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La bataille de Krina
Boubacar Doumba Diallo Mercredi, 31 Octobre 2012 17:56
Avant-propos
Ce récit de la bataille de Krina est tiré intégralement du livre : Soundjata, la gloire du Mali La grande geste du Mali-Tome2, Prolégomènes pages 13 à 17 de Youssouf Tata Cissé et Wâ Kamissoko. Il renferme des détails qui n’échapperont pas au lecteur attentif, détails d’une importance majeure face aux déclarations mensongères, voire révisionnistes de certains individus guidés par la haine et l’exclusion. C’est pourquoi j’ai trouvé que ce texte est d’actualité et mérite d’être porté à la connaissance de tous, notamment des jeunes générations. D’autres textes suivront inch’Allah.
Youssouf Tata Cissé
La première bataille qu’a livrée l’armée de Soundjata s’est déroulée sur les terres de Krina, d’où son nom Krina kèlè, « guerre de Krina ».
La puissance des forces en présence était hors du commun. Lorsque les yeux de Soundjata tombèrent sur l’armée de Soumangourou, il crut que c’était un nuage et dit : « quel est ce nuage du côté de l’Orient ? » On lui dit : « C’est l’armée de Soumangourou. » Quant à Soumangourou, quand il aperçut l’armée de Soundjata, il dit : « Quelle est cette montagne de pierre ? » Car, dans sa pensée, c’était une montagne. On lui dit : « C’est l’armée de Soundjata, qui est à l’ouest de nous ».
C’est dans la plaine de Krina que bivouaqua l’armée de Soundjata, affirme Wâ Kamissoko, qui nous a déjà dit comment les Somonos de Kankan Sâro firent traverser le fleuve à ce chef de guerre et ses principaux lieutenants. Wâ Kamissoko nous raconte également l’accueil que le « Manden » réserva, dans Dakadjalan, à Soundjata.
Pour ce dernier, il fallait faire vite, car il ressortait des renseignements transmis par des espions postés entre Kalikoro et Samalén que Soumanworo Kanté rassemblait une formidable armée qui ne tarderait plus à se ruer sur le Manden comme une hyène affamée. L’élaboration d’une stratégie sans faille s’imposait donc. C’est de cela que discutèrent trois jours durant les grands chefs de guerre présents (notons que parmi ces derniers figuraient des Kakolos, des Soninkés, des Peuls, des Maures, sans compter les grands résistants de l’intérieur représentant les grands lignages, clans et confréries du pays).
Le plan de bataille suivant fut adopté lorsque les espions vinrent annoncer que les armées de Soumaworo arrivaient par la rive gauche du Niger :
1) Les chasseurs du Manden, sous le commandement de Tiramakan, se posteront dans les galeries forestières (kotou) bordant le fleuve, en compagnie de leurs chiens bien muselés ; leur mission étant :
- dès le signal de combat, lâcher leurs compagnons de chasse sur la cavalerie du Sosso, afin de désarçonner les cavaliers et de mordre les chevaux ;
- couper toute retraite à l’ennemi vers le nord en inondant des flèches empoisonnées les fantassins qui constituaient les arrières du Sosso.
2) Placés en direction des Monts mandingues, les Kamara du Sendougou auront pour mission de fondre sur l’ennemi tout en effectuant un léger mouvement tournant vers le nord, assurant ainsi la jonction avec les chasseurs de Tiramakan (ces deux armées, appelées « bras droit » et « bras gauche » de la bataille de Krina, étaient exclusivement composées de fantassins armés d’arcs et de flèches, de haches de jet et de dagues).
3) La cavalerie du Wagadou, sous le commandement de Soundjata lui-même, devra, quant à elle, bondir comme un lion en furie sur les gens du Sosso, désarticuler l’armée de Soumaworo en y faisant des coupes sombres (cette cavalerie portait le nom combien prestigieux de « poitrine de la guerre »).
4) Seront chargées d’appuyer l’action de la cavalerie deux armées dites ton koro bila, « placées sous la nuque » (placées sous le commandement de Nan Koman Djan et Fakoli, ces deux armées, qui comprendront le gros des fantassins, ne feront aucun quartier).
