Guinée : à ceux qui croient a une fossilisation de la population guinéenne

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DORE_Ansoumane_3_01N.B. Cette chronique est écrite à l'attention des jeunes générations de Guinéens, plus qu'aux générations qui ont été contemporaines des faits relatés. Il y a, en effet, de nos compatriotes qui se font « historiens Â» pour raconter du n'importe quoi, à leur convenance, et surtout pour réhabiliter le régime du premier président de la Guinée : Sékou Touré (1958-1984). Le régime qu'il érigea avait été accueilli par tous les Guinéens comme celui qui les libérerait du joug colonial et les conduirait au Horoya, la Liberté, l'Indépendance. Mais très progressivement, son parti politique, le Parti démocratique de Guinée (PDG), déjà parti unique dès la fondation de la République, commença à établir une dictature de type stalinien. A partir de 1978, l'appellation officielle de ce parti a été « Parti-Etat de Guinée Â». Et une dictature implacable s'installe sur les Guinéens et devait conduire de nombreux citoyens (et même des étrangers) dans des camps de concentrations dont le plus sinistre a pour nom le Camp Boiro. Des camps de la mort atroce. Depuis la chute de cette dictature en 1984, la population guinéenne ne s'est vraiment pas remise encore des traumatismes de toute sorte, subis moralement et physiquement, trente ans après. Mais des négationnistes de tous les méfaits de Sékou Touré, s'obstinent sans état d'âme à vouloir présenter aux jeunes Guinéens de fausses facettes de ce terrifiant dictateur et de son régime. Cette chronique s'élève contre leur imposture, même en revenant sur et en répétant et encore des aspects qui semblent connus de beaucoup gens.


Par les temps qui courent en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, est-il convenable de parler ou d'écrire sur d'autres choses que sur cette calamité, appelée fièvre hémorragique à virus Ebola, qui s'est abattue comme un rapace sur ces trois pays ? A priori, non dans bien des esprits. Et pourtant la vie, même à rythme réduit, continue son cours.

Ebola, depuis sa première apparition en 1976 dans l’ex-Zaïre, puis une accalmie trompeuse, suivie d'une réapparition, à des milliers de kilomètres en Guinée-Conakry en fin de l'année 2013, semble être, en effet, à l'image effrayante de la peste noire qui avait ravagé des continents dans un passé lointain. Mais même si nous demeurons dans l'incertitude sur l'évolution de cette terrible épidémie, les progrès de la science médicale dans les pays plus développés que les nôtres, la mobilisation et l'aide de ces pays en faveur des pays africains frappés par Ebola et surtout la prise de conscience qui se dessine au sein de la population, font que nous ne sommes plus dans le même contexte que le passé lointain que je viens de rappeler. Même si nul ne peut encore dire quand Ebola sera éradiquée, on peut prévoir que ses impacts sociaux, économiques, humains seront importants sur les pays qu'elle aura visités. Et quel que soit le degré de ses marques sur les pays d'Afrique de l'Ouest, d'autres préoccupations sociales suivront leur cours. Ceux qui ont l'habitude de réfléchir et d'écrire sur le passé et l'avenir de leur pays continuent de le faire. Parmi ceux-ci, les passéistes, c'est-à-dire ceux qui pensent qu'on peut arrêter les aiguilles au cadran qui marque les heures de la vie, se sont installés dans la nostalgie du régime de Sékou Touré. Et ils ne cessent de distiller aux jeunes générations de Guinéens l'eldorado qu'aurait représenté ce temps à jamais condamné par ses crimes monstrueux contre l'humanité. Ces crimes ne sont pas arrêtés d'ailleurs à cette époque. Quand on cite les ignominies perpétrées en 1985, 2006-207, 2009, et après, ce ne sont là que les conséquences de la culture de violence cultivée par les nervis du Parti-Etat de Guinée de Sékou Touré entre 1958 et 1984.


CONTEXTE D'EVOLUTION DES PROBLEMES DISCUTES

Quand on entend certains affirmer naïvement que notre indépendance a été acquise sans une goutte de sang guinéen pour magnifier la maestria du leader de l'indépendance, on mesure soit l'ignorance soit l'imposture de ceux qui répandent ses contre-vérités historiques.

Comment peut-on ignorer tout le sang guinéen versé par les S.A. (Sturm Abteilung), sections d'assaut de Sékou Touré - RDA-PDG dans le Conakry des années 1954-1956, à moins d'être amnésiques ? Autrement ceux qui ont vécu dans cette ville à cette époque, devraient s'en souvenir. Je n'étais que collégien mais je me souviens des massacres de militants du BAG par les cerbères du RDA et des cyniques personnages veulent faire croire que le futur Néron guinéen a obtenu l'indépendance par la magie de ses discours ? Et puis même s'il faut lui reconnaître la paternité de cette indépendance au prix du sang guinéen versé par l'action de ses sections d'assaut à l'exemple de ceux de l'Allemagne nazie avant sa prise de pouvoir en 1933, il faut savoir placer les choses dans le vrai contexte géopolitique de cette époque. Mais les falsificateurs de l'histoire de la Guinée, donnent à croire que toutes les indépendances de l'Afrique subsaharienne n'ont eu lieu que sous l'impulsion de la Guinée. Cette affirmation est totalement fausse. Et je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises.

** Tout d'abord, il faut s'avoir que la période de l'après seconde guerre mondiale a été marquée à partir de 1947 par le partage du monde en deux bloc antagonistes l'Est (qualifié de socialiste) et l'Ouest (qualifié de capitaliste et colonialiste).

** Dans le contexte de la concurrence de la guerre froide Est-Ouest, survient la Conférence afro-asiatique de Bandung qui réunit pour la première fois en avril 1955, vingt-neuf pays du tiers-monde. Cette conférence condamna le colonialisme et il en ressortit que la colonisation devait disparaître et par conséquent que toutes les colonies avaient vocation à l'indépendance. Le bloc de l'Est, soviétique, appuya fortement cette thèse. L'impact de Bandung a été immense sur les peuples colonisés et les indépendances apparaissaient comme inéluctables. Ceci doit être su par des jeunes générations, sans nier le rôle des leaders politiques mais sans faire d'eux des démiurges à des fins de mystification.

** Parmi les peuples colonisés auxquels, nous Guinéens, appartenions, il faut signaler que :

  • les cinq comptoirs français de l'Inde conquis depuis le XVIIe siècle furent rétrocédés à l'Inde en 1954 ;
  • l'Indochine (Annam, Cochinchine et Tonkin qui forment ensemble le Vietnam d'aujourd'hui, Cambodge, Laos) colonisée à partir de 1862, devint indépendante après une dure guerre de 1946 à 1954 (Cambodge et Laos en 1953) ;
  • le Maroc et la Tunisie devinrent indépendants en 1956 ;
  • l'Algérie était entrée en guerre d'indépendance en 1954, qui ne devait se terminer qu'en 1962.

** Plus près géographiquement de nous en Afrique de l'Ouest, la Gold Cotas devint indépendante en 1957, du Royaume Uni, sous le nom de Ghana sous l'impulsion du Dr Kwale Nkrumah.

Le rappel rapide de ces faits qu'on a déjà présentés maintes fois ne nie en rien que Sékou Touré fut le leader reconnu de notre indépendance avec tout le sang versé non pas contre le colonisateur, mais entre Guinéens qu'il ne faut pas passer sous silence. Un fait est quasi certain, c'est que quel qu'ait été, dans le contexte rappelé, le principal leadership politiques de notre pays ou de pays voisins l'indépendance serait intervenue, en 1958 ou plus tard. Qui a connu l'euphorie créée par la Loi-cadre de juin 1956, dans les territoires d'outre-mer français, peut confirmer que les indépendances étaient en vue. La France était à bout des guerres coloniales. Donc asséner comme le font certains que nous, Guinéens, étions les promoteurs de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, du Sénégal et d'autres, procède soit de l'ignorance, soit de la mystification. A ceux qui ont été allaités à la mamelle de l'imposture, ce genre d'intoxication ne pose aucun problème de conscience.

L’imposture ne s'arrête pas là. Ils accordent au régime de dictature de Sékou Touré, des vertus et des réalisations dont personne ne peut montrer des traces tangibles, hormis de nombreuses disparitions, corps et âmes de très nombreux Guinéens, et surtout ceux de l'encadrement socio-politique du pays. Il ne faut donc jamais se lasser de dénoncer les imposteurs, pour la mémoire collective. Même le pouvoir en place traîne en partie, des aspects de la philosophie de gouvernance de cette époque. La Guinée dans son ensemble traînera encore des stigmates de la dictature passée mais honnie tant que justice (non pas vengeance) ne sera pas rendue. Les gouvernants en place ne semblent pas en prendre conscience pour construire et consolider cette unité nationale tant évoquée à la légère par toutes et tous. C’est pourquoi, chers compatriotes, ne baissons pas la garde, continuons à dénoncer les falsificateurs même si nous devons pour cela agacer quelques-uns.

Les falsificateurs de notre histoire nationale nous parle de l'unité des Guinéens réalisée sous la dictature. On a vu la consistance de cette unité. A peine le dictateur avait-il disparu en mars 1984 qu'à l'occasion d'une sombre affaire de coup d'Etat dont l'instigateur aurait été le Colonel Diarra Traoré Premier ministre de Lansana Conté, en juillet 1985, un pogrom été organisé contre toute l'ethnie malinké à Conakry. Qui a vu une ombre d'unité nationale contre ce pogrom ? Le grand massacre du 28 septembre 2009 de manifestants politiques et viols de militantes de l'UFDG, composés pour l'essentiel de l'ethnie peule, a soulevé quelle ombre d'unité nationale ? C'est tout ce qui est à reconstruire et les agitations et manœuvres subalternes ne pourront rien apporter à ce chantier. Les thuriféraires du régime satanique du PDG et ceux d'aujourd'hui savent toutes ces ignominies et ferment les yeux là-dessus pour mentir aux jeunes générations et à une population recrue de sales histoires.

Pour le temps de Sékou Touré, ils parlent de nombreuses visites de chefs d'Etat étrangers sous le règne du Parti-Etat de Guinée pour illustrer l'aura internationale de son chef. Mais à consulter les ballets diplomatiques mondiaux depuis le XIXe siècle, on n'a jamais constaté une intensité aussi forte que ceux qu'on connut de 1950 aux années 1990. C'est, en effet, sur cette période de guerre froide Est-Ouest, de guerres d'indépendance et de décolonisation que se sont jouées de nombreuses rencontres des responsables politiques de partout. Un des thuriféraires de la dictature du Parti-Etat de Guinée qui semble ignorer ce contexte international, veut faire croire que Conakry était devenu un pôle de la diplomatie mondiale des années 1958-1984. Il va jusqu'à aligner une cinquantaine de visiteurs importants à Conakry: dix-sept de provenance extérieure au continent africain dont deux trouveront dans leur pays respectif une fin terrible pour des chefs d'Etat (pendaison pour Ali Bhutto au Pakistan en 1979 et exécution, en Roumanie, de Ceausescu et sa femme, presque devant toutes les télévisions du monde en décembre 1989). Parmi les quarante visiteurs de marque du continent africain, dix-sept ont été renversés du pouvoir. Sur ces 17 renversés, 7 ont été assassinés dans des conditions parfois horribles (une fois en Ethiopie, deux fois au Liberia, deux fois au Nigeria, une fois en Egypte, une fois au Congo-Brazzaville, une fois en Guinée Bissau). Quant à d'autres huiles de ce cortège, comme Mobutu du Zaïre, Ahmadou Ahidjo du Cameroun ou Siad Barre de la Somalie, ils ont dû s'enfuir à l'étranger où ils ont terminé leur vie. Voilà brièvement présentée la galerie des personnages présentées par des ignorants pour montrer l'importance de leur héros guinéen.

Je vais dire quelques mots du passage de l'un des plus illustres visiteurs de Sékou Touré. Il s'agit de Nelson Mandela pendant les années de vaillantes luttes de l'ANC contre l'ignoble système raciste de l'apartheid. C'est l'époque où d'autres combattants de divers territoires coloniaux africains sillonnent les pays africains déjà indépendants pour obtenir des soutiens à leurs causes. Pour ce qui concerne l'ANC de l'Afrique du Sud,

Mandela raconte ses souvenirs dans un épais ouvrage (Un long chemin vers la liberté, Nelson Mandela, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1995, 659 pages, pour la traduction française de Long walk to freedom, 1994). Dans ses souvenirs, il raconte un long périple africain, de l'Ethiopie au Maroc en Afrique subsaharienne avec son compagnon Oliver Tambo. Pour des visites à des présidents d'Afrique de l'Ouest, Mandela a rencontré Modibo Kéita au Mali, Sékou Touré en Guinée, Senghor au Sénégal, Sir Milton Margai en Sierra Leone, puis il ajoute : « Au Liberia, j'ai rencontré le président Tubman, qui non seulement m'a donné 5 000 dollars pour des armes et de l'entraînement, mais m’a demandé d'une voix calme : "Avez-vous de l'argent de poche ?" Je lui ai avoué qu'il ne me restait pas grand-chose, alors immédiatement un aide de camp est venu avec une enveloppe contenant 400 dollars en liquide. Du Liberia, je suis allé au Ghana où j'ai retrouvé Oliver, et nous avons été reçus par l’ambassadeur de Guinée, Abdoulaye Diallo. Quand je lui ai dit qu'en Guinée je n'avais pas vu Sékou Touré, il a immédiatement organisé notre retour dans ce pays. Touré nous avait impressionnés, Oliver et moi... Nous lui avons expliqué l'histoire de l'ANC et de MK (Umkhonto we sizwe ou La lance de la nation, abrégé en MK) et nous lui avons demandé 5 000 dollars en soutien à MK. Il nous a écoutés calmement et nous a répondu de façon formelle, comme s'il faisait un discours : "Le gouvernement et le peuple de Guinée soutiennent entièrement la lutte de nos frères d'Afrique du Sud et nous avons fait des déclarations à l'ONU en ce sens". Il est allé jusqu'à une bibliothèque dans laquelle il a pris deux livres de lui qu'il nous a dédicacés. Puis il nous a dit merci et nous a raccompagnés.

