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La vérité sur l'histoire mandingue: les aveux des griots et de leurs complices historiens ou ethnologues (1ère partie)
Mountaga Fané Kantéka Samedi, 15 Septembre 2012 12:13
Un proverbe mandingue dit : « si tu veux terrasser un négateur, il faut le terrasser dans la cendre ». Ceci pour dire que pour confondre publiquement un homme de mauvaise foi, il faut s’arranger à ce qu’il y ait des traces bien visibles dont personne ne pourra nier l’évidence. Il n’est pas facile d’ouvrir les yeux du monde sur un mensonge millénaire érigé en vérité. Le Sénégalais Cheikh Anta Diop l’avait appris à ses dépens en publiant pour la première fois Nations nègres et culture qui révélait l’origine nègre de la civilisation égyptienne. À l’époque, seul le Martiniquais Aimé Césaire avait cherché à lui trouver (en vain) des soutiens dans la France progressiste.
Quand je me trouvai — malgré moi — engagé dans cette enquête sur l’histoire mandingue, il y a une question qui revenait invariablement : « c’est qui tes sources? » J’ai dû répondre au moins une centaine de fois à cette question, en disant que « mes sources sont africaines et maliennes », que c’est dans la bouche même des griots mandings que je prenais mes informations. Malgré cette précision, il a fallu attendre la publication de mon livre pour mettre fin à ce sournois harcèlement. Tous ceux qui me demandaient avec malice « c’est qui tes sources ? » ont disparu subitement de ma route, après avoir pris connaissance de mes révélations. Les plus grands contestataires qui me promettaient de grands débats se sont miraculeusement évanouis dans la nature. Certains ont même dû quitter Montréal précipitamment. Les plus honnêtes m’avouèrent qu’ils n’ont pas d’argumentaire contre ma démarche. Un chercheur africain (qui croyait maîtriser cette histoire) est allé jusqu’à me suggérer d’attendre 5 ans pour publier mon 2e tome afin de « laisser le temps aux lecteurs de digérer toutes les informations » contenues dans le 1er tome. Et aujourd’hui encore j’attends ce débat de fond (et non de personnes) qui ne vient pas.
Viendra-t-il seulement un jour ce débat de fond ? Comment peut-on débattre de quelque chose qu’on ne maîtrise pas et qu’on ne cherche pas à connaître ? Comment peut-on contester un ouvrage documenté, s’appuyant sur une investigation rigoureuse et multidisciplinaire, alors que l’on ne sait même pas pénétrer le sens d’un texte écrit noir sur blanc, à fortiori en faire une analyse critique ? Comment peut-on parler de sa propre histoire alors qu’on ne maîtrise pas sa propre langue? Comment peut-on s’abriter derrière la tradition orale sans comprendre ni les chansons de griots ni les codes utilisés par eux ?
J’abrège ces interrogations et en viens directement aux faits. Aussi bien au niveau des griots traditionalistes (qui n’ont jamais été à l’école du Blanc) qu’au niveau des historiens ou ethnologues africains qui se sont servis de ces griots pour écrire leurs versions de l’épopée mandingue, les aveux selon lesquels cette épopée n’est pas l’histoire véritable de l’empire du mali sont légion. En doutez-vous ? Suivez-donc ces démonstrations
Djibril Tamsir et son « obscur » griot de village
Dès l’introduction de « Soundjata ou l’épopée mandingue » (Présence Africaine, 1960), Djibril Tamsir Niane donne le ton et avertit d’emblée son lectorat : « il (le griot) est assermenté et n’enseigne que ce que sa "corporation" exige car, disent les griots : "Toute science véritable doit être un secret". Aussi le traditionaliste est-il maître dans l’art des périphrases, il parle avec des formules archaïques ou bien transpose les faits en légendes amusantes pour le public, mais qui ont un sens dont le vulgaire ne se doute guère. »
Outre la mise en garde, claire et sans ambages, Djibril Tamsir Niane s’accorde même le luxe de mépriser son public qu’il qualifie de « vulgaire » et incapable de pénétrer les codes narratifs des griots. Qu’est-ce qui justifierait donc une telle arrogance chez cet historien de formation qui avoue pourtant que son récit « est plutôt l’œuvre d’un obscur griot du village de Djeliba Koro dans la circonscription de Siguiri en Guinée » ? Monsieur Niane va jusqu’à faire tenir à cet « obscur griot » ces discours comminatoires : «... Mais malheureux, n'essaie point de percer le mystère que le manding te cache; ne va point déranger les esprits dans leur repos éternel; ne va point dans les villes mortes interroger le passé, car les esprits ne pardonnent jamais: ne cherche point à connaître ce qui n'est point à connaître. »
On ne peut aller plus loin dans l’aveu. Djibril Tamsir Niane et son « obscur griot » ne se contentent pas seulement d’avertir le public que le repas qu’on va lui servir est avarié, ils le défient aussi de pouvoir y déceler les vermines qui s’y cachent, et par finir, on le menace de le châtier s’il tentait quoi que ce soit pour extirper ces vers. Quel culot ? Pensez-vous qu’il y a eu des réactions de protestations contre cet historien ?
Bien au contraire, on se prosterna devant lui en Afrique et cet ouvrage qui jure avec le bon sens, fut cité comme une référence historique sur le vieux continent et enseigné dans les écoles. Mieux que cela, près d’un demi-siècle après, la plupart des textes qui apparaissent sur l’Histoire du Mali ne sont que de pâles copies de ce conte. Et c’est cela que bien de nos congénères appellent encore « notre histoire » et veulent tuer le premier « imprudent » qui se hasarderait à élever la voix contre. Sans même se douter que cette légende dorée, à laquelle ils s’accrochent avec tant d’ardeur, ne fait qu’appauvrir une histoire très riche qu’elle ampute de son étendue et de ses acteurs. Et c’est avec ce même conte consensuel qu’on a échafaudé toute ce brouhaha autour de cette mythique constitution de kouroukan fougan qui serait intervenue à la suite de la mythique « bataille de krina » et serait l’œuvre de « Soundjata Kéita » et de ses supposés alliés, tous des personnages de conte…
Youssouf Tata Cissé et le grand griot Wâ Kamissoko de Krina
Après le bon coup réussi haut les mains par Djibril Tamsir Niane, dans l’impunité la plus totale, ce fut le tour de l’ethnologue malien Youssouf Tata Cissé de tenter sa chance au jackpot, en allant dénicher au fin fond de Krina (un lieu tout aussi historique que Djeliba Koro), un griot de grande envergure en la personne du grand Wâ Kamissoko (Wâ-Djan), paix à son âme, griot assermenté et très imbu de la culture et de l’Histoire mandingues. Ayant en prime une franchise à vous couper la gorge.
