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Somparé : les mémoires de la décadence
Ourouro Bah Lundi, 21 Novembre 2011 23:37
Dans une interview à Guinéenews©, l’ancien président de l’Assemblée nationale indique qu’il est en train d’écrire ses mémoires. En même temps, il donne son opinion sur l’actualité et l’histoire de la Guinée dont il aura été un participant notable. Enfin, à défaut d’une vision, il formule des souhaits pour l’avenir de la Guinée et annonce sa disposition à collaborer avec le nouveau maitre de Conakry.
Si l’interview que M. Somparé vient de donner est un avant-goût de ses mémoires, la Guinée n’aura rien perdu avec la faillite politique de l’homme. Les déclarations actuelles et précédentes de M. Somparé montrent qu’il n’arrive pas à s’extirper de sa nostalgie d’apparatchik de l’ordre périmé du PDG. Quel enseignement peut-il dès lors espérer donner aux générations présentes et futures sauf celui des zones d’ombres de sa vie, de ses silences coupables et de ses déclarations irresponsables ? Dans ses mémoires à venir, il serait dommage d’escamoter les crimes politiques dont nous fûmes des témoins ‒ lui en tant qu’adulte et nous comme adolescents.
En 1969, la « révolution culturelle » du PDG avait interdit le transfert des élèves d’une école à une autre sauf pour des cas de force majeure. Collégien à Dalaba, je voulais retourner à Labé. J’avais obtenu une autorisation du directeur du collège de Dalaba ; il fallait en plus la permission de l’inspecteur d’académie ainsi que l’accord du collège de destination. Je me rendis à l’inspection de Labé pour voir M. Somparé. Quand il me reçut, il demanda de quelle famille j’étais ; ensuite il s’enquit si j’étais avec mes parents. Je lui dis que j’étais seul. Il soupira et me demanda les raisons de ma demande de transfert. Je les lui donnai et lui tendis une autorisation que j’avais préparée. Il me regarda longuement, prit le papier et le signa. « Tu sais qu’Émile Cissé (1) est principal du collège où tu veux aller ? » me dit-il. Je lui répondis oui. J’ajoutai qu’Émile est plus à Kalédou (2) ; au collège de Tchindel c’est Diallo Djounou qui dirigeait de fait. Il sourit et me congédia.
Une fois que je fus admis au lycée de Labé, j’eus des occasions de revoir M. Somparé. C’étaient des années sombres. Suite au débarquement du 22 novembre 1970, il y eut un regain de répression, avec des pendaisons publiques et des condamnations dont certaines, de membres de ma famille. Cette atmosphère eut des empreintes sévères sur l’adolescent que j’étais. La religion devint mon refuge et la lecture mon guide. Comme responsable de la bibliothèque du lycée, j’avais accès à beaucoup de livres ; mon frère, Siradiou, m’en procurait aussi. Le lycée offrait un espace de refuge de l’agitation de la ville. On pouvait y exprimer des critiques impossibles ailleurs. Beaucoup de professeurs, guinéens et originaires des pays de l’est, désespéraient des dégâts de la « révolution culturelle » sans pouvoir le dire. Ils tentaient d’y remédier en encourageant quelques élèves, discrètement. Parmi eux, il y avait mon cousin El Hadj Bah Caba qui était aussi le proviseur du lycée ; sa femme Hadja Aminatou (une cousine aussi) qui fut mon professeur, M. Paparov, mathématicien, originaire de Russie, M. Konaté qui fut mon professeur de physique, M. Seck qui m’intéressa à l’histoire… Leur attention et leur support nous guidèrent dans les tumultes de la « révolution culturelle ». Celle-ci n’était rien moins qu’un décervelage programmé de toute une génération. Le passage en classe supérieure était automatique. Il y avait des notes collectives par groupe pour « lutter contre l’élitisme ». L’objectif était un nivellement par le bas pour décourager l’ardeur d’apprendre. Le système fut une aberration sans nom, une confiscation cynique de la culture et un sabotage pervers de l’éducation. La Guinée porte encore les marques de cette diabolique entreprise.
Mon père était décédé quelques années auparavant. Il avait été une tour de laquelle il fut possible de dominer et rationnaliser les aberrations du PDG. Il rappelait sans cesse les leçons du passé et les criminels qui ont essaimé l’histoire. Pour soulager des doutes du moment, il nous enseigna que le régime du PDG était un test de Dieu pour sonder notre foi. A plusieurs reprises il nous fit faire des prières auprès des tombes de nos ancêtres pour demander qu’ils éclairent nos voies. L’atmosphère familiale qu’il nous légua était celle d’une sagesse ancrée dans des temps immémoriaux, des valeurs intemporelles et sûres de la justice, du travail et de la vérité.
