De la mélodie populaire « Alpha Yaya Diallo » à l’hymne « Liberté »

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SANO_Mamba_01C’est le titre d’un article de Mamba Sano paru dans la revue intitulée Recherches africaines numéros 2 et 3, avril-septembre 1963. Grand merci à WebGuinée qui nous a facilité l’accès à ce texte.

Qui est Mamba Sano ? Il est né en 1903 à Kissidougou et il est décédé le 4 juillet 1985 à Conakry. Il est diplômé de la prestigieuse Ecole William Ponty d’où il sort instituteur en 1921. Il sert au Niger, puis en Guinée. Il fut député de la Guinée et siégea au Palais Bourbon de 1946 à 1955. Cet article nous révèle un grand talent plongeant profondément ses racines dans le terroir de ses ancêtres ainsi qu’une belle plume qui nous a merveilleusement relaté les origines de cette chanson et de son destin. J’ai choisi la voix de la grande cantatrice Bako Dagnon pour nous restituer cette mélodie. Pourquoi Bako ? Tout simplement parce que j’aime sa voix, sa grande simplicité et sa connaissance de la tariqa mandingue apprise auprès de grands maîtres tels que : Kele Monson Diabaté, Djéli Bakari Soumano et le Lion Bazoumana Cissoko. Pour joindre l’utile à l’agréable voici le lien pour l’écouter : http://youtu.be/JAvMkixBfCs

Par ailleurs Mamba Sano nous enseigne de belles pages de notre histoire, de la Résistance à l’indépendance en 1958 avec tous les espoirs (hélas déçus), suscités par le célèbre vote historique qui releva la fierté de tous les Africains dans leur combat pour la liberté et la dignité. Le titre de notre hymne national n’est il pas LIBERTE ? De nouveaux et nombreux défis nous attendent encore : « Alpha Yaya, tono le bé nyadji bo Â»â€¦. La route vers la démocratie, la cohésion sociale, le bonheur pour tous est encore très longue, parsemée d’embuches et de vicissitudes, de sang et de larmes. La libération véritable et l’accès à la direction de la société exige de chaque citoyen une lutte acharnée contre tous les dictateurs et autres « seigneurs éparpillés Â».

Lisez plutôt ce magnifique texte du maître, l’Honorable Mamba Sano. Que son âme repose en paix !

Présentation de Boubacar Doumba Diallo


Certes, la grande figure historique d'Alpha Yaya est honorablement connue, hautement admirée de nous tous, mais je crois que beaucoup ignorent l'origine du magnifique chant qui a perpétué son souvenir dans la mémoire populaire en Guinée, en Afrique, voire dans le monde grâce aux enregistrements sur disques répandus en Europe, en Amérique et en Asie.

D'où vient ce chant prestigieux, désormais à jamais immortel parce que devenu notre Hymne National ? Par qui, quand, en quel lieu et en quelle occasion fut-il composé et entonné ? Quelle fut sa fortune au fil des années jusqu'à son apothéose actuelle qui en a fait l'hosanna d'actions de grâces, le symbole auditif distinctif de tout un peuple fier et digne, né à l'indépendance par son vote historique du 28 septembre 1958 ?

Une rapide incursion dans le passé permettra de répondre à ces questions par les faits que je vais exposer dans leur déroulement chronologique et dans leur authenticité vécue.

On sait que jusqu'à la capture de l'Almamy Samory en 1898, la dénomination coloniale de Rivières du Sud s'appliquait uniquement à la Basse-Guinée. Le protectorat du Fouta-Djalon s'y ajouta en 1896, à la suite d'un traité signé avec l'Almamy de Timbo. Quant à la Haute-Guinée, elle relevait encore du commandement militaire de Kayes (chef-lieu du Soudan Français de l'époque), en raison de la mémorable résistance de l'armée samoryenne qui, pendant 18 ans, de 1881 à 1898, tint en échec la France. En effet, entre ces deux dates mémorables, en maints endroits et à plusieurs reprises, successivement et farouchement, les colonels Borgnis-Desbordes, Frey, Boislève, Galliéni, Archinard, Combes, Humbert, Monteil, Audéoud... croisèrent le fer avec l'Almamy Samory, sans l'abattre.

C'est en 1899 que notre pays (sauf d'insignifiantes rectifications ultérieures sur les frontières des enclaves étrangères) fut délimité et regroupé en sa forme actuelle sous le nom de Guinée française et incorporée dans la Fédération de l'A.O.F. dont la capitale impériale fut d'abord Saint-Louis-du-Sénégal, puis Dakar.