D’emblée, ce griot aussi avertit l’ethnologue : « Ce que je viens de faire enregistrer là est une manière de dire les choses : sache par conséquent que chaque « morceau de la parole » a un autre sens, une autre signification.»
Ne s’arrêtant pas à cette mise en garde, il lui expliqua les motifs de sa démarche, en y allant de sa critique virulente contre l’ignorance crasse qui s’est emparée de la mémoire mandingue : « les vrais déprédateurs, les pires fossoyeurs des valeurs du manden ne sont pas ceux que l'on pense, mais les Malinkés eux-mêmes, car l'oubli de soi, de ses origines, de ses qualités et de sa dignité conduit aux pires reniements. C'est cela qui est mortel pour un peuple, et c'est cela que je crains le plus pour mon peuple. »
Après ce rude éclaircissement, le Grand Griot de Krina y alla encore avec la savate, assénant cette vérité crue à ceux qui se prétendent « nobles » ou se revendiquent d’une ascendance aristocratique : « Si l'on devait révéler l'origine secrète et la nature intime de chaque pouvoir, beaucoup de personnes qui se prennent pour ce qu'elles sont, verraient alors la distance qui séparent leur origine des hauteurs où elles se trouvent présentement placées.»
Malgré ces signes avant-coureurs, l’ethnologue Cissé insista tant et si bien qu’il réussit à réunir en 1975, à Bamako, un colloque autour de ce griot volubile d’une franchise désarçonnante. Et pour aggraver la situation, il y invita des sommités telles qu’Amadou Hampâté Ba qui ne recule devant aucune astuce pour tirer les vers du nez de son interlocuteur. Arriva ce qui devait arriver en pareille circonstance. Non seulement ce fier griot ne se hasarda pas à dresser un portrait idyllique du passé manding, il y alla de ses critiques acerbes contre les autres griots qui n’arrêtaient pas de le harceler pour qu’il taise ou falsifie la parole du manden. Tout en avouant qu’il ne déchirera pas le voile qui couvre le domaine du sacré, il y alla de ses déclarations sur l’esclavage sauvage qu’on pratiquait alors au Manden et qui justifia les expéditions punitives de « Soumahoro » contre cette farouche contrée.
Sans ménagement, il indexa « Fakoli » et « Tiramakan » pour leurs pratiques esclavagistes et leurs contributions dans les assassinats politiques perpétrés par « Sonjata ». Mais la plus grande révélation, et aussi la plus subtile, c’est quand il laissa entendre aux oreilles bien aiguisées que « Sonjata » et « Fakoli », c’est une et même personne. Se servant de son art de maître de la parole, il y alla d’une tournure magistrale : « Si Niani Massa Kara Kamara périt assassiné par Fakoli qui avait poussé son épouse à le trahir, c'est parce qu'il avait refusé de suivre le chemin que lui imposait le serment prêté, et respecté les clauses de l'entente à laquelle tout le Manden avait souscrit. C'est pourquoi il est dit que Makan Sondyata n'a cassé la tête de qui que ce soit, ou enchaîné quelqu'un sans raison...»
Voilà le secret éventé en deux phrases où le même personnage est désigné d’abord sous son titre de parricide (Fakoli), puis sous son titre d’usurpateur (Sondyata transformé par l’ethnologue Cissé en Soundjata dans la transcription française). Si cette astuce a échappé à ceux qui écoutent sans entendre, elle n’a pas échappé à ceux qui sont rompus dans l’investigation ou ceux qui avaient déjà une base dans la connaissance du passé manding.
Dire que « Fakoli » et « Sonjata » sont une et même personne, c’est dire avec ruse que c’est « Sonjata » ce farouche esclavagiste que lui-même a dépeint sans complaisance. Mieux que cela, c’est dire que « Sonjata » est en fait le fils de Kankouba Kantè, la sœur de « Soumahoro », que la légende présente comme la mère de « Fakoli » (qui n’est autre que « Sonjata »). Par voie de conséquence, la mythique « Sogolon Kondé » (soi-disant mère de Sonjata) se trouve automatiquement reléguée dans l’univers des personnages fictifs.
Et de fil en aiguille, en tirant toutes les conséquences, on en arrive à d’autres révélations propres à se foutre une balle dans la tête… Un véritable séisme propre à entraîner un univers mental dans le gouffre de la vérité historique. Le résultat de tout cela est que Wâ Kamissoko, ce griot d’une connaissance encyclopédique, fut sacrifié par les conservateurs des bois sacrés. On lui décocha un influx magique qui lui occasionna un cancer de l’os d’origine inconnue. Il mourut dans la verdeur de l’âge, emportant avec lui ses autres secrets. C’est cela le Manden : le terrorisme mystique. La vanité de l’ethnologue Youssouf Tata Cissé en prit un rude coup qui le tracassera le reste de ses jours. Le moins que l’on puisse dire, il ne s’en est pas aussi bien tiré que Djibril Tamsir qui s’en est sorti sans mort sur la conscience.
La mort, ou plus précisément l’assassinat de Wâ Kamissoko — honneur à sa mémoire — nous a laissé en contrepartie un ouvrage, la grande geste du Mali, d’une richesse inestimable en informations qui, triées et racolées une à une dans le bon sens et recoupées avec d’autres informations, aident à reconstituer totalement la mémoire occultée du Manden et sa généalogie escamotée par les révisionnistes et les fils renégats, et parricides, rebaptisés pour échapper au jugement de l’histoire.
