Disparition d’un éminent juriste guinéen

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BARRY_Alpha_Sidoux_7_01Notre frère Diallo Yaya Antoine s’est éteint vendredi, le 23 janvier 2015, au CHU de Bouaké en Côte d’Ivoire, à 8 heures du matin, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Il a été inhumé le même jour à 16 heures au cimetière municipal de cette ville, selon le rite musulman sunnite. Paix à son âme.

Je présente mes condoléances émues à sa compagne Salimata Bamba, à sa fille Fatoumata Binta, à toute sa famille et à l’ensemble de la communauté guinéenne qui perd ainsi l’un de ses plus brillants juristes.

Yaya Antoine a présenté avec succès sa maîtrise en droit à l’Université d’Abidjan en juin 1979. Après le baccalauréat au Lycée de Labé, il a fréquenté, de 1969 à 1972, la faculté de philosophie à l’Institut polytechnique Julius Nyéréré de Kankan, avant de s’exiler en Côte d’Ivoire.

Je me souviens encore de la mémoire prodigieuse de Yaya Antoine, qui nous récitait des passages entiers des cours du célèbre professeur hongrois Imré Marton, qui émerveillait, par son éloquence légendaire, tous ceux qui ont eu l’honneur de suivre ses cours à l’Institut polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l’Institut polytechnique Julius Nyéréré de Kankan.

Après sa maîtrise en droit, ne pouvant rentrer en Guinée sous la dictature sékoutouréenne, Yaya Antoine a entamé une longue carrière de professeur de droit dans divers établissements d’enseignement secondaire à Abidjan et à Bouaké.

A partir de 1989, il a collaboré successivement, à Bouaké, dans les cabinets d’avocat de maître Henry Kouakou, puis de feu maître Edmond et enfin de maître Djigbédou, jusqu’à son décès.
 

DIALLO_Yaya_Antoine_04


La peine que j’éprouve par la perte de Yaya Antoine est quelque peu apaisée car j’ai pu lui parler au téléphone lors de mon dernier séjour à Abidjan au début de ce mois de janvier. Lors de cet entretien, nous avons convenu qu’il allait venir à Abidjan pour me rencontrer. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.

Yaya avait pris le surnom d’Antoine, en référence à ce chanteur iconoclaste né à Conakry, challenger de Johnny Hallyday, que beaucoup d’entre nous avaient adopté dans les années 1960.

Yaya Antoine, qui laisse le souvenir d’un homme affable, toujours de bonne humeur, plein d’humour, m’avait succédé en 1976, comme président de l’AEEGCI, l’Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. A l’époque, c’était le plus important mouvement de jeunes Guinéens à l’étranger. L’AEEGCI comptait 120 étudiants à l’Université d’Abidjan et 5 000 élèves (garçons et filles) dans les lycées et collèges de toute la Côte d’Ivoire.

Le président Félix Houphouët-Boigny octroyait des bourses à tous les étudiants guinéens inscrits, à la condition de réussir les examens de fin d’année. Mais, il ne fallait pas que les Ivoiriens ‒ très xénophobes comme on le sait ‒, le sachent. C’est pourquoi, Madame Plazanet, l’assistante du président Houphouët-Boigny appelait à la fin de chaque trimestre le président de l’AEEGCI pour demander aux membres du Bureau exécutif de l’association d’aller voir le président Auguste Denise, ministre d’Etat, qui nous remettait alors en mains propres et en espèces les bourses des étudiants. Cela coûtait à la cassette personnelle du président Houphouët la somme de 25 millions de francs CFA par an. Nous continuons aujourd’hui encore de prier pour le repos de l’âme de cet auguste personnage.

Puisse l’âme de Yaya Antoine aussi reposer en paix. Que le Très-Haut l’accueille en son sein et le récompense des services qu’il a rendus à la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire. Lâ Ilâha Illahou Mouhammadou Rassouloullâhi. Allahou Akbar.