Cependant, à part Kissidougou fondé en 1893, la région forestière n'était pas encore conquise. Les régions toma et guerzé resteront hostiles et imparfaitement soumises jusqu'en 1912. Le soulèvement de Gomba et l'insubordination koniagui dont on craignait la contagion incendiaire provoquèrent de dures et sanglantes répressions par des expéditions militaires. L'indomptable Alpha Yaya incarna l'âme de la résistance nationale à Labé jusqu'en 1910 ; deux fois déporté, il préféra la mort en exil à la vie sous la domination française.

Après la constitution de la colonie, la situation générale ne fut pas pour autant de tout repos, la pacification (euphémisme pour désigner la guerre d'asservissement) se poursuivit aux confins et sur les points névralgiques du territoire. Dans une telle conjoncture grâce à l'extension de son pouvoir résultant de la nouvelle physionomie politique de la Guinée, le Gouverneur Ballay, alors titulaire du poste, prit mesure de l'ampleur et du surcroît d'obligations et de responsabilités qui devenaient les siennes. Aussi, ancien médecin de la mission de Brazza au Congo, habitué au contact humain et convaincu de l'utilité de la « palabre » en Afrique, crut-il devoir convoquer à Conakry tous les chefs de canton du territoire, pour une conférence doctrinale destinée à imposer ses vues et sa manière de gouverner.

Je vous laisse deviner les fatigues sans nombre, les mille contrariétés inhérentes à un tel voyage à pied, par monts et par vaux à travers une nature hostile où la faune et la flore semblaient s'être liées pour traquer l'homme. Imaginez un déplacement de grappes humaines sur des pistes difficiles peu praticables à travers des forêts et des rivières sans ponts. Imaginez-le surtout à partir des contrées éloignées comme Kissidougou, Faranah, Beyla, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Dinguiraye, Labé, Touué, Pita... et vous aurez idée du supplice de certaines délégations qui mirent plus d'un mois pour arriver à destination.

Chaque chef de canton [?] s'était fait un point d'honneur à se choisir une suite de notables, de femmes, de griots, de joueurs de tam-tams, sans compter la longue théorie des porteurs de bagages, des provisions et des traditionnels présents d'usage. Le spectacle était celui d'un exode haut en couleurs cheminant péniblement de partout vers Conakry.

Les gens de Kissidougou et de Faranah firent route ensemble. Ceux de Beyla, Kankan, Siguiri, Kouroussa et du Fouta s'égrenèrent, par paquets, sur la fameuse route Leprince qu'empruntera, en 1900, le tracé de notre voie ferrée Conakry-Niger.

Parmi les dignitaires de Kissidougou se distinguait par son physique splendide et sa jeunesse, un prince Kouranko du nom de Kouléa Balla qui, aux dires de ses griots, « n'avait pas d'égal » pour l'équitation et la danse du sabre ; il était accompagné d'un orchestre de joueurs de Kora (petit tronc d'arbre évidé, sur lequel on frappe avec une rude baguette) dirigé par un virtuose de son art qui s'appelait Korofo Moussa, lequel était flanqué de Silatéka, son brillant second, également renommé. C'est ce diable de Korofo Moussa qui, comme on dit, allait mettre le feu à la poudre. Mais suivez plutôt le récit !

Alpha Yaya s'arrangea pour atteindre Conakry le dernier, avec une escorte incroyablement étoffée autant qu'imposante et dans un faste inégalé. Sa suite répartie en six groupes fit son entrée à raison d'un groupe par jour, afin de tenir la capitale en émoi admiratif. Le sixième jour, à la tête d'un cortège composé de notables, de marabouts et de griots (tous à cheval) chantant ses louanges, il fit lui-même son entrée, caracolant sur un superbe coursier blanc, unique en son genre.

A cette nouvelle, la ville qui trépignait de curiosité impatiente depuis cinq jours, précipita une population délirante à sa rencontre pour l'accueillir joyeusement, l'acclamer et le conduire en triomphe jusqu'à sa demeure. C'était sensationnel, inédit autant qu'imprévu, et cela indisposa les autorités gouvernementales contre ce trop « indépendant subordonné » qui paraissait se présenter en égal à son Gouverneur. Mais Ballay, diplomate clairvoyant, fort de sa longue expérience africaine, sut comprendre son hôte, le traita avec tous les égards dus pour le mettre en confiance et se concilier sa collaboration loyale durant sa gestion en Guinée. L'irréparable « casse » ne se produira qu'avec ses successeurs dont Frezouls secondé de Tallerie, qui étaient affligés d'un complexe de supériorité et jaloux de leur autorité imposée. C'est le Gouverneur Camille Guy qui consommera le martyre du grand patriote Guinéen par un ultime exil en Mauritanie, d'où hélas, il ne revint pas.