5) Postés çà et là dans des abris souterrains (taraba) renforcés par des rotins, dans le creux de grands arbres, à l’intérieur des grands bosquets, ou se déplaçant à la manière des chasseurs, des tireurs d’élite devront à tout prix abattre le plus grand nombre de chefs de guerre du Sosso reconnaissables à leur grande coiffure.
6) Enfin, comme lieu de ralliement, Soundjata choisit le grand plateau latéritique de Samalen, qui s’étend de la plaine bordant le Niger aux contreforts des Monts mandingues à la hauteur de Faraba situé huit kilomètres à l’ouest. Le souci de Simbo était de couper coûte que coûte toute retraite vers le nord à l’armée du Sosso, qu’il envisageait en cas de difficultés, d’affronter avec toutes ses forces réunies sur un champ de bataille restreint.
« Commencé vers neuf heures, le combat fut des plus meurtriers. Impatients d’en finir avant le crépuscule, les lanciers peuls se jetèrent à plusieurs reprises sur les gens du Sosso, comme des possédés ; ils payèrent un lourd tribut. »
A seize heures, on battit la trêve sur les tambours afin de permettre à chacun des camps en présence de soigner ses blessés et d’enterrer ses morts.
« Soyons plus que jamais vigilants, répétait sans cesse Fakoli à Soundjata, car mon oncle est plus malin que la Perdrix. »
(…)
« Les choses sérieuses commenceront avec le coucher du soleil, car nous combattrons cette nuit », déclara Soundjata à qui de solides forgerons massaient avec vigueur les jambes et le bassin, car une journée de cavalcades et de charges hargneuses avait soumis à rude épreuve les nerfs de l’ancien paralytique.
Au coucher du soleil, on apprit que les soldats du Sosso se dirigeaient par petits groupes vers les Monts mandingues, qu’ils escaladaient en suivant les gorges. On apprit également qu’au plus fort des combats Soumaworo, comprenant que toute retraite vers le nord était impossible, s’était dirigé vers Nâréna (…)
« Le Manden est sauvé », s’écria Soundjata, qui donna aussitôt l’ordre de pourchasser l’ennemi. On fit circuler les mots de passe en vue des combats de nuit, en même temps que ces mots d’ordre : « chacun derrière son chef ; pas d’actions intempestives et encore moins suicidaires ».
Soundjata, la gloire du Mali La grande geste du Mali-Tome2, Prolégomènes pages 13 à 17 de Youssouf Tata Cissé et Wâ Kamissoko.
Boubacar Doumba Diallo
Commentaires
Je pose une question , n' affirme rien et n' insunie rien !
Ma curiosité est due au fait qu' ayant vécu avec d' autres Peulhs ( notamment les BOROROS a FABIJJI NIGER ) j ' ai constate qu' eux n' avaient pas de NOM de FAMILLE ( peut-être CLAN est plus approprie ) : ils disent TEL fils de TEL . Et comme nous disons " YETTOORE " ( Sow , Barry . Diallo , Bah ) je me pose juste des questions .
Je ne recherche aucunement une " origine Manding " . Je cherche plutôt qu' est ce que " J'AI " et qui viendrait du manding . C' est toute ma démarche .
Bien a vous !
Rassurez-vous. Je suis effectivement Daaba (comme l’écrit le Doyen Mamadou Saliou Bah), pas une grande gueule dans le sens littéral, mais un creuset de vérité en tout temps et en tout lieu et cela quelque soit les circonstances. Par ailleurs, si j’étais l’outil du paysan, soyez sûr que je ne participerai point aux séances communistes de « Kylé » dans nos différentes campagnes.
Vous aimez soulever des polémiques inutiles et stériles et dès que vous êtes coincés, ce sont les sempiternelles remarques du genre : produisez vos articles et patati- patata !!!
Le soumbara que je suis, sent certes mauvais, mais est nécessaire pour rendre comestibles vos divagations sur le net et en plus quand vous vous érigez en Bismarck des publications sur le net guinéen !!!
Parlant de géographie, un retour dans un collège de Mamou vous fera du bien, car cela doit faire partie du bagage du collégien moyen de savoir que Gao est plus proche de l’Europe occidentale que Kaboul, Bagdad, Peshawar et autres sanctuaires des djihadistes proche et moyen-orientaux
Aujourd’hui, le Mali est envahi, je le répète et insiste, qu’il y va de l’intérêt de la sous-région ouest-africaine de la quiétude en Europe occidentale de mettre hors d’état de nuire les terroristes, trafiquants et autres contrebandiers qui ont fait leur nid dans le Nord Mali.
