultures de riz, de café. Donc, il a fallu les faire déguerpir contre le paiement d'une indemnité remise à l'autorité administrative pour être distribuée aux populations. Les populations disent qu'elles n'ont jamais reçu cet argent. Elles ont envoyé successivement deux délégations chez le préfet pour avoir leur argent. Les populations prétendent que le préfet les a refoulées avec menace de les mettre en prison s'ils revenaient pour poser le même problème. Donc, les paysans disaient dans l'énervement que « ou c'est l'indemnité ou leur terre Â».

Il n'est pas inutile de souligner que la prévarication a un impact énorme, négatif, handicapant sur le fonctionnement de l'Etat et ses services publics.


- La violence pour réprimer toute contestation à caractère social et/ou politique. Des manifestants se seraient attaqués aux installations de Vale qu'ils ont saccagées. Cela est condamnable en soi, ainsi que la réaction disproportionnée des autorités.

Mais la répression sanglante des manifestations pacifiques en Guinée est due notamment au non-respect et à la non-garantie des libertés individuelles et collectives ; l'article 10 de la constitution du 07 mai 2010 consacre le droit de manifestation et de cortège qui est perçu à tort par les pouvoirs publics comme un acte de subversion et d'atteinte à la sureté de l'Etat.

C'est la persistance de l’avilissement de la personne humaine, de la violence politique de l’Etat, de ses démembrements, de ses forces paramilitaires contre les citoyens, qui est un fléau qui perdure. Du fait notamment de l’accommodement à la culture de l’impunité et de l’injustice, à la violence, aux nombreux et répétitifs manquements aux droits de l’Homme depuis les années 50.

La grande muette guinéenne traîne la triste réputation d’avoir la gâchette trop facile, l'étiquette de sanglante répression des manifestations et d'enlèvements clandestins suivis d’exécutions sommaires de contestataires. La réforme du secteur de sécurité, surtout l'armée, était prévue par l'accord-cadre de Ouagadougou du 15 janvier 2010 signé par Moussa Dadis Camara, Sékouba Konaté et le « facilitateur partisan Â» Blaise Compaoré du Burkina Faso, qui s'étaient accordés sur les mesures suivantes en vue d’une transition pacifique en Guinée dont :

- Le respect des libertés publiques, y compris de la liberté de presse et d’opinion ;

- La garantie de la sécurité des personnes et des biens ;

- La réorganisation et la réforme des forces de défense et de sécurité ;

- La mise en place d’un organe de suivi, d’évaluation et d’accompagnement .

Ces quatre points essentiels de l'accord n'ont pas connu la réussite attendue.


- L'impunité, au final, pour absoudre les producteurs de violence et les personnes ayant détourné les fonds d'indemnisation des expropriations de terres. On a assisté et déploré la récurrente réhabilitation des fossoyeurs de l'économie guinéenne, des deniers publics, des services publics et des criminels de sang, des violeurs par le pouvoir actuel. Par ailleurs, l'impunité est favorisée par le laxisme du système judiciaire guinéen corrompu qui est manifeste et récurrent.


Conclusion : Des remèdes pour conjurer le mal guinéen

Toutes les violences d'où qu'elles viennent sont condamnables.

Les préfets de Siguiri et de N'Zérékoré, Aboubacar Sidiki Kaba et Hassan Sanoussi Camara, auraient été démis de leurs fonctions le lundi 13 août par un décret du président de la République.

D'autres sanctions politiques, administratives et judiciaires devraient suivre pour lutter contre l'impunité et exorciser les frustrations des victimes. Pour cela, la mise en place d’une commission d’enquête indépendante est indispensable, ainsi qu'une justice non corrompue et non assujettie au pouvoir politique.

Il faut assurer, prôner le respect de la loi et de l’ordre public, l’apaisement et la cohabitation pacifique avec toutes les personnes et les sociétés qui investissent en Guinée.

Privilégier, dans toutes les crises, la concertation, la négociation et le dialogue qui est une vertu cardinale que tous les acteurs politiques, économiques, sociaux doivent s'approprier.