Nous étions très ennuyés: on nous avait rappelés d'un autre pays et tout ce qu'on nous avait donné c'étaient deux exemplaires dédicacés de son livre. Nous avions perdu notre temps. Peu de temps après, nous étions dans notre chambre d'hôtel quand un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères nous a apporté une valise remplie de billets de banque : nous nous sommes regardés, très contents. Mais Oliver a changé de visage : "Nelson, c'est de l'argent guinéen, a-t-il dit. Il ne vaut rien en dehors d'ici ; ce n'est que du papier." Mais Oliver a eu une idée : nous avons emporté l'argent à l'ambassade de Tchécoslovaquie où il avait un ami qui l'a échangé contre une monnaie convertible. Â» Puis le voyage s'est poursuivi chez Senghor au Sénégal (voir pages 310-315 de l'ouvrage cité).

La relation de tous ces faits a pour but de montrer les visages des mystificateurs qui veulent faire croire que la Guinée était le seul pôle attractif de la diplomatie sur le continent africain.

Les habitués des mensonges distillés aux jeunes Guinéens n'en restent pas qu'à ces aspects mais à bien d'autres questions ayant des rapports avec la vie de la société guinéenne. C'est comme si ces « historiens Â» formatés par les maîtres de l'idéologie du Parti-Etat de Guinée s'étaient fossilisés sur la période 1958-1984. Et on dirait qu'ils cherchent à fossiliser les jeunes générations de Guinéens sur cette période accablante de l'histoire de leur pays. Mais qu'est-ce donc la fossilisation? Les paléontologues, nous disent que « la fossilisation est le passage d'un corps organisé à l'état de fossile avec désagrégation des matières organiques et conservation des parties dures Â».

Transposée au plan social, on pourrait penser à ces films d'horreur de « morts vivants Â» qui ne semblent avoir qu'une vague idée de leur passé et encore moins de leur avenir. Voilà l'image de fossiles humains que des imposteurs veulent imprimer à la jeunesse de notre pays. En termes courants, c'est comme si l'on voulait faire des gens des chiffes molles.

Mais venons-en aux réalisations qu'ils disent avoir été accomplies sous la Première République.

Il m'aurait fallu des pages pour une radioscopie socio-économique complète de la Guinée au sortir de cette Première République.

Toutes les infrastructures de tous les domaines du pays n'ont pas pu non seulement être maintenues à leur niveau de 1958 mais se sont dégradées à tel point que les magnifiques sites touristiques, par exemple, de ce pays naguère chantés par des voyageurs, demeurent inaccessibles de nos jours. Par exemple, l'unique voie ferrée à l'indépendance était celle connue sous le nom de Chemin de fer Conakry-Niger, reliant la capitale à Kankan en Haute-Guinée, d'une longueur de 662 km. Elève au Collège classique de Conakry de 1949 à 1956, j'ai fréquemment voyagé par le Conakry-Niger, au cours de cette période. La durée moyenne du voyage dans un sens comme dans l'autre, était de 12 à 13 heures. Dix ans plus tard, en 1966, les trains qui ne sont plus qu’au nombre de trois par semaine, font le trajet en 27h30 à 33h (voir Jean Suret-Canale, La République de Guinée, Paris, Ed. Sociales, 1970,432 p.). En 1974, la durée du voyage n'est pas inférieure à une semaine pour un simple aller et pour les trains qui parviennent à parcourir l'intégralité des 662 km. Le Conakry-Niger a complètement disparu, y compris les rails, sous Lansana Conté.


ON PARLE BEAUCOUP D'AGRICULTURE…

pour l'autosuffisance alimentaire des Guinéens et c'est l'occasion pour les mêmes nostalgiques de rappeler l'expérience des fameuses Fermes agro-pastorales d'arrondissements (FAPA) qu'on cite joyeusement à ceux qui n'ont pas connu cette collectivisation ratée de l'agriculture guinéenne. L'« aménagement Â» des FAPA avait démarré en 1979. On les définissait comme étant à la fois des centres de recherche agronomique appliquée, des unités économiques pilotes de production végétale et animale, des centres artisanaux et des groupes d'habitat modernes. En mai 1981, on dénombrait théoriquement 304 FAPA, sur 311 arrondissements du territoire national (source : Horoya n° 2868 du 10-16 mai 1981, p. 52). Il s'était à vrai dire révélé très vite qu'en fait de fermes, on était loin du chiffre de 304 et la principale activité des quelques fonctionnaires fermiers consistait en réunions politiques et en activismes stériles. La lourdeur de la bureaucratie au triple niveau du ministère de tutelle, de la région et de la ferme agro-pastorale a vite condamné l'institution à l'inefficacité totale dans une atmosphère d'activisme soutenue. Et l'institution des fermes agro-pastorales avait presque disparu avant la chute du Parti-Etat de Guinée.

C'est enfin au cours de cette période que la vaste forêt guinéenne a été la plus dévastée sans reboisement notamment pour alimenter les usines de bois et d'ameublement : usine de meuble de Sonfonia-Conakry, usine de sciage et de contreplaqués de N’Zérékoré (USCZ), etc.


IL EST TRES SOUVENT DE BON ALOI DE CITER UNE INDUSTRIALISATION FLORISSANTE DE CETTE PREMIERE REPUBLIQUE

Quelle réalité recouvre cette fable ?

Des industries légères avaient effectivement été créées à partir du Plan triennal 1960-1963; Mais ces créations faites à partir de ce Plan triennal avaient comporté de tels handicaps que le bilan en était largement négatif à la chute du régime du PDG en 1984. Qu'on en juge :

  • dans l'espace, la presque totalité des usines industrielles avaient été implantées dans l'aire urbaine de Conakry ;
  • cette industrialisation avait été effectuée dans le cadre d'entreprises d'Etat ; c'est ce que les dirigeants du PDG avaient appelé la voie non capitaliste de développement économique ;
  • un autre trait de la politique d'industrialisation inaugurée par le Plan triennal avait été d'accorder la priorité aux industries utilisant des capitaux techniques au détriment des industries de main-d’œuvre ;
  • ces entreprises industrielles dépendaient fortement de l'extérieur sur un double plan : les pièces de rechange des équipements installés d'une part et des matières premières d'autre part ; par exemple, l'Entreprise de tabacs et d'allumettes (ENTA) qui paraissait comme une réussite, ne pouvait fonctionner correctement qu'en important l'essentiel des 1 500 tonnes de tabac de Chine et de Malawi, alors que des régions guinéennes produisaient sous la colonisation, une bonne partie du tabac en feuille de la Société coloniale des tabacs (SOCOTAB) implantée en Algérie (pour la production des allumettes de l'ENTA, les produits chimiques étaient importés de Chine et la moindre pièce en panne des entreprises industrielles guinéennes entraînait parfois l'arrêt, pendant des mois, de toute une production) ;
  • enfin, depuis leur création, les entreprises publiques guinéennes connaissaient en permanence des contraintes structurelles qui le maintenaient dans une sous-utilisation de leur capacité de production ; à vrai dire, l'embrigadement politique de la population, depuis les tout petits, était d'une telle portée que l'activisme des agents du PDG dans ces entreprises était prioritaire sur l'activité de production de biens et services utiles à la société.


VOICI DONC LA SITUATION DES ENTREPRISES TELLE QU'ELLE RESULTAIT D'UNE ENQUETE EXHAUSTIVE REALISEE POUR LA FIN DE L'ANNEE 1983

La situation des entreprises guinéennes était devenue si catastrophique et si pesante sur le budget de l'Etat puisque tous les employés étaient salariés de l'Etat que le pouvoir de Sékou Touré avait décidé de réaliser une vaste enquête à des fins de rénovation des industries et services défaillants. Les résultats de cette enquête ont révélé une telle ampleur de ruines qu'on peut imaginer qu'ils n'auraient pas été publiés si l'Ancien régime n'avait pas été renversé en avril 1984. Ces résultats ont été consignés dans un rapport intéressant, publié en avril 1984 (voir République de Guinée – Ministère de l'industrie : Rapport sur la situation du secteur industriel, avril 1984, renéot.). Voici brièvement résumé ce qui en ressort :

  • Mises à part quelques sociétés d'économie mixte comme la Soprociment, la Société arabo-lybio-guinéenne pour le développement industriel et agricole (Salguidia), la Société guinéenne de lubrifiants et d'emballages (Soguilube), la Société de produits explosifs et chimiques ( Sopec) ; seules vingt et une entreprises nationales (pour l'ensemble du pays) ont pu présenter un bilan de fin d'exercice en 1983 ; sur ces vingt et une entreprises, quinze étaient très déficitaires.

Pour simplifier la lecture du rapport, j'ai fait un regroupement des entreprises en secteurs économiques. La plupart des entreprises ont été construites de 1962 à 1970 mais n'ont fonctionné que de façon chaotique depuis leurs créations jusqu'au début des années 1980, pour aboutir, dans bien des cas, à des arrêts de fonctionnement normal, sinon à l'arrêt total au cours de l'année 1983 :

  1. dans les industries agro-alimentaires, les entreprises étaient les suivantes : Conserverie de Mamou, Huilerie de Dabola, L'huilerie de Kassa, Usine de thé de Macenta (UTM), Fruitaguinée (Bonagui), Usine de jus de fruit de Kankan (UJFK), Société de brasserie guinéenne (Sobragui), Usine de boissons non alcoolisées (Bonagui), Société industrielle de panification de Guinée (Sipag), Sucrerie de Koba (Sukoba), Complexe de boissons de Foulaya-Kindia, Usine de réfrigération de Conakry, etc. ; toutes en situation difficile ;
  2. dans les industries chimiques, pharmaceutiques et de matières plastiques, les entreprises étaient les suivantes : l'Entreprise nationale des industries pharmaceutiques de Guinée (Eniphargui), la Société industrielle des peintures de Conakry (Sipeco), la Société guinéenne de rechapage de pneus (Soguirep), Les industries guinéennes d'articles de toilette (IGAT), la Société guinéenne de lubrifiants et d'emballages (Soguilube), la Société guinéenne de plastiques, datant de 1951 (Soguiplast), l'Usine d'oxygène et d'acétylène (Uoa), la Société des produits explosifs et chimiques (Sopec), la Société de fabrication des bougies (Sofab) ; à part trois entreprises, l'Eniphargui, la Sipeco et l'Igat, la situation de toutes les autres unités de ce secteur était jugée catastrophique par le rapport précité ;
  3. dans les industries du bois de l'ameublement deux entreprises publiques créées en 1964, dominaient ce secteur, il s'agissait de l'Usine de Scierie et contreplaqué de Nzérékoré (Uscz) et la fabrique de meubles de Conakry (Usine de meubles de Sonfonia). La première n'était plus, en 1973, qu'à 26,4% de sa capacité initiale de son utilisation de contreplaqué et la seconde à 10,5% en 1971 de sa capacité de son utilisation de meubles ;
  4. dans les industries de matériaux de construction, les entreprises notables créées de 1963 à 1965 étaient La briqueterie et fabrique de carreaux de Kobaya-Conakry, l'Usine de carreaux et carrières de granit de Manéah, l'Usine céramique de Matoto (Ucm), et la Soprociment (Conakry) ; tant au niveau de la production qu'à celui de la capacité de production prévue, on n'a assisté qu'à un déclin sur toute la période des années 1970, à moins de 15% de leurs capacités de production, et vers des arrêts d'usines.
  5. les industries textiles et de l'habillement étaient concentrées pour l'essentiel dans le Complexe textile de Sanoya-Conakry (Cts), prévu pour une capacité de production de 22 millions de mètres de tissus par an au démarrage en 1966 avec 871 salariés. Partie avec une production de plus de 5 millions de mètres de tissus, l'usine n'en produisait plus que 2,5 millions en 1973 avec une utilisation de capacité de 11,6% ; on devine la situation à fin 1983.
  6. dans les industries de tabacs et d'allumettes, l'Entreprise nationale de tabacs et d'allumettes (Enta), implantée en 1964 au lieu-dit Wassa-Wassa, avait été sans conteste une réussite industrielle de cette époque bien qu'on ait déjà rappelé qu'elle était fortement dépendante de l'extérieur (Chine et Malawi) ; de l'enquête du Rapport, il ressortait qu'elle était une des rares entreprises à être sur la liste des rénovations et des extensions prévues à partir de 1984 alors que bien d'autres étaient sur la liste de suppressions d'entreprises.
  7. dans les industries mécaniques, la Société guinéenne de fabrication de tôles et d'ustensiles de ménage (Soguifab) et l'Usine de montage de camions (société mixte au départ), devaient constituer les bases de départ des entreprises publiques d'industries mécaniques ; la Soguifab, également société d'économie mixte (Etat guinéen-firme américaine Harvey, jusqu'en 1976), a été une unité dynamique de 1972 à 1980, puis des défectuosités de fonctionnement sont apparues ; outre ces deux entreprises, il faut citer, la Construction métallique de Dixinn (Cmd), l'Usine d'outils agricoles de Mamou (Usoa) ; mais en dehors de la Soguifab, ce secteur est apparu également comme sinistré en fin 1983.