M. Somparé lui aussi portait attention à ma personne ; il m’encourageait en s’enquérant souvent sur mes études et mes lectures. Cette attention grandit à l’occasion d’un incident qui eut lieu au lycée en 1972. Un de nos promotionnaires du nom de Saliou avait envoyé une lettre à une de ses amies du lycée de Kankan où il avait étudié l’année d’avant. Dans la lettre il demanda à la fille « Comment vas-tu avec les petits Malinkés à Kankan ? ». La lettre fut interceptée et transmise à Sékou Touré. Celui-ci y griffonna une note qui exigeait d’«apprendre à ce jeune homme à ne pas être raciste ». La lettre fut adressée au bureau fédéral du PDG de Labé. C’est ainsi qu’un jour nous vîmes les autorités politiques, administratives et militaires débarquer au lycée ; nous fûmes conviés à une conférence d’urgence. M. Somparé prit la parole. Il dénonça avec véhémence le caractère « contre-révolutionnaire » de la lettre. Il déclara que les Peuls doivent se débarrasser de leur « complexe de supériorité ». Il dit qu’il n’y a pas d’ethnie ou de race pure en Guinée. A l’appui de son argument il déclara : « Est-ce qu’à la vue d’une belle femme djalonké, malinké ou autre, les hommes peuls ne se mettent pas en chaleur ? ». La salle devint lourde. Somparé finit son discours en demandant que le jeune Saliou soit sanctionné avec rigueur. Suivirent des déclarations de la même eau qui réitéraient les mêmes demandes. A un moment, mon regard se porta sur mon cousin, le proviseur. Il était détaché et contemplait le mur comme s’il voulait échapper à la scène surréaliste. Je me dis intuitivement que si on n’arrêtait pas la tournure des slogans et des discours, cela pouvait bien être l’occasion d’un autre complot. Je pris la parole. En substance, j’indiquai que l’erreur commise par notre ami est une erreur de notre part, tous. Je demandais donc, au nom de « l’autodiscipline » qui était un des slogans en vogue à l’époque, que l’on nous donne l’occasion de le sanctionner et de le rééduquer. Je proposai qu’il fasse un exposé sur les méfaits de l’ethnocentrisme et qu’on adresse une lettre d’excuse au « Responsable Suprême » pour les insinuations contre les Malinkés que notre camarade avait faites. La salle applaudit. M. Somparé se saisit de l’occasion. Il indiqua que c’est cela qu’il attendait de nous. Il fustigea le conseil d’administration du lycée qui aurait dû faire la déclaration que j’avais faite. Il décréta que je devais être membre du conseil à partir de ce jour. Des vivats démagogiques clôturèrent la session. Aucune des décisions ne fut suivie d’effet bien entendu.
L’incident était un exemple des méthodes d’intimidation et de division du PDG. Le parti et son chef profitaient de faits anodins pour frapper les esprits de façon préemptive. En fait, l’Etat ne surveillait pas les correspondances des citoyens pour déceler des tentatives de rébellion à son encontre. Il était évident qu’aucun esprit sensé ne penserait échanger des secrets par le courrier officiel. En outre, l’objectif de la surveillance n’était pas de s’assurer de la passivité des citoyens qui était un fait acquis. L’incident faisait partie de l’arsenal de provocation permanente pour acculer les citoyens dans leur intimité en entretenant une psychose d’autocensure et de peurs. En capturant et en dénonçant les lettres des adolescents, le parti montrait que nul n’est à l’ abri. La phrase banale d’un lycéen réveilla les démons qui hantaient le « responsable suprême » ; elle lui donna l’occasion d’exprimer des sentiments refoulés qui, quelques années plus tard – en 1976 ‒ allaient éclater au grand jour dans l’exutoire contre la communauté peule. Le leader du PDG opposa les nations peule et malinké du pays pour assurer sa survie autrement impossible, face à son incapacité avérée de gérer un Etat. La rencontre dans un même esprit d’obsessions maladives et d’insuffisances intellectuelles explique qu’un président de la République prenne le temps de s’occuper de lettres entre lycéens. La conséquence difficile à extirper de ce règne est un pays fissuré par des conflits profonds et transversaux qui n’opposent pas seulement des ethnies, quoi qu’en disent les apparences. Plus tragiquement, le totalitarisme du PDG aura dissout dans notre société les liens de solidarité que chaque communauté doit entretenir en son sein si elle veut être viable. La méthode de gouvernement qui utilise la peur et exploite les instincts de conservation des citoyens dans un climat d’imprécation permanente répand des sentiments dévastateurs. Les citoyens se prennent dans le piège des doutes et des culpabilités, en voulant prouver leur innocence et en prenant des distance de leur communauté et de tout ce que le parti dénonce comme mauvais. Ce dernier peut ainsi s’assurer de la complicité passive de millions de personnes.
