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Une odyssée récente en Guinée : Conakry-Siguiri !
Bakary Diakité Vendredi, 26 Février 2016 03:58
Quand on regarde objectivement l’état de notre capitale, de nos villes et villages, de notre pays dans ensemble, on se dit que la Guinée a réellement besoin aujourd’hui de façon vitale d’un consensus national sur les grands sujets, qui concernent le passé et l’avenir de notre nation, comme par exemple la réforme de l’Etat. Ce consensus est indispensable et passe obligatoirement par un dialogue national inclusif pour une saine réconciliation.
Je voudrais vous livrer ici le récit d’un court séjour d’une douzaine de jours au pays. J’ai quitté Paris Charles-de-Gaulle pour Conakry un jour de grève générale où les taxis parisiens devaient bloquer l’autoroute A1. Par chance notre vol n’a eu qu’une heure de retard. Prévu à 13h30, l’avion a décollé à 14h30 après des négociations avec les aiguilleurs du ciel. Partis donc à 14heures 20 nous avons atterri à 21heurs 35 à Conakry après une bonne heure d’escale à Freetown, une capitale peu éclairée. A peine vingt minutes après avoir décollé de Freetown, j’ai vu de l’avion Conakry et j’ai eu l’agréable surprise de voir une capitale étincelante de lumière. J’avoue que mon « ego national » a été fortement titillé. Merci Kaléta, car auparavant et il n’y a si longtemps encore, Conakry était pratiquement invisible la nuit en avion.
Hélas, malheureusement ce bon éclairage public par une desserte quasiment permanente de la capitale en électricité reste la seule bonne surprise dans ma mémoire. Pour le reste mes souvenirs sont émaillés par des images de désordre, de confusion, de violence, d’insalubrité et un manque total d’hygiène publique!
L’état de la circulation à Conakry
La circulation dans la ville est à l’image du reste de la vie publique qui est une sainte pagaille doublée d’une confusion et d’un désordre absolus! Pas de priorité, pas de feux rouges, pas de stop, pas de cédez-le passage, bref aucune signalisation, ni d’application des règles élémentaires de la circulation. Les taxis pour passer ou dépasser donnent toujours l’impression de se ruer sur les voitures particulières avec une imprudence et une violence peu communes.
Les conducteurs de voitures et de motos ne connaissent pas l’usage des freins, ils ne savent se servir que des avertisseurs sonores, et encore pas toujours ! Tous les carrefours et ronds-points sont toujours embouteillés, on y passe difficilement avec la peur au ventre dans un tintamarre assourdissant. Et là c’est sauve qui peut ! Chacun y allant au culot avec une audace qui défie tout le monde.
Les trottoirs sont des endroits prisés de beaucoup de conducteurs ce qui met les piétons en danger permanent ! Je me hasardais à faire mon footing au petit matin sur les trottoirs des transversales entre Cosa et Sonfonia, croyez moi que pour éviter de me faire renverser par des automobilistes ou par des motocyclistes c’était une véritable gageure, pour ne pas dire un vrai risque.
Pratiquement tous les espaces vacants sont soit des parcs d’automobiles d’occasion en vente, soit des garages à ciel ouvert de réparation de vielles voitures. En Guinée la mécanique sauvage a encore de très beaux jours devant elle.
L’état général de la ville
Aujourd’hui beaucoup d’endroits dans plusieurs quartiers de la capitale comme Coronthy, Almamya, Château d’eau, Cité de l’air, Kipé, Bambéto… donnent l’impression d’avoir été bombardés ! Dans ces quartiers le pouvoir a procédé à la destruction des maisons souvent qui bordent certaines rues. Ceci à cause de l’opération de récupération des espaces publics occupés par des personnes. Ces maisons ont pourtant été bâties ouvertement, au vu et au su des pouvoirs publics ! Ce qui montre la faillite de l’administration guinéenne depuis fort longtemps.
Nulle part dans notre capitale on ne rencontre des agents de services publics qui procèdent au nettoiement de la voirie. Les caniveaux sont tous remplis d’immondices baignant dans des eaux putrides.