Outre ces grandes révélations du Grand Griot de Krina, l’ethnologue Youssouf Tata Cissé, malgré ses manipulations et ses distorsions pour des raisons familiales (sa mère est une Kèta), y est allé aussi de sa contribution. En rappelant notamment que « Tiramakan » n’est qu’une déformation de « tara Makan » (parti à la Mecque), qu’il est le même personnage que « Dan Massa Woulani » et que « Fakoli » est un titre collectif. Et aussi en avouant dans son avant-propos que : « Il faut noter dès maintenant que les leçons reçues de la sorte comportent mille et un détails qui ne figurent pas dans les récits qu'on va lire: c'est dire qu'il existe une histoire « secrète » et une histoire « sacrée » du Mali qu'il faudrait un jour pouvoir écrire. »
C’est difficile de faire un aveu plus grand que cela. Quand de pareils propos tombent dans l’oreille d’un investigateur acharné, c’est comme lui dire avec un sourire en coin : « Le meurtrier que tu traques depuis des lustres n’est pas loin, il rôde dans les parages. »
L’ethnologue Youssouf Tata Cissé eut cet autre mérite de mettre le doigt sur l’imposture de Djibril Tamsir Niane qui s’est abrité derrière un prétendu « obscur griot » pour donner la version qui l’arrangeait, puisque Djibril Tamsir Niane n’a jamais remis la retranscription malinké de ce récit qu’il aurait reçu du griot, comme ce fut le cas avec Wâ Kamissoko. Quand un historien, un ethnologue ou un journaliste va recueillir un témoignage d’une telle ampleur, la moindre des choses c’est de l’enregistrer au cas où il aurait des contestations. Rien qu’à voir la structure très romancée du récit de Djibril Tamsir Niane, on se doute qu’il ne vient pas d’un griot, mais d’un homme instruit à l’école du colon.
L’ethnologue malien a eu d’autres mérites que je mentionnerai à la fin de cet article. Auparavant, je vais citer un autre griot dont la contribution est aussi capitale.
Le milliardaire malien et le griot Binta Gawlo Madani
Une fois n’est pas coutume. Cette fois-ci, ce n’est ni un historien ni un ethnologue qui est allé dénicher la perle rare pour qu’il renseigne le peuple manding sur son passé occulté. Ce n’est ni plus ni moins que le milliardaire malien de l’époque (Babani Sissoko) qui est allé chercher un griot de renom, Binta Gawlo Madani (reconnu comme une autorité en la matière). Avec sa voix puissante qui fait regretter de ne pas être griot traditionaliste, Gawlo Madani, lui aussi fait montre d’une franchise qui confine à la brutalité. À maintes reprises, il interrompt son récit pour dire : « Ce détail aussi est faux! Il a été inventé par les jeunes griots! Ça ne s’est pas passé ainsi! »
Mieux que cela, Gawlo Madani est à ma connaissance le seul griot à aborder le personnage de « Sonjata », sans détours et sans complaisance, en insistant sur sa fourberie et sur le meurtre sordide perpétré sur son « camarade » (en réalité son frère) Kamandjan Kamara pour lui dérober son « Allah delhi garan », un fétiche aux vertus miraculeuses. Après que ce dernier l’eut aidé à regagner le Manden, après son exil. Il insiste aussi sur le fait que c’est « Soumahoro » qui a sanctifié Sonjata et l’a imposé aux Mandenka comme chef. Entre mille et un petit détails, Gawlo Madani, aussi Maître de la Parole que Wâ Kamissoko, profite d’un passage pour glisser discrètement que « Sonjata » est un homonyme de « Tiramakan ». Mieux que cela encore, il profite d’un autre passage pour nommer ainsi Sonjata : « Ah Koromanka Boula Fakoli, fils de Hadja (femme ayant fait le pèlerinage à la Mecque) ».
Et ce troublant détail est totalement passé inaperçu aux oreilles de son hôte Babani Sissoko qui, à la fin du récit, se plaignit ainsi : « Pourquoi n’as-tu pas mentionné Fakoli dans ton récit ? » Voyez-donc un peu comment les esprits sont si conditionnés par la légende qu’ils ne pigent plus rien dès que l’on raconte le même récit d’une autre façon. Non seulement Gawlo Madani a mentionné Fakoli, il a aussi mentionné Tiramakan comme étant d’autres titres de Sonjata. Cependant, ce rusé griot se contenta de répondre à son hôte : « Tu as raison! ». Et récidivant dans sa technique de nwâra (griot traditionaliste), il répéta : « Djata! » Puis, il marqua un court temps d’arrêt avant d’enchaîner : « Fakoli était dans l’armée de Soumahoro qui a voulu lui prendre son unique femme… c’est ainsi que Fakoli a quitté l’armée de Soumahoro pour entrer dans l’armée de Djata » (une formule consacrée par le milieu des traditionalistes pour masquer un des plus grands secrets de cette histoire qui, s’il est révélé, ruinera à jamais le mythe de Sonjata alias Fakoli, simplement parce que les réalités du Manden ancien ne correspondent plus avec cette islamisation à outrance qui a modifié beaucoup de nos mœurs et les a diabolisées).
Malgré cet appel du pied, Babani Sissoko n’y pigea rien et insista encore sur cette question de « Fakoli ». C’est alors que Gawlo Madani s’écria : « Baba, laisse la parole ici. La parole n’est pas bonne. La parole mange. Si cela sort, tout le Manden va être au courant. Laisse ton petit Gawlo vivre un peu… » Après quoi il se mit à énumérer certaines appellations de Fakoli (alias Sonjata) : Houpi, Yayiri, Gamayiri, Makan Djiki, Fakoli… Il s’étendit ensuite sur ses qualités de Boula et ses immenses pouvoirs de sorcier-magicien.
(A suivre…)
Mountaga Fané Kantéka
Publié pour la première fois le 11 décembre 2007.
Qui est Mountaga Fane Kanteka ?
Après un bac de langues et littérature au Lycée Askia Mohammed de Bamako, Mountaga Fané Kantéka s'envole pour la France où il décroche une maîtrise de Droit privé mention carrières judiciaires, et interrompt ses études au niveau du DEA en sciences criminelles. Rentré au pays, il devient journaliste et collabore avec Le Républicain, La Cravache et Le Malien, puis s’en va s’installer à Montréal où il obtient un DESS de journalisme à l'université de Montréal. Là -bas, il a collaboré avec La Presse, le Québec Soccer, le Courrier Laval et Syfia International Canada. Ecrivain-poète prolifique, MFK a dans sa besace plusieurs œuvres inédites et protégées par le Bureau malien de droits d’auteur dont il est membre. Sa première publication littéraire (Odyssées noires / Amours et mémoire d’Outre-monde / La main de Soumahoro et la mort d’un mythe), est le premier tome d'une saga historique qui balaie radicalement toute la légende autour de l'empire du Mali et de son présumé fondateur Sonjata Keita. Une révolution ! Au-delà de l'histoire proprement dite du Mali et de l'Afrique en général, cette première étape nous plonge dans les arcanes de l'histoire humaine, de l'Égypte-Nubie à nos jours.
www.guineeactu.com
Commentaires
Donc Al Insan_al Kamil : voici un lien utile, car il n’est pas bon d’en parler longuement sur la Toile. Sachez cependant que cette notion n’est pas une invention propre à la tidjania. http://www.tidjaniyya.org/la_doctrine_de_l-homme_universel.php.