Parachever la réforme du secteur de la sécurité qui est la matrice de tous les maux de la société.

Favoriser l’implication des représentants des populations riveraines de sites miniers dans la négociation et la conclusion de contrats miniers concernant leurs localités pour qu'au final elles puissent bénéficier de l’exploitation de leurs sol et sous-sol.

Cependant, il ne faut plus privilégier le tout minier au détriment du secteur agricole qui peut créer plus d'emplois et de richesses. Quel est l'impact, l'apport actuel du secteur minier notamment pour l'éducation, la santé, les services publics, les transports, les communications ?

Personne ne doit contester l'autorité de l'Etat, mais un Etat impartial jouant pleinement son rôle de régulateur social, de redistributeur au profit de tous les enfants de le Guinée sans distinction de race, d'ethnie, de religion.

Des remèdes à nos fléaux existent et ne résident pas notamment dans une indignation sélective, irrationnelle, partisane des « fils du terroir Â», d'une localité. Chaque fois qu'un Guinéen sera victime d'une injustice quelconque ou d'une violence, tous les Guinéens devraient se sentir concernés, partie prenante et réagir en tant que républicain guinéen. Car notre destin est commun, entrelacé.

Que Dieu préserve la Guinée!


Paris, le 14 août 2012

Nabbie Ibrahim « Baby Â» Soumah
Juriste et anthropologue guinéen


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Commentaires  

 
+1 #21 boundiala Kantara 17-08-2012 22:52

Alseny Camara,tu fais pitié.Un vrai citoyen mort né.Mais de quelle planète tu parles?.
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-4 #20 alseny camara 17-08-2012 10:55

Mes chers compatriotes, dans tous les pays du monde, on ne défie pas "le Commandement", tenter de le faire c'est exposer Sa petite poitrine aux coups de crosses et de bordéquins. Soyons sage et donnonns le temps à la Justice de faire la lumière sur cette affaire malheureuse.
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+3 #19 Barros Diallo 16-08-2012 21:13

Vivement, le mouvement ALPHA DONKINAAMA!
Il n'y a que le guinéene pour tergiverser autour de cadavres ailleurs on fou tout le monde dehors (Tunisie, Egypte etc...)
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+3 #18 Abdoul.H 16-08-2012 10:49

On devrait commencer par une manifestation monstre le 29 aout à l'appel du comité de crise sur l'affaire zowota. Mais j'ai bien peur que les leaders de l'opposition ne fassent rien. En general, leurs revendications ne portent que sur les elections.
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+3 #17 Ly 16-08-2012 09:46

wow donc on est mal pris avec ce satan d'illiminaty, que le bon Dieu nous sauve. Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
Un féticheur du wassoulou très proche de Alfa m'a dit que le crime de Zogota était un sacrifice rituel pour le compte de Alfa Condè:Il devait egorger cinq personnes lui meme,et s'il ne le peut pas,cinq chefs importants du gouvernement devaient égorger chacun un homme.Ce sacrifice aurait pour effet de taire definitivement toute protestation contre le pouvoir de Alfa et favoriserait la perduration de celui-ci.
C'est pour cela que conformement aux cinq ministres,il y a eu effectivement cinq morts.C'est pour cela que tout s'est passé dans la nuit quand tout le monde était endormi.C'est pour cela que le ministre Niankoye a demandé que les corps ne soient ni filmés,ni photographiés et qu'ils soient rapidement enterrés. Tout le reste,coups de fusils,blessés graves,arrestations et viols,était pour masquer le sacrifice humain commandé par Alfa.
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+3 #16 AOT Diallo 16-08-2012 02:22

Kotto Saliou tes propositions sont excellentes et complémentaires aux miennes - il faut plusieures stratégies pour un plan d'action efficace.
Néanmoins ne négligeons pas les actions devant la Loi et le légal, soit cour suprême et le CNT : un commentateur disait une fois que la solution finale sera forcement légale pour assurer la réussite.
Je parle de sitting parce que c'est une solution pour diminuer les dégâts humains devant des forces armées - dans des cas comme cela il cherchent plutôt a soulever et ramasser les gens au lieu de les viser comme des lapins en fuite...
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+3 #15 Abdoul.H 15-08-2012 23:44