Au survol de ce qui précède, il y a eu en Guinée, une tentative d'industrialiser le pays à partir du Plan triennal 1960-1963. S'il y a eu la volonté au plan des intentions, le pouvoir politique est demeuré velléitaire et enfermé dans des slogans politiques, au plan de l'action de production économique. Le slogan répandu à cette époque était que « le révolutionnaire est apte à toutes les tâches que la Révolution lui confie Â» (quel que soit son niveau de formation). Des individus sans aucune connaissance précise, se sont trouvés responsables à des postes de production dont ils ne possédaient aucun élément de fonctionnement. Mais leur militantisme au PDG leur permettait d'être à ces postes. Des Guinéens qui ont profité de ce régime du Parti-Etat de Guinée, par eux-mêmes ou par tiers interposés, se sont donc toujours répandus en propos laudateurs sur la « formidable industrialisation de la Guinée par Sékou Touré Â». Et de maudire son successeur Lansana Conté avec tout le fiel dont ils sont dotés pour avoir détruit l'incomparable parc d'entreprises industrielles qu'il a trouvé après son coup d'Etat du 3 avril 1984. On vient de voir qu'il ne s'agissait plus, en 1983, que de vastes ruines industrielles et commerciales.

Ce qui paraît vrai dans le fatras des accusations adressées par la suite à Lansana Conté, est non seulement son empressement à avoir bradé des entreprises qui pouvaient être restaurées mais à l'avoir fait à des repreneurs qui n'avaient aucune idée de la marche d'une unité économique de production. La suite a été que la plupart des entreprises créées à cette époque ont disparu avec le temps.

Le secteur qui avait bien marché à cette époque était l'exploitation de la bauxite et l'industrie de l'alumine, notamment à Boké-Sangarédi (CBG), à Kindia (OBK), et à Fria (Friguia). Ces trois complexes exploités depuis leur fondation dans les années 1960-1970, par de grandes firmes internationales ont bien fonctionné et contribué par moment jusqu'à 20% du produit national brut (PNB) de la Guinée, pour commencer à décliner sous le régime de Lansana Conté. A part la CBG à Boké-Sangarédi, l'industrie minière n'existe aujourd'hui, pour l'essentiel, qu'au stade de contrats et conventions miniers. Je ne m'étendrai donc pas plus car cette chronique ne portait que sur la politique d'industrialisation de la Première République (1958-1984).


Ansoumane Doré
Dijon, France


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Commentaires  

 
-1 #67 Youssouf Bangoura 18-11-2014 21:14

Lamarana diallo, Londres, mes sources d'informations sont larges, elles ne s'arrêtent pas seulement à ma famille . Je connais encore beaucoup des vieilles personnes à Forécariah, à Coyah et à Conakry, qui soutenaient Sekou Touré dans les années 50.
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+1 #66 Gandhi 18-11-2014 20:50

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi, ne soyez pas poli, faites comme d'habitude,

On parle d'Histoire de la Guinée ou d'histoires personnelles. Quel rapport avec le nanisme ?
N'avez-vous pas de respect pour les vrais nains ou sont-ils des sous-citoyens ?
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+4 #65 Gandhi 18-11-2014 20:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Retenez enfin, vivre d'un fait est mille fois plus important que de lire des livres qui ne racontent que les sentiments et opinions de ceux qui écrivent ces livres . Mes parents, mes oncles, tantes et mes grands parents, auraient pu écrire des livres s'ils avaient été à l'école car, ils étaient là, ils ont tout vu, de la période coloniale à l'indépendance .

Je vois que vous n'avez lu que des pamphlets ou romans (ce n'est pas interdit), qui racontent des histoires personnelles, alors que je vous parle d'essai ou d'ouvrage universitaire sourcé et référencé (y compris avec des textes officiels, et non les souvenirs personnels de vieillards). Je vois que la mauvaise foi est de retour. Je ne nie pas que vos bibliothèques ambulantes aient des souvenirs intéressants. D'ailleurs ce sont leurs souvenirs, et personne ne nie qu'ils soient bien réels, mais l'histoire d'un individu ne pourra jamais remplacer l'étude globale des acteurs politiques, faite par des historiens, des sociologues, des politologues ou des économistes, qui raisonnent à froid, sans émotion particulière. Ne pas comprendre cela en dit long sur votre étroitesse d'esprit. Tout homme a vocation à apprendre des autres, de TOUS les autres, et non seulement de ceux de votre quartier. L'histoire de votre quartier ne raconte pas celle de Siguiri ou de Beyla par exemple.
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+1 #64 Gandhi 18-11-2014 20:34

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadi:
Sur Bonagui je te demande de relire il n'y a pas qu'une coquille

Mamadi, il ne faut pas parler par circonvolutions. Concernant Bonagui je lis et comprends dans le texte du Doyen, que l'usine de boissons alcoolisées (Bonagui), probablement ancêtre de la société Fruitaguinée (que je ne connais pas) a été fermée en 83. Vous avez eu raison de dire qu'il y avait une erreur, puisque Bonagui a démarré véritablement en 87. C'est ce que j'ai essayé de vous dire, puisque vous en parlez - et vous ne parlez que de ça -, à travers mon commentaire.
Maintenant s'il faut voir dans cette seule phrase sur ce long texte, autre chose qu'il y est indiqué, je peux essayer de comprendre, encore faut-il le préciser clairement. Moi aussi, je ne parle que de Bonagui et non du texte...
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+4 #63 Lamarana Diallo, Londres 18-11-2014 16:43

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Abdoulaye Diallo, Rotterdam, oui faire toute sa vie en Guinée est largement suffisant pour connaitre ce pays, à condition bien sûr de s'intéresser à son histoire . Retenez enfin, vivre d'un fait est mille fois plus important que de lire des livres qui ne racontent que les sentiments et opinions de ceux qui écrivent ces livres . Mes parents, mes oncles, tantes et mes grands parents, auraient pu écrire des livres s'ils avaient été à l'école car, ils étaient là, ils ont tout vu, de la période coloniale à l'indépendance . J'ai un ami dont le papa a fréquenté la même école que Sekou Touré, il n'a pas écrit des livres mais, il est intarissable quand il parle de la période coloniale . la seule différence entre un témoignage écrit et un verbal, parce que l'un permet à beaucoup du monde d'apprendre l'histoire tandis que l'autre, à un champ très réduit .

Youssouf bangoura, je note une nette évolution dans tes sources d'information sur l'histoire de la Guinée. Donc, le papa à ton ami vient s'ajouter à ta grand mère comme étant tes sources d'informations sur l'histoire de la Guinée.
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-3 #62 Youssouf Bangoura 18-11-2014 15:04

Gandhi, ne soyez pas poli, faites comme d'habitude, les mots ne me blessent absolument pas, seulement que guinéeactu, permet aux autres de vous répondre . Je ne maitrise pas le français comme vous mais, je sais superbement me défendre .
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-1 #61 Youssouf Bangoura 18-11-2014 14:59

Abdoulaye Diallo, Rotterdam, oui faire toute sa vie en Guinée est largement suffisant pour connaitre ce pays, à condition bien sûr de s'intéresser à son histoire . Retenez enfin, vivre d'un fait est mille fois plus important que de lire des livres qui ne racontent que les sentiments et opinions de ceux qui écrivent ces livres . Mes parents, mes oncles, tantes et mes grands parents, auraient pu écrire des livres s'ils avaient été à l'école car, ils étaient là, ils ont tout vu, de la période coloniale à l'indépendance . J'ai un ami dont le papa a fréquenté la même école que Sekou Touré, il n'a pas écrit des livres mais, il est intarissable quand il parle de la période coloniale . la seule différence entre un témoignage écrit et un verbal, parce que l'un permet à beaucoup du monde d'apprendre l'histoire tandis que l'autre, à un champ très réduit .
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0 #60 mamadi 18-11-2014 13:53

Monsieur Ghandi je ne sais pas quel âge avez vous lorsque je luttais contre le régime de Sékou Touré je ne prenais pas de gands.
Vous pouvez le demander à tous ceux qui ont milité au rge ils te diront ce que nous avons eu à faire ensemble.
Sur Bonagui je te demande de relire il n'y a pas qu'une coquille,bref je mène un combat politique loyal et je crois Monsieur Ghandi j'ai beaucoup fait pour mon pays pour le respect de la vie je ne veux vraiment pas polémiquer avec vous.
Mes amitiés!
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+3 #59 Lamarana Diallo, Londres 18-11-2014 12:43

@Lamarana Diallo Loin de moi l idee d equilibrer des comptes. Souffrons que le gris puisse exister a cote du blanc et du noir. Si le regime a devie a partir de 1961, doit on tenir comptables ts ceux qui ont travaille de pres ou de loin avec le PR AST? Les vestiges de tracteurs et les ecoles d agronomie attestent qu il y a eu des efforts de devlpmt agricole. Je ne suis partisan de personne a part la verite. Je peux me tromper mais c est ce qui m anime.
@Mamadou: Non monsieur, la responsabilité pénale est individuelle mais AST demeure comptable de tous les crimes non punis commis sous son magistère (qu’il les ait commandités ou pas). Et les autres (notamment ceux qui ont étroitement travaillé avec lui) à la hauteur de leur participation. Suis- je clair là-dessus ? J’ai parlé de 1961 pour souligner que la dérive du régime n’était pas une conséquence de l’agression portugaise puisqu’elle est intervenue environ une décennie plus tard.
Par ailleurs et comme vous le savez certainement, le développement agricole nécessite des compétences que AST s’est employé durant tout son règne à décimer. C’est la raison pour laquelle vous avez constaté des vestiges de tracteurs et d’école en lieu et place de l’autosuffisance alimentaire.
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-7 #58 shams deen 18-11-2014 10:49

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Ne mélangez pas tout, je parlais de l'ouvrage de Mandela, dont les références sont rappelées explicitement, en long, en large et en travers... mais même cela, ça ne suffit pas !!!
Accessoirement mensonge est un acte volontaire, contrairement à l'erreur, mais pour ceux qui mentent comme ils respirent, il est clair que ces nuances restent ésotériques.

Je ne confond rien peut être que n'allant pas dans le sens que vous souhaiter fait que je ne comprend rien.
Encore une fois ,raconter une histoire a sa facon me semble pas intellectuellement honnête.
Ca ne viens des résultats d'une recherche archéologique c'est prés de nous parce que bon nombre des acteurs sont encore en vie.
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+5 #57 Abdoulaye Diallo, Rotterdam 17-11-2014 22:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi, je jure la main sur le coran, l'histoire de la Guinée, je la connais mieux que vous

@ Youssouf,
Sachant que le fait d'avoir vécu toute sa vie en Guinée n'est pas suffisant, qu'est ce qui te rend si sûr? As-tu plus de "180 ouvrages ... sur (l'histoire de) la Guinée"?
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+4 #56 Gandhi 17-11-2014 22:39

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi, je jure la main sur le coran, l'histoire de la Guinée, je la connais mieux que vous . Oui, j'ai cette prétention . Et à moi de vous retourner la question, l'histoire de la Guinée est -elle faite dans votre quartier à vous ? Moi, je n'ai pas découvert la Guinée dans des livres, j y suis né et y ai grandi . Si j'ai donné les références des deux livres concernant jean paul Alata et B.Ameillon, c'est juste pour ne pas citer les témoignages guinéens ( qu'on pourrait qualifiés des partisans de PDG ). Arrêtez de vous voir haut, vous êtes un nain concernant l'histoire de la Guinée . Contentez vous de nous parler et de nous donner des cours de droit .

Décidément vous ne voyez que ce que vous voulez voir. Nulle part je n'ai dit que je connaissais mieux l'histoire de la Guinée que vous, j'ai dit que j'avais lu pas mal d'ouvrages divers sur la Guinée (et je ne me permet pas de me comparer à un inconnu, et vous feriez bien d'en faire autant). En revanche ce nombre est suffisamment important pour m'empêcher d'avaler des couleuvres. Et quand bien même vous auriez lu tous les tomes d'AST (supérieurs à 180 ?), je dis qu'il vous faut diversifier vos lectures, de la même manière que j'ai du lire certains tomes (indigestes) d'AST, Alpha Condé, Lansiné Kaba, Jean Suret-Canale, André Lewin (8 tomes) et même Sidiki Kobélé Keita.
Par contre, je persiste dans le fait que vous ignorez complètement les relations franco-guinéennes, en dehors de la version officielle PDGiste. Vous pourriez avoir un premier aperçu avec l'ouvrage de Sylvain Soriba Camara (1976), "la Guinée sans la France" publié à la Fondation Nationale des Sciences Politiques.
L'ouvrage d'Alata raconte sa tragédie personnelle, nous renseigne surtout sur le camp Boiro, et les dérives sanguinaires du régime, pas vraiment sur l'histoire du pays. Quant à Bernard Ameillon, son regard ne porte que sur le début de cette histoire (il est pubié en 1964). Ça fait léger pour assurer la contradiction d'un régime. Bizarrement, vous ne citez même pas l'ouvrage d'Alpha Condé sur sa critique du régime d'AST.
Moi aussi je suis né après l'indépendance, mais j'ai lu ce qui s'est fait après la 2°GM jusqu'en 56 par exemple, car je n'étais pas contemporain de ces époques. Puisque vous dites avoir la quarantaine, cela signifie que vous n'aviez pas la lucidité de comprendre le régime d'AST. En revanche, vous pouvez être plus critique de celui de Conté.
Enfin je ne me vois pas plus haut que je ne suis, car 1,86 m ça ne fait pas de moi un nain. Et pour une fois je reste poli, pour ne pas en rajouter... comme le suggère de manière subliminale le Doyen Doumba.
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+4 #55 Gandhi 17-11-2014 21:00

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Mr Ghandi voila un qui démontre que votre ami ne rapporte pas toujours textuellement ses lectures ou bien il s'essaye au mensonge comportement dommageable pour un homme de son age.