J’ajoute encore, mais ceci n’engage que moi, que le Prophète de l’Islam (PSL) a dit, étant à l’occasion la Voix de son Seigneur (haddith qudssi) : « Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de moi.. jusqu’à ce que Je l’aime, et quand Je l’aime, Je deviens les yeux avec lesquels il voit, la main avec laquelle il prend.. ». Tel est me semble-t-il, la Station d’Al Insan-Al Kamil. J’autorise ma sœur Adji Baud (dont j’ai encore perdu le « phone »), à vous communiquer mon courriel, si vous le voulez, et si cela vous intéresse d’échanger plus sur ce vaste sujet; j’aimerais aussi apprendre de vous, ce que vous en savez et à propos d’autres centres d’intérêts. Wa Salam. PS : le sujet de ma thèse est sur Google, si la CIA ou l’œil de Moscou s’y intéressent. Peut-être qu’un jour, quand les poules auront des dents..
Wa Salam.
On dit chez nous " NYALLA TAARADE , TAKKO , LUMBA , nô BHURI DAWA YOOLOO ! "
En tout cas je suis , ( je pense que bcp avec moi ) éclaire . Il suffit de , qques fois , vous laisse parler .
Condoléances pour HENRI . Était il de FORECARIA ( svp ) ?
Bien a vous !
Avec ttes les " tournures " de EL HAJ , je retrouvais bien " du KOTEBA. " ( Bal poussière et autres ) . Je me disais aussi l' avoir vu au débat SOULEYMANE vs PORQUET ! Mémorable !
Merci et bien a toi !
Par contre la grande mère maternelle de Tonton Koly et mon grand père maternel étaient frère et soeur.
Mamady Koly Kouroumah avocat qui fut ambassadeur en Cote d'Ivoire et au Gabon et Aboubacar Koly qui fut directeur à Tolo et Ministre de l'Agriculture sont les ainés de Souleymane.
Papa Koly est leur neveu ( fils de leur sœur) et Homo de leur papa d'ou Papa Kol
C'est un peu personnel , je voudrais savoir, si ce n'est pas trop vous demander , il etait ( et est ) quoi et qui pour vous : SOULEYMANE KOLY !
Sorry pour le derangement ! Bien a vous et AMITIES !
D'après Wilkipédia.Encore un personnage "fictif"
Sonjata : lion-voleur. En effet (M. Mamadou Saliou) Diarra=Djata, tout comme Korè = Kotè, le plus grand rite manden-bamana. Il y en a sept. Ou même « (a) dolè » devenu « doré » (voir commentaire sous « les Hyènes.. d’A.D.). Et cette substitution inter-radicales a quelque chose à voir avec les rapports linguistiques entre le sarakollé et le maninka-bamana. Kantèka est quelque peu prisonnier de sa terminologie, par exemple quand il dit « nom collectif ». Or dans la géographie et ou l’histoire du Sacré, les exemples abondent. Confucius (savoir exotérique chinois), Lao Tseu (savoir ésotérique chinois), ne sont pas des personnes physiques. Tout comme Christian Rosencreutz, (une partie de l’ésotérisme chrétien, avec les vrais Francs-maçons, pas ceux de Paris Match ou de Conacris, les alchimistes, etc.) qui est donc à l’origine de la quête des Rosicruciens. On a même écrit de sérieuses thèses qui expliquent que Shakespeare serait un « personnage collectif » ! Les « Karasamaw » bamanas (Maîtres de cérémonie), enseignent des centaines et des centaines de versets ECRITS aux néophytes du grand rite Kotèba ou Korè(ba), avant que les rares élus deviennent des Sages, dépositaires du Savoir Suprême qui prennent la dénomination de Korèdiuga, que le profane prend pour un « farceur », comme justement ce personnage du Kotèba, une séquence comique du rite sacré sécularisé, dont on a oublié l’origine; tout comme le théâtre occidental a « oublié » ses origines sacrées et dionysiaques. ».. « Lonni tè ban », le Savoir ne finit pas, c’est-à -dire littéralement, le Savoir ne meurt pas. Donc il est immortel, comme le Vrai, Al Haq. A contrario quand on dit « Finkè banna », cela veut dire : untel est..FINI : mort. Kantèka devrait pousser les uns et les autres à chercher, en dessous de son texte, pour faire une autre lecture de toute histoire ante-Temps modernes. Ceci dit pour faire comprendre que ce que devrait nous enseigner ce texte, c’est ce que toutes les aires culturelles ont connu. Est, Ouest, Nord, Sud. Toutes les nations ont bâti leurs civilisations sur des mythes fondateurs. Certes, certaines sont allées sur la lune, cependant que d’autres sont encore dans la lune. Pour le reste, vous savez où me trouver, dans une petite Kaaba imaginaire, où j’ai commencé un feuilleton, « Pour comprendre Kantèka ». Merci webmaster d’avoir publié cette petite pub à peine déguisée. Wa Salam.
Au fait combien de souverains du Fouta Djallon théocratique ont porté le titre de Almamy? Combien dénombre-t-on de Almamy Ibrahima? Alpha Mo Labé! Alpha mo Timbo! Et j'en passe...pour les Alpha...
Cela devrait nous faire réfléchir et nous donner non pas des réponses , mais , quelques indications pour essayer de décrypter le message de Kantéka qui pour moi reste une hypothèse de travail....,sans plus.
Que de BONNES QUESTIONS d' HISTORIEN !( historienne )
En seriez -vous UNE ?
Je suis emballe ! AAA+ .
bien a vous !
Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Amenofils, comment peut-on rétablir la vérité sur des faits qu'on a pas participés, qui n'ont laissé aucun document écrit, tout est basé sur des paroles des griots, comment peut-on croire à Mr Mountaga plus que Niane ? Il dément de ce que les autres ont écrit comme si lui, constitue le véritable dépositaire des faits . C'est quand même extraordinaire, on se lève le matin, pour dire hé, ne croyez pas à ce qu'on vous raconte, voici la vérité, je suis le seul à savoir ce qui s'est reèllement passé à cette periode, les autres sont des menteurs . On ne peut démentir, qu'en fournissant des preuves irréfutables, ce qui n'est pas le cas notre Monutaga . Comment peut-on nous convaincre que soumahoro, soudjata et fakoli, sont une seule et unique personne ? Il invente sa propre legende, non ça passe pas .