Alpha Sidoux Barry
Président de Conseil et Communication International (C&CI)


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Commentaires  

 
+5 #28 Alpha Sidoux Barry 08-02-2015 02:02

Mon cher Mamadou Saliou Bah
Alors là c'est un miracle. Toi dont le Professeur Hassimiou Diallo m'a tant parlé, comment je n'arrive pas à me souvenir de toi. C'est grave, puisque à l'époque de Meilhac, lorsque j'ai habité avec Américain (mon beau-frère et non mon neveu), nous nous sommes rencontrés et toi qui ne peut pas passer inaperçu, je n'arrive pas à comprendre comment je n'arrive pas à me souvenir de toi. C'est sans doute la sénilité et l'âge.
Je peux évoquer beaucoup de souvenirs de Labé. Thierno Chérif dont tu parles, je ne peux pas évoquer son nom sans pleurer. Chaque fois que j'apparaissais dans la famille de feu Thierno Abdourahmane, c'était des pleurs car j'ai une ressemblance presque magique avec Thierno Chérif, disparu à Bamako (Paix à son âme).
Thierno Sadou, ce merveilleux footballeur nous faisait rêver. Tantine, Madame Thiam (Paix à son âme) était ma marraine. Quand j'allais voir Safia, ma soeur Sifaye, jalouse, me reprochait d'aller voir "Portobhè bhen Dow Saarè".
Je suis de Dalaba, mais quand j'arrive à Labé, je suis chez moi. Si nous évoquons tout cela, nous allons finir par pleurer. Et quand je pense aujourd'hui à la Guinée, entre Ebola et Condé Alpha, des deux côtés le mal est infini.
Quand diable allons-nous sortir du cycle infernal des dictatures! Je reviens de Côte d'Ivoire et je vais rendre compte prochainement des progrès réalisés par ce pays. Ce qui veut dire que la malédiction guinéenne n'est pas une fatalité. Nous pouvons sortir de la misère si nous nous dotons d'un leadership adéquat. Pour cela, il faut mettre Condé Alpha hors d'état de nuire.
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+3 #27 mamadou saliou bah 08-02-2015 00:09

@ Mr SIDOUX BARRY !
Je n'arrete pas de " sourire " ( SOUS CAPE )!
" PETITS " avec YAYA ANTOINE , mes autres frères , ( BOUN OUMAR , SAFIOU , TNO ALIOU ...) nous allions au LYCEE dans l'espoir d'obtenir qques CRAYONS , qques feuilles de dessin , qques " RESTES " de DESSERT .
Nous fumes votre connaissance a cette époque , par notre grand frère THIERNO CHERIF ( paix a son ame ) et " MA GDE SOEUR OUMAMATOU " . Aussi , ne vous en faites pas que je vous appelle " Mon Frere " .
Les annees passant ," NOUS " avons contre AMADOU OURY LEMY ( mon neveu ) pour vous .
Puis , vous avez habite avec MON MEILLEUR AMI , votre cousin , THIERNO IBRAHIMA " AMERICAIN ". ( c'est le temoin de mon mariage a Grenoble ) . Au café LE PARIS ou au CAMBRONNE , ou chez vous , on se voyait , au moins , 4 jours sur 7 . La derniere fois , c'etait chez ELIMANE FALL , juste de l'autre de la rue . Puis vous avez demenage et FABER a pris votre chambre . J'etais tjs a DAVIEL .
puis je suis parti et vous m'avez retrouve chez BINTA votre soeur a MANHATTAN ( NEW YORK ) avec votre ami de MontreaL qui venait d'ecrire qque chose sur la GUINEE et son parcours .
Tout ceci , pour vous dire que nous ne nous connaissons pas que de nom .
ALIOU , votre frère , que nous appellons JOHNNY , ou YAYA son epouse , ou YAYE ( ADJIDJATOU ) vous le confirmerons .
Il y a juste que ceux qui m'appellaient MAMADOU SALIOU BAH ( thierno habibou et aminatou )sont morts . Personne n'utilise ce nom pour parler de moi .
Donc , pas etonnant que vous ne voyiez pas " CE QUIDAM " .
Mais , vous etes " MON FRERE " sous differents angles . YAYE , vous expliquera quand elle reviendra , si vous lui demandez .
ALIOU et BINTA( vos frères ) , eux , ne se posent pas la question .
Gd frère , combien de personnes savent qu'il y a eu un ORCHESTRE " ROYAL JAZZ " compose umiquement de DESCENDANTS de THIERNO ALIOU BHOUBHA DIYAN ?
Cela ravive certains de vos souvenirs , mais devrait aussi enseigner LA TOLERANCE .
DES DESCENDANTS ( tout l'orchestre ) du WALIYOU DE LABE qui font danser tout le village !
La prochaine fois que vous passez par NEW YORK , demandez a n'importe qui de vous conduir chez " BAPPA BALLA " !
Bien a vous , mon frère !
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+3 #26 mamadou saliou bah 07-02-2015 23:27