Ne mélangez pas tout, je parlais de l'ouvrage de Mandela, dont les références sont rappelées explicitement, en long, en large et en travers... mais même cela, ça ne suffit pas !!!
Accessoirement mensonge est un acte volontaire, contrairement à l'erreur, mais pour ceux qui mentent comme ils respirent, il est clair que ces nuances restent ésotériques.
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+3 #54 Gandhi 17-11-2014 20:57

Citation en provenance du commentaire précédent de MAMADI:
Mon frère Doré il faudrait vous renseigner lorsque votre documentation est incomplète.

Il est également possible de dire qu'il y a une erreur dans le texte, et rappeler que Bonagui a démarré ses activités en 87. Cette erreur ponctuelle ne remet pas en cause l'essentiel du texte. Il n'y a donc pas de quoi fêter un chat. J'ose espérer que si votre amie est malheureuse, c'est parce que ses affaires avec Bonagui se sont mal poursuivies et non à cause d'une coquille dans le texte !!!
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+3 #53 boubacar doumba diallo 17-11-2014 20:08

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi, je jure la main sur le coran, l'histoire de la Guinée, je la connais mieux que vous . Oui, j'ai cette prétention . Et à moi de vous retourner la question, l'histoire de la Guinée est -elle faite dans votre quartier à vous ? Moi, je n'ai pas découvert la Guinée dans des livres, j y suis né et y ai grandi . Si j'ai donné les références des deux livres concernant jean paul Alata et B.Ameillon, c'est juste pour ne pas citer les témoignages guinéens ( qu'on pourrait qualifiés des partisans de PDG ). Arrêtez de vous voir haut, vous êtes un nain concernant l'histoire de la Guinée . Contentez vous de nous parler et de nous donner des cours de droit .

Youssouf!Youssouf!...
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-8 #52 Youssouf Bangoura 17-11-2014 20:05

Gandhi, je jure la main sur le coran, l'histoire de la Guinée, je la connais mieux que vous . Oui, j'ai cette prétention . Et à moi de vous retourner la question, l'histoire de la Guinée est -elle faite dans votre quartier à vous ? Moi, je n'ai pas découvert la Guinée dans des livres, j y suis né et y ai grandi . Si j'ai donné les références des deux livres concernant jean paul Alata et B.Ameillon, c'est juste pour ne pas citer les témoignages guinéens ( qu'on pourrait qualifiés des partisans de PDG ). Arrêtez de vous voir haut, vous êtes un nain concernant l'histoire de la Guinée . Contentez vous de nous parler et de nous donner des cours de droit .
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-7 #51 shams deen 17-11-2014 16:54

Citation en provenance du commentaire précédent de MAMADI:
Mon frère Doré il faudrait vous renseigner lorsque votre documentation est incomplète.
En effet vous avez dit des choses sur Bonagui qui ne sont pas réelles car cette entreprise fut mise en place Sékou Touré était déjà mort et la personne qui l'a mise en place se trouve actuellement à Paris,elle est meurtrie par les contre vérités sur ce point,Bonagui était une entreprise mixte:des guinéens et des étrangers.
Si vous me contactez j'organiserai la rencontre afin qu'elle vous explique le montage de cette structure.
A Bientôt!

De plus A matoto lieu d’emplacement de BONAGUI il n y avait que SIPECO (devenu TOPAZ) et l'usine CÉRAMIQUE dont le premier directeur était bien mon père.
Mr Ghandi voila un qui démontre que votre ami ne rapporte pas toujours textuellement ses lectures ou bien il s'essaye au mensonge comportement dommageable pour un homme de son age.
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-7 #50 shams deen 17-11-2014 14:59

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Vous savez lire ou quoi ?
Le Doyen Doré a cité et référencé l'un des ouvrages de Mandela, qu'il relate. J'ai donné les numéros de pages du même ouvrage en version de poche, et vous avez le culot - la bétise devrais-je dire pour parler poliment - de dire qu'il ment. Vous êtes pitoyable, et vous ne méritez donc pas que l'on perde du temps à essayer de vous élever sur le plan cognitif. Il y a des gens bornés qui resteront toujours au ras des paquerettes, et malheureusement vous en faites partie.

Non monsieur on dirait que je ne sais pas lire ,ce que je sais est que je peux distinguer le mensonge de la vérité.
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-4 #49 MAMADI 17-11-2014 13:30

Mon frère Doré il faudrait vous renseigner lorsque votre documentation est incomplète.
En effet vous avez dit des choses sur Bonagui qui ne sont pas réelles car cette entreprise fut mise en place Sékou Touré était déjà mort et la personne qui l'a mise en place se trouve actuellement à Paris,elle est meurtrie par les contre vérités sur ce point,Bonagui était une entreprise mixte:des guinéens et des étrangers.
Si vous me contactez j'organiserai la rencontre afin qu'elle vous explique le montage de cette structure.
A Bientôt!
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+8 #48 Gandhi 16-11-2014 22:28

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Votre ami DORE rapporte un faux pour avoir sciement deformer le passage sur sa venue a cky.

Vous savez lire ou quoi ?
Le Doyen Doré a cité et référencé l'un des ouvrages de Mandela, qu'il relate. J'ai donné les numéros de pages du même ouvrage en version de poche, et vous avez le culot - la bétise devrais-je dire pour parler poliment - de dire qu'il ment. Vous êtes pitoyable, et vous ne méritez donc pas que l'on perde du temps à essayer de vous élever sur le plan cognitif. Il y a des gens bornés qui resteront toujours au ras des paquerettes, et malheureusement vous en faites partie.
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+7 #47 Gandhi 16-11-2014 22:17

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
SOMPARE ayant ete ambassadeur a beaucoup de legitimiter de parle MANDELA qu'un ancien rmsites

Vous dites que Mandela est un menteur (c'est lui qui a écrit le livre), car Somparé a dit verbalement (pas de traces) autre chose ???
Tout le monde a pu s'apercevoir du courage de Mandela, mais aussi celui de ... Somparé.
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+7 #46 boubacar doumba diallo 16-11-2014 21:11

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Koto Doumba, tu viens de noyer celui qui la cite en exemple - comme dit Gandhi il doit beaucoup lire encore pour pouvoir répondre a un universitaire qui a fait cela presque exclusivement depuis plus de 50 ans.
Cela me rappelle une réponse de Rush Limbo a un discours d'Obama : tout le monde rigole, ne répond pas et lui pardonne parce qu'il est évident qu'il n'a compris au texte et qu'il s’écoute parler en extase délirante...

A diaarama Mignan!
Hidha wawi diangoudé !(Tu sais lire entre les lignes).
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+3 #45 Mamadou 16-11-2014 02:36

@Gandhi J ai enormemt de respect pr Prof Dore mais ne pas oser le contester c est lui dire que ns n avons rien appris aupres de lui. Un prof emerite reste-Dieu merci-un homme qui a ses preferences politiques. Je ne conteste pas les faits mais je trouve lr analyse partisane par endroits. Un prof de stat ns mettait en garde en ns disant qu un homme piege ds la glace a 0 degree et dont la tete brule a 100 degres sera statistiquemt vivant si on s en tient a sa temperature moyenne de 50 degres. AST a donne de l argent a Mandela; Khadafi a fait autant. Seul AST sait ce qu il pensait ce jour.
@Diakite Bakary a bien compris ma pensee car pr connaitre les faits de facon holistique il faut ecouter toutes les parties. Je ne suis nostalgique de rien contrairemt a ce que certains assument. Je trouve dommage qu on colle des etiquettes aux gens des lors qu ils osent penser autremt. AST a fait des victimes et nul ne doit defendre l indefendable. Diara et Conte ont tue les freres de AST y compris son frere Amara qui n etait qu un paysan. Diara et ses compagnons furent decimes par Conte. Les hommes de Dadis ont massacres des civils le 28 sept. Sans une conference on s y perdra car il y a des bourreaux, des victimes, des victimes bourreaux, et des bourreaux victimes. Ce n est pas un jeu de mots mais une realite vecue en Guinee.
@AOT Il est injuste de cataloguer les gens que vs ne connaissez pas. Ce n est pas Che Guevara qui va ecrire l histoire recente de la Guinee. Ceux qui peuvent ns eclairer st tres ages; n attendons pas que ces bibliotheques brulent. Chacun regarde le monde a travers son prisme. Je n appelle pas AST demon mais je comprends la peine de ceux qui ont ete marque a vie par l absence d un etre cher ds lr vie. On peut se venger de la pauvrete en devenant riche mais comment se venger de la perte d un pere d une mere ou d un frere? Let's all seek closure by unearthing the truth without being overwhelmed by emotion.
@Lamarana Diallo Loin de moi l idee d equilibrer des comptes. Souffrons que le gris puisse exister a cote du blanc et du noir. Si le regime a devie a partir de 1961, doit on tenir comptables ts ceux qui ont travaille de pres ou de loin avec le PR AST? Les vestiges de tracteurs et les ecoles d agronomie attestent qu il y a eu des efforts de devlpmt agricole. Je ne suis partisan de personne a part la verite. Je peux me tromper mais c est ce qui m anime.
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-8 #44 shams deen 16-11-2014 00:21

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
L'ouvrage de Mandela est un écrit. Je fais davantage confiance à ses écrits gravés dans le marbre, qu'à des déclarations verbales de Somparé, qui peuvent évoluer en fonction de la direction du vent. Je m'étonne (c'est un gag bien sûr), que vous n'accordiez aucune crédibilité à l'écrit. C'est sans doute pourquoi votre histoire de passeport n'est pas sourcée. Et on devrait vous croire ?

Mr Ghandi ,Je ne rapporte pas les choses selon le client en face mais je dis exactement ce que j'ai verifier avant de le porter a notre connaissance (forum) et SOMPARE n'a strictemnt aucun interet a mentir pour faire plaisir a x ou y .
Votre ami DORE rapporte un faux pour avoir sciement deformer le passage sur sa venue a cky.
Je dis bien et le repete que meme l'ambassadrice actuelle le rappel a chaque instant que la GUINEE a ete le premier pays a soutenir finacierement l'ANC et le compte de Zurich recu en son temps l'argent que lui a offert la GUINEE de la main de celui que j'ai rapporte le porteur de valise pas genre Bourgi l'autre porteur.
Chacun de nous est libre de juger notre histoire a sa facon mais nous n'avons pas le droit de tordre le coup a l'histoire.
certains milieux auraient bien voulu que la version de DORE soit vraie mais cette fois ci c'est ratée parce que l'histoire est linéaire on l’écrit d'un trait.
SEKOU n'aura certainement pas honte de son soutien sans faille a MANDELA devant les nouveaux soutiens qui ont ete obliger par la force de la VERITE de reconnaître encore SEKOU est sorti gagnant et la GUINEE est bien fiere de cette victoire.
La voix de l'ANC a aussi été portée par MAKEBA qui a même ete juste ministre pour s'adresser a l’Assemblée générale de l'ONU parce qu'elle etait encore une "terroriste".
Pour ce qui est du sujet le merite du president SEKOU reside dans le fait qu'il a neamoins essayer de doter notre pays d'une industrie.
De toutes les facons les berlines que déverse Renault aujourd'hui ne sont pareilles aux T35 ou "1000 KILO" saviem.
La destruction de nos industries avait un seul et unique but ,falsifier l'histoire pour que l'on assiste a genre de compte rendu.
La petite industrie de chez avait pour but de fournir la GUINÉE d'abord et non faire concurrence avec une autre industrie.
Les amis de monsieur DORE n'avaient pas raison de fermer nos fabriques.
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-8 #43 shams deen 15-11-2014 23:40

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi,
[quote name="Youssouf Bangoura"]Gandhi, non merci je n'ai pas besoin de votre recommandation, pour lire des livres concernant la Guinée, je n'ai besoin de personne sur ce site . Retenez simplement que, s'il y a quelqu'un sur ce site qui est " formaté ", c'est bien vous . vous qui croyez que la seule et unique vérité qui vaille, est la vôtre .
A l'autre qui m'adresse une pique, que le Doyen Doré fasse 50 de recherches universitaires ou 100 ans, cela est votre problème pas le mien . Ce que je sais, ce que Doyen Doré ne raconte que sa vérité à lui, à sens unique .

Merci mon ami,je ne comprend pas pourquoi nos démocrates n'acceptent pas d'autres jugements libres .
Dore est très bien voir meme excellent mais pour nous autres qui ecoutons aussi d'autres versions des acteurs même.
SOMPARE ayant ete ambassadeur a beaucoup de legitimiter de parle MANDELA qu'un ancien rmsites
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+9 #42 Gandhi 15-11-2014 22:56

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi, non merci je n'ai pas besoin de votre recommandation, pour lire des livres concernant la Guinée, je n'ai besoin de personne sur ce site . Retenez simplement que, s'il y a quelqu'un sur ce site qui est " formaté ", c'est bien vous . vous qui croyez que la seule et unique vérité qui vaille, est la vôtre .
A l'autre qui m'adresse une pique, que le Doyen Doré fasse 50 de recherches universitaires ou 100 ans, cela est votre problème pas le mien . Ce que je sais, ce que Doyen Doré ne raconte que sa vérité à lui, à sens unique .