Soyez tranquille,nous savons que le mandingue ne s'origine pas de Kirina. Ce que je voudrais savoir aujourd'hui n'est meme pas si les titres de sonjata,soumahoro,fakoli ont été porté par une même personne,ce qui est fort possible ä travers le temps.
Vous admettez dans votre texte qu'il y'a bien eu une bataille provoquée par l'atrocité de l'esclavage qui sevissait ä un moment donné,je voudrais savoir quels étaient les adversaires aucours de cette bataille.
Vous admettez qu'il a bien existé un premier Sonjata,quelle est son histoire?
Vous admettez qu'il a bien existé,un oncle Soumahoro,quelle est son histoire?
Mr Kanteka,la bataille de Kirina a-t-elle eu lieu? quels en étaient les protagonistes?
Vous avez aussi parlé de la Mecque,vous avez aussi parlé de moussa,voulez vous confondre l'empereur kANKOU Moussa qui avait effectué le pelerinage ä la Mecque ä un sonjata ou ä un soumahoro?
Les titres de sonjata et de soumahoro n'étaient -ils pas des titres utilisés avant l'islamisation du mandingue?
J'aimerais bien monsieur Kanteka avoir quelques precisions sur ces questions que votre production me suscite.
Ce monsieur ne s'est pas levé un matin pour faire croire aux gens que tout ce qui a été dit sur le Mandingue est faux,et seul lui detient la vérité!Non Youssouf relis bien!Il est parti des memes postulats que les historiens qui l'ont precedés.Il faut forcement se circonscrire à lire cet article avec les yeux de l'esprit pour pouvoir se poser les questions qui vaillent.Car à l'issue de cette lecture , le doute est permis sur les differentes versions apprises jusque-ci sur l'épopée mandingue!Cet article à mon avis est une sorte d'etude critique sur les oeuvres qui ont traités sur l'empire mandingue en général et, celle de DT Niane en particulier.Il n' ya qu'à repliquer sur la base de nos differentes lectures qui contredisent les dits rapportés par KANTEKA.C'est aussi simple que ça au lieu de se livrer à une sorte de defense patriotique stérile!C'est une question de faits et ils sont devant nous!jugeons-en!
J'ai écouté un discours de Sékou Touré où il dit que tous les jours , il ecrit et toute les semaines il publie, qu'il a fait une étude critique de l'oeuvre de karl Marx sur "lareligion"et qu'il attend les repliques.Il en va de meme à mon sens à la lecture de cet article de mesurer l'outrecuidance de Kanteka vis à vis de ses recherches.
La leçon que moi je tire de beaucoup de mes lectures sur ce site est que je ne connais encore rien sur ce que je croyais savoir.Aussi bien que sur celle de l'Afrique en générale,l'Histoire de la Guinée merite d'etre réecrite.J'ai appris de mon prof de Sociologie de "Guinée" sur la mise en place des populations de la Guinée, que celle-ci est de "souche mandingue ...........et beaucoup d'autres choses .......Plus je m'abreuve de lecture plus je découvre beaucoup d'imposture sur notre histoire.
Ne prenons rien d'emblée et n'en rejetons non plus d'emblée tout ce que nous savons et pourrons savoir sur l'Histoire de l'Afrique et de notre guinée surtout.C'est l'occasion pour moi de feliciter et d'encourager Mr Théa paul, qui ose aller aux meandres de notre passé afin de retablir une certaine forme de verité.Il faut oser pour dire la verité.En conclusion moi je salue le travail de Kanteka, il ose où beaucoup ont eu peur et nous met à nu ce qu'il pense de cette histoire.A nous autres de le defier sur le meme terrain par nos argumentaires en faisant aussi parlé nos"obscurs griots".
La leçon que je tire de tout cela est que l'histoire de l'Afrique n'est pas encore écrite dans la mesure où les détenteurs de la parole et de la mémoire reconnaissent eux mêmes qu'ils ne racontent pas tout.Ils tiennent secrètement une partie Tu reconnais au moins cela?
A partir de là il faut être non pas négationniste mais très circonspect et attentif à toutes les sources d'informations.Personnellement, concernant l'histoire du Manden, plus je défriche, plus je mesure l'étendue de mon ignorance .Le premier livre que j'ai étudié sue ce sujet est celui de Niane en 1961.Mais actuellement je suis convaincu que c'est plus une épopée que de l'histoire.Je ne suis pas le seul à le penser.Doc je me pose des questions et je continue à bouquiner tout ce que je trouve.
Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf bangoura:
le problème avec Mr Mountaga, il cherche à nous faire croire ce qu'il raconte lui, comme si les évènements qu'il détaille, étaient passés à sa présence . Pourquoi devons nous le croire plus que les autres ? C'est un mégalomane, il va jusqu'à dire que ses contradicteurs, ont préféré fuir du Canada après la sortie de son livre au lieu de l'affronter . Quel mépris pour les autres !!!!!!! Il se met au dessus des autres, pour lui, il est, le seul à détenir la vérité sur l'histoire mandingue .
Demain si Dieu le veut, la deuxième et dernière partie sera publiée où Kantéka décortique le contenu des paroles dans la musique mandingue que l'on écoute au quotidien depuis des décennies parfois (comme moi par exemple) sans rien y piger grand chose!On apprend tous les jours du berceau à la tombe.Dieu seul sait !
Il ne vaut pas la peine de tourner en rond avec Mr KANTE !
Si au moins il donnait UNE SEULE DATE situant " ses " différents Sonjata et différents Soumahoro ( ce qu' a fait NIANE : KRINA c' est en 1235 ) ,on aurait pu avancer par " HAKKIL " !
Mais bon ... et hélas ! Exactement comme " un autre GROT " !
LA CONFISCATION DE L'HISTOIRE MANDINGUE / LA VÉRITÉ SUR LE MYTHE DE SONJATA KÈTA
Beaucoup d’Africains qui font l’effort de s’intéresser à la version occultée de leur histoire commettent presque toujours la même erreur : croire que c’est seulement le Blanc qui falsifie l’histoire de l’Afrique. Il n’en est rien. La falsification de l’histoire africaine est aussi un phénomène endogène, impliquant certaines couches sociales désireuses d’écrire l’histoire à leur convenance, dans un but idéologique et en fonction des réalités dominantes du moment.