@ Mr AOT
CELUI de NEW YORK est " INTOUCHABLE " .
Laisses " BETON " !
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+2 #25 A.O.T. Diallo 07-02-2015 22:07

Citation en provenance du commentaire précédent de Alpha Sidoux Barry:
Pour quel intérêt? Pour réduire les cas d'homonynie, qui vont un jour nous handicaper lorsque la société guinéenne sera informatisée et numérisée. Je sais bien que c'est un déchirement de renoncer à son nom Sylla, Camara, Diakité, Diallo, Bah, Millimouno ou Soropogui. Mais, il le faut pour pouvoir accéder à la modernité. Pour entrer dans le XXIème siècle, celui de l'ère numérique. On va encore me contredire et avancer toutes sortes d'arguments sophistiqués et alambiqués mais qui sont dérisoires. Nous ne pouvons pas en Guinée fonctionner avec 5, 10 , 20 ou 30 noms de famille pour 12 millions d'habitants qui seront dans quelques années 20 millions. Débattons sereinement de ce vaste sujet sans nous agresser, ni nous injurier, en nous respectant les uns les autres, comme dans une société démocratique. Je ne veux pas susciter la controverse, mais le dialogue et l'échange dans la compréhension mutuelle.

Kotto Sidoux tu me rappelles le souvenir de mon arrivée a la cite U de Lyon. En donnant mon nom il y avait déjà 3 Alpha Oumar Diallo, un sénégalais, un burkinabé et un guinéen. Qui plus est l'un était recherché pour usage de chèques sans provision donc quelques jours après mon inscription c'est un policier qui se pointe pour vérifier si il avait retrouvé son pigeon...
C'est a ce moment-la que j'ai rajouté le T dans tous mes documents administratifs qui m'a effectivement beaucoup servi dans les services informatisés - même pour retrouver mes réservations de consultations ou de vols...
Et je viens d'apprendre maintenant qu'il y a un nouveau AOT a New-York : je vais lui faire un procès a celui-la !
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+6 #24 Alpha Sidoux Barry 07-02-2015 20:54

Mon cher Fakai,
Diallo ou Barry, cela n'a aucune importance. Pourquoi? Parce que nous portons tous des noms de clan et non des noms de famille. Exemple: la famille Barry, ce sont 2 à 3 millions de personnes en Afrique. Vous voyez bien que ce n'est pas un nom de famille. Surtout qu'après la victoire de Saïkou Ibrahima Sambégou (connu sous le nom de Alfa Yaya mo Timbo) lors de la bataille de Talasan, beaucoup ont pris le nom de Barry.
Nous allons abandonner ces noms de clan pour créer des noms de famille. Par exemple, Fakai Sylla ou Fakai Camara ou Fakai Diallo, tes enfants vont adopter le nom de famille Fakai, c'est-à-dire ton prénom préféré. Pour quel intérêt? Pour réduire les cas d'homonynie, qui vont un jour nous handicaper lorsque la société guinéenne sera informatisée et numérisée.
Je sais bien que c'est un déchirement de renoncer à son nom Sylla, Camara, Diakité, Diallo, Bah, Millimouno ou Soropogui. Mais, il le faut pour pouvoir accéder à la modernité. Pour entrer dans le XXIème siècle, celui de l'ère numérique. On va encore me contredire et avancer toutes sortes d'arguments sophistiqués et alambiqués mais qui sont dérisoires. Nous ne pouvons pas en Guinée fonctionner avec 5, 10 , 20 ou 30 noms de famille pour 12 millions d'habitants qui seront dans quelques années 20 millions. Débattons sereinement de ce vaste sujet sans nous agresser, ni nous injurier, en nous respectant les uns les autres, comme dans une société démocratique.
Je ne veux pas susciter la controverse, mais le dialogue et l'échange dans la compréhension mutuelle.
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+2 #23 fakai 07-02-2015 18:32