N’est-ce pas que: «Mo yahaano Porédaka, O yahayi daaka poorè» A Méditer !!!
Il y a quelques années,au tout debut du mouvement islamiste guerrier en Afrique de l'Ouest,un proche ä moi fut contacté pour en jeter les bases.Celui-ci m'en a tenu informée aux fins d' empêcher cela.Et j'ai en personne transmis l'information ä Nicolas Sarkozy qui n'a rien fait du tout.Au contraire,il l'a occultée d'une manière qui m'a paru très suspecte.
Ces mouvements teintés ä l'islamisme ne sont que la nouvelle stratégie de l'Occident pour faire main basse sur les zones ä potentiel petrolifère prouvé.
Une information frère Kylé,on vient de m'apprendre que de la drogue a été trouvée avec la délégation de Alfa Condè ä la Mecque et j'ai tout de suite pensé ä votre article de:sale mec ä la Mecque.
Au lieu de me lancer du venin, faites comme le frère Boubacar Doumba Diallo en produisant des articles. On ne veut pas de vos grains de sel ou de soumbara mais on veut voir votre propre sauce.
Si avez du plaisir à recevoir une gifle, faites vous doublement plaisir car c'est votre problème!
Qu'attendent les "Kakolos" ou leurs descendants pour reconquérir le nord-Mali?
@ Kylé,
Faut-il en rire ou pleurer de votre réaction. A un certain âge et avec un certain niveau d’instruction, il faut savoir élever le débat, se mettre au dessus des considérations mesquines et voir plus loin que le bout de son nez. Le problème du Nord Mali est loin d’être une affaire de « kagolos ou de leurs descendants ». C’est un problème à la fois national et international qui interpelle la conscience de tout esprit non étriqué abonné aux débats ethniques mesquins à la guinéenne.
Aujourd’hui, l’intégrité territoriale du Mali est mise en cause par des partisans d’Al Qaeda, des obscurantistes qui n’ont pour raison de vivre de faire revenir les gens au moyen âge avec les pratiques rétrogrades qui vont avec.
Le Nord Mali abandonné dans les mains des Katiba de l’AQMI n’est rien d’autre que la constitution d’un nid de foyers de terroristes et de trafiquants de drogue. Une menace pour toute la sous région ouest africaine quand on sait la faiblesse des services de renseignement et de sécurité de nos pays. Le nord Mali dans les mains des fondamentalistes de l’AQMI, ce sont des foyers de mouvements djihadistes et terroristes aux portes de l’Europe occidentale. Comme quoi, même les non descendants de kagolos assis dans leurs salons à Paris et/ou ailleurs en France sont menacés et doivent se sentir concernés par la situation du Nord Mali car leur sécurité reste menacée.
Pour finir vous concernant un vieux Kagolo me disait qu’il ne faut jamais gifler un sourd car il perd la moitié du plaisir; il sent la gifle mais ne l'entend malheureusement pas. A méditer !!!
Fakoly Daba
C'est encore moi ! Evidemment que ces femmes qui trahissent leur mari ,ce n'est nullement une exclusivité du Manden! Vu que le sujet était Krina, j'ai été plus ou moins amené ç en parler et ce n'est pas du tout méchant d'ailleurs.Tierns un cas tragique qui me vient en mémoire s'est passé à Médine en Arabie au 7ème siècle.Le petit fils bien aimé de notre Prophète , Il s'git de Hassan a été mortellement empoisonné par une de ses épouses à l'instigation de l'usurpateur Moawiya qui lui avait promis en plus des richesses de l'épouser .CC'est dans un des tomes de Tabari, .Toujours ma petite maladie de donner des sources
Bonne journée!
Koto
Bonne fête!J'ai attendu en vain mon salimafo qui n'est pas venu.J'espère que tu as pris connaissance du mien qui n'est pas encore dans les archives de guineeactu.
A propos des yetté bah dans mes commentaires, bien sûr tous ne sont pas ciblés ,encore que....
Bien à toi
Koto
Je releve qques points dans ton post et les debats qui suivent .