Il en est de même avec la légende de SONJATA (et non SOUNDJATA) KÈTA (et non KÉITA), un personnage mythique qui sert de référence à une couche de la société mandingue pour revendiquer un héritage historique qui les rehausse au détriment des autres. Telle que connue et enseignée un peu partout dans le monde, l’épopée mandingue constitue l’UNE DES PLUS GRANDES IMPOSTURES de l’histoire humaine. Du nom de ses protagonistes à l’étendue temporelle, tout y est imposture. On a pris l’histoire de plusieurs générations de règnes qu’on a fondues en une seule avec deux héros, dont l’un, Soumahoro, symbolisant le Vilain, aurait été vaincu par le Bon, Sonjata, dans une mythique bataille appelée « Bataille de Krina »…
QU’EN EST-IL DANS LA RÉALITE? QUE RESTE-T-IL DU MYTHE DE SONJATA QUAND ON DELAISSE LA LÉGENDE POUR PARLER D’HISTOIRE ? Rien, absolument. Il faut d’abord savoir que Sonjata n’est pas un nom ou prénom d’une personne. C’est un TITRE COLLECTIF signifiant « lion-voleur » qui a été porté par une multitude de personnes dont des femmes. Pourquoi ce titre de « lion-voleur » ?
Pour symboliser l’USURPATION DE L’HERITAGE par un fils au détriment des autres cohéritiers d’où l’autre titre de Kèta qui signifie littéralement « prendre l’héritage ». Dans la langue malinké, l’héritage, c’est '' kè '' , et le verbe « prendre », c’est '' ka ta'' . Donc, ''Sonjata Kèta '' signifie littéralement « LION-VOLEUR-USURPATEUR-D’HERITAGE »...
Les surprises ne s’arrêtent pas là ! Il faut aussi savoir que les mêmes protagonistes qui ont porté ce titre collectif de Sonjata Kèta (« lion-voleur-usurpateur-d’héritage ») l’ont porté simultanément avec d’autres titres collectifs comme FAKOLI (qui est un titre de parricide,
« celui qui a mis son père en échec») et TIRAMAKAN (qui est une déformation de tara Makan , celui qui est parti à la Mecque) ou de TOURA MAKAN (qui veut dire « Roi Taureau »), etc.
Cela veut dire que les personnages Fakoli et Tiramakan , présentés par la légende comme des compagnons de Sonjata, sont en réalité des PERSONNAGES FICTIFS puisque les titres de Sonjata, Fakoli et Tiramakan ont été portés simultanément par une même personne (suivie d’autres qui portèrent les mêmes titres collectifs). D’où cette appellation « d’HOMMES AUX MULTIPLES NOMS » ou titres…
Et vous n’avez pas fini encore avec les surprises. Le premier Sonjata alias Fakoli alias Tiramakan a aussi porté le titre de Soumahoro, hérité de son père et de son oncle, titre de roi-prêtre hérité de l’Égypte pharaonique … Soumahoro n’est donc pas non plus le nom d’une personne, mais un titre qui a été porté par au moins trois personnes dont le fils Sonjata. Tarawélé (un titre en rapport notamment avec le feu) fut porté par l’oncle
Soumahoro qui se faisait appeler Fara Körö Makan Kègni (voulant dire « Beau Roi de sous le rocher »), désigné à tort par la légende comme étant le père biologique du premier Sonjata.
Toute l’épopée mandingue se passe dans la même famille, avec beaucoup de trahisons et d’assassinats entre parents de même sang qui ne se mariaient qu’entre eux-mêmes, comme en Égypte pharaonique. Kantè et Konatè ne sont aussi que des titres avec des significations politique et religieuse. Le dénominateur commun des protagonistes de l’histoire mandingue est KAMARA.
Le premier Sonjata s’appelle en réalité DJIKI KAMARA, alias MAKANTAGA DJIKI (Djiki qui est parti à la Mecque). Ce même Djiki a d’autres noms civils comme MOULAYE ou MOUSSA. Il est encore adoré comme un Dieu par le Kömö, la religion ancestrale du Mali. Dans ce milieu, on préfère le désigner sous ses titres de Fakoli, de Tiramakan ou de Soumahoro.
Il y a beaucoup de choses que vous ne savez pas dans l’histoire mandingue qui regorge de secrets farouchement gardés par les dépositaires des bois sacrés… Les griots traditionalistes eux-mêmes sont tributaires des soma (prêtres des bois sacrés) qui sont les vrais dépositaires de l’histoire mandingue…
Bref, c’est pour vous dire que chaque fois qu’un historien, prétendu expert de l’histoire mandingue, aborde cette histoire en mentionnant les titre de Sonjata, de Fakoli ou de Tiramakan, éloignez-vous de lui. Il ne vous parle pas d’histoire, mais de légende. Il vous parle de conte. Cette histoire de « Bataille de Krina » ayant opposé Soumahoro à Sonjata, ne veut absolument rien dire si l’on ne précise pas quel Sonjata a combattu quel Soumahoro, puisque, comme je l'ai mentionné, le premier Sonjata a porté aussi le titre de Soumahoro et a assassiné son propre frère (KAMANDJAN KAMARA) pour rester seul au pouvoir. Et le fils de ce malheureux frère a déclenché une guerre sans merci contre lui. Et ce fils vengeur, KAMAN MORY ou KANIBA MORY, fut aussi appelé Sonjata. Son cousin NAN KOMAN, NAN KOMANDJAN alias KONG KOMAN ou WARABAN KOMAN fut aussi un Sonjata. Et après ce cousin, il y a eu d’autres Sonjata comme DJIBRIL (alias DIBI ou DJIBI), NAN SEYAN et DJÉDJAN, etc, tous de la même lignée… Et tous des Forgerons qui furent rebaptisés BOULA ou BILA (une notion renfermant beaucoup d’ambiguités). Toute l’histoire du Manden est une histoire de Forgerons… Oui, une histoire de Forgerons...
Ajoutons à cela qu’il y a eu un ESCLAVE AFFRANCHI ( HÖRON) qui a porté ce titre de Sonjata …
Quand on parle de la CONSTITUTION DE KOUROUGAN FOUGAN, en l’attribuant à Sonjata, sans préciser quel Sonjata, il y a de graves problèmes. Sans compter qu’il y a beaucoup de REVISIONNISME dans cette mythique constitution, comme par exemple cette histoire de division de la société en 33 clans qui serait l’œuvre de Sonjata. C’EST FAUX ET ARCHI-FAUX. Les 33 CLANS ont existé à la naissance du Manden qui fut bâti autour de 33 clans de braves guerriers qu’on appelait nwana. Et bien avant la naissance du premier Sonjata.