M. Alpha Sidoux Barry,
Veuillez m'excuser d'avoir commis l'erreur en vous appelant Diallo dans mon post du 04/02/2015. Sorry!
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+3 #22 Alpha Sidoux Barry 07-02-2015 02:08

Cher Frère Mamadou Saliou Bah,
Nous nous connaissons de nom. De plus, moi je connais ta famille.
Je préfère quand tu adoptes ce ton fraternel, qui est plus adapté à la communication et à l'échange. Crois-moi que le frère Malal Baldé, qui n'a sans doute jamais entendu parler de moi, est très cher à mon coeur, pour m'avoir donné le nom Sidoux, à son insu.
A Montréal, l'an dernier, j'ai voulu m'en entretenir avec son frère notre aîné qui vit là-bas, malheureusement on n'en a pas eu le temps.
Saliou, en évoquant le Royal Jazz de Labé, ce sont beaucoup de souvenirs que tu fais resurgir en moi. J'ai passé toute mon adolescence et ma prime jeunesse à Labé (1958-1964). Beaucoup de Labéens croyaient que j'appartenais à la famille de Thierno Poréko, à cause de mes relations très étroites avec Aliou Poréko (Paix à son âme).
C'est dans l'adolescence que se forgent les amitiés viriles, qui durent toute la vie. J'ai aussi de bonnes relations avec ta famille, la famille Bah, mais tu ne le sais sans doute pas.
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+2 #21 mamadou saliou bah 05-02-2015 23:59

@ Mr SIDOUX ,
Mon frère , MALAL BALDE et ses feres , c'etait " LE ROYAL JAZZ DE LABE " !
Le saviez-vous ?
Souvenez-vous de " ALLIANCE et INDEPENDANCE " !
Votre frère !
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+5 #20 Alpha Sidoux Barry 04-02-2015 21:17

Fatoumatou,
Ce n'est sûrement pas un nom de chez nous.
Je m'attendais à une telle réaction. Je vais vous expliquer d'où vient le nom Sidoux. Ce n'est pas un pseudonyme:
"Labé douce ville enchantée
Garde-nous ta bonne renommée
Et soit toujours oh Si Doux pays
Comme le paradis."
Cette belle ballade a été composée par notre aîné Malal Baldé et ses frères en 1958.
Lorsque nous sommes arrivés au Lycée de Labé en Octobre 1958, au lendemain de l'indépendance de la Guinée, nous étions âgé de 12 ans et nous étions au nombre de 80 élèves, soit deux classes de 40.
Avant la rentrée des classes, nous nous balancions sur les agrès au centre de la cour du Lycée, Thierno Amadou et moi, en chantant cette ballade de Malal Baldé.
Peu à peu, mes camarades ont ajouté Si Doux à mon nom Mamadou Alpha. J'ai tout fait pour m'en débarrasser. Impossible. J'ai fini par l'adopter et l'inscrire dans mon état civil.
Madame, allez voir les registres de l'Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser à Conakry à propos de la IIIème Promotion baptisée "Dr Abdourahmane Diallo (1965-1970) et vous verrez que j'y suis inscrit sous le de Mamadou Alpha Sidoux Barry.
Tous ceux qui me connaissent aujourd'hui m'appellent Sidoux. Vous voyez bien que ce n'est pas un pseudonyme.
Madame, il est difficile de me prendre en défaut.
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+5 #19 Fatoumatou 04-02-2015 13:49