Mais nous voilà loin du sujet ! Revenons-y.

Ce qui vient d'être relaté, n'était qu'un prélude, car Alpha Yaya continua de se comporter en seigneur en tous lieux et en toutes circonstances. Au reste, il avait songé à tout, en apportant de riches présents, beaucoup d'or, beaucoup d'argent ainsi qu'une belle collection d'objets d'art peul. Et ses libéralités éclipsèrent bien vite celles de tous ses pairs. Griots, musiciens de toutes catégories, notables, marabouts, bref, flagorneurs de tous genres se succédaient interminablement à sa porte et en repartaient toujours contents, exaltant ses mérites. Conakry n'avait d'yeux et d'oreilles que pour le « prince charmant » dont le faste, la générosité et la singulière fascination étaient devenues le thème des conversations courantes.

La conférence du gouverneur, sans passer au second plan, ne bénéficiait cependant plus que d'une attention de façade, tant les esprits et les cœurs étaient pris ailleurs, cristallisés autour d'Alpha Yaya dont l'éclat s'en trouva grandement rehaussé et popularisé.

C'est dans ce climat d'euphorie, d'engouement et de congratulations dithyrambiques qu'à son tour, Korofo Moussa ‒ suivi de sa troupe ‒ décida d'aller saluer et amuser « l'homme du jour » qu'il trouva majestueusement assis sur une chaise dominant la foule bigarrée accourue à ses côtés.

Et d'emblée, sans précautions oratoires d'introduction, à brûle-pourpoint, dans une envolée lyrique, Korofo Moussa lança la première phrase de son chant :

« Alpha Yaya, Mansa bè Manka » ... phrase reprise par Silatéka pour donner le ton, puis par la troupe entière jouant sur le Kora, chantant et dansant avec un ensemble parfait.

Et Alpha Yaya, visiblement ému et satisfait, leur offrit, séance tenante 500 frs en argent, somme énorme à l'époque, car aucun autre chef ne pouvait en faire autant.

Ce geste de grand seigneur sembla fouetter l'inspiration de l'artiste qui répliqua alors par la deuxième phrase, la plus importante :

« Alpha Yaya, tono lébè nyadji bo » ... aussitôt modulée par l'orchestre avec un talent et une virtuosité dont s'émerveilla l'assistance.

Et ce fut le délire : comme sous le charme envoûtant d'un philtre, d'une incantation de communion ésotérique, c'est au milieu d'un concert général d'éloges, d'admiration et d'approbation que soudain s'éleva de l'assemblée transfigurée, un tonnerre d'applaudissements unanimes à l'adresse du héros magnifié et de son chantre inspiré, donnant spontanément ainsi une consécration populaire au nouveau chant appelé à l'extraordinaire vogue que l'on sait.

Cette fois au comble de la joie et de l'honneur, Alpha Yaya fit au chantre et compositeur cadeau d'une pile de pièces d'étoffe pour, dit-il, l'habillement de Korofo Moussa et de sa troupe, ce qui mit fin à la réunion : la largesse était sans pareille.

Tel était, dans sa forme initiale, le « fameux air » qui venait de sourdre de la plus pure tradition locale. Les adjonctions et développements ultérieurs ne sont que des commentaires et broderies sur les deux idées initiales

A peine né, l'air d'Alpha Yaya fut appris, chanté et joué par tous les griots descendus à Conakry pour la conférence. En quelques jours, la capitale toute entière ‒ foyer de rayonnement ‒ le fredonna. Dibi, le griot personnel d'Alpha Yaya s'entraîna aussitôt à l'exécuter dans le meilleur style afin de pouvoir, plus tard, à Labé et à Kadé, en divertir les loisirs de son maître. Et au retour des délégations dans leurs régions respectives, comme une traînée de poudre le chant se répandit rapidement de proche en proche jusque dans nos moindres villages. Sa vogue n'a cessé de croître depuis, alentour, jusqu'à s'imposer à la Guinée Nouvelle : l'air d'Alpha Yaya devint ainsi l'hymne national de notre jeune République après son accession à l'indépendance.