Parfaitement d'accord avec l'approche de AOT. Il faut laisser tomber les revendications sur la CENI. Moi j'étais certain que l'opposition allait plutôt se preccuper désormais des revendications portant sur l'impunité, après les messacres de zowota, sans attendre la fin du ramadan.
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+6 #14 Mamadou Saliou bah 15-08-2012 23:30

Salut Alpha !
Bonnes observations ( etant sur le terrain ) . La coupe est pleine . Tout le monde en a marre . Recommandations peu appropriees . DES sittings a la presidence , a la cour supreme ou a la CNT ne Changeront rien .
Vois-tu , les Americains eux , frappent ou ca fait mal : Le Porte Monnaie ! Geler DES comptes , embargo commercial ... et autres sources de revenus . C' est efficace et ca marche .
Quelle est La Source de financement de AC ? Les Multinationales Minieres ! Tant qu' elles se sentiront en securite avec AC , on ne delogera pas celui-Ci a partir de la CENI ou de la cour supreme ou du CNT . Ce n' est que quand les MINIERS sentiront les coups , que AC partita .
Il n' est que LE BRAS ARME de ceux-Ci . "Taper " ( sittings chez les MINIERS ) a la SOURCE et le tour est joue .
L' argent etant " le nerf de la Guerre " , sans Argent ( societies Minieres ) plus de " Guerre " avec AC ! Ce sera " un fruit mur " .
Juste a cueillir " !
Encore , faut-il explorer cet autre aspect de la " résistance " . Oublies CNT , Cour SUPREME et CENI !
Bien a toi et " sali ma fo" ! Bonne fête !
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+5 #13 AOT Diallo 15-08-2012 22:21

Merci grand frère Nabbie pour ce très bon texte récapitulatif des principales dérives actuelles - il est très important d'en avoir plusieurs aussi bien détaillées (y compris pour le taxi-moto de Nzerekore, les autres crimes en région forestière dont Zaoro, Zaccharia Diallo, le taximan de Mamou et tous les autres) pour le combat juridique de demain.
En attendant et pour la dernière fois je répète mon commentaire précédent car la répétition a toujours ete pour moi motivante :
Je pense que la solution à notre problème commun (Ali Baba Condé, Junior Palladino et leurs 40 voleurs) n’a jamais été aussi simple et rapide qu’aujourd’hui : la tension est identique à celle de janvier 2007 et le ras-le-bol est presque collectif maintenant. De très bonnes marches et sittings bien organisés à Conakry et à l’intérieur par tous les patriotes fera trembler ce régime faible et nul encore plus que celui de Fory Coco.
- Il faut arrêter les marches stupides pour la CENI et Lounceny Camara
- Il faut tous marcher pour des thèmes qui nous concernent tous en Guinée maintenant : arrêter l’impunité, l’insécurité, l'injustice et la dictature.
- Il faut marcher avec sittings devant la Cour Suprême et le CNT, pas sur Alphacondéa.
- Il faut organiser tout ceci de manière intelligente et "professionnelle" avec cordons de sécurité des marcheurs, chaines de TV privées et étrangères et ONG des DDH au premier rang pour éviter de nouveaux massacres de civils.
Et si les FDS osent tirer encore alors on sera débarrassé encore plus vite du PPAC, comme les ivoiriens de Gbagbo...
Le moment est propice : utilisons nos têtes pour le faire trembler et céder, comme Conté - pas nos cœurs et nos poings.
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+4 #12 Gandhi 15-08-2012 21:44

Alsény Camara, j'ai du mal à comprendre votre logique. Si effectivement le préfet avait détourné l'argent des villageois, cela changerait quoi par rapport à leur assassinat ?
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+6 #11 Mamadou Saliou bah 15-08-2012 21:34