Le climat social est morose, c’est le moins que l’on puisse dire
La tension sociale est palpable, tout comme la misère des populations. J’ai vu au niveau des ronds-points dans la même journée deux batailles rangées opposant policiers aux motocyclistes qu’ils avaient arrêtés pour les rançonner, car les agents de police ne donnent pas de P.V. Inutile de parler dans ce contexte de l’absence de politesse, de courtoisie, de respect mutuel ou de quelque civilité que ce soit ! La violence et les conflits sont partout. On lit la tristesse et l’inquiétude sur les visages par le manque de perspective et la pauvreté. La misère sociale est évidente.
L’épisode de Siguiri
Partis de Conakry à 5h15 nous sommes arrivés à Siguiri après 20h ! Environ 15 heures pour 780 kilomètres soit une moyenne de 50km/heure. Sur ces 780km la seule portion où la voiture peut rouler à 80km/h concerne les 200km entre Kouroussa et Siguiri.
De Conakry à Siguiri, j’ai été frappé par l’état de dégradation de la végétation après les feux de brousse qui ont littéralement dévasté les campagnes. Je me suis demandé, s’il y avait des gardes forestiers en Guinée. Est-ce qu’il y a un ministère des Eaux et Forêts dans notre pays ? Car effectivement nos forêts sont en train de disparaître irrémédiablement dans les feux de brousse, un réel désastre ! Déjà il faut noter que pendant cette saison sèche, le fleuve Niger est pratiquement à sec dans toute la région de la Haute-Guinée.
Arrivé à Siguiri, on est accueilli par une pollution généralisée : le vacarme des motos, la poussière et la fumée des vieilles voitures. Partout la ville est jonchée des carcasses de voitures dépouillées par les « mécaniciens » souvent des mineurs. Ces garages sauvages sont joliment nommés par les habitants « la casse. »
Les villages aurifères aux alentours de Siguiri ressemblent à des ruines de champs de bataille après une guerre ! Il y a deux ans Siguiri et d’autres villes de la Haute-Guinée comme Mandiana et Kouroussa ont connu « une véritable ruée vers l’or ». Cette exploitation anarchique de l’or par des personnes venues de toute part aussi bien de l’intérieur de la Guinée que des pays voisins, se faisait sans aucune réglementation, dans une confusion complète et un laisser-aller total du pouvoir exécutif. Ces exploitants n’avaient pas de permis d’exploitation et ne payaient aucune taxe à l’Etat !
C’est donc à cause de la politique de laisser-faire du pouvoir actuel que ces exploitants sont venus dévaster, saccager les zones aurifères et les terres cultivables, polluer les cours d’eau, bref détruire la faune et la flore.
C’est seulement maintenant, comme par hasard après l’élection présidentielle d’octobre 2015, en janvier 2016 que le pouvoir s’est réveillé pour faire déguerpir manu-militari ces exploitants illégaux.
Chers compatriotes, Guinéennes et Guinéens, rendons nous à l’évidence : notre pays souffre terriblement jusqu’aujourd’hui de la mal-gouvernance des pouvoirs successifs depuis 1958 !
Je sais, que beaucoup de compatriotes diront que je me répète, que je dis toujours la même chose ; c’est sûrement vrai, mais personne ne peut nier que notre pays va mal, le pays est bloqué. Ce blocage est total : politique, économique, juridique, sécuritaire, sanitaire, éducatif, socio-culturel…
Sur le plan politique, les « deux grands partis »: le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG sont dans une situation de crise interne grave, une véritable guerre de tranchées dans les états-majors. L’opposition n’a jamais eu une dynamique unitaire, ni de projet politique cohérent. Le pouvoir actuel tâtonne ; il n’a ni vision, ni projet, ni perspective pour la Guinée et il est enfermé dans un refus d’un vrai et sincère dialogue avec l’opposition.
Pendant ce temps les populations sont de plus en plus enlisées dans la pauvreté et dans la misère, le pays noyé dans une propagande des thuriféraires de la mouvance et dans un électoralisme interminable de l’ensemble de la classe politique !
Quand on regarde objectivement l’état de notre capitale, de nos villes et villages, de notre pays dans ensemble, on se dit que la Guinée a réellement besoin aujourd’hui de façon vitale d’un Consensus National sur les grands sujets, qui concernent le passé et l’avenir de notre Nation, comme par exemple la réforme de l’Etat. Ce consensus est indispensable et passe obligatoirement par un dialogue national inclusif pour une saine réconciliation.
Au-delà des intérêts partisans, et de la politique politicienne clanique d’exclusion ; il est plus que temps que le président de la République convoque des Assises nationales, afin que les forces vives du pays fassent sans complaisance, ni parti-pris un vrai et bon diagnostic de l’état morbide de la Guinée.