Quand la foule se dispersa, M. Somparé revint à l’école. Il me prit à part et me dit que je venais de les sauver d’une situation dangereuse. Il m’expliqua qu’on l’avait cueilli de son bureau. On l’avait obligé à organiser la réunion instamment. Il était totalement déboussolé par la soudaineté de l’affaire de la lettre ; il semblait s’excuser de ses propos incohérents. Quand j’eus le bac l’année suivante, il fut l’un des premiers à me féliciter. Il quitta Labé la même année et fut muté à Conakry. Je fus assigné à l’IPK à Kankan. J’y restai 10 jours. J’allai à Conakry pour informer mes frères sur les conditions de vie d’étudiant à Kankan. Je leur fis part de mon intention d’abandonner mes études si la seule université qui restait était l’IPK. Ils étaient anxieux. Mon frère Tierno Siradiou en parla à Somparé qui me reçut dans son bureau. Il promit de tout faire pour me faire transférer à l’IPC et me conseilla de ne pas quitter le pays. Il s’arrangea pour que je puisse assister à certains cours à l’IPC en attendant la promulgation de la décision de transfert. Il tint sa promesse. Quelques mois après, un décret signé de Sékou Touré décida de mon transfert à l’IPC. Toutefois, j’avais décidé de ne pas faire mes études dans l’atmosphère de psychose, de mouchards, de fréquentes intimidations, d’arrestations et d’exécution sommaire d’étudiants de l’institut. Je quittai la Guinée quelques semaines après.
La dernière interaction que j’allais avoir avec M. Somparé fut à Paris, 10 ans plus tard, en 1984. Il était ambassadeur. Je voulais avoir un sauf-conduit pour me rendre en Guinée après la mort de Sékou Touré. Le préposé aux affaires à l’ambassade me reçut avec hargne. Il exigeait une lettre d’invitation de la Guinée, de l’argent pour l’hôtel, etc. J’étais abasourdi et lui répondis que je suis autant guinéen que lui. Il me dit que je suis un « anti-guinéen ». Pendant que j’échangeai des propos aigres avec lui, M. Somparé arriva sur les lieux. Il me reconnut immédiatement et se plaignit d’avoir cherché à me contacter en vain depuis sa nomination. Je lui répondis que j’étais au courant. Mais comme il était ambassadeur d’un régime que j’abhorrai, j’avais refusé de le voir. Il me dit que je ne changerai donc jamais. Il me reçut quand même dans son bureau et arrangea rapidement l’obtention du sauf-conduit. Ce fut la dernière fois que je revis l’homme. Je dois admettre que M. Somparé a toujours été bienveillant envers ma personne. En plus, l’homme est connu pour être chaleureux et amiable. L’interpellation qui lui est faite ici est au-delà des relations personnelles. Elle est autorisée par l’irrémédiable appartenance commune à la patrie. Elle n’est que la marque d’imbrications et de divergences de deux destins dans les filets de notre tragique histoire qu’il nous appartient de gérer, honnêtement de préférence.