Citation en provenance du commentaire précédent de Alpha Sidoux Barry:
Ourouro Bah (auquel je recommande de reprendre son doux nom de Bashir Bah, car les pseudonymes ne servent à rien,

Donc Sidoux est votre prénom de baptême!
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+7 #18 fakai 04-02-2015 06:42

Monsieur Alpha Sidoux Diallo,
Un jour viendra ou vous connaitrez mon identité mais pour le moment je vous prie d’accepter mon pseudonyme FAKAI. Comme d’autres compatriotes guinéens j’ai décidé d’aller en exil dans les années 60 pour éviter les atrocités de la révolution. Bref ! Je vous remercie pour votre appel à vos anciens collègues et aux doyens Doré et Doumba Diallo, je suis très impressionné par leurs écrits. En ce qui concerne le groupe de réflexion je suggère qu’il soit composé de 2 ou 3 représentants de chaque ethnie ou région géographique (Basse Guinée, Moyenne Guinée, Haute Guinée, et Guinée Forestière) et sous la direction d’un comité de sages ou de doyens composé de 4 membres (Ansoumane Dore, Aboubacar Doumba Diallo, etc.). J’aimerai suggérer aussi Mr Paul Théa, Mme Madina Sow et Sékou Kaba que je connais personnellement pour son engagement dans les associations des guinéens de la BAD à Abidjan et à Tunis.
Il est temps que tous les fils et filles de la Guinée se donnent la main pour changer notre beau pays, brisons les barrières entre les différentes ethnies, ne laissons plus les politiciens nous séparer pour leurs intérêts personnels et matériels. Montrons-leur que nous voulons maintenant une Guinée unie et indivisible. C’est cela mon souhait et mon rêve.
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+4 #17 mamadou saliou bah 03-02-2015 01:49

" Pouquoi ne pas envisage une presidence tournante en Guinee comme aux Comores " ?
AH CES " ANCIENS DES COMORES " !
Faites un article sur CE SUJET afin d'en debattre .
La , c'etait POUR YAYA MO NENAN BINTA GOUBERA !
S'IL VOUS PLAIT !
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+5 #16 Alpha Sidoux Barry 02-02-2015 23:28

Mon cher FAKAI,
Je n'aime pas les pseudonymes, mais je t'adresse un salut fraternel.
Ta tournure d'esprit va tout à fait dans le sens de ce que nous appelions l'"esprit d'Abidjan". Au sein de l'AEEGCI, l'Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d'Ivoire, il n'y avait pas de distinction ethnique ou régionale.
J'ai succédé comme Président à la tête de l'AEEGCI à Lemmy, le frère de Siradiou Diallo qui, lui-même, a succédé à Fofana Babara, aujourd'hui bras droit de Sidya Touré au sein de l'UFR.
Dans mon bureau, il y avait Diakité Bakary (aujourd'hui médecin en France), Kéïta Mamadi (économiste aux Etats-Unis), Camara Manka, Lamine Camara (Paix à son âme, et je ne me console pas de sa disparition) et bien d'autres encore. Tous exilés guinéens, fuyant la dictature sékoutouréenne, nous avions banni la discrimination ethnique ou régionale. Nous rêvions d'une Guinée sans ethnie, démocratique et moderne.
Mon cher Fakai, tu as tout à fait raison. J'en appelle à tous les anciens d'Abidjan, aux aînés comme Ansoumane Doré, Boubacar Doumba Diallo, à tous mes promotionnaires, aux plus jeunes comme Cissé Campell, Sylla Démocrate, Kéïta M, Sadio Barry et d'autres pour mettre sur pied ce groupe de réflexion préconisé par Fakai pour prêcher l'apaisement en Guinée et créer les conditions pour qu'il n'y ait plus jamais de dictature en Guinée.
Pourquoi ne pas envisager, comme le préconise Boubacar Sadio Baldé de l'UFR, une Présidence tournante en Guinée, comme aux Comores, afin que personne ne s'éternise au pouvoir? J'entends déjà les récriminations qu'une telle proposition ne va pas manquer de susciter. Mais, c'est une piste de réflexion.
Asseyons-nous autour de la table, pour trouver, d'un commun accord, la meilleure solution pour sortir la Guinée du cycle infernal des dictatures qui se succèdent dans notre pays les unes après les autres depuis plus de 50 ans.
Les Guinéens sont intelligents, capables de réflexion et ne sont pas des va-t'en-guerre. Avec de la bonne volonté, ils peuvent trouver un système de gouvernement qui puisse instaurer l'Etat de droit dans notre pays pour le bénéfice et le bien-être de tous.
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+8 #15 fakai 02-02-2015 00:27