Koto Boubacar !
Je ne sais qui est MADINA . Je ne sais si ce qui est dit sur " ces sacrifices " a ete commandite par AC .
Par contre , je puis t' affirmer l' avoir echappe de justesse .
En 78-79 , après l' echec de " l' invasion " a partir de BOKE , j' ai eu qques " embrouilles " avec SEKOU SOCRATE ( ancien instituteur a Macenta devenu Directeur de la police d ' ETAT ) .
Il a fallu tout l' art de BAKARY KEITA ( jeune frere de FODEBA )pour qu' on me libere . Mais avant , il nous a dit (SOCRATE ) qu' il serait meilleur a l' avenir de choisir un autre pays pour DES vacances , parceque S'IL Y AVAIT UN SACRIFICE correspondant a mon physique , je ne reparaitrais plus ,
Conclusion : ca se fait chez nous !
Bien a toi !
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+1 #10 alhousseny 15-08-2012 21:29

Madina
Alhousseny et Alseny Camara ne sont pas du tout la meme personne. Je vous laisse poursuivre ce ping-pong verbal avec Alseny Camara.
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+1 #9 madina 15-08-2012 20:01

Alseny Camara ou Alhoussehy,decidément,tu es la virtuose de la vertu qui s'est assignée une mission impossibe:béatifier le diable.
Comme toi tu es assez aveugle d'esprit pour ne pas savoir que les cinq ministres(qui ont tout organisé ä zogota devant temoins)gèrent chacun des milliards et qu'ils n'ont pas besoin de commettre un tel crime pour un seul milliard qui ne suffit meme pas ä leur petit dejeuner,
pour ne pas savoir qu'on n'a pas besoin d'attendre tard dans la nuit pour punir une revolte,l'exemple se donne en plein jour,
pour ne pas savoir que les soldats n'ont pas besoin d'egorger les victimes puisqu'ils sont armés de fusils,
Pour ignorer que conformément au nombre de ministres présents,il y a eu comme par hasard exactement cinq egorgés,
Moi mon cher je n'ai pas besoin de lampe pour voir en plein jour.
Moi mon cher j'ai de quoi croire au féticheur qui est d'ailleurs un intellectuel ayant occupé de hautes fonctions,qui est maitre en fetiche de Toumba Diakité et qui a manipulé ce dernier pour Alfa Condè.
S'agissant de ma révélation sur Christian,la aussi je n'ai pas de mystère,la personne qui me l'a dit est la présidente du tribunal de dixinn,elle s'appelle m'mah soumah et elle est joignable sur ce numero:63177648.
Si vous voulez plus de details,pas de problème.
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+7 #8 Bangaly Traoré 15-08-2012 19:17

Sans une conférence nationale justice-vérité,le sang humanine va toujours coule en guinée.Le gouvernement en place n'est pas une solution pour la paix durable et la réconciliation nationale dans notre pays,aujourd'hui la situation est trés critique,car l'injustice,la division ethnique,la corruption et l'impunité sont devenu le système de gouvernance de Pr Alpha Condé et son clan corrompu.NB:Une guerre civile est bel et bien possible en guinée.A bas le tyran Alpha Condé et son clan corrompu.
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-4 #7 alseny camara 15-08-2012 17:43

Madina, dans l'interview de M. Jean Mari Doré sur le site "www.africaguinee.com" du 09 août 2012, je n'arrive pas trouver le montant de 1 millard GNF déclaré par vous. Ma crainte est de voir les paysans spoliés de leur terre et/ou abattus à cause de leur argent "indemnité superficielle". Mais dire que l'incident malheureux de ZOGHOTA est un sacrifice rituel du pouvoir et que ces propos viennent d'un féticheur, Madina ce sont des sornettes provenant d'un "opposant malade de défaite". Arretez d'intoxiquer la population encore une fois SVP. M. Gandhy, je suis parfaitement d'accord avec vous, mais la recherche de vérité doit explorer toutes les pistes dont le détournement des fonds destinés aux paysans. Vive la République
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+5 #6 Gandhi 15-08-2012 16:51