Pour bien soigner et guérir un patient le médecin doit faire le bon diagnostic de la maladie en cherchant d’abord sa cause, comprendre le mécanisme et les manifestations, pour enfin donner le traitement adéquat.
Vive la Paix
Vive la Guinée.
Dr. B .Diakité
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Commentaires
Croyez moi,je suis à 100% d'accord avec vous et je suis partant pour cette excellente. initiative.Aujourd'hui, c'est la seule chose à faire de salutaire pour notre pays. Respectueuses salutations. A Bientôt.
Je vous suis dans vos ecrits avec ceux d'un certain nombre de nos compatriotes depuis un certain temps. J'ai commence une discussion avec un certain nombre de gens sur la mise en place d'une cellule de reflexion strategique en vue d'une rupture a l'horizon 2020. L'ideal serait qu'Alpha Conde se ressaisisse et se donne enfin la chance de meriter son titre d'opposant historique. Mais comme deja mentionne ci-dessous l'espoir pour une telle mue est mince. Nous devrions donc commencer a aider l'opposition a se reunir autour d'un pacte national de reconciliation des guineens et de rupture avec la malgouvernance de plus de 56 ans.Nous pouvons echanger nos contacts a travers le webmaster pour continuer la discussion. En fait le forum de Guineeactu avec la qualite de ses animateurs me semble etre un cadre ideal pour animer un forum national de la reconciliation et de la rupture.
Bonjour Mr Barry. Je pense que avez bien raison de douter du fait que le pouvoir actuel ne veuille pas opérer une politique de réconciliation nationale et de rupture avec notre passé funeste de mal-gouvernance. Quant à l’opposition, elle est obligée désormais d’avoir une vraie union sacrée, autour d’un projet politique cohérent ! Si tel n’était pas le cas elle se disqualifierait pour de bon. L’opposition doit sortir du piège électoraliste que le pouvoir lui tend depuis 2010 ! Merci. DrB Diakité
Je suis rentre en Guinee en octobre 2013. J'ai garde l'espoir qu'Alpha Conde dans l'eventualite d'un 2eme et dernier mandat pourrait se liberer des contraintes politico-politiciennes et se donner la chance de reconcilier les guineens autour d'un projet national de rupture. Mais je commence a en douter serieusement. Nous devons commencer a aider l'opposition republicaine a se retrouver autour d'un tel projet et ne pas rater le coche de l'alternance et de la rupture en 2020.
BIG UP, STANDING OVATION, TRIPLE HOURRAH!!! à la CENI NIGERIANE, y'aura un 2°tour. Ils ont bien fait de faire virer Bakary FOFANA qui voulait exporter ses methodes du 1 coup KO, qui est devenu 1 coup chaos pour le pauvre peuple de Guinee. Mefiez vous, ce sont des Intellectuels honnetes, des patriotes incorruptibles à la CENI NIGERANNE. Quelle CENI est derniére de la classe? 100 euros à qui trouvera la réponse avant que je ne termine ma phrase...Bon WE
Celle de Bakary le faux est la bonne derniere de l'Afrique pour ne pas dire du monde entier.
BIG UP, STANDING OVATION, TRIPLE HOURRAH!!! à la CENI NIGERIANE, y'aura un 2°tour. Ils ont bien fait de faire virer Bakary FOFANA qui voulait exporter ses methodes du 1 coup KO, qui est devenu 1 coup chaos pour le pauvre peuple de Guinee. Mefiez vous, ce sont des Intellectuels honnetes, des patriotes incorruptibles à la CENI NIGERANNE. Quelle CENI est derniére de la classe? 100 euros à qui trouvera la réponse avant que je ne termine ma phrase...Bon WE
Pour etre complet, on peut juste ajouter que l'adversaire du president au deuxieme tour, Hama Amadou, ancien president de l'assemblee nationale nigerienne, n'a pas pu faire campagne parceque croupissant en prison pour une histoire afro-abracadabrante de trafique d'enfant... Mais du moment que la CENI nigerienne a vire Bakari Fofana, je suppose que ce "point de detail" comme dirait l'autre, est irrelevant.