Je presente mes condoleances a la famille du defunt a tous ceux qui l'ont connu. Que Allah lui reserve une place de choix au paradis. En lisant tous les commentaires il me semble qu'il existait une parfaite harmonie, une entente, et une fraternite parmi les etudiants guineens en Cote d'Ivoire a cette epoque ou je vois un Peul qui etait president de l'association et un malinke qui etait secretaire a l'organisation de a meme association. Messieurs Alpha Sidoux Barry et Sekou Kaba et les autres doyens en Europe et aux USA est-ce que vous pouvez creer un groupe de reflexion pour faire des propositions aux partis politiques sur comment etablir l'entente entre les differente ethnies. Il faut que nous fassions quelque chose pour eviter la Guinee de tomber dans le chaos.
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+7 #14 Sékou Kaba 01-02-2015 08:37

Prenant part à la douleur de la famille de notre regretté frère Diallo Yaya Antoine, je présente mes sincères condoléances à toute notre communauté. Que Dieu, le Tout Puissant l'accueille dans son éternel paradis.
Sékou Kaba, Secrétaire à l'organisation de l’AEEGCI (Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire) de 1975 à 1976.
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+10 #13 Alpha Sidoux Barry 31-01-2015 23:22

Chers amis et chers frères,
Merci à tous pour l'hommage que vous rendez à notre frère Yaya Antoine Diallo.
Merci au Doyen Boubacar Doumba Diallo, à mon cher AOT Diallo, à Abraham Bantignel, A Aménofils, à mon cher Sylla Démocrate, à ses amis d'enfance et d'école Mamadou Saliou Bah (l'amitié ne trompe jamais), Ourouro Bah (auquel je recommande de reprendre son doux nom de Bashir Bah, car les pseudonymes ne servent à rien, à Massaliou Fadi-Mosquée, à Kéïta M que j'apprécie beaucoup, au Doyen Ansoumane Doré dont la belle plume nous console des tourments que nous inflige Condé Alpha, et à tous nos compatriotes qui compatissent à la disparitiion de Yaya Antoine Diallo.
Abraham Bantignel, tu as bien raison. C'est bien Yaya Antoine, avec son esprit fin, altier et très inventif qui a baptisé la FLAG ainsi que tu l'as dit.
Merci beaucoup à tous. Prions pour que l'année nouvelle 2015 nous débarrasse du mal Condé Alpha et que notre calvaire d'éternels exilés prenne enfin fin.
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+8 #12 Abraham bantignel 31-01-2015 18:24