Vous mélangez tout, je n'ai pas dit que je détenais la vérité. J'ai dit que vous devriez augmenter vos sources d'information formatées, car monocolores, univoques et insipides. J'ai environ 180 ouvrages sur la Guinée, y compris d'hagiographes d'AST, ce qui me permet d'avoir une vue d'ensemble sur l'histoire de la Guinée. C'est une bibliographie inégale en qualité avec des ouvrages universitaires, mais aussi des pamphlets.
Le Doyen ou d'autres exposent des pans d'histoire que vous ne connaissez pas forcément. Ils vous sont exposés à l'occasion, vous en faites ce que vous voulez. Distinguez les faits des interprétations et/ou analyses éventuelles. Mais de grâce ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. L'histoire de la Guinée ne s'est pas faite dans votre quartier.
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+9 #41 Gandhi 15-11-2014 22:29

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Le jour que mandela est parti en prison il avait son passport guinéen et tiens pour vrai que le premier compte ANC ouvert a zurich était bien en provenance de Conakry argent que MBAYE CHEICK lui a livre dans l'avion a Conakry .De plus ce compte a continuer a être alimenter par l'ambassade de guinée en FRANCE jusqu’à la mort du Président SEKOU.
Par ailleurs sais tu que DOS SANTOS est parti en URSS sous le nom de MAMADOU BARRY pour ses études
Doyen Dore s'il a lu le livre de Mandela a volontairement déformer le passage par une certaine malhonnêteté intellectuelle .
Pour plus de précision il faut revoir sur le guepard.net le témoignage de SOMPARE .

L'ouvrage de Mandela est un écrit. Je fais davantage confiance à ses écrits gravés dans le marbre, qu'à des déclarations verbales de Somparé, qui peuvent évoluer en fonction de la direction du vent. Je m'étonne (c'est un gag bien sûr), que vous n'accordiez aucune crédibilité à l'écrit. C'est sans doute pourquoi votre histoire de passeport n'est pas sourcée. Et on devrait vous croire ?
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-10 #40 Youssouf Bangoura 15-11-2014 21:11

Gandhi, non merci je n'ai pas besoin de votre recommandation, pour lire des livres concernant la Guinée, je n'ai besoin de personne sur ce site . Retenez simplement que, s'il y a quelqu'un sur ce site qui est " formaté ", c'est bien vous . vous qui croyez que la seule et unique vérité qui vaille, est la vôtre .
A l'autre qui m'adresse une pique, que le Doyen Doré fasse 50 de recherches universitaires ou 100 ans, cela est votre problème pas le mien . Ce que je sais, ce que Doyen Doré ne raconte que sa vérité à lui, à sens unique .
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-8 #39 shams deen 15-11-2014 20:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Mamadou, le Doyen Doré prend le temps de raconter une anecdote sourcée avec les numéros de pages, et vous osez le contester sans avoir pris la peine de lire l'ouvrage de Nelson Mandela. Certains, dont je fais partie, prennent leur temps pour partager leurs savoirs, et bien que vous reconnaissez ne rien y connaître, vous apportez quand même votre grain de sel. Comme je connaissais cette histoire, j'ai pris le temps de chercher dans l'ouvrage référencé, que je possède en version de poche, pour vous donner d'autres précisions, mais je ne perdrai plus de temps ultérieurement. Je vous invite donc à consulter les pages 363 à 364 du livre de poche (768 pages) paru en 1996, où vous pourrez constater, qu'il n'y a pas un iota de différence entre ce que le Doyen Doré a écrit, et le texte en français.

Ghandi
Le jour que mandela est parti en prison il avait son passport guinéen et tiens pour vrai que le premier compte ANC ouvert a zurich était bien en provenance de Conakry argent que MBAYE CHEICK lui a livre dans l'avion a Conakry .De plus ce compte a continuer a être alimenter par l'ambassade de guinée en FRANCE jusqu’à la mort du Président SEKOU.
Par ailleurs sais tu que DOS SANTOS est parti en URSS sous le nom de MAMADOU BARRY pour ses études
Doyen Dore s'il a lu le livre de Mandela a volontairement déformer le passage par une certaine malhonnêteté intellectuelle .
Pour plus de précision il faut revoir sur le guepard.net le témoignage de SOMPARE .
En définitive,celui que l'occident a découvert sur le tard comme une exception humaine l'a été par SEKOU TOURE qui avait su que MANDELA n'etait pas un demon ou terroriste comme le qualifiait reaggan ou Tchatcher.
La celebration de mandela a juste ete une victoire posthume SEKOU TOURE comme quoi il faut juste croire en la VERITE.
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+5 #38 A.O.T. Diallo 15-11-2014 20:34

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou:
En bon chercheur Prof Dore s appuie sur des faits-dates a l appui. J avoue que la structure de ses ecrits me rend terriblemt humble. Cpdt, je trouve son analyse biaisee par endroits. Le President Sekou Toure a aide financieremt le gd Mandela. Pourquoi chercher a ns faire croire qu il voulait lui donner des "faux billets" non convertibles? Cette ambassade n aurait jamais change ces sylis sans l aval de la presidence.

Mr M, tout en étant d'accord avec certaines de vos idées je vous demande de ne pas accuser le doyen Dore des mots et pensées écrits par le grand Mandela lui-même dans "un long chemin vers la liberte". Achetez le livre et vous verrez vous-même.
A ce titre lisez aussi l'excellent livre du Che Gevarra sur ses expériences avec les révolutionnaires africains.
Le temps des légendes est fini au XXIe siècle et les encyclopédies et livres historiques ne seront jamais comparables aux rêves personnels de donner un peu de crédit a des minables universels.
Exactement comme Hitler Satan Toure a démarré dans l'adulation et le soutien total de sa population mais l'histoire ne retiendra de lui que la honte nationale qu'il a offert a la Guinée et a l'Afrique.
Suck it up, you can't do anything about this, les nostalgiques..
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+4 #37 A.O.T. Diallo 15-11-2014 20:17

Citation en provenance du commentaire précédent de boubacar doumba diallo:
Le livre de Madame B Ameillon est sorti en 1964 et je l'ai immédiatement lu pendant l'été de la même année à Paris.En novembre 1964d,une conférence fut organisée à l'initiative de l'Association des Etudiants Guinéens en France autour du livre.Un des animateurs fut Jacques Arnault ,un dirigeant du Parti Communiste Français (auteur entre autres de CLASSES SOCIALES EN AFRIQUE NOIRE sorti vers la même période) qui souligna que le livre avait été critiqué sévèrement par Jean Suret Canale,texte que je ne retrouve pas.
J'insiste sur le fait que B Ameillon dresse le bilan avant 1964 :les années "glorieuses" peut on dire.Ce livre me permit en tout cas d'entrevoir les limites d'engagement "révolutionnaire" du PDG .C'est à la même période que je fis la connaissance pour la première fois de Alpha Condé et de Alfa Ibrahim Sow (paix à son âme). Ajoutons que B Ameillon est un pseudo, celui d'une dame.

Koto Doumba, tu viens de noyer celui qui la cite en exemple - comme dit Gandhi il doit beaucoup lire encore pour pouvoir répondre a un universitaire qui a fait cela presque exclusivement depuis plus de 50 ans.
Cela me rappelle une réponse de Rush Limbo a un discours d'Obama : tout le monde rigole, ne répond pas et lui pardonne parce qu'il est évident qu'il n'a compris au texte et qu'il s’écoute parler en extase délirante...
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+3 #36 A.O.T. Diallo 15-11-2014 20:00

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
Tu as deux vaches, tu as 300 personnes pour les traire. Tu proclames le plein emploi, la haute production bovine et arrête le journaliste qui publie les vrais chiffres.

Conteur 5 étoiles, laisse ca yandi : tu m'as fait tomber de ma chaise de rire en ce samedi matin glacial....
Thanks Bro, j'apprends et rigole tous les jours sur notre forum, en attendant mieux...
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+8 #35 Gandhi 15-11-2014 19:26

Citation en provenance du commentaire précédent de Diakité Bakary:
Bonjour chers compatriotes guinéens. Bonjour Mamadou qui écrit dans son comentaire:
"Ds l interet de ts il serait bien et juste d organiser une conference pr connaitre le passe y compris ses parties les plus honteuses."
Pour moi aujourd'hui, c'est la seule attitude logique, honnête, sérieuse et crédible, aussi bien vis à vis de la communauté nationale, que de la communauté internationale si nous voulons sortir notre pays de cette effroyable situation de blocage.Chacun des régimes a eu et a encore ses partisans indéfectibles, que personne ne pourra convaincre ces partisans des méfaits, du régime qu'ils soutiennent. Donc la meilleure solution est d'organiser une Conférence Nationale Vérité- Justice-Réconciliation qui dira la Vérité Historique, en rendant Justice aux nombreuses victimes et leurs familles, pour qu'enfin les guinéens puissent se réconcilier.
L'état de la Guinée est déplorable, il nous faut un sursaut patriotique pour sauver notre pays. Merci à tous

Il est pourtant facile de dissocier les aspects économiques, sociaux, culturels, sportifs, politiques et humanitaires du régime d'AST, pour pouvoir en faire un bilan. Il sera alors plus aisé de constater les réussites dans certains secteurs et les échecs dans d'autres, plutôt que de vouloir tout noircir ou blanchir.
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+7 #34 Gandhi 15-11-2014 19:22

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou:
Pourquoi chercher a ns faire croire qu il voulait lui donner des "faux billets" non convertibles? Cette ambassade n aurait jamais change ces sylis sans l aval de la presidence.

Mamadou, le Doyen Doré prend le temps de raconter une anecdote sourcée avec les numéros de pages, et vous osez le contester sans avoir pris la peine de lire l'ouvrage de Nelson Mandela. Certains, dont je fais partie, prennent leur temps pour partager leurs savoirs, et bien que vous reconnaissez ne rien y connaître, vous apportez quand même votre grain de sel. Comme je connaissais cette histoire, j'ai pris le temps de chercher dans l'ouvrage référencé, que je possède en version de poche, pour vous donner d'autres précisions, mais je ne perdrai plus de temps ultérieurement. Je vous invite donc à consulter les pages 363 à 364 du livre de poche (768 pages) paru en 1996, où vous pourrez constater, qu'il n'y a pas un iota de différence entre ce que le Doyen Doré a écrit, et le texte en français.
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+5 #33 Diakité Bakary 15-11-2014 13:16

Bonjour chers compatriotes guinéens. Bonjour Mamadou qui écrit dans son comentaire:
"Ds l interet de ts il serait bien et juste d organiser une conference pr connaitre le passe y compris ses parties les plus honteuses."
Pour moi aujourd'hui, c'est la seule attitude logique, honnête, sérieuse et crédible, aussi bien vis à vis de la communauté nationale, que de la communauté internationale si nous voulons sortir notre pays de cette effroyable situation de blocage.Chacun des régimes a eu et a encore ses partisans indéfectibles, que personne ne pourra convaincre ces partisans des méfaits, du régime qu'ils soutiennent. Donc la meilleure solution est d'organiser une Conférence Nationale Vérité- Justice-Réconciliation qui dira la Vérité Historique, en rendant Justice aux nombreuses victimes et leurs familles, pour qu'enfin les guinéens puissent se réconcilier.
L'état de la Guinée est déplorable, il nous faut un sursaut patriotique pour sauver notre pays. Merci à tous
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+9 #32 Lamarana Diallo, Londres 15-11-2014 12:44

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou:
En bon chercheur Prof Dore s appuie sur des faits-dates a l appui. J avoue que la structure de ses ecrits me rend terriblemt humble. Cpdt, je trouve son analyse biaisee par endroits. Le President Sekou Toure a aide financieremt le gd Mandela. Pourquoi chercher a ns faire croire qu il voulait lui donner des "faux billets" non convertibles? Cette ambassade n aurait jamais change ces sylis sans l aval de la presidence. Dans mon miniscule entendemt je pense qu il y a eu des hauts des bas et des tres bas ds le bilan de AST en fonction du temps. Au debut il a eu la chance de travailler avec des hommes d exeption comme les regretes Fodeba Diallo Teli Demba Diallo...La diplomatie guineenne fut au sommet avec l election d un de ses dignes fils a la tete de l OUA et ca ce n est pas rien. On peut disserter sur les intentions de AST mais la culture, le sport ont connu des heures de gloire. Les gd projets agricoles mecanises auraient rendu la Guinee autosuffisante si les Guineens avaient compris lr portee.Le regime s est assombri qd la revolution a commence a manger ses enfants les plus brillants; qd des intellectuels etaient pendus entre ciel et terre comme des fruits pourris, qd l ideologie prenait le pas sur la connaissance; qd le pere avait peur du fils; qd le policier avait peur du milicien; qd le bourreau pouvait epouser la veuve...Peut on attribuer ce climat de peur et de terreur a l attaque portugaise? Je ne sais pas ce qui s est passe mais a un moment donne le regime a devie, et il a terriblemt devie. Ds l interet de ts il serait bien et juste d organiser une conference pr connaitre le passe y compris ses parties les plus honteuses. Apres cela cette affaire Malinke Peul va disparaitre. Arretons de regarder ailleurs. Il n y a jamais eu de problemes entre Peuls et Malinke. Le probleme vient de ce passe recent et rien d autre.