Passons maintenant à quelques remarques essentielles qui expliquent et justifient ce choix.

La première phrase : « Alpha Yaya, Mansa bé manka » signifie que les chefs ne sont pas pareils ou ne se ressemblent pas, n'ont pas les mêmes possibilités, le même ascendant, les mêmes atouts, ‒ ce qu'il convient d'interpréter démocratiquement, à la lumière des évènements, par « la diversité dans la complémentarité pour créer l'esprit de solidarité, base de l'unité nationale : chacun servant consciemment à sa place, selon ses moyens, sa technicité, son sens des responsabilités, ses aptitudes et ses capacités politiques, sociales, culturelles ou économiques, pour le bien commun ».

La deuxième phrase, de portée universelle « Alpha Yaya, tono le bé nyadji bo » veut dire qu'on est pleuré ou regretté en fonction de ses bienfaits, du bonheur que l'on sème autour de soi, ce qui dans le contexte de la Révolution Guinéenne peut se traduire par : « Le peuple ne pleure et ne regrette que ses bienfaiteurs, les artisans de sa libération, de sa prospérité matérielle et de son complet épanouissement dans l'échelle des valeurs humaines ».

Avec l'union fraternelle des cœurs, des volontés, des énergies et des efforts dans la même mystique et la ligne révolutionnaires du P.D.G., les fruits de l'œuvre nationale doivent dépasser la promesse des fleurs. . .


Mamba Sano


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Commentaires  

 
0 #24 Tamara Sarr 08-06-2016 17:35

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Merci encore Kotto Doumba pour cette leçon d’histoire de chez nous que je ne connaissais pas.
Vérité historique ou légende urbaine pdgiste, elle méritait d’être connue de tous les démocrates guineens. Celle de kotto Balla semble d'ailleurs très probable.
Au fait son fils, Maurice Sano était un grand frère et un ami - quelqu'un pourrait-il me donner des nouvelles fraiches de lui ?
Un dernier mot: francais-Ponty et francais-Sorbonnard, qui est plus fort ?

C'était aussi un très bon ami à moi, avez vous finalement reçu des nouvelles de lui?
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+25 #23 boubacar doumba diallo 10-12-2013 05:56

REVENONS A LA CHANSON!
" Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu". (Matthieu, XXII,21); ( Luc, XX, 25 )
Que la paix soit avec toi mon frère Mamadou Saliou!
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+25 #22 Amara Lamine Bangoura 10-12-2013 05:52

Mamba Sano est un homme politique, ancien Conseiller general, plusieurs fois depute.Le 21mars 1946 il procede en compagnie de quelques intellectuels de gauche, a la creation du parti progressiste Africain de Guinee (PPAG )proche des communistes. Parallelement, il milite au sein de l'union forestiere et participe a la fondation du RDA, dont la section Guineeenne sera etablie le 14mai 1947.Candidat malheureux aux assemblees constituantes, il est elu depute de Guinee en novembre 1946 par le college unique comme tete de liste de l'Union socialiste de Guinee avec 30982voix sur 95563suffrages exprimes, en meme temps que le depute sortant, Yacine Diallo, tete de liste de l'union socialiste et progressiste de Guinee (SFIO )qui en obtient 60555,la Guinee disposait a l'epoque de deux sieges que briguaient quatre tete de liste. Il est egalement elu conseiller general de Beyla le 7janvier 1947,et le restera jusqu'a 1952.Aux legislatives de 1951,huit tete de liste s'affrontent pour trois sieges. Toujours conseiller, Mamba est reelu sur la liste des Independants d'outre mer avec 47352voix sur 321256suffrages exprimes, tandisque la liste des socialistes de l'union Guineeenne obtient deux deputes avec 67840.Yacine Diallo depute sortant, conseiller general et Albert Luirette, un medecin Africain. Ils devancerent la liste de l'union democratique des travailleurs et anciens combattants (RDA )conduite par Sekou Toure qui arrive en troisieme position avec 32071.Ce dernier introduit un recours pour fraude favorisee Selon lui par l'administration a son prejudice. Au cours de la seance du 22aout 1951Yacine et Mamba refutent les accusations de Sekou. Le projet d'amendement du depute communiste Marcel Noel visant a annuler les operations electorales est repouse par 237voix contre 46.Proche de Pierre Mendes France, la carriere politique de Mamba en Guinee sera affectee par la creation en 1954 du bloc Africain de Guinee (BAG ).Pendant les joutes electorales de 1956,il se presente comme second de Barry Diawadou, qui avait ete elu aux partielles du 27juin 1954 en remplacement de Yacine Diallo decede, mais leur liste n'obtient qu 'un seul siege, etant arrivee loin derriere celle du RDA -UDSR conduite par Sekou seconder par Saifoulaye Diallo. Il n'est donc pas reelu. En avril 1958,son mouvement fusionne avec le parti democratique socialiste de Guinee pour former la section Guineenne du parti pour le regroupement Africain. Quelques mois plus tard, cette formation rejoindra le PDG de Sekou dans la perspective de la tenue du referendum du 28Septembre 1958ou le non l'emporte. Apres l'accession du pays a l'independance le 2octobre de la meme annee, Mamba se retira de la vie politique active. Doyen Doumba! Ta tawu koto Balla fayitindir Mamba Sano e Sagno Moriba? Bien a tous! ALB -Birmingham, AL -USA >
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+22 #21 aladjicece 10-12-2013 01:57