On continue à multiplier les FAUX DEBATS en ressassant les mêmes légendes, faisant appel à des « HISTORIENS » QUI SONT ISSUS DE LA LIGNEE DES FILS QUI ONT COUPÉ AVEC LA GÉNÉALOGIE DE LEURS PÈRES (LES DEUX FRÈRES SOUMAHORO, BROULAYE ET NIANI MAMOUROU KOROBA, L’ANCIEN, ALIAS NIANI MASSA KARA KAMARA, CO-FONDATEURS DE L’EMPIRE MANDING).
Cela s’appelle la CONFISCATION. LA CONFISCATION DE L’HISTOIRE D’UN PEUPLE AU PROFIT D’UN GROUPE QUI VEUT S’ATTRIBUER DES BÉNÉFICES POLITIQUES ET SOCIAUX AVEC LA COMPLICITÉ DE GRIOTS CORROMPUS.
Mais le temps des griots ayant signé des pactes d’allégeances avec le « serment d’enseigner ce qu’il faut enseigner et taire ce qu’il faut taire » est révolu. Le temps des menaces de mort quant à la révélation de la vérité historique l’est aussi. Maintenant, c’est l’heure de la vérité historique. Et personne ne va plus tuer personne pour cela.
Moi je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre en histoire surtout celle du Manden qui est loin d'être simple à mes yeux.OUblie un moment Kanteka qui s'appuie sur les déclarations de Wa amissoko qui est malinké et non sosso , mais de l'école de Krina,tandis que "notre obscur griot" est d'une école dans Siguiri.Tous les deux écoles sont d'obédience malinké.Wa est mort dit on pour avoir dévoilé des secrets .Tu as lu mon post où Niane avoue qu(il est sous le sceau du secret.Je ne sais pas si on peut dire que la version est celle des vaincus.Apràs cela tu peux revenir ) Kantéka qui explore les deux voies et arrive à des conclusions proches à savoir que l'histoire n'est dite par aucun des griots même pas par celui du milliardaire.Tous sont assermentés et sous le sceau du secret.Moi cela m'intrigue.Le texte de Kantéka qui s'appuie sur les dires de plusieurs griots MALINKES interpelle et devrait éveiller notre curiosité.C'est mon cas!Je ne sais pas si on dispose d'une version des vaincus les Sossos..Mais je suis frappé par les chansons du répertoire mandingue dont certaines sont très élogieuses à l'endroit de Soumahoro Kanté.Tout cela me rend perplexe et je m'interroge.Je peux pas répondre à c etaines de question relatives aux identifications Facoli, Tiraman Soundjata.J'ai invité Mountaga à participer à notre débat pour nous éclairer davantage.J'espère qu'il répondra.
Chez nous au FOUTAH , on dit : " SI SEEDE ALAA , HAKKIL NYAWAY " !
A defaut de temoin , le bon sens jugera !
Je ne fais pas confiance a KANTEKA ( DE LA LIGNEE DE SOUMAHORO ) !
Des esclavagistes , toutes les societes humaines en ont connu .
Vois bien comment " certains " qualifient AST de " BATARD d'un MAURITANIEN Boucher " !
Ce n'est pas le MANDE qui est profond , c'est NOTRE HISTOIRE QUI L'EST : L'HUMANITE !
Bien a toi mon frere !
Sounjata a bien existe ; il etait en exil quand SOUMAORO a " pris " la femme de FAKOLI .( la meilleure cuisiniere du royaume ). Comment peut il etre en exil( dans l' actuel BURKINA FASSO ) et pas marie et qu'on lui prenne sa femme aux alentours de NIANI ( SIGUIRI en GUINEE ) ? UBIQUITE surement !
SOUNJATA = FAKOLI laisse perplexe sinon douteux . Quelle autre source peut confirmer cela ? KANTEKA et WA MISSOKO ne suffisent pas !
Question : pour ceux qui comprennent bien Maninka ou BAMBARA , DJATA signifierait-il la meme chose que DJARRA ? Merci d'avance !
L' HISTOIRE ecrite ( ici dite ) par les VAINQUEURS et revisitee par les VAINCUS !
Pour le moment , , tel m'apparait l; auteir de ce texte , qui qu'il soit !
L'histoire de l'Afrique est à écrire.Le livre de Niane Djibril Tafsir est UNE VERSIOn ( proche de l'épopée) de l'histoire du Mali.La version de Youssouf Tata Cissé en est une autre .Il faut accepter cela.
"C'est TTamsir Niane encore qui précise combien ,dans une enquête sur Soundiata qui dura plusieurs années ,il n'obtint certains renseignements qu'après avoir été quasiment adopté tant par les griots que par les chefs des villages où il rayonnait avec ses étudiants .Et là encore ,il obtint des confidences dont ses étudiants furent exclus ."Car tout ne doit pas être dit".Il y a des interdits religieux autant que sociaux .Il y a différents cercles d'accès à des choses ,et de plus en plus restreints .Il y a enfin l'obligation du silence que même un historien moderne commeTamsir va respecter car des informations et non des moindres ,lui furent données sous le sceau du secret,et il aurait couru un risque de mort à les divulguer.Là -dessus les traditionalistes ne badinent pas, on l'a vu avec Wa Kamissoko .Amadou Hampâté Ba de son côté se refusait à publier son deuxième tome de l'EMPIRE PEUL DU MACINA car cela risque de rallumer la guerre..."Fin de citation
J'apprécie la sincérité de Youssouf Bangoura et la circonspection de AOT,et je voudrais ajouter que les attaques de MFK,ne diminuent en rien,la grandeur de Djibril Tamsir Niane qui est enseigné dans toutes les universités du monde.Il est aussi interessant de souligner que Wa Kamissoko,le heros de l'auteur du présent article,quand il fut atteint de son mysterieux mal,il avait choisi de quitter son Mali natal pour venir se soigner en Guinée,dans la zone ou Tamsir Niane trouva ses sources.C'est d'ailleurs en Guinée qu'il rendit l'äme.
Le doyen Doumba est bien inspiré de soumettre ä débat les obscurités du Mandé par les temps qui courent.Voyez un peu quand un burkinabé se reclamant du mandé vient aujourd'hui nous imposer une dictature sanglante et vulgaire inspirée d'un autre qui se reclamait aussi du mandé alors qu'il n'était que le bätard d'un boucher mauritanien.