- Tout d'abord , c'est FAKOLI KOUMBA et FAKOLI DAABA qui me rappelent au plus profond de moi , notre MIC MAC CAMARA NATIONAL . ( qui sait disparaitre et reaparaitre qd il veut ) Juste une intuition !
-Ton effort pour prouver les relations multiseculaires entre NOS PEUPLES . Plus besoin de se battre contre des moulins a vent . Les faits parlent d'eux meme .
- Ton echange avec les 2 "YETTE BAH -BALDE "!
Quand on dit " YETTE " ,si je comprends bien , c' est un NOM de " SALUTATION " .
Ayant appris que les NOMS PEULHS ( tout au moins ceux de MACINA ) etaient ROURIRBOU , BODHEWAL , NDAYE et DAATOU , est ce que BALDE-BAH pour ROURIRBOU ( OURROURO ) , DIALLO pour BODHEWAL , SOW pour NDAYE , BARRY pour DAATOU ne sont pas d'origine MANDEE ( avec lesquels nous vivions ) ? Et pourquoi on ne les utilise plus ?
- Les femmes qui " trahissent " leur royal epoux ne sont pas " domaine reserve " du Mandee . Te rappelLes tu de" DJADJA TAIYIBOU KAADE ?
- Pour finir , c'est le " retour " de ALAJICECE .
En tout etat de cause , tu as bien fait ( comme tjs d'ailleurs ) de " poster " cet article .
Bien a toi et SALAM ! Fraternite !
Bonsoir!
Quelqu'un a dit je ne me souviens plus de son nom, mais c'est en relation avec la crise au Mali car ce n'est pas qu'une crise au Nord, mais une crise qui touche les fondements de toute la société à mon humbe avis,cette oersonne disais je a dit face à l'opposition de certains acteurs du Sud du Maki à la présence des troupes de la CEDEAO qu'au MMali depuis les temps ancestraux que tout gravite autour de la notion d'EXIL.Même son-djata du s'exiler avant de rentrer avec une armée libérer sa patrie....
Mon frère Fakoly Koumba (tête bien remplie? oui !) pouvez-vous nous traduire mon premier « phrasé » sous l’article ici à guineeactu :
(http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/2218-mise-en-place-de-la-nouvelle-ceni-le-boc-met-en-garde-le-collectif-et-ladp-contre-toute-tentative-de-remise-en-cause-du-decret-du-president-de-la-republique.html
« .
Cher Doyen seriez-vous donc Heinan Goba? le "mon premier" prête a confusion...
was salam
voici mon e-mail :diallobacar
gmail.comMon frère Fakoly Koumba (tête bien remplie? oui !) pouvez-vous nous traduire mon premier « phrasé » sous l’article ici à guineeactu :
(http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/2218-mise-en-place-de-la-nouvelle-ceni-le-boc-met-en-garde-le-collectif-et-ladp-contre-toute-tentative-de-remise-en-cause-du-decret-du-president-de-la-republique.html
« Kini kini ko, Yèlè ma ko,Mousso bara kè lakonomaya ! »
J’ai un problème avec kini kini. Un neveu bamana ne sait pas le sens de ce mot, qui doit donc être du maninka. J’ai pensé à « dramatique », triste », mais je n’en suis pas sûr. Merci pour votre éclairage. Wa Salam.
@ Doyen SNB,
Effectivement Doyen, vous avez bien vu, kini kini veut dire dramatique, triste, qui fait pitié. "« Kini kini ko, Yèlè ma ko Mousso bara kè lakonomaya ! »: littéralement, on a: cela fait pitié (c'est pitoyable, triste, dramatique), ça fait rire, la femme a enceinté l'homme. La dernière phrase permet d'expliquer votre phrasé aisement. Depuis que Dieu créa Adam et Eve, nous savons tous que c'est l'homme qui fait un bébé à la femme. Mais dans le cas où c'est l'inverse, le kini kini ko exprime le dégoût, la moquérie, la trsitesse plus que la pitié. C'est dire tout simplment que l'homme a fui ses responsabilités, il fait des choses indignes d'un homme. C'est comme si les français disaient que la montagne a accouché d'une souris !!!
