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Guinée : La renaissance spirituelle
Boubacar Doumaba Diallo Samedi, 27 Août 2011 17:27
Avant-propos
Cet article a été rédigé pour la première fois en 1992 et il connut une diffusion restreinte à travers la revue RENAISSANCE pilotée par feu mon ami Alfa Ibrahim Sow. En décembre 2010, je l’ai très légèrement retouché. Je le porte à la connaissance des internautes de GuineeActu pour mieux faire connaissance avec ma pensée et mes profondes motivations.
Après les vingt-six ans de dictature du PDG, vingt-quatre ans de régime militaro-civil, les deux ans de la junte CNDD au pouvoir, la société guinéenne actuelle est malade de la dépendance et de la misère pour le grand nombre ; du chômage et de l’insécurité dans les villes ; de la passivité, du repli sur soi et de la résignation surtout dans les zones rurales ; des répressions sauvages en janvier et février 2007, des massacres et viols en septembre 2009 au stade du 28 septembre perpétrés par l’armée ; de l’impunité et de l’injustice , de tripatouillages électoraux, de narco trafic au sommet de l’Etat , de dissensions ethniques et régionalistes savamment crées et entretenues par les différents pouvoirs et des politiciens sans vergogne ; de début de nettoyage ethnique par-ci et par là ; d’une déchéance morale et spirituelle généralisée, en l’absence d’idéal élevé et d’un Projet de société crédible pouvant offrir, aux uns et aux autres, l’espoir de lendemains meilleurs. Face à ce sombre tableau, que faut-il penser ? Que faut-il faire pour reprendre et redresser notre pays. Sommes-nous capables de surmonter nos épreuves, ou allons-nous nous laisser conduire vers les abîmes de la déchéance et des guerres ethniques ?
Avant tout, un constat s’impose : la gestion désastreuse de la Guinée résulte du fait que ses dirigeants, anciens et nouveaux, se sont contentés de copier le modèle failli de croissance occidental dans ses deux variantes : le totalitarisme bureaucratique à la soviétique et le libéralisme sauvage associé à une culture de la violence et de l’impunité.
A notre avis, le premier pas vers la renaissance de la Guinée doit être une renaissance spirituelle et culturelle permettant à chacun de se remettre en question, afin de donner un sens à sa vie. Pour ce faire, un certain retour aux sources de nos traditions et valeurs culturelles s’impose. Il ne s’agira ni d’un repli sur le passé, ni d’une imitation servile du passé. N’oublions pas que notre pays a subi une longue phase de domination coloniale et plus de 52 ans de dictature. Au nom de la prétendue supériorité de la civilisation européenne scientiste et technocratique, nos propres cultures ont été méprisées et écrasées. C’est ainsi que l’élite intellectuelle de notre pays reste imprégnée des modes de pensée du monde occidental. Plusieurs décennies après l’indépendance, cette acculturation se poursuit et s’amplifie de plusieurs manières, et par des voies multiples. Il n’est donc pas étonnant que certaines couches sociales aspirent tout simplement à adopter le mode de production et de consommation des pays développés. C’est l’origine de l’imitation du mode occidental de la croissance. Nous sommes les artisans de notre propre ruine. Et c’est précisément pour cela qu’un renouveau salutaire de la société guinéenne passe par une renaissance spirituelle.
En tant que musulman ma démarche partira, bien sûr, de ma foi islamique. Il importe toutefois de rester vigilant afin que cette tentative d’échapper aux affres de l’intégrisme positiviste ne nous fasse tomber dans celles de l’intégrisme islamique : car tous les intégrismes sont suicidaires.
Notons d’ailleurs qu’une démarche semblable à la nôtre est possible à partir d’autres confessions et d’autres traditions culturelles. A ce niveau, un dialogue peut et doit s’établir : l’essentiel étant que, par-delà les contingences et les pesanteurs propres à chaque approche, chacun puisse trouver son équilibre intérieur, afin de vivre en harmonie avec la nature et la communauté de tous les hommes de bonne volonté. Pour cela, on doit faire preuve surtout de tolérance, de charité et d’esprit d’ouverture tourné vers la quête incessante de la vérité et de la justice.