Alsény Camara, vous parlez des causes des revendications des villageois. Pour moi sans être fondées en l'absence de preuves, elles sont probables. Mais ici, nous parlons des conséquences. Quoiqu'aient fait les villageois, ils ne méritaient pas d'être tirés comme des lapins en pleine nuit chez eux. C'est de cela dont on parle : le reste n'est que conjectures.
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+3 #5 madina 15-08-2012 14:59

Alseny Camara,c'est toi qui raconte des sornette.Exemple,tu n'as meme pas lu la déclaration de Jean marie Doré dont tu parles,puisqu'il y précise lui meme le montant que tu entoures ici de grands mystères.
Pour ton info,il s'agit de un milliard de francs guinéens,bien sur ridicule par rapport ä l'enjeu.
Plus grave encore,tu n'as meme pas lu le memorendum du soi disant conseil des sages de
n'zlakolé cela t'aurait épargné d'etaler ici ton incroyable meconnaissance du dossier et de poser ici des questions aussi bougnoules que nazes.
Ton attitude procède d'un complexe ridicule qui tient ä nier une réalité honteuse pourtant évidente,tout cela pour paraitre intellectuel.Intellectuel ne veut pas dire nier les évidences pour paraitre élégant.Camara,je reconnais quand meme en toi un intellectuel en droit très justement comme LE PROFESSEUR AGREGE DE DROIT,Alfa Condè.
Votre droit toi et alfa condè que tu souhaites tant disculper sur ce forum je n'en veux pas.
Mr Doumba je vous salue.
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+1 #4 alhousseny 15-08-2012 14:56

Madina
Votre commentaire relativise vachement vos revelations sur les pratiques d'un juge de Conakry qui marchanderait l'issue des proces a son profil et a celui du ministre christian sow.
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+4 #3 boubacar d doumba 15-08-2012 13:35

Sacrée Madina! Waooh!Waooh!
Cette nouvelle irruption du paganisme,(si c'en est vraiment une) ne doit guère surprendre.De AST à nos jours le paganisme a toujours jalonné le parcours de notre république bananière.Un laboratoire de prélèvement d'organes humains serait au pied du mont Kakoulima.
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-3 #2 alseny camara 15-08-2012 12:54

Madina, SVP parlons de droit pas de sornettes. Jean Marie Doré a souligné un problème de dédommagement des paysans expropries de terre cultivable, selon lui le chèque a été émis par la société Vale et remis aux autorités admistratives en faveur desdits paysans. Questions: quel est le montant du chèque? quelle autorité a déchargé le transfert du chèque? Est il déjà encaissé? quelle est la banque commerciale tirée et quelle est la solde actuel du compte des bénéficiaires du montant incriminé? Répondre à ces questions nous édifiéra sur les causes et les circonstances réelles de l'incident de Zoghota. Il existe des zones d'ombre dans les informations reçues des deux ONG de défense des droits de l’homme (« Paix sur Terre », « Mêmes Droits pour Tous » et « Avocats Sans Frontières Guinée). Le Gouvernement devrait donner l'autorisation à la Justice et la presse libre d'enqueter sur ce qui s'est réellement passé. Si l'information s"avérait vraie alors une correction exemplaire devrait être prise à l'encontre des responsables proportionnement aux crimes commis. Que l'âme des disparus répose en paix.
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+6 #1 madina 15-08-2012 10:14

Un féticheur du wassoulou très proche de Alfa m'a dit que le crime de Zogota était un sacrifice rituel pour le compte de Alfa Condè:Il devait egorger cinq personnes lui meme,et s'il ne le peut pas,cinq chefs importants du gouvernement devaient égorger chacun un homme.Ce sacrifice aurait pour effet de taire definitivement toute protestation contre le pouvoir de Alfa et favoriserait la perduration de celui-ci.
C'est pour cela que conformement aux cinq ministres,il y a eu effectivement cinq morts.C'est pour cela que tout s'est passé dans la nuit quand tout le monde était endormi.C'est pour cela que le ministre Niankoye a demandé que les corps ne soient ni filmés,ni photographiés et qu'ils soient rapidement enterrés. Tout le reste,coups de fusils,blessés graves,arrestations et viols,était pour masquer le sacrifice humain commandé par Alfa.
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