Citation en provenance du commentaire précédent de Ourouro Bah:
Merci Grand Frère Sidoux pour cet hommage à Yaya Antoine. Sa disparition ramène aux esprits l'épopée de toute une génération de guinéens. Destituée par la maudite révolution culturelle du PDG, elle trouva refuge en Côte d'Ivoire. Elle y recréa un embryon de la patrie perdue. Alors qu'il n'y avait pas de relations diplomatiques avec la Guinée, les exilés y érigèrent leur propre ambassade de Guinée. C’était en fait un bar a Cocody où ils se rencontraient régulièrement ; un lieu de culte des dernières nouvelles du pays, de blagues, d’initiation des nouveaux arrivants qui par vagues fuyaient le «paradis du PDG ». La solidarité était forte. Quand quelqu’un arrivait du pays, il demandait seulement où se trouvent des guinéens. Sans considération de famille ou d’ethnie, il était automatiquement accueilli, intégré, pourvu d’habits, de conseils et d’un milieu social.(...)
Tant de personnes ont pleuré cette mort. Comme toujours en Guinée, beaucoup de morts ont un ton tragique. On pleure les potentiels brisés de tant de cadres qui auraient pu contribuer à sortir la Guinée de l’ornière ; des sacrifices considérables pour faire des études dans des conditions difficiles ; des carrières abandonnées pour se battre afin d’éradiquer les graines de la dictature de notre pays. Tant de combats héroïques et anonymes dont on voit les acteurs disparaitre, un à un ; avec les promesses de changement plus que jamais tenues et dérisoires. (..)Salut à l’âme de l’artiste qui vient de nous quitter. Mes respects à toute cette génération courageuse dont la contribution sera un jour reconnue.
Ourouro Bah

En effet, mes grands frères compatriotes jeunes Guinéens noyaient leur nostalgie de la Guinée et des incertitudes de l'Aventure (grand "A")dans la FLAG qui est une marque de bière rebaptisée par eux Femme Légitime de l'Aventurier Guinéen.
C'est une occasion qui me rend mélancolique à repenser à cette merveilleuse période qui couvre mon enfance et adolescence dans une C.I où tous les Guinéens se fréquentaient sans discrimination basée sur la langue vernaculaire. Vu ce qui se passe en Guinée aujourd'hui,je deviens très amer et aigri.
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+5 #11 Ansoumane Doré 31-01-2015 17:44

Je m'associe au requiem d'Alpha Sidoux Barry et adresse mes condoléances à toute la famille de Yaya Antoine Diallo.
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+12 #10 Ourouro Bah 31-01-2015 16:41

Merci Grand Frère Sidoux pour cet hommage à Yaya Antoine. Sa disparition ramène aux esprits l'épopée de toute une génération de guinéens. Destituée par la maudite révolution culturelle du PDG, elle trouva refuge en Côte d'Ivoire. Elle y recréa un embryon de la patrie perdue. Alors qu'il n'y avait pas de relations diplomatiques avec la Guinée, les exilés y érigèrent leur propre ambassade de Guinée. C’était en fait un bar a Cocody où ils se rencontraient régulièrement ; un lieu de culte des dernières nouvelles du pays, de blagues, d’initiation des nouveaux arrivants qui par vagues fuyaient le «paradis du PDG ». La solidarité était forte. Quand quelqu’un arrivait du pays, il demandait seulement où se trouvent des guinéens. Sans considération de famille ou d’ethnie, il était automatiquement accueilli, intégré, pourvu d’habits, de conseils et d’un milieu social. Les gens s’entassaient dans des chambres exiguës pour dormir. Ils utilisaient les tickets de restaurant universitaires avec parcimonie pour se suffire avec le partage. Quand le pécule tombait de la présidence c’était la fête au village. Yaya Antoine était au centre de tous les événements. Sa chambre à la SOGEFIHA ne désemplissait jamais.
Tant de personnes ont pleuré cette mort. Comme toujours en Guinée, beaucoup de morts ont un ton tragique. On pleure les potentiels brisés de tant de cadres qui auraient pu contribuer à sortir la Guinée de l’ornière ; des sacrifices considérables pour faire des études dans des conditions difficiles ; des carrières abandonnées pour se battre afin d’éradiquer les graines de la dictature de notre pays. Tant de combats héroïques et anonymes dont on voit les acteurs disparaitre, un à un ; avec les promesses de changement plus que jamais tenues et dérisoires. Je suis de ceux qui pensent que ces efforts anonymes s’inscrivent dans l’accumulation lente des changements. Les sacrifices ne seront vains que si on abandonne la lutte. Salut à l’âme de l’artiste qui vient de nous quitter. Mes respects à toute cette génération courageuse dont la contribution sera un jour reconnue.
Ourouro Bah
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+7 #9 keitaM 31-01-2015 16:23