BIG UP, STANDING OVATION, TRIPLE HOURRAH!!! à la CENI NIGERIANE, y'aura un 2°tour. Ils ont bien fait de faire virer Bakary FOFANA qui voulait exporter ses methodes du 1 coup KO, qui est devenu 1 coup chaos pour le pauvre peuple de Guinee. Mefiez vous, ce sont des Intellectuels honnetes, des patriotes incorruptibles à la CENI NIGERANNE. Quelle CENI est derniére de la classe? 100 euros à qui trouvera la réponse avant que je ne termine ma phrase...Bon WE
Suite a l'annonce de ces résultats les drapeaux ont été mis en berne aux sièges du RPCé et de la CENI a Conakry.
En réunion tous ont dit "quel idiot ce Issoufou"..
Au deux points mentionnes par l'envoye special de Guineeactu en Guinee, AOT (Monsieur), j'ajouterai que le gros maillon qui fait tenir tout ce systeme, ce sont nous les expatriés. L'ecrasante majorite des familles ne tiennent que parce qu'elles peuvent aller chez Western Union retirer la depense mensuelle envoyee par le fils, la fille, le mari, le papa, etc. Sans nous, tout ca degringolerai rapidement et quasi-spontanement parce que je ne vois pas comment un homme honnete pourrait actuellement faire vivre une famille de plus de 5 personnes a la sueur de son front en Guinee. Je pense que nous sommes la martingale (l'assurance ultime) de nos dictateurs.
Merci pour ce point extrêmement important a bien faire comprendre a tous nos frères et sœurs diaspo qui viennent ici rarement.
- En plus de ce qui est déjà ecrit je dirais que le plus grand/difficile obstacle que l'on puisse rencontrer ici ce sont justement les plus en plus nombreux "amis diaspo" revenus au pays et plongés tete première dans le système.
- Mieux formés et plus "smart" que ceux qui géraient la machine ici ils sont les ingénieurs pour consolider le système tous les jours.
- Ils savent tout ce qui est dit ici mais ils sont les plus féroces contre ces "diaspo pourris et leurs idées noires venues d'ailleurs".
- J'ai écouté récemment des dames revenues avec leurs maris qui parlaient discrètement entre elles. Elles se demandaient comment leurs époux avec qui elles ont vécues et travaillées décemment pendant des décennies ailleurs ont pu devenir ce qu'ils sont en quelques années a Conakry.
Et oui, l'anti-gouvernance est un cancer qui ronge progressivement tout ce qu'il touche...
Peut être que la chance de ce pays se trouve dans ces personnes-ressources comme Bakary DIAKITE, Ansoumane DORE, Ghandi, AOT, Mohamed CAMARA, BOKOUM et quelques autres que je ne connais pas. Y'a pas 20 solutions pour sauver ce pays. Ces intellectuels avant-gardistes doivent se saisir du probleme sinon cette paupérisation de la population et cet avilissement du pays risquent de nous mener vers le CHAOS.
A ceux la doit s’ajouter la jeunesse. Les jeunes Guineens doivent obligatoirement etre le fer de lance du renouveau de la nation. Ils doivent etre proactifs a l’image de leurs freres Burkinabe et Senegalais. La jeunesse ne doit pas se laisser hypothequer son avenir par les clans mafieux qui detruisent la Guinee a peiti feu. Elle doit exiger et obtenir ce qui lui revient legitimement: la bonne gouvernance.Elle doit se debarasser des reflexes communautaires que les politiciens utilisent pour les detourner de la realite.
Et effectivement le plus triste, c'est de savoir que c'est un chaos organisé et entretenu et qui peut être jugulé avec de la bonne volonté.
Au deux points mentionnes par l'envoye special de Guineeactu en Guinee, AOT (Monsieur), j'ajouterai que le gros maillon qui fait tenir tout ce systeme, ce sont nous les expatriés. L'ecrasante majorite des familles ne tiennent que parce qu'elles peuvent aller chez Western Union retirer la depense mensuelle envoyee par le fils, la fille, le mari, le papa, etc. Sans nous, tout ca degringolerai rapidement et quasi-spontanement parce que je ne vois pas comment un homme honnete pourrait actuellement faire vivre une famille de plus de 5 personnes a la sueur de son front en Guinee. Je pense que nous sommes la martingale (l'assurance ultime) de nos dictateurs.