"ALPHA YAYA"... La version BAKO DAGNON de Kita, J'ADOOORRREEE....
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+17 #20 aladjicece 10-12-2013 01:51

Mamba Sano fut un grand homme (Pour s'en convaincre il vous suffit de taper son nom sur GOOGLE). Il se retira de la vie politique dès les premières heures de l'indépendance du pays...
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-29 #19 mamadou saliou bah 10-12-2013 01:39

Oh la la la ! Koto Boubacar !
Je viens juste de voir tes postings .Un peu " somnolent " après medication .
Desole d' avoir " detourne " Alpha Yaya ( la chanson ) vers que chose que tu voulais eviter .Desole , du plus profound de moi meme .
Desole aussi pour t'avoir fait depenser " tant " d' argent , alors qu' il te suffisait d'un collect call , pour m'avoir .
" C'est bon pour le moral " !
Pour ce qui est de Mamba , je ne t' apprendrais rien sur son " parcours " saccade ( de l'Union forestiere a la creation du PDG-RDA en passant par les communistes , les socialistes , le PRA...).
Par contre je voudrais que tu procedes comme ceci . Ne pense pas AUX TORTIONNAIRES du camp Boiro ou d'autres camps de ce genre .( notre AMI cherche parmi ceux la , voila pourquoi il ne trouve pas ) Puisqu'il est , le DIABLE , dans les details ,vas dans les details ( comme KANTEKA )et poses toi qques questions , comme ,
Combien de GUINEENS ( Madera n'est pas Guineen ) MEMBRES - FONDATEURS du PDG-RDA ONT SURVECU SEKOU TOURE ? Si tu en connais , ( surement que oui ) Qu' avaient-ils tous en commun ? Quel etait le STATUT ( reel ) de MAMBA dans le Parti qu'il a aide a mettre en place , bien que n'apparaissant pas pour la Gde masse ? ( tu dis ne l' avoir jamais vu , et pourtant il etait la ) Pourquoi a-t il toujours PARLE ou ECRIT au NOM DE LA REVOLUTION DU PDG ?
Je te pose cette question : BEAVOGUI LOUIS LANSANA ETAIT IL LE COMPLICE DES CRIMES DU PDG ?
NABI YOULA ETAIT IL CELUI DE LANSANA CONTE ?
Si oui , Pourquoi pas MAMBA , celui de SEKOU TOURE ?
C'est comme RASPOUTINE .
Trouves ces reponses Koto ! Heureusement ( pour moi ) Mi dho houla ma !
Desole pour " Alpha Yaya " . On peut y revenir .
Bien a toi !
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+19 #18 boubacar doumba diallo 09-12-2013 22:44

@ Mamadou Saliou Bah !Bonsoir Mignan !
Tu me rembourses les 3 Euros que m'ont coûtés le coup de téléphone sur Conakry sans parler du préjudice moral .Heureusement que c'est toi.Mais j'attends le dédommagement sinon je m'adresse à qui de droit! Koto ma mo houlata- on(LOL)
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+24 #17 Mory Sylla 09-12-2013 22:40

Ceux qui ont calomnie ' le sieur Mamba Sano doivent alors publiquement s'excuser pour avoir jeter la memoire de ce monsieur en pature a la mauvaise foi.
Tous les Guineens doivent mettre fin a la calomnie contre leurs prochains ici et maintenant.
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+30 #16 boubacar doumba diallo 09-12-2013 21:51