Le Président AST a financièrement aidé le gd Mandela, vous dites. Soit! Mais vous faites un procès d'intention à l'auteur de l'article car lui ausssi ne nie pas l'assistance dont aurait bénéficié Mandela mais fait ressortir les amplifications exagérées que nous en avons faites de ce geste et tant d'autres, histoire de mystifier AST...
La monnaie Guinéenne n'était pas convertible, c'est incontestable. Pourquoi l'offrir à des Etrangers en quete de soutiens financiers?? Une monnaie non convertible à l'etranger, n'est pas du Faux billets mais on a coutume de les appeler du "papier"(pour désigner leur caractère inutilisable). Je ne vois pas comment quelqu'un aurait tenté de faire croire que AST aurait offert du "faux billets" aux sud Africains(encore que c Olivier qui l'a designé ainsi, pas Ansoumane Doré!) c'est vous qui les qualifiez ainsi, sinon Olivier Tambo(pas Ansoumane Doré) dit qu" en dehors de la Guinée, c'était du papier". Donc, inutilisable.
Par ailleurs, que la présidence ait donné son autorisation pour le change ou pas n'a aucune espèce d'importance vu que ce n'est pas l'ambassade en soi qui a échangé l'argent.
Le régime de AST a dévié à partir de 61, donc l'agression portugaise a trouvé notre pays en proie aux caprices de démon.
Pour finir, je pense que tant qu'on aura pas eu le courage de se démarquer de cet équilibrisme insensé par rapport au régime de AST(des hauts et des bas), notre pays ne s'en sortira pas. On ne peut pas loger à la meme enseigne les assassinats crapuleux du PDG et les maigres réalisations qui n'allaient de toutes les façons pas survivre le régime compte tenu des approximations et improvisations qui ont sous-tendu leur création. D'où mon éffroyable surprise à chaque fois que je lis des compatriotes qui prétendent qu'il faille faire le bilan de ce régime criminel.Est-ce du cynisme? Est-ce la culture de banalisation de l'etre humain du Guinéen? Ou un simple manque de repères?
Le parti nazi a fait de l'Allemagne une puissance économique et militaire mais au sortir et au regard des crimes commis, le parti Nazi ne pouvait etre qu'une seule chose: Une honte Nationale.
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+3 #31 Mamadou 15-11-2014 00:52

En bon chercheur Prof Dore s appuie sur des faits-dates a l appui. J avoue que la structure de ses ecrits me rend terriblemt humble. Cpdt, je trouve son analyse biaisee par endroits. Le President Sekou Toure a aide financieremt le gd Mandela. Pourquoi chercher a ns faire croire qu il voulait lui donner des "faux billets" non convertibles? Cette ambassade n aurait jamais change ces sylis sans l aval de la presidence. Dans mon miniscule entendemt je pense qu il y a eu des hauts des bas et des tres bas ds le bilan de AST en fonction du temps. Au debut il a eu la chance de travailler avec des hommes d exeption comme les regretes Fodeba Diallo Teli Demba Diallo...La diplomatie guineenne fut au sommet avec l election d un de ses dignes fils a la tete de l OUA et ca ce n est pas rien. On peut disserter sur les intentions de AST mais la culture, le sport ont connu des heures de gloire. Les gd projets agricoles mecanises auraient rendu la Guinee autosuffisante si les Guineens avaient compris lr portee.Le regime s est assombri qd la revolution a commence a manger ses enfants les plus brillants; qd des intellectuels etaient pendus entre ciel et terre comme des fruits pourris, qd l ideologie prenait le pas sur la connaissance; qd le pere avait peur du fils; qd le policier avait peur du milicien; qd le bourreau pouvait epouser la veuve...Peut on attribuer ce climat de peur et de terreur a l attaque portugaise? Je ne sais pas ce qui s est passe mais a un moment donne le regime a devie, et il a terriblemt devie. Ds l interet de ts il serait bien et juste d organiser une conference pr connaitre le passe y compris ses parties les plus honteuses. Apres cela cette affaire Malinke Peul va disparaitre. Arretons de regarder ailleurs. Il n y a jamais eu de problemes entre Peuls et Malinke. Le probleme vient de ce passe recent et rien d autre.
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+16 #30 boubacar doumba diallo 14-11-2014 21:26

Le livre de Madame B Ameillon est sorti en 1964 et je l'ai immédiatement lu pendant l'été de la même année à Paris.En novembre 1964d,une conférence fut organisée à l'initiative de l'Association des Etudiants Guinéens en France autour du livre.Un des animateurs fut Jacques Arnault ,un dirigeant du Parti Communiste Français (auteur entre autres de CLASSES SOCIALES EN AFRIQUE NOIRE sorti vers la même période) qui souligna que le livre avait été critiqué sévèrement par Jean Suret Canale,texte que je ne retrouve pas.
J'insiste sur le fait que B Ameillon dresse le bilan avant 1964 :les années "glorieuses" peut on dire.Ce livre me permit en tout cas d'entrevoir les limites d'engagement "révolutionnaire" du PDG .C'est à la même période que je fis la connaissance pour la première fois de Alpha Condé et de Alfa Ibrahim Sow (paix à son âme). Ajoutons que B Ameillon est un pseudo, celui d'une dame.
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+12 #29 Gandhi 14-11-2014 20:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Gandhi, vous avez quand même pu lire " prison d'Afrique " de Jean Paul Alata et le Bilan d'une indépendance " de B. Ameillon avant cet écrit de Doyen Doré.

Le Doyen Doré a raconté l'histoire de la Guinée à la manière dont AST la racontait. Tout ce qu'il faisait était bien, et lorsqu'il y avait problème, c'était forcément la faute aux impérialistes, aux traitres ou aux autres (les ennemis virtuels). Je ne vois donc pas ce qu'il y a de choquant. Petit à petit vous avez pris la mesure de ce régime sanguinaire grâce à vos lectures, mais vous êtes toujours conditionné (formaté) et vous n'avez pas encore assez lu. Je peux vous conseiller d'autres lectures si vous le souhaitez.
La France ne souhaitait pas accorder l'indépendance à certains pays, non pas pour éblouir les Russes ou les Américains (même si la grandeur de la France était mise en avant), mais surtout pour ne pas perdre les matières premières qu'elle exploitait comme si c'était sa propriété. D'ailleurs elle s'est empressé de signer des contrats léonins avec certains nouveaux États pour obtenir l'exclusivité de leur future production... toujours contrôlée par des intérêts français de toute façon.
Encore une fois, si la France a "puni" la Guinée, c'est à l'initiative d'Houphouet qui a récupéré en CI, tous les investissements qui devaient aller en Guinée. J'espère que Naby Youla a laissé ses mémoires pour édifier ceux qui en doutent. De toutes façons les archives françaises l'attestent.
Au Cameroun, vous avez raison, l'armée française s'est très mal comportée et a coupé des têtes. L'armée française est connue pour avoir inspiré de nombreuses armées sanguinaires en Amérique latine (exportation des techniques de guerre subversive testée en Algérie et utilisée plus tard au Rwanda).
En Algérie, ce n'est pas parce qu'elle pensait qu'il lui était impossible de gagner la guerre, qu'elle a signé les accords d'Evian en 62. Contrairement à l'Afrique subsaharienne où la France n'avait investi que dans les capitales, en Algérie véritable département, les investissements étaient très lourds et nombreux et les Algériens ne voulaient pas indemniser les Français, qui formaient une véritable colonie de peuplement commencée dès 1830. Il a donc fallu faire la guerre pour tenter d'obtenir des indemnisations, et l'on sait que dans ce genre de situation, seuls les gros récupèrent leurs mises, pas les pieds noirs qui ont été rapatriés en France dans des conditions très difficiles.
Contrairement aux Américains, la France n'aime pas parler des intérêts économiques, qui sous-tendent leurs actions en Afrique, mais c'est pourtant une réalité pas toujours connue du Français moyen.
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+11 #28 Gandhi 14-11-2014 19:54

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Notre point de vu est que vous avez chercher a detruire l'heritage du premier regime parce que votre existence en rependaient .

Singapour était au même niveau que la Guinée en 58. Aujourd'hui, il constitue une référence sur bien des plans.
Fria est un projet qui a vu le jour avant 58 et qui s'est concrétisé pendant AST qui tolérait Péchiney, pourtant une entreprise publique française.
Certains supportent AST et ils ont le droit de l'exprimer, d'autres pas et leur droit est le même. Le jour où le PDG sera interdit, comme il interdisait les autres partis, alors vous pourrez parler de liberté (horoya).
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+8 #27 DIALLO Thierno Aliou G. 14-11-2014 17:03

Les faits historiques sont rarement consensuels. Ce qui compte à mon avis, ce n'est pas d'être d'accord ou en désaccord sur une version linéaire de l'histoire. Le plus important pour nous est d’avoir la force et l’intelligence de pouvoir tirer les leçons de notre passé à la lumière des différentes versions de notre l'histoire afin d’aller de l’avant. Toute la question est de savoir comment tirer un trait sur le passé en impliquant « les supposés victimes et bourreaux » à la ré-normalisation mémorielle. Doyen Doré a fait un travail très pertinent et « sourcé » basé peut-être sur son vécu, ses expériences de la révolution, les savoirs et les connaissances (ordinaires et savants) qu’il accumulés sur l’histoire de notre pays. Que l’on partage ou soit contre son écrit, il est à féliciter. Pour ceux qui ont une autre version de notre histoire faites comme doyen Doré, écrivez et partagez là vos écrits avec l’ensemble de la communauté. Je pense que c’est la meilleure façon d’élargir le champ des connaissances relatives à notre histoire.
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-13 #26 Youssouf Bangoura 14-11-2014 15:24

Gandhi, vous avez quand même pu lire " prison d'Afrique " de Jean Paul Alata et le Bilan d'une indépendance " de B. Ameillon avant cet écrit de Doyen Doré . Il y a rien du nouveau dans cet écrit sauf que, Doyen a raconté l'histoire à sens unique .
Concernant l'indépendance de la Guinée, certes la France été acculée de toute part, mais, elle n'avait aucune envie de voir ses colonies africaines indépendantes . Le référendum proposé par la France, n'avait qu'un seul but, montrer aux américains et aux Russes ( qui soutenaient l'indépendance des colonies )que l'Afrique noire, ne veut pas être indépendante . Le "Non " guinéen, avait été une surprise, la France s'attendait à ce que toutes ses colonies d'Afrique noire vote oui . le Non de la Guinée, a été senti par de Gaulle comme une humiliation personnelle .Pour preuve, dès après cette indépendance, tout a été mis en eouvre pour punir cette " orgueilleuse " Guinée, il fallait montrer aux états africains, ce qui les attend si jamais ils suivaient la voie guinéenne .
Le Cameroun, les partisans de Felix Moumié, qui refusait la main mise de la France sur leur pays et qui voulait l'indépendance, ont été combattus et pourchassés avant l'indépendance de ce pays et, ça a continué après l'indépendance . L'armée française en connivence avec le gouvernement marionnette d'Amadou.H, avait continué à massacrer la rébellion de 1957 à 1970, date à laquelle, cette rébellion a pris fin .L'armée française, la première armée a utilisé le napalm ( avant l'armée américaine au Viëtinam ), des centaines des villages détruits, de 300000 à 600000 morts . Et la guerre d'Algérie, a pris fin 4 ans, après l'indépendance de la Guinée, après avoir constaté qu'il lui est impossible de gagner la guerre . Grâce à l'internet, tout peut se savoir aujourd'hui, les témoignages écrits et verbaux des français de cette époque, sont accessibles, tout le monde peut apprendre . D'ailleurs, il y a rien de mieux que d'écouter ou de lire, les français en ce qui concerne la Guinée .
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-16 #25 shams deen 14-11-2014 14:50

Mr Dore pour une restitution d'une page de notre histoire récente avec les lunettes d'un anti-sekou.
C'est bien déjà que le président SEKOU et ses compagnons qui ont pris en charge un 2 octobre avec les conditions que nous savons meme si pour certains le premier régime a herite d'un pays comme Singapour ou autres pays deja lance.
Pour votre gouverne le pays GUINEE est ne avec 0 frnac et c'est exactement en novembre que la GUINEE a eu une somme d'argent de 10 mios de livres dons de la REPUBLIQUE DU GHANA.
La France n'a je crois rien laisse comme industrie et meme FRIGUIA etait en construction (JE SUIS NE A FRIA) .
Dans votre texte vous avez bien mentionner la presque totalité des petites industries dont les produits étaient essentiellement destines a la consommation interne et non pour faire commerce avec l’étranger mais ces industries nous permettaient de ne pas être réduit a notre statut actuel d'importateur de tout même les allumettes un statut aberant et pour tant il fut un temps on pouvait se passer d'importer les jus de fruits de mangues et autres qui sont en fait des jus de syntheses (chimiques),la qualite du jus d'alors et ceux venant de pays comme l'arabie saoudite ne sont pas comparable mais curieusement vous préférez ce statut que vous avez réussit a mettre en place en donnant de "bons" conseils aux militaires .comprenez dans vous un certain ALPHA CONDE.SIRADIO,BAH MAMADOU,KAKE,DIANE CHARLES etc...
Notre point de vu est que vous avez chercher a detruire l'heritage du premier regime parce que votre existence en rependaient .
Autant les différentes républiques française ont maintenues VERSAILlE œuvres des Bourbons autant le premier regime a maintenue les chemin de fer de conakry-kankan,et un certain nombre de machine est actuellement en cours de peinture par BOLLORE pour en faire un autre don de ALPHA CONDE machines achetées par feu SEKOU TOURE (30 ans en arriere).
Le Président Sekou a laisser une flotte maritime en formation avec quatre vraquiers des panamax et une autre flotte aerienne que vos amis ont quand meme reduits en cendre pour nous obliger a nous adresser par exemple au egyptiens ou éthiopiens pour nos voyages a la mecque pourtant il n'avait jamais ete question de cela au temps de la PREMIERE REPUBLIQUE .
Non monsieur vous ne pouvez vous défausser sur SEKOU parce que vos amis mis a sacs ce pays.
Par ailleurs ,si vous prenez le temps de venir raconter une certaine histoire sur la toile eh ben il faudrait s'attendre a ce que d'autres comme cisko ait aussi leur point de vu ,le refus de ne pas répondre a un compatriote est bien un droit .
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+11 #24 Diakité Bakary 14-11-2014 11:10