Dans le premier Tome intitulé "La grande geste du Mali' que j'ai d'ailleurs sous les yeux, environ deux cent pages sont consacrés à des questions réponses entre Wa Kamissoko et de grand hommes de culture dont Amadou Hampâté Ba et Nine Djibril Tafsir entre autres.Ce n'est donc pas une petite affaire!
Dans un article Mountaga Fané Kantéka publié le 03 décembre 2007 je lis l'explication suivante:
"Il faut d'abord savoir que sonjata n'est pas nom ou un prénom d'une personne.C'est un TITRE COLLECTIF signifiant "lion-voleur" qui a été porté par une multitude de personnes dont des femmes ".Fin de citation.
Dernier point Mr Kanteka: le livre de Djibril Tamsir Niane indique des le départ qu'il s'agit d'une légende alors ne faites pas de lui un menteur parce que vous en racontez une autre...
Si tu es vraiment intéressé par l'histoire de l'empire du Mali je te recommande vivement les deux livres suivants dont Mountaga Fané Kantéka a fait allusion et qu'il a largement utilisés.
.La grande geste du Mali (des origines à la fondation de l'empire) Edition Kharthala 2000
.Soundjata la gloire du Mali (la grande geste du Mali Tome2)Edition Karthala 2009
Ces deux ouvrages ont pour auteurs Youssouf Tata Cissé et Wâ Kamissoko
il y a aussi l'article de LLilyan Kasteloot qui figure dans mon commentaire.Tu pourras peut être avoir cet article sue le NET
Bonne lecture! Tu y trouveras l'explication du nom Soundjata dans les deux volumes précédents.
Peut-être que quelqu'un pourrait me répondre. Et il semble bien que c'était le sosso avec Soumaoro Kante les rois et nobles du mandingues. Tout cela s'est passe dans des violences et trahisons! Pas de négationnisme mais des simples interrogations!
Quand j’animais à la radio, j’avais une émission consacrée à l’histoire de l’Afrique racontée par des africains et c’est comme cela que j’ai fait la connaissance de Sylvia Serbin qui a écrit Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire; Charles Onana et Malick Diarra entre autres qui sont tous d’ailleurs dans mon documentaire sur la Guinée (ils connaissent une partie de notre histoire).
C’est bien que des africains abordent nos histoire sans complaisance ; par contre, je suis contre qu’ils dénigrent le travail des autres. C’est mon avis.
A chacun de faire connaitre son travail et donner des arguments solides qui pousseront les lecteurs à plus de questions et de remise en question des enseignements oraux.
Je compte aller au Canada dans les prochains mois pour des interviews, j’aimerais avoir ses contacts s’il y a possibilité de le rencontrer.
Voici quelques vidéos de ces trois écrivains que j’ai publiées sur youtube. Je les ai rencontré à Paris.
Sylvia Serbin : http://www.youtube.com/watch?v=cllgv6D3wBs
Malick Diarra : http://www.youtube.com/watch?v=yjxhidwyDe8
Charles Onana: http://www.youtube.com/watch?v=g8hA9gNiJbc
Was salam!
Le contenu de cet article ne m'engage en rien pas plus que le commentaire que j'ai fait en citant Lilyan Kasteloot.Par contre c'est moi qui ai transmis ce texte à guuineeactu .Mountaga n' y est pour rien.C'est ce que j'ai voulu faire comprendre à Youssouf et rien d'autre.Maintenant sur le fond chacun est libre de donner son opinion.
Permets moi de ne pas être d' accord avec toi !
On ne peut ignorer l' auteur d' un TEXTE ( surtout HISTORIQUE ) quand on le parcours . C' est que j' ai appris a mes débuts d' études d' histoire . On ne peut " laisser KANTEKA tranquille " quand il rattache l' ethnologue qu' il critique aux KEITA ( de par sa mère ) sans qu' on ne le " rattache " aux KANTE ( Soumaoro) .
La publication de ce texte étant de toi , peut-on te poser " nos " questions avec tout le risque que cela comporte pour toi ?
Je regrette déjà de m' y être engage dans cette affaire ,
Bien a toi KOTO !
Was salam!
Et comment contrôler ces témoins dans un temps et un espace sans archives? De plusieurs manières, pensons nous .On peut rester tout d'abord sur le terrain de l'épopée et collecter d'autres versions venant d'autres régions et écoles .C'est ce qu'ont fait les chercheurs Youssouf Cissé Spory Camara. Youssouf Cissé (CNRS) interrogea donc longuement le griot tyraditionaliste Waa Kamissoko.
Dans ce récit,la personnalité de Soumahoro Kanté est présentée sous un autre jour.Le personnage prend cohérence et vrfaisemblance et n'est plus cette caricature d'affreux sorcier de la version de Tamsir Niane.C'est que Waa Kamissoko relève d'une autre école de tradiditionnalistes située près de Koulikoro ,au coeur de l'ancien royaume des Sossos ,et mieux informée de ce qui concerne cette ethnie et ce personnage.
Le même Kamissoko ,dans la foulée ,révèle ainsi que la cause profonde de la guerre de Soumahoro contre les royaumes mandin gues fut le trafic d'esclaves que ces derniers pratiquaient avec un tel excès que l'insécurité devenait intolérable.La démarche de Soumahoro auprès des princes mandingues aurait été d'abord pacifique,mais reconduit avec hauteur au prétexte qu'il était de la caste des forgerons, ce dernier aurait pris les armes jusqu'à conquérir non seulement le petit royaume de Niaré Maghan,mais aussi l'ancien Ghâna des Sonninkés dont ce fut la chute irrémédiable.En réalité,Soumahoiro fut donc le premier unificateur du pays manding sur lrquel il régna vingt ans".
Ceci est un court extrait d'un article de Lilyan Kesteloot intitulé:DIEUX D'EAU DU SAHEL..
Mamadou Saliou Bah a raison d'être prudent dans cette affaire.Quant à mon frère Youssouf Bangoura, il a sauté pieds joints dans le plat sans savoir de quoi il s'agit.C'est dommage.
Je remercie Mountaga Kané Kantéka pour cette publication qui nous ouvre d'autres horizons
En osant espérer les REPONSES a tout ça dans le prochain article , je me réserve " mes " questions .
D' ici la , que chacun se rappelle que tout Historien est tributaire de son époque et de son appartenance sociale : KANTE ( Soumaoro ) KA !
Bien a vous !