Fakoly Daba
(http://guineeactu.info/actualite-informations/actualite-informations-generale/2218-mise-en-place-de-la-nouvelle-ceni-le-boc-met-en-garde-le-collectif-et-ladp-contre-toute-tentative-de-remise-en-cause-du-decret-du-president-de-la-republique.html
« Kini kini ko,
Yèlè ma ko
Mousso bara kè lakonomaya ! »
J’ai un problème avec kini kini. Un neveu bamana ne sait pas le sens de ce mot, qui doit donc être du maninka. J’ai pensé à « dramatique », triste », mais je n’en suis pas sûr. Merci pour votre éclairage. Wa Salam.
Dans l'histoire du Mandé, les femmes ont souvent réussi ç obtenir les secrets des hommes et les trahir ensuite.C'est le cas que tu viens d'évoquer. Il y a aussi le cas de Niani Massa Kara Kamara ,roi de Niani Kouroula dont l'épouse préférée du nom deKènda Kala Niadalén,fille de Tiraman Traoré qui vendit les secrets de son mari à Manden Fakoli qui réussit à l'assassiner au profit de Son-djata. Beaucoup plus tard un autre Kamara du Konyan fut trahi par son épouse cette fois au profit de Samory. On peut épiloguer longtemps sur de telles histoires.
Les historiens ont du boulot...
Moi je suis un simple petit profane qui connait un peu les maths et bouquine et essaie de communiquer les bonnes lectures aux internautes.Mais j'admire beaucoup Wâdjan de Krina dont les travaux m'ont ouvert un peu l'esprit sur le Manden très très profond
Bonne nuit Fakoli!
Dans la chronologie des guerres livrées par Soundjata Keita contre le roi de Sosso Soumaoro Kanté, il eut quatre batailles avant la cinquième et fatale pour Soumaoro. Les quatre premières batailles furent rudes pour Soundjata, l’armée Manding et ses alliés. C’est un point sur lequel, les griots sont peu diserts, car les quatre batailles qui eurent lieu entre 1228 et 1235 se traduisirent par de cuisantes défaites pour Soundjata et son armée. Et ces batailles sont :
La bataille de Kounkounba (Kounkounba ="jour des cris terribles")
La bataille de Bantamba (Bantamba = "le jour de la grande tuerie")
La bataille de Niani-Niani ("le jour des grandes souffrances"). Pour information, Niani était la ville où le père de Soundjata avait régné qui deviendra la capitale de son empire.
La bataille de Kama Siga ("le jour du grand doute")
Soundjata comprit qu'il ne pourrait battre Soumaoro sans intelligence, et à en croire certains griots, il a vu lui-même disparaître son adversaire au cours d'une bataille pour réapparaître quelques mètres plus loin, et a compris que la puissance mystique de son adversaire était forte. Suite à un conseil de guerre et de sages, son griot (un magicien) et une de ses sœurs (Djegue) furent envoyés chez Soumaoro, qui la prit en mariage. Elle réussit à le séduire, et il l'emmena dans une pièce terrible, dans laquelle on pouvait voir des peaux humaines et les crânes des rois défaits, et lui confia son terrible secret: une flèche de bois au bout de laquelle on aurait placé un ergot de coq blanc.
Après la victoire, Soundjata s'attaqua aux alliés de Soumaoro qui ne s'étaient pas rendus, et leur infligea de lourdes défaites. Il organisa une grande fête à Kouroukan Fougan, qui réunit tous ses alliés et les populations. Il laissa une grande autonomie à tous ses alliés, et répartit les territoires. Il organisa la société en clans (marabouts, griots, artisans, hommes libres).
PS : Je partage votre paragraphe relatif au sourou kèlè !!!
Fakoly Daba
Mais tu as raison cet endroit n'est pas approprié pour des recherches.
Bonne soirée
Doumba
J'ai posté un message qui n'a pas été publié ( est-ce par oubli de l'administration du site, ou bien c'est suite à une erreur de ma part).
Je disais succinctement dans ce message qu'il est loin de moi l'idée de traiter Youssouf Tata Cissé et Wa Kamissoko de profanes. On s'est pas compris. Le terme de profane est mis pour le plus grand nombre de lecteurs de ce site et/ou forum qui ne s'intéressent pas en profondeur aux questions historiques, surtout de l'histoire ayant pour source la tradition orale.
Oui, nous sommes sur la même longueur d'onde, mes commentaires et/ou remarques concernent les remarques et/ou commentaires de certaines personnes, les extrémistes de tout bord qui pensent que peulhs et malinkés sont antinomiques. Alors, qu'ils ont des liens séculaires qui n'a rien à voir avec la politique politicienne des dirigeants politiques guinéens (pouvoir comme opposition) depuis toujours.