J'ai déjà envoyé un premier comentaire pour remercier et féliciter Mr Doré, pour ce travail sérieux et exhaustif sur la Première Républque. Malheureusement il n'a pas été publié.
Je remarque que depuis 56 ans la Guinée est sous le joug de la Mal-gouvernance, que soit la Première, la Deuxième ou la Troisième République,c'est l'absence de l'Etat de droit,c'est le règne de l'injustice, de l'arbitraire. Les partisans de chaque régime lui trouvent des circonstances aténuantes! Nous tournons enrond. Ayons le courage de reconnaître que notre pays est mal gouverné depuis 56 ans. Des crimes ont été commis, des violations des droits de l'homme de tous ordres, des humiliations, des frustrations subies et refoulées par une grande partie des populations. La manière la plus simple , la plus juste est d'organiser une conférence nationale pour faire un état des lieux crédible, le bilan des 3 régimes sucessifs. Le travail du Pr Doré est une amorce dans ce domaime.Le pays a besoin , de connaître et d'assumer son histoire pour se reconcilier Merci.
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+10 #23 Farba Makka 14-11-2014 10:57

Merci au Doyen pour cette chronique. Ce petit éclairage, que j' ai tiré de l' internet, pour aider Youssouf et Cisco à comprendre le Sekoutoureisme (système Sekou):
Tu as deux vaches, tu as 300 personnes pour les traire. Tu proclames le plein emploi, la haute production bovine et arrête le journaliste qui publie les vrais chiffres.
A titre illustratif Dabola avait son huilerie. Mais l' agriculture n' étant pas industrialisée (les plus évolués utilisent la charrue), il arrivait que l' usine manque de sa matière premiere. La promotion de la médiocrité (une qualité communiste) a rendu à l' époque Dabola celèbre: son gouverneur proclama une superficie cultivée (en ha, pasen hectare) depassant celle de la region administrative!
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+9 #22 Diallovogui 14-11-2014 09:42

Moi je sais une chose c'est qu'avant les indépendance l'économie de notre territoire comptait parmi les plus florissantes de la sous région et 26 ans après des pays comme la Côte d'ivoire était nettement plus riche que nous. Et cela continue. J'ai mal quand je vois un pays sahélien comme Sénégal être devant la Guinée et ça personne n'est responsable si ce n'est AST. Le régime de Conté est la conséquence de la dictature de AST.
Le non de 58 n'a donné aucun acquis positif aux guinéens sauf AST et son entourage de laqués. DITES MOI SI AUJOURD'HUI, NOUS GUINEENS SOMMES PLUS LIBRES QUE LES SENEGALAIS,MALIENS,IVOIRIENS,...? QU'AVONS NOUS DE PLUS QUE CEUX DONT LES PARENTS ONT VOTE NON?
l'échec de Sekou vient du fait qu'au lieu de former des guinéens capables de gérer un pays il a tué et pousser à l'exil ceux que la colonisation nous a laissé mais il a surtout inoculé la haine, la jalousie dans le cœur de certains de nos compatriotes.
AST voulait juste être président de Guinée mais n'a jamais eu pour ambition de bâtir une Nation forte et respectée. Tout son rêve était d'être un grand homme mais il n'a jamais eu le devenir du guinéens au centre de ses préoccupations.
Mao fût un tueur mais il a au moins laissé à la Chine des leaders capables et stratège comme Deng Xao Ping qui ont su réformer la Chine et l'emmener vers l'émergence.
Sekou n'a jamais formé de patriotes.
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+7 #21 Gandhi 14-11-2014 09:02

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
il est clairement établi que les militants des deux camps se sont affrontés et qu'il y a eu des morts et des blessés de part et d'autre
Doyen Doré vienne à Conakry et rencontrer ceux-là qu'on n'avait nommé " déflatés " pour juste savoir ce qu'ils pensent de Sekou Touré .

Youssouf, on vous a seriné régulièrement que le BAG avait agressé le PDG. Le Doyen Doré vient remettre les pendules à l'heure en montrant que le PDG en faisait autant. Peut-être le saviez vous , mais pas forcément tout le monde. Donc pour ceux qui le découvrent, c'est sans doute une véritable surprise.
Quant aux déflatés, on peut reprocher à l'État le manque de mesures d'accompagnement (aux USA, ça n'existe que pour le haut du panier), mais faire financer par l'État des activités déficitaires, revient à faire des salariés d'entreprises publiques, soit des "fonctionnaires", soit des assistés (en connaissance de cause), soit des complices d'escroquerie qui se goinfrent sur le dos de l'État. Vous stigmatisez des gens qui auraient détourné, mais vous plaignez ceux qui ont profité en connaissance de cause des fonds d'état, qui n'étaient pas mérités. Il y avait certes des injustices individuelles lors du "licenciement" de certains salariés, mais il y avait aussi beaucoup de "bras cassés" (fainéants), la faute au régime précédent, qui entretenait l'assistanat comme modèle, pourvu qu'on ne regarde pas trop près du pouvoir.
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+10 #20 Gandhi 14-11-2014 00:13

@ Cisko, il ne faut pas confondre des pamphlets ou des hagiographies avec des thèses universitaires, qui citent des références bibliographiques et des sources variées, que chacun peut donc vérifier, crédibiliser ou démentir. Les torchons où des individus ne s'inspirent que des tomes d'AST, ou d'articles du journal propagandiste d'alors Horoya, pour asséner des jugements de valeur qu'on devrait prendre au mot, ne doivent pas constituer ta source d'information. Il existe de nombreux ouvrages de référence (pas seulement français), qui pourront te montrer ce dont on ne parle pas en Guinée. Ce n'est pas parce que des nostalgiques ont rasé le camp Boiro ou le Pont du 8 Novembre, que cela s'effacera de l'histoire... éternelle.
Jeune Afrique n'est pas par ailleurs un journal de référence, pour parler d'histoire avec un grand H, mais seulement pour parler d'histoires.
Enfin il ne faut pas comparer l'UPC (Cameroun) et une majorité d'Africains avant-gardistes (dont des Guinéens) qui étaient favorables au OUI dans le seul pays où il était susceptible de l'emporter.
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+7 #19 A.O.T. Diallo 13-11-2014 23:24

le doyen nous offre ici un crochet droite-gauche au menton " a ceux qui ont été allaités à la mamelle de l'imposture, ce genre d'intoxication ne pose aucun problème de conscience".
Il a raison donc de ne plus leur répondre car ils ne savent même pas de quoi ils parlent et veulent contredire par leurs rêves de grandeur appris de Kobele Keita les faits et chiffres offerts par ceux qui l'ont vécu.
Doyen je n'ai qu'une prière a vous demander pour leur clouer définitivement la bouche : trouvez le temps d’écrire cette radioscopie sociale, économique et politique de la Guinée de 1954 a 1984.
Ce livre nous manque beaucoup aujourd'hui pour contredire les contes et légendes des falsificateurs qui perdent leur temps a recopier les tomes de Satan Toure depuis son retour en enfer...
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-21 #18 Youssouf Bangoura 13-11-2014 22:43

Doyen Doré est un opposant à Sekou Touré et, un opposant reste un opposant . Doyen a écrit ce beau texte juste pour noircir le tableau du régime Sekou Touré .
IL écrit qu'en 1954 et 1956, les partisans de PDG avaient massacré ceux de BAG, pourtant, il est clairement établi que les militants des deux camps se sont affrontés et qu'il y a eu des morts et des blessés de part et d'autre .Alata Jean Paul temoin oculaire l'a écrit dans son livre " prison d'Afrique " et la Guinée " Bilan d'une indépendance " de B.Aeillon, ce dernier aussi, temoin oculaire, a parlé de cette confrontation . Il faut noter qu'ils sont des français de souche . Quand on veut relater une histoire, il est primordial de ne pas prendre parti, de ne parler que des faits, ni plus ni moins .
Quant aux unités industrielles construites par Sekou Touré et détruites par Lansana Conté, personne en Guinée, je dis bien personne, n'est mieux placée à en parler mieux que les 100 mille guinéens et leurs familles . Quant elles ont été fermées, une maladie jamais connue en Guinée, a fait son apparition " la dépression mentale " . J'aimerais que Doyen Doré vienne à Conakry et rencontrer ceux-là qu'on n'avait nommé " déflatés " pour juste savoir ce qu'ils pensent de Sekou Touré . Ayant fait toute sa vie en occident, Doyen Ansoumane, ne peut absolument pas savoir l'importance de ces unités industrielles pour la population guinéenne . Ce n'est pas avec lui qu'on saura ce qui était bon ou pas sous Sekou Touré .
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-14 #17 Cisko 13-11-2014 22:39

@ Doyen Doré Ansoumane ;
Mes excuses si mon premier commentaire vous a heurté. Acceptez tout de même que d’autres personnes ne soient pas d’accord avec votre texte surtout que le placez sous le prisme de la restitution des faits historiques. Nous avons lu d’autres livres sur cette période de la Guinée. Quand vous écrivez que « Un fait est quasi certain, c'est que quel qu'ait été, dans le contexte rappelé, le principal leadership politiques de notre pays ou de pays voisins l'indépendance serait intervenue, en 1958 ou plus tard." alors que nous savons tous les conséquences du non pour notre pays, alors qu’étudiant, vous-même aviez appelé certainement à voter non ; cela ne peut que laisser perplexe les jeunes que nous sommes. Jeune Afrique, pourtant très pourfendeur de Sékou, dans son numéro de passage à l’an 2000 avait parlé de Sékou dans la rubrique Politique dans un numero spécial consacré aux Africains du 20ème siècle. Je me rappelle encore de la photo de Sékou tout rayonnant sur un pont en lianes quelque part en Forêt. L’article a décrit l’homme en leader de l’indépendance de son pays, leader du panafricanisme avant de sombrer dans une dictature sanglante qui a tué et fait exiler plusieurs de ses compatriotes. Plusieurs livres d’histoire vont dans le même sens (dont celui de Baba Kaké, Agrégé d’Histoire). Aussi, l’Afrique des indépendances a connu plusieurs dictateurs. Mais sans minimiser leur ravage, je n’avais pas encore vu dans les documents d’Histoire que ces dirigeants étaient des Hitler ou Mussolini des Tropiques.
Personne ne nie le gâchis humain du régime de Sékou mais je ne serai jamais d’accord avec ceux qui ne veulent pas admettre son rôle particulier dans l’indépendance de notre pays ; même si c’était un consensus des politiques et étudiants en France, il fallait une locomotive. Au Cameroun, les Français n’ont pas hésité d’éliminer le leader indépendantiste, donc il y a forcément un risque qui a été pris par Sékou qu’on ne peut passer par pertes et profits aujourd’hui.
Encore une fois toutes mes excuses.
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+2 #16 Gandhi 13-11-2014 22:01

Citation en provenance du commentaire précédent de A Aziz BAH:
Les FAPA en Guinée n’ont existé que moins de 5 ans (1978 – 1983). Pourtant, ceci était l’un des meilleurs programmes qui devraient êtres consolidés au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée en 1984.
Certes, le PDG était un régime de dictature sanguinaire que je répugne. Mais, les unités industrielles et les barrages hydroélectriques réalisés ça et là sur toute l’étendue du territoire national devraient êtres considérés comme des actes positifs à l’actif du régime que je dirai plutôt barbare. Pinochet du Chile était aussi barbare, mais il avait posé des actes qui contribuent aujourd’hui au développement de son pays.