Je viens à l'instant de raccrocher après un coup de fil que j'ai donné à Conakry à un ami.Figurez vous que mon correspondant en question a passé plus de 7 ans au camp Boiro.Depuis sa sortie il s'occupe principalement des questions liées aux crimes commis sous la dictature du PDG. Il m'a certifié que Mamba Sano n'est associé ni de près ni de loin aux crimes du PDG .
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+19 #15 boubacar doumba diallo 09-12-2013 20:21

Erratum
Lire : pendant et post apartheid
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+25 #14 boubacar doumba diallo 09-12-2013 19:13

Et dire que je cherchais simplement l'origine de la chanson "Alpha Yaya Diallo" et que je suis tombé tout à fait par hasard sur ce texte de feu Mamba Sano !
Et dire que je voulais en me rabattant sur musique échapper à la politique politicienne! Je ne suis cependant pas aussi naîf pour ne pas savoir que musique et football n'échappent pas complètement au jeu politique.Même Hafia 77 que nous aimons tant n 'y échappe sans parler du rugby sud africain avant et post apartheid.
Et dire que je n'ai jamais vu Mamba Sano !
Certes j'ai vu lorsque j'étais petit les bulletins de vote à son nom et à ceux de ses challengers aux législatives ,au temps colonial, bulletins que j'ai vus au dispensaire de Télimélé et qui servaient aux prescriptions médicales!
Je tombe des nues avec ce que dit mon frère Mamadou Saliou.
Mais bon on apprend toujours du berceau à la tombe.
Je souhaiterais tout de même être édifié.
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0 #13 Amenofils 09-12-2013 18:46

Citation en provenance du commentaire précédent de boubacar doumba diallo:
Bonsoir mon frère Mamadou Saliou !
Premi-re nouvelle.Je n'avais encore jamais entendu parler de ça auparavant.Peut-on alors en savoir plus ?En effet:
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Dö mo o lon / Que quelqu’un d’autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Noumou dö na dö lon / Un forgeron peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Soma dö na dö lon / Un soma peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Könö dö na dö lon / Un oiseau peut connaître quelque chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Was salam!

Mon frère Mamadiu Saliou,
Mea culpa ! Je donnais plus du sens au contenu qu'à l'auteur que je ne connais point. Mais dans la Guinée de Sekou Toure, on nous a habitué à voir des bourreaux contraindre les victimes ou leurs descendant à leur trouver des louanges à défaut de les vénérer. C'est vrai qu'en Guinée il faut tourner 25 fois la langue avant de parler et réfléchir 100 fois avant d'écrire. L'imbroglio guinéen est impénétrable ! La Guinée est un cas !
Qui a dit que alfa égal à alpha !
Il est urgent d'écrire sur les criminels pour faire comprendre aux nouvelles générations que la haine ne mené nulle part
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+4 #12 Paul Thea 09-12-2013 18:41

Après lecture de ce texte, j’ai pensé au regard sur le passé du Bembeya, on raconte une histoire vraie (en omettant ou embellissant des passages) pour enfin donner une interprétation élogieuse du P.D.G ou de son chef voire des deux.
Il y a non seulement un travail collectif de collecte d’information de nos anciens (qui disparaissent peu à peu) pour notre mémoire collective mais aussi un travail de nos historiens.
Doyen Mamadou Saliou Bah, prière de nous donner les résultats de tes recherches sur Alpha Yaya Diallo et sur Mr Sano
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-2 #11 A.O.T. Diallo 09-12-2013 18:28

Merci encore Kotto Doumba pour cette leçon d’histoire de chez nous que je ne connaissais pas.
Vérité historique ou légende urbaine pdgiste, elle méritait d’être connue de tous les démocrates guineens. Celle de kotto Balla semble d'ailleurs très probable.
Au fait son fils, Maurice Sano était un grand frère et un ami - quelqu'un pourrait-il me donner des nouvelles fraiches de lui ?
Un dernier mot: francais-Ponty et francais-Sorbonnard, qui est plus fort ?
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+18 #10 boubacar doumba diallo 09-12-2013 17:45

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
Amenofils !
Salsm ! Attention a " CE TEXTE " appelant a L' UNITE NATIONALE
Son auteur , Mamba Sano , fait partie des plus GRANDS CRIMINELS que notre pays devra juger un jout .L' unite dans la pensee unique xu PDG .Voila ce qu ce COMPLICE de SEKOU TOURE sous entend .
Mefiance ! Bien a vous !