Fakoly Daba, Mes respects (Indiquez-moi votre blog, j'y prendrai votre email)
Ini bara !
Vois tu nous sommes presque sur la même longueur d'onde:la question de l'esclavage , cause de la guerre,les peuples ont souvent vécu en symbiose dans le passé, Simbo a ennobli le Manden et tous nous en sommes dans l'ancienne acceptation, les extrémistes de tous bords qui sèment la zizanie pour accéder ou se maintenir au pouvoir, je veux parler du Bida à têtes multiples pour lequel tu coupes une et dix têtes repoussent...
En tout cas ton explication m'a fait plaisir
Sais tu d'après Wâdjan, après la bataille de Krina, ce fut le souru kélé succédant à la bataille du jour? Le lendemain à l'aube, ce fut le déclenchement meurtrier de la bataille de Nâréna à l'issue de laquelle les troupes de Sosso furent défaites? Puis Soumaworo Kanté se dirigea vers les falaises de Koulikoro où il disparut?
C'est en tout cas la thèse de Wâdjan de Krina.Dieu seul sait où est la vérité
Merci encore Fakoli et j'espère avoir ton adresse pour tes échanges ultérieur
Que Dieu te garde!
Une question !
Qui sont les KAKOLOS ?
Kakolos ou Kagoros Kakoros signifient en bamanan les premières ethnies. Quand les soninkés (sarakholés) sont arrivés au Wagadou, Ils ont trouvé des autochtones nommés Kakolos qu'ils ont combattus, soninkisé, esclavagisé. Les résistants parmi les Kakolos se sont réfugiés au sud de la boucle du Niger pour devenir le Malinké d'aujourd'hui.
Qui sont les Kakolos. Selon les griots, les Kakolos se distinguent par trois patronymes les plus connus : Fofana, Camara et Magassa. D’autres sont cependant considérés comme des Kakolos, comme: les Kamissoko, Sissoko, Dagnoko….les Kakolos sont les initiateurs de la confrérie des chasseurs. Il argue à cet effet qu’ils étaient des hommes braves, toujours prêts à aller au front pour la cause de leur tribu. «La création de la confrérie des chasseurs (Donsos) par les Kakolos était pour se démarquer du pouvoir des soninkés qui régnait à l’époque dans l’empire de Wagadou», faut-il souligné.
Au Manding, les traditions de chasses remontent aux premiers et antiques chasseurs du peuple kakolo (ou kagoro), ancêtre des Maninka (La plupart des patronymes maninka (Kamara, Kaisoko, Bagayogo, Dumbia, Konatè, Kantè, Dantè, Kanoutè, Mariko, Koïta, etc.) ont une origine kakolo. De même, selon certaines traditions, la plupart des Dialonké, des Bassari, des Koniagui, des Sérer, des Bèla, des Soussou, des Sénoufo, des Bobo-Fing, etc. seraient d'origine kakolo.).
Mais c'est de la situation d'asservissement des Kakolo par les Soninké dans le Wagadou et de l'incessant affrontement entre ces deux peuples que serait née une première confrérie de type maçonnique, créée par deux jeunes chasseurs kakolo: Kadiali Simbo et Siriman, et bâtie sur des principes radicalement opposés à la structure sociale rigoureusement castée imposée par les Soninké : liberté, égalité et entente entre tous les hommes, quelles que soient leur race, leur origine sociale, leurs croyances ou leur fonction. Reconnu par les vieux simbo (héros de chasse) comme un outil de résistance aux Soninké, ce donso tòn originel serait ensuite devenu le lieu de ralliement de ceux qui refusent des autorités politiques ou religieuses discutables et le système de castes socioprofessionnelles cloisonnées tel qu'il s'est perpétué dans la société mandingue, tant chez les Maninka que chez les Bamanan. On retrouve ainsi régulièrement la confrérie des chasseurs dans l'histoire du Mandé et des royaumes bamana, comme dans celle des peuples voisins dont la société fonctionne selon les mêmes principes (Senufo, Peul sédentarisés du Wasulu ou du Filadugu, etc.)