La transcendance ou la foi en Dieu est l’élément clef de l’islam. Une interprétation correcte du Tawhid montre que notre condition humaine, notre existence sur terre n’a de sens que si elle est reliée à Dieu. Tel est le sens que Dieu fit à Moïse à Towâ, la vallée sanctifiée où il lui révéla le verset suivant :
« Oui, c’est moi Dieu : point de Dieu que Moi. Adore-moi donc, établis l’office en honneur de Moi.» (Coran XX, 11)
L’essence de la doctrine islamique est aussi merveilleusement illustrée dans le verset suivant, où Dieu dit :
« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran LI ,56)
En effet, si tout est pour l’homme ici-bas, l’homme lui-même est pour Dieu. Vers Dieu est le retour de toute la création. L’homme doit se soumettre inconditionnellement à Dieu, à l’exemple du prophète Abraham. Toutes les idoles doivent être brisées, ainsi que tous les autres fétichismes : Qu’ils soient la croissance, l’argent, le sexe, le moi, la tribu, la nation, le scientisme, l’intégrisme, les despotes aux prétentions pharaoniques, etc.
C’est ainsi que grâce à notre foi au Tawhid, nous devons oser lutter contre toutes les autres formes de despotisme et d’autoritarisme, principaux obstacles à la libération de l’homme, à l’indépendance et la souveraineté des peuples. La croyance en Dieu n’est pas qu’une profession de foi. C’est un acte qui doit s’insérer dans la marche historique de notre peuple vers la démocratie, la justice et le progrès.
Après la transcendance, la responsabilité est un élément fondamental de la foi islamique. Certes, si l’homme a été créé dans l’unique but d’adorer Dieu, comment justifier son existence sur la terre ? Le Coran dernière révélation divine, nous apporte une réponse lumineuse à cette question.
« Et lorsque ton seigneur dit aux anges : "Je vais désigner un lieutenant sur la terre", ils dirent : "Vas-tu désigner un qui y mettra désordre et répandra le sang, alors que nous, par ta louange, chantons pureté et proclamons ta sainteté ? " ». (Coran II, 30)
Oui, l’homme est lieutenant de Dieu sur terre. Il est responsable de la gestion de notre planète. Il a la responsabilité de représenter Dieu, en raison justement de la liberté inhérente à ses activités physiques et intellectuelles. Toute la création a refusé cette responsabilité comme l’atteste le verset coranique suivant :
« Oui, le dépôt que nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes, ils ont refusé de la porter, et en ont eu peur : alors que l’homme le porte. Celui-ci reste, oui, très prévaricateur, très ignorant. » (Coran XXXIII, 72)
En réalité, le dépôt que l’homme a reçu de Dieu n’est autre chose que la responsabilité de la prise de décision, ou de l’exercice de la direction. Cette vocation de l’homme à la direction libre et consciente, en un mot responsable, est un don immuable que Dieu a inscrit au cœur de chaque homme. Elle exclut la passiveté, le fatalisme, l’erreur, mais aussi le racisme, la xénophobie ; sans oublier l’élitisme qui voue le plus grand nombre au suivisme et à la résignation. Enfin, elle exclut l’impérialisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme.
Cette aptitude de l’homme à la direction découle de sa responsabilité, qui est inséparable de sa liberté. Et c’est précisément pour cela que la liberté ne s’octroie pas ; elle est propre à l’homme et fait partie de son intériorité la plus profonde…
Grâce à son action libre et au libre exercice de sa responsabilité, l’homme peut se développer et faire avancer la société. Cette capacité de discerner le bien du mal, de choisir entre le vice et la vertu, est naturelle à l’homme. De toute la création, il est le seul à posséder ce privilège redoutable qui peut le conduire soit à la déchéance, soit à la rédemption. Et l’aptitude au discernement, à la critique, à la connaissance n’est ni l’apanage d’une race, ni d’une élite. Elle est à la base de la liberté inhérente à l’homme. Plus qu’un droit, c’est un devoir pour lui de l’exercer. C’est pour cela qu’on doit critiquer pour corriger l’action. Rien ne doit être tabou dans la création. Les censures imposées par les pouvoirs en place et les théologiens doivent être abolies. La foi en la transcendance exclut, dans le domaine de la connaissance, la suffisance et la fermeture, ou le triomphalisme. L’homme doit être conscient de ses propres postulats et accepter la critique et le dialogue. La création divine est incessante. Ainsi doit-on, dans le domaine de la connaissance, poursuivre la recherche en restant convaincu que la vérité appartient à Dieu seul.