Nous sommes à Allah et à nous nous ferons retour. Que Dieu lui pardonne et l'accueille dans son paradis ! Amen. Allahoumma salli ala' Mouhammad wa a'li Mouhammad.
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+7 #8 mamadou saliou bah 31-01-2015 08:40

De GOUBERA a KAADE , de DOW-SARE a LEY-SARE ,
toutes mes condoleances !
Bano , Issagha ,Couderc , Americain , Hacimiou Pounthion , Oscar ...a tous les autres !
YO ALLAH YAAFO MO , OKKORA ALJANNA !
Bon voyage L'" ENTRAINEUR " !(pour ceux qui l'ont connu avant 1964 )
Tout comme pour " ELGA " , UN ATTIEKE pour ANTOINE !
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+4 #7 A.O.T. Diallo 31-01-2015 02:20

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Merci kotto Sidoux de nous faire découvrir ce grand-père

Désolé mais je voulais dire "grand-frère" et je n'avait aucune envie de plaisanter sur un tel sujet...
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+5 #6 Massaliou Fadi-Mosquée 31-01-2015 01:14

Paix à son âme, que le bon DIEU LUI ACCORDE LE PARADIS ÉTERNEL.
Ce fût l’ami de tous les guinéens, particulièrement en Côte d’Ivoire. Très souriant, serviable et intègre. Il avait géré la Bourse du Président Félix Houphouët Bobigny de C.I. avec honnêteté avec les tickets Resto du campus à Abidjan, le prix du bus scolaire, l’hébergement des étudiants guinéens exilés au mérite scolaire (Mermoz, Cité Rouge, etc. Moi, j’étais à L’ENSTP (de 1976 à 78) avant le transfert de l’école à Yamouskro . Yaya Antoine a servi la Guinée en sa façon d’être à l’extérieur du BLED. C’est un copain d’enfance depuis Labé-Mosquée (Leysarè-Labé) et en CI. Nous l’avions accordé l’exclusivité d’ANTOINE à Labé. Bref, qu’il se repose en PAIX.
Merci de ton témoignage Seydi Barri…La vie est ainsi. Du courage camarade. ALLAHOU AKBAR.AMINE.
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+4 #5 Sylla democrate 30-01-2015 23:23

Mes condoleances a la famille et aux guineens.
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+6 #4 Âmenofils 30-01-2015 21:43

Paix à l'âme du défunt et que Dieu lui pardonne ses péchés et l'accueille dans son paradis ! Amen
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+6 #3 Abraham bantignel 30-01-2015 21:41

Paix à son âme! En effet, j'ai des souvenirs d'un grand frère(non parent mais car beaucoup plus âgé que moi) très sympathique et simple sans arrogance. Il venait souvent chez nous à Abidjan puis à Bouaké avec d'autres compatriotes étudiants en C.I et d'autres en transit pour l'Occident(c'était la grande fuite,loin de la Guinée du PDG). Encore des talents que la Guinée n'a jamais pu utiliser. En effet,il s'était complément intégré en C.I et à Bouaké.
Ah! Dommage cela fait si longtemps que je n'avais plus entendu parler de lui. Dommage, dommage,dommage, la vie est cruelle!
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+5 #2 A.O.T. Diallo 30-01-2015 21:41

Merci kotto Sidoux de nous faire découvrir ce grand-père dont le rappel de sa vie et de certaines de ses réalisations sont importantes a connaitre pour tous les autres compatriotes.
J'invite nos ainés sur notre forum a nous les faire découvrir et connaitre un peu pour nous informer et former.
Rest In Peace, grand frere !
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+6 #1 boubacar doumba diallo 30-01-2015 20:45

Que Dieu lui pardonne et lui accorde le Paradis! Amine
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