Le Djandjon, était l’hymne, le chant de louanges des boulas: Camara, Kamissoko, Bagayoko, Sinayogo,Dagnon et Doumbouya ( regroupant aussi les Sissoko et Kourouma). Ils étaient des chasseurs Kakolo anciens et formaient avant l’arrivée des sarakholé les cinq familles royales du Kagorotan. Malheureusement la tendance actuelle attribue cette devise des braves à Fakoly seul, alors qu’il a hérité de Djandjon comme les autres descendants des Boulas
Mon article sur la bataille de Talansan est déjà publié sur le site nrgui.com
Si j'avais ton adresse électronique je t'aurai directement envoyé le lien que voici:
http://nrgui.com/index.php/79-grands-debats/2637-la-bataille-de-talansan
Merci pour ta contribution relative à Koli Tenguéla .J'ai lu des choses très voisines de celles que tu as avancées.Mais j'ai l'impression aussi qu'il y a eu plusieurs Koli Tenguéla d'autant plus que tu as fait allusion à Dinguiraye.Mon maitre spirituel feu El hadj Amadou Tidiane Bah est originaire justement de Dinguiraye.Un jour dans son salon, j'ai vu accroché son arbre généalogique et son ancère était un Koli Tenguéla.A ma question est ce le conquérant il a hauché la tête simplement comme pour me dire NON
Aide moi à démêler
Ton Beau
Merci de contribuer à l'animation de ce débat dans le sens de la courtoisie .
Bonne soirée et à demain si Dieu le veut !
Demain tu auras mon article sur la bataille de Talansan si Dieu le veut et j'espère que tu seras content..
@ Doyen Doumba,
Je ne fais aucune fixation sur la bataille de Talansan. Ce sont les gens qui vous reprochent de n'écrire que sur l'histoire du Manding qui seront contents.
Par contre, je serai là pour apporter ma petite contribution de ce que je connais de l'histoire du Fouta Djallon. Pour finir, je prépare ma réponse pour votre question concernant les Kakolo ou kagoro ou kakoro !!!
Fakoly Daba
Concernant la cause de la guerre, pas trop de contradiction entre nous je crois.Semon ma source habituelle, c'est l'extinction de l'essence de l'esclavage dans tout le manden et tu toi dis le combat pour la liberté.Tu t'enflammes trop vite.Doucement, doucement Fakoli descendant d'un bras droit de Simbon ,j(ai nommé Manden Fakoli, neveu de Soumahoro.
Demain tu auras mon article sur la bataille de Talansan si Dieu le veut et j'espère que tu seras content.
Mon cher Fakoli , bonjour! Tu es un peu trop prssé car je viens de promettre un article sur la bataille de Talansan où s'ffrontèrent musulmans et idolâres ;Doucement! Dini doni !
Selon Youssouf Tata Cissé et le grand Wädjan ,de Krina, c'est la Premiere bataille livrée par SIMBO contre le roi sosso.
Merci pour ta contribution "Manden Fakoli"!
@ Doyen Doumba,
La bataille de Kirina non plus n'était pas une guerre ethnique. Mais un combat pour la liberté, un combat contre l'asservissement, l'assujetissement et l'esclavage.
Avec tout le respect que je dois aux anciens et autres tradiotionnalistes, je m'inscris en faux contre les affirmations de Wa Kamissoko et le grand wadjan de Kirina et je maintiens que la bataille de kirina fut la 5ème et non la première qui opposa Man Soundjata et Soumaworo Kanté. Je reviendrai plus amplement sur les confrontations entre Soundjata et Soumaworo en élucidant les quatre premières batailles. En tant que digne descendant de Fakoly Koumba (Fakoly Daba), je me dois d'éclairer la lanterne des profanes sur les batailles dont il prit une part considérable.
Fakoly Daba
Tu as dit la Confédération théocratique du Fouta Djallon ? Alors c'est très bien, mais ne mélangeons pas les genres car l'insurrection musulmane au 18 n'était pas une guerre ethnique loin de là ! Pardon patiente un peu lsortie de l'article sur la bataille de Talansan.Tu seras content et je te décevrai pas, tu peux compter sur moi.
Selon Youssouf Tata Cissé et le grand Wädjan ,de Krina, c'est la Premiere bataille livrée par SIMBO contre le roi sosso.
Merci pour ta contribution "Manden Fakoli"!