Bonsoir mon frère Mamadou Saliou !
Premi-re nouvelle.Je n'avais encore jamais entendu parler de ça auparavant.Peut-on alors en savoir plus ?En effet:
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Dö mo o lon / Que quelqu’un d’autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Noumou dö na dö lon / Un forgeron peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Soma dö na dö lon / Un soma peut connaître une chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Dö na dö lon / Quelqu’un peut connaître une chose
Könö dö na dö lon / Un oiseau peut connaître quelque chose
Dö mo o lon / Qu’un autre ne connaît pas
Was salam!
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-21 #9 mamadou saliou bah 09-12-2013 16:28

Amenofils !
Salsm ! Attention a " CE TEXTE " appelant a L' UNITE NATIONALE
Son auteur , Mamba Sano , fait partie des plus GRANDS CRIMINELS que notre pays devra juger un jout .L' unite dans la pensee unique xu PDG .Voila ce qu ce COMPLICE de SEKOU TOURE sous entend .
Mefiance ! Bien a vous !
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+2 #8 Amenofils 09-12-2013 13:07

Ce texte aurait pu unir les Guineens au lieu de diviser. Mais la majorité des Guinéens sont à "l'aise seulement avec le poison et jamais avec la medecine".
J'espere que ce texte sera pris pour ce qu'il est: Un appel a l'unité nationale. Le geste doit venir des detenteurs du pouvoir.
Alfa condé doit changer ! Apprendre à aimer les autres et savoir qu'il est le president de toute la Guinée et non d'un parti ou d'une communauté.
C'est en cela que Mandela restera GRAND car seul contre tous, il a reussi l'unité de son pays. Il etait sincere et cela se voit quand on est sincere !
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+1 #7 kourouma karamoko 09-12-2013 11:36

Quelle belle histoire! je m'empresse de l'imprimer et l'enseigner à mes enfants dont l'ainé n'a que 15 ans! Merci Mamba Sano!
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-2 #6 celloumbah 09-12-2013 09:11

Citation en provenance du commentaire précédent de Mory Sylla:
« ...tono le bé nyadji bo » pour completer les propos du sieur Mamba Sano veut aussi dire que "seule la souffrance aguerrit l'homme."
Meng Ko(ou Mencius)le grand disciple de Conficius,durant la "periode des Royaumes Combattants"(ou Warring States)au Veme siecle,devancait deja Korofo Moussa dans la sagacite'.
Dans le Book 6,Chapitre 15,Verset 2,Mencius ecrit:
"2. 'Thus, when Heaven is about to confer a great office on any man, it first exercises his mind with suffering, and his sinews and bones with toil. It exposes his body to hunger, and subjects him to extreme poverty. It confounds his undertakings. By all these methods it stimulates his mind, hardens his nature, and supplies his incompetencies."(source:http://nothingistic.org/library/mencius/mencius48.html)
C'est comme si Korofo Moussa etait la reincarnation Guineenne de Mencius a cette conference du gouverneur Ballay...
Bako Dagnon est une grande cantatrice.Sa voix est merveilleuse. Son titre Donsoke' (http://www.youtube.com/watch?v=NEsvrx6gThU)avec Kerfala Kante' est un bon morceau.

Mory Sylla, on vous a pivoter du mouvement de soutient de AC? Vos commentaires avec celui de votre acolyte(KOUYATE)sont assez fréquent dans ce forum(ce qui n'est pas le cas depuis l'arrivé de AC au pouvoir)?? Vous vous rappeler(sauf si vous avez la mémoire d'un poisson) que vous étiez parmi ceux qui diffusait des propagandes anti-peuls sur les sites internet guinéens(que je tairai leurs nom pour ne pas leurs faire la publicité) proche du pouvoir actuel???
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+2 #5 TOOLA 09-12-2013 06:28

Tonton Doumba nous donnait ici l'occasion (je l'en remercie) de considérer la Guinée sous un jour pluriel, en mettant en avant certaines valeurs que tant de figures charismatiques (et personnes lambda) ont défendues au prix de leurs vies.
Mais il n'en fallait pas plus pour que Guinean nous ressorte les mythes forgés par AST tendant à faire passer son aïeul (supposé)pour Napoléon.
Et s'il fallait parler comme vous, je dirais qu' Alpha yaya lui n'a pas vendu ses frères par milliers pour acheter des canons, ni délaissé aux colons ses terres pour avoir la paix, ni brûlé tout derrière lui dans des tentatives désespérées pompeusement baptisées "tactiques".
Bizarre pour un collabo d'avoir subi le même sort que votre héros...
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+10 #4 Amid 09-12-2013 05:39

