Le fossoyeur

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Sorti des ténèbres de sa stérile et longue errance,
Titres bruyants en bandoulière et dans le cœur la vengeance,
Il feint de s’émouvoir du désarroi d’un peuple en désespérance.
La complicité d’un général postiche en mal de reconnaissance
Et un scrutin miteux, tissé de maléfiques connivences
Le hissent au sommet de l’Etat fumant de décadence.
Devant le peuple interdit, il miroite disponibilité et bienveillance,
Proclame, tout haut, le changement et rêve, tout bas, de permanence.
Sénile et fermé d’esprit, désemparé et sans référence,
Le recours aux démons du passé consacre son incohérence.
Une valetaille opportuniste et, dans l’histoire, sans équivalence
Se forme et lui renouvelle sans cesse une pompeuse allégeance
Par des « oui Professeur-Président, oui à votre lumineuse excellence Â»;
« Oui El-hadj-Président, oui à votre irremplaçable gouvernance Â».
Ces formules dont le ridicule est enrobé de grandiloquence,
Enivrent le professeur en quête de légitimité et d’obéissance.
Dans ce décor suranné tout en couleurs de circonstance,
Il s’emmure dans le passé et met la démocratie en instance.
Terreur, impunité et dérives sectaires sont en résurgence ;
Ethnostratégie et démagogie mettent la nation en déliquescence.
Des hordes de brutes dressées pour broyer des vies avec véhémence,
Violent des femmes, mettent à mort jeunes et vieux sans défense.
Les filles et fils de Zogota sont tués pour leur encombrante présence.
Bambéto et Hamdallaye, cités rebelles irréductibles au silence,
Servent de polygones où explosions et tirs rivalisent de fréquence.
La douceur du « vivre-ensemble Â» mise à l’épreuve par l’aigreur de l’intolérance
Alimente les ruisseaux de sang qui serpentent N’Zérékoré dans l’indifférence,
Pour se jeter dans les abysses de l’oubli où gisent des centaines d’innocences.
D’autres danses mortifères sont attendues avec accélération de la cadence
Au rythme de manipulations abjectes, de discours de haine et d’arrogance,
Qui bercent le cynisme du fossoyeur et nourrissent son accoutumance
Aux basses actions qui délitent la nation et compromettent son existence.


Wayloune Barry


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Commentaires  

 
+1 #8 Mory Sylla 27-01-2015 20:08

2015,vive la censure.
Tout compte fait,Conde' sera reelu inch'Allah.
"Gagnez" sur G.Actu,c'est votre victoire. On vous felicite.
Le vrai terrain,c'est en Guinee'.
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-2 #7 se 27-01-2015 09:43

Si Alpha Conde est le fossoyeur, alors les Guineens sont les fossoigner. Comme le mot lindique, les faut-soigner sont des gens qui doivent changer leur esprit et comportement car cest dans les actes que les uns se definissent comme fossoyeurs ou fossoigners. Lhomme se definit par ses actes. Les grands hommes posent de grands actes et attire les grands esprits (ange). Les petits hommes se contentent de petits actes et attire les petits esprits (diable). Mahatma Gandhi disait de se tourner en soi en appliquant d'abord sur soi le changement que l'on voudrait voir a l'externe. Cest pour dire que lorigine de nos malheurs est interne car l'exterieur nest qu'une consequence de l'interieur.
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+3 #6 Mme Barry Madina 26-01-2015 02:30

M Wayloune Barry votre texte est magnifique et cohérent. Revenez encore et encore pour nous servir un bon plat comme celle-ci il est vraiment mangeable et digeste. On sent du professionnalisme dans ce texte. Vous méritez tout simplement respect et considération
Que Dieu vous garde
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+1 #5 A.O.T. Diallo 25-01-2015 19:58

Chapeau mon beau !
Je ne m’étais pas encore rendu compte du nombre de mots se terminant en "ence et ance".
Dommage que l'homme-Etat ne lit jamais la presse...
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+6 #4 Ansoumane Doré 25-01-2015 18:28

Mon compatriote Wayloune Barry, quelle magnifique poésie vous nous offrez là sur l'interminable tragédie de notre pays! Tout y est et un commentaire serait superflu. Bravo!
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+7 #3 lodia 25-01-2015 15:04

Prose qui evoque toute la souffrance du peuple martyr de guinee, ou apres les evenements ideologiques malefiques de MEPHISTO sekou toure qui sema la haine; la violence, l'ethnicisme, décima la creme intellectuelle et commercante du pays et proclama le parti-etat.
Apres une periode tout autant de malediction, de violence gratuite, de vengeance sur fonds de convulsions ethniques,incarnée par un regime militaire constitué de brutes violentes, violeurs et voleurs, de redoutables predateurs,nous arriva enfin le liberateur, professeur de son etat. Il declara du haut de son siege acquis sur des crimes ethniques et des combines malefiques: "guinee is back", prenait la guinee ou mephisto sekou toure l'avait laissé, et en fin qu'il s'en foutait, qu'il ne lisait pas la presse, il n'en avait pas besoin, qu'il embrassait tout de sa science diffuse, nous eûmes le "sansement" comme dit AOT. Apres 4 annees; le resultat est remarquable: 146/146 pour la competivite et 179é par le PNUD pour indice de developpement. et pestiferes par EBOLA.
Je veux point vous couper l'appetit, mais y'a à faire: bruler cette CENI ,supprimer ces delegations speciales, mettre à la retraite ces juges qui se sont declares incompetents de leur....competence et faire face à la soldatesque d'Alfa Ebola Charlie CONDE, les identifier , s'ils tirent sur les enfants, ils ont aussi des enfants, des maisons, des commissariats, des casernes, il faudra le leur rendre. Comme au BURKINA et ailleurs, il faudra les pourchasser, rapatrier les biens voles avec l'aide de la communaute internationale partout ou ils se trouvent dans le monde et livrer à la CPI cette cohorte de malfaiteurs pour tous les crimes commis depuis les independances, TOUS LES DIGNES FILS DE CE PAYS SONT INTERPELLES, toute l'opposition honnete et sincere est concernee. Nous voulons juste vivre comme en COTE D'IVOIRE, au GHANA ou au SENEGAL, juste que CA, merci BARRY pour ton beau poeme
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+5 #2 Youssouf Soumah 25-01-2015 11:39

Très bel article. Bravo M. BARRY de nous rappeler le mensonge et le comportement abject de cet homme Alifa Koné qui ne mérite que mépris.
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-9 #1 Mory Sylla 25-01-2015 04:20

Ce ecrit sous forme de poeme est tres "sale'."
On a du mal a le deguster. Dans la vie,il faut toujours avoir le moral haut et l'esprit debarasse' de la haine et autres mesquineries.
On sait que vous n'aimez pas le President A. Conde' pour les raisons qui vous sont propres.
Neamoins,il faut avoir un esprit positif de tous les instants.
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