En particulier critiquer l’injustice et les désordres commis par les dirigeants de la société est un acte d’adoration et constitue le meilleur combat selon un dire du Prophète. A cet égard nous devons fustiger l’attitude de certains imams et marabouts qui sont devenus les auxiliaires et les suppôts de tyrans au pouvoir.
Cependant, le combat suprême est l’autocritique. C’est pour cette raison que le Coran nous invite sans cesse à réfléchir, à nous instruire, et à revenir à Dieu repentant ; c'est-à -dire en reconnaissant nos propres erreurs. Sans la maîtrise de la science et de la technique, et la révélation des finalités humaines comment peut-on raisonnablement exercer une bonne direction ? Dans la mesure où l’effort de l’homme pour exercer sa responsabilité suppose la liberté, la critique, la science, il est créateur et conscient. Par sa créativité, il se développe alors et s’épanouit.
Insister sur la responsabilité de l’homme c’est insister sur sa liberté, et sur le fait qu’il ne doit pas oublier le dépôt que Dieu lui a confié ; car il rendra compte de l’usage qu’il en aura fait. Renoncer à exercer sa responsabilité, c’est donc renoncer à sa liberté. C’est un parjure qui signifie inconscience et non-respect de l’engagement.
Chacun est responsable de sa conduite et de ses actes ; et nul ne peut prétendre se substituer à un autre dans l’exercice de sa responsabilité.
« Quiconque suit une bonne voie la suit pour soi-même ; et quiconque est égaré n’est égaré que pour lui-même ; et nul porteur ne porte le fardeau d’autrui. » (Coran XVII, 15)
Dans notre société fondée sur les rapports de force, la direction est la résultante de l’ensemble des rapports intérieurs et extérieurs ; car tout se reflète dans la direction. Depuis la renaissance européenne jusqu’à nos jours, le mythe prométhéen niant Dieu, voulait que l’homme soit au centre et la mesure de toute chose, et que la nature lui soit assujettie. Cependant, depuis la faillite du modèle occidental de croissance que ce mythe a engendré, une nouvelle tendance se fait jour. Elle consiste à regarder les multitudes anonymes comme des êtres à la fois responsables et libres, ayant non seulement le droit, mais également le devoir de participer à la direction de la société.
Ainsi l’homme aliéné est celui qui refuse d’assumer cette responsabilité, et se résigne devant les rapports de force, encouragé dans cette attitude par les religieux alliés aux pouvoirs dictatoriaux en place.
Dans cette phase critique que traverse la Guinée, la tâche la plus urgente en vue d’assumer cette responsabilité consiste à faire participer, de manière consciente, active et libre, les populations opprimées de notre pays à la direction de la société. La réalisation de cet objectif dépend avant tout du changement que nous devons opérer en nous-mêmes d’abord, puis progressivement au sein de notre peuple. Or le transfert du savoir et de la vertu, d’un individu à un autre ne peut se réaliser par la force quelle qu’en soit la forme, mais seulement dans la liberté, le développement autonome de l’esprit critique et de l’effort personnel.
La liberté est le fondement de la direction. Le but de la direction est la bienfaisance, c’est-à -dire l’épanouissement même de l’homme. Il importe pour nous de comprendre que cette direction est déterminée par les caractéristiques de la société. Chaque peuple a le gouvernement qu’il mérite, a-t-on coutume de dire. C’est ainsi qu’une communauté de vertueux aura tendance à s’écarter des rapports de force, et de l’oppression. Elle aura tendance de se rapprocher de l’unité, c’est-à -dire du Tawhid ; et elle se dotera d’une direction de gens vertueux. En revanche une société d’incroyants ou d’hypocrites est régie par les rapports de force, les contradictions antagonistes, la violence ; et sera souvent dominée par des despotes ou des exploiteurs. C’est ainsi que, dans le Coran, Dieu nous met en garde contre la corruption et la tentation de la richesse :
« Et quand nous voulons détruire une cité, nous commandons à des gens aisés [d’obéir à nos prescriptions] ; ils pratiquent la perversité. Ainsi la parole s’avère contre elle, et nous la détruisons de destruction. » (Coran XVII, 16)
Ce verset illustre parfaitement la société guinéenne d’aujourd’hui qui est malade dans toutes ses dimensions. Une mutation véritable n’interviendra nullement par l’instauration du multipartisme, des libertés formelles et du suffrage universel. Cette restauration sera certes le premier pas à franchir. Mais la lutte pour la démocratie et le développement sera longue, pénible et très complexe. Il ne s’agira pas non plus de se contenter des agitations confuses et terrorisantes en vue de substituer à une dictature militaire le despotisme des partis ou d’un groupe d’hommes.