La nostalgie de M. Somparé pour le PDG est d’autant plus étonnante qu’il n’a jamais cru ni en l’idéologie ni aux mensonges de ce parti. Qu’il défende encore le système qui a blessé la nation témoigne simplement d’un refus de mettre en perspective et de reconsidérer les choix opérés sous l’aiguillon de la survie. Il semble difficile à l’ancien président de l’Assemblée nationale d’admettre qu’il fit comme tout le monde pour échapper à la répression aveugle : mentir et faire semblant. Il s’est constitué prisonnier du vide de son choix. Il essaie de le meubler par un contenu plus inexcusable que celui qu’il fallait pour naviguer dans les dédales maudits du PDG et du PUP. Les jugements erronés que M. Somparé émet sur l’histoire de la Guinée sont révélateurs de l’illogisme dans lequel il campe. Il crédite le PDG d’avoir créé un « Etat moderne » oubliant manifestement la propagande et les discriminations ethniques de ce parti. Il dénonce le communautarisme comme un danger et s’active en même temps pour l’union de la Basse-Guinée. Quant à ses assertions sur le respect dont la Guinée aurait bénéficié du fait de Sékou Touré, ils sont simplement un parjure. La Guinée fut et reste une nation paria. Ignorée de par son retrait du monde pendant plus de 50 ans, elle ne fait la une qu’à l’ occasion de crimes commis par l’Etat qui posent des interrogations aux spécialistes du droit international sur l’énigme embarrassante et la faillite flagrante qu’elle est devenue. Ne pas admettre que le PDG fut la source de cette décadence est une piètre incompréhension de l’histoire où, il faut rappeler, rien n’arrive ex-nihilo. Cette incapacité navrante de la part d’un politicien qui se promet de donner des leçons aux générations nouvelles est la raison de l’exercice de sublimation du passé à laquelle M. Somparé se livre. Son pari d’« apporter l’expérience … vécue aux générations futures » et « avec l’espoir que ça va leur servir pour éviter certaines choses et peut-être louer certaines valeurs qui font défaut aujourd’hui à la jeunesse » n’est que de l’outrecuidance. M. Somparé personnifie la seule forme de réussite que les systèmes politiques guinéens acceptent de la part des intellectuels : celle d’être des jouets des dictatures sanglantes et des marionnettes de caudillos de village. Il est l’exemple de l’engluement graduel dans lequel s’enferment ceux qui ont choisi de conjurer la réalité par de la prestidigitation verbale. Cependant, il y a une limite au bagout, même en politique. On ne peut pas continuer à faire de l’écartèlement, à vouloir appartenir à tous les camps et à chercher à être l’ami de tout le monde, sans se ridiculiser ou tomber dans la désuétude.
On attend de M. Somparé autre chose que des vœux pieux de progrès pour le pays. L’enfer guinéen est suffisamment pavé de bonnes intentions. Pour l’acteur politique qu’il fut, on espère plutôt des explications : Son entrée au bureau fédéral de Labé et ses luttes pour entrer au bureau fédéral de Conakry. Par quel moyen accéda-t-il au comité central du PDG ? Comment le mathématicien qu’il est se retrouva-t-il à la tête de la radio d’Etat ? La propagande étant essentielle à la survie du régime, à quelles besognes fut-il assigné ? Il serait difficile de faire croire qu’il a accédé à de telles responsabilités par accident. Aussi, on aimerait avoir des explications sur la tentative d’enlèvement d’Ibrahima Kaké lors de la visite de Sékou Touré à Paris alors qu’il était ambassadeur. Quels furent ses rapports avec Émile Cissé à Labé alors qu’il était jeune fonctionnaire ? Par quels mécanismes accéda-t-il à la tête du PUP ? Quelle fut aussi sa position lors de l’arrestation d’Alpha Condé ? Comment et dans quelles circonstances succéda-t-il à l’ancien président de l’Assemblée El hadj Biro ? Etc.
Au crépuscule de sa vie, et au terme d’un parcours durant lequel il aura accompagné la décadence de la nation, M. Somparé n’a aucun mot de regret et n’exhibe aucun signe qui laisserait la place au dialogue. Il eut l’opportunité d’être l’un des tenants des pouvoirs prédateurs qui sévirent dans notre pays. En bon commis comblé par des honneurs immérités, il décida de ne rien faire pour y remédier. Un minimum de courage lui aurait permis de combler des ambitions personnelles ou de rentrer dans l’histoire en mettant fin à la longue agonie de Lansana Conté, qui fit le lit à l’avènement du psychopathe Dadis. Somparé admet candidement avoir été au courant de la préparation du coup d’état des années avant, comme s’il n’avait été qu’un simple observateur de l’histoire de sa nation. On espère que ses mémoires traiteront de la question de cette troublante démission qu’il partage avec beaucoup de cadres guinéens. Malheureusement tout porte à croire que M. Somparé est encore prêt à jouer à l’ignorant ou à la victime ; il se vante même d’être toujours en forme pour se faire remarquer par le nouveau dispensateur de biens de Conakry.