Un excellent article bien argumenté d'un ancien membre de la cellule de communication de Bah Oury:
http://mosaiqueguinee.com/2016/02/26/un-membre-de-la-cellule-de-communication-de-bah-oury-quitte-le-navire-pourquoi-jai-pris-ma-distance-de-bah-oury-ex-vice-president-de-lufdg-declaration/
Merci pour ce lien - j'ai lu cet article et j'approuve l'analyse qui y est faite de l'assaut-commando excessif de BO sur Conakry.
- Mais bon comme je ne suis pas et ne serait jamais un militant de son parti, je ferme ma gu... et je continue - comme finit toujours Thiangel...
1) Toute la pagaille et le chaos que tu décris sont en fait parfaitement voulus et organisés par une petite mafia de civils et militaires pour qui ils sont indispensables pour se "débrouiller et magouiller" sans aucune interférence externe.
Toute tentative - pourtant très simple a réaliser - pour y remédier irait directement en conflit avec leur "système" et c'est uniquement la que le blocage existe, au niveau des 2% qui décident de tout ici.
2) ce 2e point dépend directement de la stratégie opérationnelle du 1e point : dès que tu fais un tel constat on te balance directement dans la face et surtout devant les autres dans ton dos que " c'est un diaspo aigri qui a raté sa vie en Occident et rêve d’être ministre le lendemain de son retour, qui se plaint de tout et que si ça ne lui convient pas alors qu'il rentre décher avec sa pension chez lui".
Et la mafia le crie partout et le petit peuple, enfoncé dans sa misère journalière et son aveuglement plein espoirs de jours meilleurs, hochent de la tete ou se taisent pour ne pas se mettre les boss locaux sur le dos "dès es que tu seras rentré chez toi au paradis".
- Tu vois nous avons crée chez nous l’étape ultime de la mal-gouvernance : c'est l'anti-gouvernance !
Et cette machine tient ce pays d'une main de fer qui ne permettra jamais de faire un processus VJR comme tu le souhaites.
Tout au plus une mascarade telle que celle développée et pilotée actuellement par la même mafia pour trainer la majorite a dire "bon c'est fait, on balaie tout sur le tapis et le bizness continue".
C'est ou je suis d'accord avec Ourouro sur le ridicule de faire ce processus dans un tel contexte ou tout est mis en œuvre pour pousser les victimes de ce même Etat au silence et a la résilience forcée - leur "tous victimes, tous bourreaux".
Tu vois mon frère, 80% de ceux qui liront ceci diront tout simplement "c'est encore ce diaspo qui n'est jamais positif et se plaint tout le temps" et nos propositions retourneront toujours dans ce contexte dans les tiroirs de la république mafieuse.
- Franchement je plains tous ceux qui n'ont pas la chance comme moi de prendre un avion quand je le veux pour aller recharger mes batteries quelque part au XXIe siècle avant de revenir plonger quelques mois dans ce trou si bien structuré et voulu par une minorité agissante qui a droit de vie et de mort sur 98% de notre population...
http://mosaiqueguinee.com/2016/02/26/un-membre-de-la-cellule-de-communication-de-bah-oury-quitte-le-navire-pourquoi-jai-pris-ma-distance-de-bah-oury-ex-vice-president-de-lufdg-declaration/
C'est éloquent comme constat Dr Diakité.Tout le monde dit la même chose en longueur de journée comme bilan catastrophique de la Guinée.Notre Professeur de la Sorbonne Alpha Condè "suscitait" beaucoup d'espoir en 2010.Mais,voilà le résultat chaotique d'1 coup Kao et le bordel total dans tous les sens du terme.Les caisses de l'état sont vides,mais,on ne dit jamais,qui les a vidé.En plus,on a une obligation de FMI comme protocole de décaissement de l'emprunt à respecter de notre fonds de roulement pour pouvoir payer nos employés guinéens:quelle honte de notre souveraineté nationale...
Enfin,le bon diagnostic a déjà été fait en Guinée,mais,c'est l'application du traitement adéquat qui fait défaut,parce que;c'est un Dialogue de sourds-muets entre le Pouvoir et l'Opposition.Même l'accord signé le 20 août dernier est difficile à appliquer(violation);malgré l'existence d'un Comité de suivi.Aucune sanction et aucun respect de nos lois constitutionnelles.
Finalement,tout ce qui reste à la Guinée comme solution,c'est l'insurrection populaire.Car,seul le peuple qui est souverain et continu de souffrir.Point.








