Moussa Bella Barry Dimanche, 12 Mai 2013 15:03
C’est la fin du séjour guinéen qui arrive, la date de retour en Allemagne avance inlassablement, ça sera bien dans quelques heures, il est temps de dire adieu au haut plateau du Fouta-Djalon, adieu aux belles journées dans les îles de Loos, salut sable fin des îles ! Oh ! Que notre séjour guinéen, plus qu’il en a l’air, a été bref ! Pour la première fois de leur vie, ma femme et notre fille ont pu réaliser leur ambition de venir voir mon Afrique, MAGUINEE. Après notre court séjour en Guinée, l’idée de devoir quitter ces lieux charmants fait sentir l’âme triste. Cependant l’objectif de notre voyage a été parfaitement atteint. Mes compagnes emportent avec elles, en dehors des nécessaires du périple, des impérissables découvertes. L’enrichissement spirituel a été aussi sans borne. La détente au cours de notre séjour a été entière. Notamment ma mère a été heureuse de notre visite.
Mes compagnes ont estimé les hommes, leur histoire et leur culture ; elles ont affectionné le pays. Je ne me gêne pas de vanter la beauté naturelle et les merveilles endormies de MAGUINEE. J’invite tous ceux qui ne connaissent pas encore ces aspects, de venir estimer cet admirable pays. Vous conviendrez avec moi, que ce beau pays ne revendique que de la stabilité, pour se transformer en une véritable prospérité.
Aussi bien l’air pur rafraîchissant du haut plateau du Fouta-Djalon est indescriptible, que la faune et la flore sont des beautés sans nom. Nous avons admiré ensemble le paysage maritime et ses belles plages, ses splendides mangroves, cocotiers et palmiers, ... çà et là sont couchés des rochers sombres dans le sable blanc des plages, ces rochers ressemblent à des béliers qui paissent dans l’oisiveté, ils font mine de nous mettre en garde de ne pas troubler leur bain solaire, ou invoquent l’air de prendre une récréation tranquille sur la plage de sable blanc… En dehors des hommes ramasseurs de coquillages que le hasard nous a emmené, nous étions seuls sur la plage (d’ailleurs la présence des hommes n’a rien de curieux, compte tenu des habitants, qui font des allées-et-venues permanentes constatées en tout endroit habité). Nous avons largement appréciés le charme des paysages guinéens.
Après ces quelques semaines de détente, une fois revenu à Berlin, nous aurons certainement de la peine à reprendre le travail avec son rythme de va-et-vient habituel. A cette envergure, notre reprise du travail sera particulièrement malaisée. Oui d’accord, c’est certain, les enchaînements de nos activités au quotidien fonctionneront mal au début, je pense que cela serait comme cette petite horloge dont on aurait négligé de renouveler de batteries.
Que voulez-vous ? Les premiers jours qui suivent la rentrée des vacances ne sont pas simples à gérer, mais nous serons contraints de normaliser peu à peu notre entrain habituel, cela veut dire que, nous nous replongerons au travail au galop allemand. C'est-à-dire, à chaque matin au même claironnement de l’horloge nous allons nous réveiller, aux mêmes heures nous quitterons la maison pour le travail, et notre fille pour le chemin de l’école, il n’y a pas d’alternative à cela. Ce rythme implacable fera disparaître rapidement le côté décontraction de notre vécu des vacances africaines. C’est garanti, ce rythme de travail hebdomadaire fera partie de nos entrains rituels jusqu’aux vacances suivantes. Je soutiens fortement que, nous avons positivement regretté la courte durée de notre séjour guinéen.
Moussa Bella Barry
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