Malheureusement, la plupart de ces partis, pour la plupart ethnos ou réduits à de simples clubs de soutien à un individu, visent avant tout la place d’interlocuteur privilégié des grandes puissances et des multinationales pour assurer à la caste de leurs dirigeants, des rentes en devises, notamment à partir du pillage des ressources minérales (bauxite, diamants, or, etc.) ; et jouir ainsi de toutes les commodités offertes par la société de consommation. C’est cela la réalité. Tout le reste de leurs intentions n’est, en réalité, que vanité et illusions, démagogie et mensonges.
C’est pourquoi aider notre peuple à distinguer la vérité du mensonge, à discerner les intérêts de classe derrière les phrases pompeuses, bref à s’éveiller en vue d’une prise de conscience de plus en plus claire de ses responsabilités dans la gestion du pays est une tâche primordiale pour les patriotes.
Ainsi dans la gestion de l’environnement, nous devons retenir que Dieu seul possède ; afin de veiller au partage équitable des richesses, non seulement vis-à -vis de la génération actuelle, mais encore des générations des siècles à venir, et vis-à -vis de l’humanité en général.
Les ressources naturelles sont très limitées. C’est pour cela que l’égoïsme doit être combattu et le gaspillage éliminé. Après avoir exposé ces notions de transcendance et de responsabilité en islam, venons-en à la notion de communauté, opposée à l’individualisme pour qui l’homme est la mesure de toute chose. Dans nos sociétés précoloniales en Guinée et ailleurs, l’idée de communauté fondée sur la foi en Dieu, c’est-à -dire sur le Tawhid avait germé çà et là ; et avait parfois pris corps sous forme d’Etats théocratiques, qui ont malheureusement dégénérés en Etats oppressifs et despotiques.
L’Umma islamique désigne la communauté à l’image de celle bâtie par le Prophète à Médine. Elle n’est fondée ni sur les liens du sang, ni sur la race, ni sur l’histoire et la culture, encore moins sur la possession d’un territoire ou la communauté d’une langue ou d’un marché. C’est une communauté différente et nouvelle, fondée sur le Tawhid exclut par la même la suffisance, l’individualisme, le nationalisme, le régionalisme ou l’ethnocentrisme. Cette communauté est ouverte à tous les hommes, sans distinction d’origine. Dieu étant un, il résulte que l’humanité est une, indépendamment des données de l’histoire et de la géographie.
Dans cette nouvelle communauté, les rapports entre les citoyens sont régis par la concertation, conformément aux principes de la responsabilité et de la transcendance. Cette concertation exclut le despotisme d’un homme, d’un parti, d’un clan ou d’une classe.
Dans notre société traditionnelle la cellule communautaire de base était la collectivité villageoise. Même de nos jours, le village demeure le creuset de la vie communautaire, en dépit de l’intrusion, à grande échelle, des rapports monétaires et mercantiles qui tendent à supplanter les rapports humains. Cet esprit de communauté suppose non seulement la tolérance entre ses membres, mais encore la solidarité. C’est le sens de la zakat prescrite par le Coran pour venir en aide aux nécessiteux.
La foi en Dieu, la responsabilité et la communauté sont des notions fondamentales pour une renaissance de notre société. Sur la base de la responsabilité et de la nécessaire interdépendance des peuples, serons-nous capables de surmonter la crise actuelle et de bâtir une société de liberté, de participation et de démocratie ? Assurément oui ! Si nous savons nous ressaisir, nous réorganiser et nous remettre au travail en sachant qu’aucun problème de développement majeur ne peut être résolu dans le cadre d’une seule nation, ou d’une vue intégriste, quelle qu’elle soit. A cet égard, la lutte pour la liberté, la démocratie et l’intégration régionale est d’une brûlante actualité ; et constitue l’un des défis majeurs à relever par les générations actuelles.
J’invite tous les Guinéens, particulièrement sa vaillante jeunesse, à faire l’effort nécessaire pour réaliser en eux-mêmes cette révolution intérieure, afin de mieux amener le peuple à la comprendre et à l’accepter.