Ourouro Bah
Notes:
1) Émile Cissé était un métis et un protégé de Sékou Touré. Ce dernier lui donna carte blanche pour régner sur les populations de Kankan et de Labé. Il fut le principal du collège de Labé entre 1966-1971 avec des pouvoirs illimités. Personnage extravagant et sans scrupules, il usa de ses pouvoirs pour détourner plusieurs collégiennes et en abuser sexuellement ; il engendra un nombre considérable d’enfants illégitimes. Il épousera une de ces filles. Il l’empêcha d’aller au lycée après le brevet. Il lui créa une classe au collège où elle était la seule élève pour pouvoir la contrôler, en violation des règles de l’éducation publique. Les populations de Labé excédées par ses abus se plaignirent à Sékou Touré lors d’une conférence de « bouche ouverte » en 1967. Sékou défendit son poulain. Il insulta publiquement son ancien bienfaiteur Samba Cissoko, un des premiers militants du RDA à Labé, dont Émile Cissé avait licencié la fille de l’école parce qu’elle avait refusé ses avances. Le public outragé hua Sékou Touré. Quant à Samba Cissoko, il ne survivra pas au fait d’avoir été traité de menteur en public. Il mourra quelques jours après la conférence. Émile Cissé joua un rôle central dans la fabrication du « complot » qui emporta les Kaman Diaby, Fodéba et Diawadou en 1969. Il personnifie à sa façon le mécanisme des complots. Il monta l’affaire pour se venger de certains de ses « amis » qui narguaient ses prétentions intellectuelles. Sékou Touré de son côté en profita pour se défaire de fidèles compagnons et d’adversaires qui s’étaient ralliés à lui et pour infiltrer les casernes militaires. Émile Cissé sera nommé gouverneur de Kindia où il supervisa les tortures au camp Kémé Bouréma. Il mourra comme il avait sévi, de « diète noire », au camp Boiro.
2) Kalédou : Situé à 20 km environ de Labé, Kalédou était l’ancienne école coloniale de Popodra. Émile Cissé y érigea un centre d’éducation. Pour ce faire, il détourna des dotations en matériel de construction de la région de Labé. Il prétendait ériger une « cité socialiste». En réalité ce fut un lupanar où Émile entretenait un harem de jeunes adolescentes ; elles paradaient avec lui lors de ses déplacements, en tenue militaire avec des mitrailleuses.
Commentaires
Citation en provenance du commentaire précédent de belin:
Dans la mesure ou on se situe dans l'histoire,objective et impersonnelle, il mieux aller jusqu'au bout. Emile cisse etait un homme sans etat d'ame il est vrai. Mais dans sa description, ayons le courage intellectuel de rappeler qu'il fut un matheux emerite et un ecrivain fecond : "Faralako et Assiatou de septembre" font partie de ses oeuvres.
La dualite de l'homme n'est explicable que par son Createur. Il a 2 visages l'1 angelique et le second diabolique.
Au Zimbabwé la conférence nationale n'a pas abouti à une reconciliation nationale.
Il y aura d'autres evenements dans notre pays aussi douloureux et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas parler de reconciliation parcequ'il en faudra une a la fin de chaque election en Guinee.
On n'a pas fini avec les violences ethniques, ce qu'on peut faire, c'est etayer les Guineens sur leur passe, finir avec l'impunite pour empecher ceux qui seront responsables de ces violences ethniques de le refaire.
La haine ethnique peut etre utilisee dans le cadre du developpement economique. Ca peut mettre en place un environement qui favorisera l'evolution de la societe Guineenne a travers la concurrence. Le role de l'etat c'est de renforcer ses capacites pour empecher cette haine a finir en violences.
Parler de reconciliation est une totale perte de temps. Ca ne rien de se reconcilier aujourd'hui si demain les meme betises risquent d'etre repetees.
La dualite de l'homme n'est explicable que par son Createur. Il a 2 visages l'1 angelique et le second diabolique.
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit,
On ira.
Toutes les bonnes soeurs et tous les voleurs,
Toutes les brebis, tous les bandits.
On ira tous au paradis.
Avec les saints et les assassins,
Les femmes du monde et les putains.
On ira.
N'ait pas peur de la couleur des flammes de l'enfer.
On ira tous au paradis,
Qu'on croit en dieu ou qu'on n'y croit pas,
On ira.
Qu'on ait fait le bien ou bien le mal,
On sera tous invités au bal.
Même moi.
On attend avec impatiente ses memoires...."Le silence face au crime est complicite tacite du crime". Jean Paul S.
j'ai un kif pour la plume de M Ouroro Bah
Si Alpha Condé a dit qu'il a hérité d'un pays, mais pas un état, je pense que Mr Somparé doit etre l'un des premiers perssonnes qu'il doit demande des comptes.
A lire, relire et à archiver.