C est surtout pour renforcer l unité Nationale que le régime du PDG a posé des actes suivants: Donner le nom de bapteme Alpha Yaya Diallo a notre hymne national, et a l
un des plus grands camps de la capitale. Dans le même cadre, le rapatriement des restes D Alpha Yaya Diallo, de la Mauritanie, et ceux de Samory Toure, du Gabon pour être inhumés avec tous les honneur sur la terre de leurs ancêtres.
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+8 #3 Mory Sylla 09-12-2013 05:11

« ...tono le bé nyadji bo » pour completer les propos du sieur Mamba Sano veut aussi dire que "seule la souffrance aguerrit l'homme."
Meng Ko(ou Mencius)le grand disciple de Conficius,durant la "periode des Royaumes Combattants"(ou Warring States)au Veme siecle,devancait deja Korofo Moussa dans la sagacite'.
Dans le Book 6,Chapitre 15,Verset 2,Mencius ecrit:
"2. 'Thus, when Heaven is about to confer a great office on any man, it first exercises his mind with suffering, and his sinews and bones with toil. It exposes his body to hunger, and subjects him to extreme poverty. It confounds his undertakings. By all these methods it stimulates his mind, hardens his nature, and supplies his incompetencies."(source:http://nothingistic.org/library/mencius/mencius48.html)
C'est comme si Korofo Moussa etait la reincarnation Guineenne de Mencius a cette conference du gouverneur Ballay...
Bako Dagnon est une grande cantatrice.Sa voix est merveilleuse. Son titre Donsoke' (http://www.youtube.com/watch?v=NEsvrx6gThU)avec Kerfala Kante' est un bon morceau.
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+2 #2 mamadou saliou bah 09-12-2013 01:53

" LAMBHE FOW FOTATA
kO TONO ON WOULLANTE " !
Et certains ont le culot de le traiter de TRAITRE ! Bonjour HAINE et IGNORANCE !
Mamba Sano est , surement " TEMOIN " de l'epoque , mais on ne rapporte pas que ce soit SPONTANEMENT que ces paroles aient ete dites .
En effet , dans ma famille (Khalidouyanke , de par ma mere ) , il est dit que ALPHA YAYA " voulait l'immortalite " . Il aurait demande a tous les AWLOUBHES et DJELIS de l'aider dans sa quete .
Tres sages , ils lui auraient repondu IMPOSSIBLE !
Meme RASSOULOU est mort .
Par contre , nous pouvons te rendre ETERNELLEMENT INOUBLIABLE . D'ou ce CHANT a sa gloire . Et cela se passait de LABE a la CASAMANCE et non a CONAKRY . Les circonstances ne sont pas tel que raportees par Mr Mamba Sano .
Desole , ALPHA YAYA N'ETAIT PAS CHEF DE CANTON .Les CANTONS , c'est après Alpha Yaya . Il n'ya jamais eu de CANTON de LABE .
Le sejour de ALPHA YAYA a CONAKRY , avec campement ( DAAKA ) a l'actuel site CAMP ALPHA YAYA , etait un piege pour l'arreter . Les autorites coloniales invoquerent " UN CONCOURS AGRO-PASTORAL" pour l'y attirer . Le 1er prix lui fut decerne . L'attestation de ce prix est consultable aux archives de la prefecture de LABE . C'etait CERCLE de LABE . Je l'ai fait au mois de RAMADAN dernier . Vu le nombre imposant pour l'epoque ( plus de 100000 ) qui l'accopagnait, le Gouverneur renonca a son " projet " pour plus tard . Enfin ...!
Pour le reste c'est vrai
" MANSA LOU BE MANKA , TONO LE KA GNA DI BO " ! Alpha Yaya restera ETERNEL , n' en deplaise a ceux qui parlent de TRAITISE !
Bien a vous , et SALAM KOTO BOUBACAR !
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-21 #1 Guinean 09-12-2013 00:44

Alpha Yaya Diallo a ete tout sauf un resistant. Parlons plutot de Bocar Biro, roi du Fouta, qui a ete un farouche opposant a la penetration coloniale a l'image d'illustres chefs locaux comme Zegbela Togba, Samory et j'en passe. Presenter Alpha Yaya Diallo comme un resistant est a mon avis l'arnaque du ciecle. Les colons ont meme fait mention de cela dans leurs memoires.
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