Aziz, il ne faut pas confondre les kibboutz, véritables coopératives fondées sur l'indépendance de ses coopérateurs, et les FAPA dont le bilan nous amène à dire que cela ressemblait plus à du capital humain.
Que voulez-vous dire pour la Guinée à propos de Pinochet ? Qu'il lui faut un sanguinaire à la tête du pays avant de pouvoir décoller économiquement ? La Guinée a déjà donné.
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+19 #15 Tybah 13-11-2014 20:16

" Dire que la Guinee allait avoir son indépendance en 1958 avec ou sans Sékou à cause de tout ce qui se passait dans le tiers-monde ne peut convaincre personne car les autres pays ont bien dû attendre 1960.."
Citation en provenance de Cisko !
Je ne vois pas qui damerait le pion à CISKO sur ce forum en malhonnêteté intellectuelle.Il est le seul à avoir voulu comprendre un passage du texte du Doyen DORĖ dans le sens ci-dessus cité.
Cependant Nous autres avons lu ceci du DOYEN :
" Un fait est quasi certain , c'est que quel qu' ait été , dans le contexte rappelé , le principal leadership politiques de notre pays ou de pays voisins l' independance serait intervenue , en 1958 ou PLUS TARD " .
Notre CISKO fait exprès d'occulter " OU PLUS TARD " juste pour tenter de remettre en cause la probité morale du DOYEN que quasiment tous louent ici au seul motif de la defense de l' entreprise de la FOSSILISATION DE LA POPULATION GUINEENNE dont il fait figure de proue desormais.
Nulle part le DOYEN n'a explicitement nié la paternité de notre indépendance à SEKOU TOURĖ.Il a juste fait remarquer qu'à travers le vent des independances qui soufflait sur le continent au lendemain de la conference de BANDUNG et de l'euphorie qu' à susciter le vote de la LOI CADRE , en 1958 ou plus tard la GUINEE aurait été independante et ce quel qu' ait été le LEADER.Et cette verite saute aux yeux puisque l'exploit de SEKOU TOURĖ d'avoir fait acceder la GUINEE à l' independance à travers le NON au referendum en 1958 n'a pas empêché ceux comme Houphouet - Senghor - Modibo Keita , à contrario ,ayant fait voté OUI leur peuple de recouvrer leur souveraineté respective des années plus tard.
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+21 #14 Ansoumane Doré 13-11-2014 18:58

A Cisko, je' n'ai pas une longue réponse à faire .Ou bien il n'a pas lu mon texte ou bien il n' y a rien compris, quand il dit par exemple "pourquoi, est-ce à la Guinée seule que la France a offert l'indépendance en 1958 et pas aux autres?". Je pensais que Cisko savait que l'indépendance n'était offerte à personne en particulier mais que le référendum organisé par De Gaulle, le 28 septembre 1958, donnait le choix entre la communauté franco-africaine et l'indépendance.Mais j'ai ajouté ou sous-entendu que référendum ou pas les indépendances étaient en marche et la France était fatiguée des guerres coloniales. Notre pays a choisi l'indépendance immédiate que nous étudiants guinéens en France avions fêtée. Mais tout s'est abîmé quand cet Etat guinéen s'est mis à réprimé férocement et les étudiants et toute l'intelligentsia guinéenne et même une bonne partie des Guinéens. J'arrête là ces explications mille fois fois déjà exposées . Je crois que des gens comme Cisko, ne sont pas ceux pour lesquels, il faut écrire. Ils ont leurs idées à eux, tant mieux. Ils ne savent pas que des dans des pays comme l'Allemagne ou l'Italie personne ne fait de balance entre le passif et le positif d'Hitler et de Mussolini,mais tout le monde ou presque, pense que ces deux personnages ont fait du mal à leur pays. C'est pourquoi ces pays avancent toujours sur le chemin du progrès de leurs habitants.En Guinée, il y en a qui ont fait le choix de se figer sur un passé qui n'a rien apporté de concrètement positif pour les Guinéens. C'est leur droit. Mon droit est aussi de ne plus répondre à des compatriotes comme Cisko.
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+11 #13 Adradiallo 13-11-2014 18:44

bcp d'information, Merci Mr Dore. longue vie a vous.
@Sisco:
c'est DeGaule qui avait offert gratuitement l'independence a toute l'Afrik Francaise. la Guinee a decide de prendre, donc je ne vois pas ce qu'il ya a glorifier ou a mettre a l'actif de ST. tous les principaux partis politik Guineen ont se sont donne les mains pour faire campagne en faveur de l'independence, meme si il fo le rappeler les autre ont fini en prison ou a la pendaison (barry Diawadou, Barry 3, ...). je ne voix rien qui merite de felicitation sur ST, et si kelk'un pense le contraire c'est ke l'interesse na aucune pensee pour les victimes et les martyrs de son regime.
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+2 #12 A Aziz BAH 13-11-2014 18:00

Excellent article avec des arguments solides que je partage à moitié! Notons qu’en plus des violations flagrantes des droits de l’homme, la spécificité des tous les régimes qui se sont succédés en Guinée a été la non matérialisation du slogan « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Franchement, je ne savais pas que le régime du PDG avait pu, malgré les difficultés économiques liées à la guerre froide, mettre en place autant d’entreprises en 25 ans. C’est quelque chose à féliciter. Par contre, l’Etat avait fait l’erreur de mettre toutes ses entreprises sous son contrôle. Il fallait privatiser en utilisant la formule « 80/20 rule » ; c'est-à-dire 80% privé et 20% pour l’Etat. Des pays comme le Venezuela, le Chile, et certains pays de l’Europe de l’Est sont des exemples de réussite où l’Etat et le secteur privé avaient réussi à travailler, main dans la main, avec succès. Les FAPA en Guinée n’ont existé que moins de 5 ans (1978 – 1983). Pourtant, ceci était l’un des meilleurs programmes qui devraient êtres consolidés au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée en 1984. Des pays comme l’Inde et l’Israël sont des exemples de réussite dans ce domaine. Le libéralisme économique prôné par le régime du général n’avait pas pu sauver la Guinée malade et sous perfusion. Il fallait privatiser les unités industrielles qui étaient en faillites au lieu de les laisser mourir à jamais ! Certes, le PDG était un régime de dictature sanguinaire que je répugne. Mais, les unités industrielles et les barrages hydroélectriques réalisés ça et là sur toute l’étendue du territoire national devraient êtres considérés comme des actes positifs à l’actif du régime que je dirai plutôt barbare. Pinochet du Chile était aussi barbare, mais il avait posé des actes qui contribuent aujourd’hui au développement de son pays. Ses successeurs ont su utiliser ces acquis tout en mettant fin aux violences sanguines du régime défunt. J’ai visité la capitale Chilienne Santiago deux fois. Aujourd’hui, c’est l’un des pays les plus stables de la région sur les plans économique et démocratique. Un exemple que la Guinée devrait suivre !
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-21 #11 Cisko 13-11-2014 13:26

A la lecture de cet article, on se rend compte que, contrairement aux « falsificateurs de notre histoire » qui ne nous présentent que le côté positif de Sékou Touré, l’objectif du présent texte est de tout noircir. Certes, Sékou a été dictateur, mais quand on veut faire restituer les faits aux jeunes générations, on doit y mettre de la neutralité et restituer les faits tels quels. Dire que la Guinée allait avoir son indépendance en 1958 avec ou sans Sékou à cause de tout ce qui se passait dans le tiers monde (Bandung, indépendances de Ghana, du Maroc et de la Tunisie) ne peut convaincre personne car les autres pays ont bien dû attendre 1960, sauf si le doyen nous explique pour quelle raison la France pouvait « gracieusement » offrir l’indépendance à la Guinée en 1958 et laisser les autres pays dans le statut de la communauté. Aussi, nier l’aura culturelle et diplomatique de la Guinée au temps du premier régime ne peut convaincre personne car jusque maintenant des nostalgiques en Afrique continuent d’appeler notre pays Guinée Sékou Touré. Quand aux industries, elles ont eu le mérite d’exister malgré les faiblesses relevées par-ci par là. Les régimes qui ont suivi devaient plus tôt chercher à les relancer que de tout liquider ou brader. Pour ce qui est de la réalisation d’infrastructures, malgré un contexte difficile, Sékou est le président qui a réalisé une bonne partie des infrastructures publiques de notre pays. Donc, on est d’accord que son régime a tué beaucoup de Guinéens, que par son côté socialiste, il y a eu des ratés en matière d’orientation socio-économique, mais de là à nier le peu d’actifs que son régime a eus, ce ne serait pas conforme à la vérité. Dans ce cas, on se demande s’il y a une très grande différence entre l’auteur et ceux dont il dénonce la falsification des faits historiques. Heureusement que des Historiens veilleront au grain pour nous restituer cette période. La vérité "Sékou héros et tyran" de Baba Kaké reste de mise. Et les tentatives des uns et des autres de ne montrer que le côté qui les arrange ne peut que réveler leur vraie intention.
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+12 #10 Traoré 13-11-2014 11:44

Comme disait un activiste chinois( en prison en ce moment si je ne me trompe pas) "ceux qui ont l'idéal n'auront jamais le pouvoir et ceux qui ont le pouvoir n'auront jamais l'idéal". Avec la falsification de notre propre histoire et le mensonge Étatique, il n'est pas rare de trouver des jeunes sans expériences et à des responsabilités Étatiques comme à la Direction Nationale des infrastructures scolaires, à l'ARTP et tant d'autres. Depuis l'arrivée de Mr Condé au pouvoir, le seul critère de choix et de nomination est "militant engagé du RPG ou leur famille ainsi que les fils et parents des anciens barrons du PDG RDA". Ah oui, j'ai oublié car il disait qu'il reprendra la Guinée ou l'avait laissée le sanguinaire Sékou Touré.
Mr Doré, avez vous un mémento où sont consignés tous vos souvenirs svp? si oui comment les avoir?
Longue santé à vous afin de rétablir la vérité sur l'histoire méconnue pour la nouvelle génération soucieuse de connaître la vraie histoire de notre cher pays la Guinée.
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+12 #9 Diallovogui 13-11-2014 09:35

Vraiment j'aime lire ce Monsieur et sachez Monsieur vous n'apprenez beaucoup dans ce forum.
VOICI LES VRAIS PROF MAIS PAS CES PROF REVOLUTIONNAIRES QUI NE CONNAISSENT QUE LE MENSONGE ET LA MAMAYA.
Qu'ils répondent au Doyen Doré car lui au moins fait un travail scientifique.
J'attend les réaction de Mme Karcher et compagnies.
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+10 #8 Abdoul.H 13-11-2014 08:50

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla Democrate:
Souvent c'est pour des raisons ethniques que certains soutiennent sekou toure. Moi je pense qu'il devait etre malade.

Parfait! D'ailleurs, si on devait faire une etude sur la popularite de Sekou, on devrait faire tres attention au billet de selection et de confusion.
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+23 #7 madina 13-11-2014 08:33

Avec la large fourchette d'industries qui étaient rendues disponibles,la Guinée était partie pour etre un fleuron de l'industrie.Mais pourquoi cela n'a pas marché?redonnons la parole au Pr Doré:(le pouvoir politique est demeuré velléitaire et enfermé dans des slogans politiques, au plan de l'action de production économique. Le slogan répandu à cette époque était que « le révolutionnaire est apte à toutes les tâches que la Révolution lui confie » (quel que soit son niveau de formation). Des individus sans aucune connaissance précise, se sont trouvés responsables à des postes de production dont ils ne possédaient aucun élément de fonctionnement.)
Les gouvernants qui se sont succédé dans notre pays ont-ils tiré un profit de ces expériences!?
Quelqu'un s'est-il réellement soucié du développement de la Guinée,comme un être humain et non pas comme un âne assis dans un bureau climatisé!!
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+23 #6 madina 13-11-2014 08:20

Au delà de la lumière qu'il jette sur les cotés sombres d'une eulogie de la période satano-sekoutouréenne,ce discours du Pr Ansoumane Doré est à la fois un traité d'économie et un précis d'Histoire.
On apprend ainsi ébahis,que la Guinée ne manquait pas d'idées extra-ordinaires pour générer un développement sur et certain.Mais la substantifique moelle du texte est surtout qu'il nous apprend pourquoi ces idées qui auraient créé une expansion économique ailleurs,n'ont pas marché chez nous.
Les kibbouz israéliens qui ne sont qu'une version des FAPA constituent aujourd'hui le pilier du développement de l'état hébreux.
Sur la cause de leur échec chez donnons la parole au Pr Doré:(et la principale activité des quelques fonctionnaires fermiers consistait en réunions politiques et en activismes stériles. La lourdeur de la bureaucratie au triple niveau du ministère de tutelle, de la région et de la ferme agro-pastorale a vite condamné l'institution à l'inefficacité totale dans une atmosphère d'activisme soutenue. Et l'institution des fermes agro-pastorales avait presque disparu avant la chute du Parti-Etat de Guinée.).
Quelle leçon les gouvernants qui se sont succédé en Guinée ont -ils tiré de ces expériences?
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+8 #5 H Bah Shehu 13-11-2014 04:29

Merci, merci, merci Doyen Dore pour ce texte fabuleusement bien écrit et supporte par des preuves irréfutables. Et surtout n'oublions JAMAIS les victimes innocentes du régime du déséquilibré mental aka Shaytani AST.
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+12 #4 amadudialamba 13-11-2014 00:20

‘’Bo Yobhèè’’ ! Voilà le raisonnement des vrais professeurs. Tout est appuyé sur d’éléments irréfutables, sinon très solides. C’est totalement différent du modèle du ‘’profffo’’ animateur des discours -‘’mamayas ’’ ou de danses ‘’dondoumbistes’’ qui n’ont ni tête ni queue. Ce qui ressort de ce brillant aide mémoire, est que depuis le premier jour de son indépendance, la Guinée n’a fait que reculer et se confondre. Le deuxième constat est que depuis l’arrivée du nouveau maitre de ‘’Sekoutoureya’’, 4 années durant, à part la CBG à Boké-Sangarédi (qui était déjà), l'industrie minière n'existe aujourd'hui, pour l'essentiel, qu'au stade de contrats et conventions miniers. Donc à chaque citoyen de se faire une idée sur bilan global du PD Mélu.
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+15 #3 Sylla Democrate 12-11-2014 23:45

Souvent c'est pour des raisons ethniques que certains soutiennent sekou toure. Moi je pense qu'il devait etre malade.
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+14 #2 celloumbah 12-11-2014 23:20

Dommages pour la jeunesse guinéenne qu'on pas pu profiter de vos connaissance et savoir faire Ansoumane Doré. Merci pour ce témoignage,
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+16 #1 Youssouf Soumah 12-11-2014 22:27

Merci Doyen Doré de vos écrits. En effet, grâce à vos écrits, les Guinéens en général et la génération koko-lala en particulier apprennent la réalité de la Guinée sous le régime ethno-fasciste et sanguinaire du despote Sékou Touré. Mille fois MERCI et que Dieu vous donne longue vie pour nous faire profiter de vos écrits.
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