Boubacar Doumba Diallo
Quelques références :
- R. Garaudy - L’appel aux vivants et Quel islam pour le 20e siècle ?
- Bani Sadr - Le Coran et le pouvoir
- A. Hampaté Ba - L’empire peulh du Macina
- Elhadj Maladho Diallo - Histoire du Fouta Djallon
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Commentaires
@ AFRICAIN ! ....................Aussi je te renouvelle l'invitation de nous écrire un article pour faire connaitre aux internautes le point de vue d'un agnostique ou un athée sur la question touchant la RESPONSABILITE et la BERTE..... . Tes critiques sont les bienvenues .Was salam !
Je suis flatté Mr Barry, et merci pour votre invitation ; mais je suis navré de vous dire que je ne suis pas un aguerri pour faire connaitre mes points de vue par le biais des articles interposés. Je laisse cela aux aguerris, et « aux initiés », et ce n’est pas par excès d’humilité.
Bien à vous.
diallo boubacar ...............................C'est à l'intention de l'AFRICAIN .Tu ne fais pas le poids mon petit ! Laisse tomber!
Et tenez, mes deux commentaires ci-dessous deviennent une avanie, ou une partie de boxe. J’ose penser que vous avez « pris la mouche » si je peux m’exprimer ainsi ; et croyez moi que ce n’était pas mon intention. Alors je mets la balle à terre en vous disant bravo Doyen, c’est excellemment bien écrit votre article et vous avez tout à fait raison et tout est dit dedans et je vous encourage.
Cher frère Abdoul à New York
Attention vous idéalisez un peut trop ce que fut la confédération du Fouta Djallon aux 18émé et 19éme siècles.Certes elle était dotée d'une constitution et par la force des choses deux partis alternaient au pouvoir comme vous l'avez dit.Cette confédération connut son âge d'or avec de brillants lettrés et des érudits.Mais elle ne tarda pas à dégénérer en un Etat despotique où régnèrent l'injustice et l'arbitraire, En témoignent les révoltes hubbhus dans le Timbi et le Baïlo contre le pouvoir central.C'était donc loin d'être une société démocratique mais plutôt uné société esclavagiste et semi féodale.
diallo boubacar 19/09/2010 10:36:58
Ceci est un commentaire paru sur guineepressinfo du 19 septembre 2010 que j'ai écrit à propos de la soiciété au Fouta Djallon au 19à me siècle.C'est à l'intention de l'AFRICAIN .Tu ne fais pas le poids mon petit ! Laisse tomber!
C'est toi qui a évoqué le mot "Charia".Nulle part je ne fais allusion à ce terme et à dessein figure toi.Je ne parle pas de droit également à dessein.Je recommande de ne point imiter le passé, à dessein également.Je suis intéressé par l'exercice de la liberté et de la responsabilité afin d'amener de manière consciente et libre tous les hommes à participer à la direction de la société.Que la paix soit avec toi !
Bonne fete de l'aid à vous
Bonne fête de rupture de Ramadan !
Je tiens néanmoins à rappeler au doyen Boubacar Doumba Diallo que cette révolution spirituelle (salutaire pour la Guinée et les guinéens) n’est possible qu’à travers l’éducation des masses dans ce sens. Si 30% des guinéens pensaient comme Gandhi et vous, nous serions la nation la plus démocratique au monde.
Les symptômes :
- Les hyperthermies : Les mensonges
- Son dépérissement : la faim
- Son hémorragie : L’inflation
- Ses adénopathies : L’insécurité
- Ses algies : La paralysie
- Ses délires : La psychose
- Les vomissements : Les injustices
L’évolution : Huit (8) mois.
L’examen clinique met en évidence :
• Une hépatomégalie : La pauvreté
• Une splénomégalie : L’ignorance
Les examens para cliniques (imagerie et biologiques) :
Confirment l’envahissement diffus des métastases et met en évidence la prolifération rapide et anarchique d’un gouvernement clanique dans les structures étatiques, sociales, religieuses et institutionnelles guinéennes (CNT, CENI, Syndicats, …). La présence des corps anormalement constitués et non fonctionnels dénote le laxisme du Gouvernement de Mr Alpha Condé. Président de Guinée. Professeur Agrégé en Droits de Mensonges politiques.
Diagnostic : Leucémie Aiguë ou le régime d’un Empire où la dictature est monnaie courante.
Traitement : URGENT.
Issue : Fatale