C’est un secret de polichinelle que les malinkés et les peulhs vécurent en bonne intelligence que ce soit au Manding et/ou au Foutah Djallon. Cet article qui fait ressortir la contribution « ignorée » ou mal connue des peulhs à la bataille de Kirina en 1235, bataille qui donna naissance à l’empire du Mali sous la houlette de Soundjata KEITA est un pied de nez aux confusionnistes et ignorants de tout genre en Guinée qui prônent et s’enlisent dans les considérations fantaisistes de supériorité ethnique. C’est un rappel à l’ordre des extrémistes de tout bord qui prônent certains le retour en Somalie de certains guinéens, pour d’autres la fin des mariages homme malinké, femme peuhle, susceptible de donner des enfants beaux et intelligents à une certaine communauté, quelle hérésie.
Il n’est pas superflu de rappeler également la contribution des combattants manding dans l’édification de l’empire théocratique du Foutah. Cela aussi est un fait qui est méconnu par la grande majorité des peulhs de Guinée. Et cela, la faute à qui ou quoi ?
Concernant la bataille de Kirina, elle n’est point la première confrontation entre l’armée manding dirigée par Soundjata et l’armée de Soumangourou Kanté. Il eut auparavant quatre confrontations infructueuses pour l’armée de Soundjata (l’armée manding) contre le roi de sosso, Soumangourou Kanté et ses hommes. C’est la dernière, donc cinquième bataille qui eut lieu à Kirina, «Kirina kèlè» d’où sortirent vainqueurs, Soundjata et ses hommes et ses alliés.
Quelqu’un ne disait-il pas que «Nul n'a le droit d'effacer une page de l'histoire d'un peuple car un peuple sans histoire est un monde sans âme »
Depuis lonteps j'hésite à écrire sur la mémorable bataille de TALANSAN.Grâce à tes encouragements, je vais le faire bientôt si Dieu le veut!
Merci encore Aménofils !
Je te prie de relire les articles de Kantèka pour comprendre que l'histoire de l'Empire du Mali n'est pas encore écrite et les livres de Youssouf Tata Cissé en témoignent aussi. Pour le reste de ton commentaire ,je te revoie à mon post précédent.Merci et sans rancune surtout!
J'adore l'histoire Oury surtout celui de l'empire du Mali !
Chaque version tendant à réfuter l’autre . Youssouf Tata & Wa Kamissoko ont leurs défenseurs , en face, Kanteka & d’autres, n’en demordent pas un instant dans leurs affirmations tout à l’opposé de la version classique qu’on nous enseigne.
L’histoire africaine transmise par l’oralité de génération en génération, n’aide pas non plus à éclairer les faits.
Qui croire au final ?
Focaliser sur le passé induit à interpréter beaucoup de choses. On pourrait croire qu'en rappelant le passé celà est benin, alors que c'est source d'histoires. Mieux ne pas réveiller les morts.
Pensons à améliorer notre présent (nos ancetres eux , ont en tous cas, ''faient leur vie''), et à construire l’avenir, tout en cherchant à connaitre notre passé.
Was salam
Mettant ainsi en lumière la stupidité,et l'ignorance de ceux qui enfourchent le prisme de l'éthnocentrisme sans savoir qu'en excluant les peuls par exemple,le mandé coupe une branche sur laquelle il est assis,du coté rattaché ä l'arbre.
Ignorer l'Histoire peut conduire ä des tragédies,sinon comment expliquer qu'aujourd'hui des malinkés acceptent qu'un mossi surgit de nulle part vienne effriter les fondements même de notre Histoire.Ce qui s'est passé en Haute Guinée est une injure ä la mémoire historique sacrée de la terre du mandé.
La réputation de bravoure,de dignité et d'intelligence du peul mandingue a valu aujourdhui et hier au mandé d'occuper le devant de la scène politique.N'eut-été Toumba Diakité,peul,Dadis serait peut-être encore lä.
Le mandé profond,par le souvenir multiseculaire du role fondamental du Peul dans son existence,n'a pas hésité ä demander ä Alfa de designer S.Kelefa Diallo,Peul mandingue ä la tête des troupes armées.
ya hani andhoudé si hari andha markabhén ko kawou an.Komi huwdi arabhè kadi.
Yomi beyédou ?








