La cité islamique de Kankan aux XVIIIe et XIXe siècles

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DIALLO_Boubacar_Doumba_01Etre fidèle au foyer des ancêtres, ce n’est pas en conserver les cendres, mais en transmettre la flamme (Roger Garaudy)

Après une série d’articles sur l’Islam au Fouta Djallon, je me propose dans cette très modeste publication d’aborder la propagation de l’Islam en pays malinké. Certains trouveront peut-être cela un peu prétentieux de ma part; aussi les internautes et les spécialistes voudront bien être indulgents et d’avance m’excuser pour les nombreuses insuffisances. Mais, c’est un début et une opportunité pour ouvrir une discussion et surtout un échange sans passion afin de permettre à tout un chacun de mieux connaitre une page de l’histoire de notre pays, la Guinée et aussi de découvrir les multiples liens séculaires qui unissent ses fils. Des historiens ont déjà étudié ces questions. Je souhaite juste faire profiter mes lectures aux uns et aux autres.

Située dans le Haut Niger, la métropole malinké de Kankan a eu un certain temps son destin politique lié à la confédération théocratique du Fouta Djallon. Cette bourgade située sur le territoire du Baté fut fondée au XVIIe siècle par des Maninka-mori fortement islamisés d’origine Sarakholé venus du Diafunu. Elle ne devint une véritable ville qu’au XVIIIe siècle. L’immigration des Kaba du Baté semble dater du XVIe siècle, leur plus ancien village étant Kabala, situé à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Kankan. Ce dernier fut fondé par un petit fils de leur ancêtre Muramani (ou Abdourahmane Kaba) qui fut rejoint plus tard par sa sœur Mariamagbé, une sainte.

Précisons que la plupart des grandes lignées des Manden-Mori qui sont des Sarakholés d’origine sont issues du Baté. C’est ainsi que Kofilani est le foyer de diffusion des lignées Bérété en zone préforestière. Les Bérété é ont fourni les marabouts des Kamara, à l’époque de leur grande migration vers le Konyan, au XVIe siècle. Les Cissé ont pour foyer Bakongo, Binko pour les Turé et Soila pour les Diané. Tous ces villages sont groupés dans le Baté, ce qui met en évidence l’importance historique du pays de Kankan dans la diffusion de l’Islam en pays malinké particulièrement.

L’essor de Kankan découlait du trafic intense entre le Haut Niger et la Côte des Rivières du Sud, grâce à la sécurité relative que procurait le Fouta Djallon. Les commerçants malinkés comprirent vite cette opportunité et ils affluèrent en nombre vers ce nÅ“ud de routes commerciales, formé par le bief aval du Milo et son confluent avec le Niger. C’était le point de départ des pistes qui descendaient d’un côté vers les comptoirs européens et se dirigeaient de l’autre vers les kolateraies de la Forêt. Les agglomérations musulmanes se multiplièrent alors autour de Kankan jusqu’à former un véritable Kafu Dioula qui prit le nom de Batyé « entre les fleuves Â».

La ville fut asservie pour quelques années par Brèma Condé Diakité, chef de guerre wasulunké qui à la tête d’une puissante coalition animiste avait envahi le Fouta Djallon et ravagé Timbo. Mais la ville de Kankan profita de la défaite de Brèma Condé au Fouta pour s’affranchir et former une petite république marchande placée sous l’autorité de la famille Kaba. C’était vers 1778. Celle-ci avait alors à sa tête un saint homme, le vénérable Alfa Kabiné auréolé d’un immense prestige, et qui avait dirigé la reconstruction du Baté. Jusqu’à sa mort vers 1810, Kankan se contenta de défendre sa liberté et de prospérer par la science musulmane et le négoce. Cependant les animistes du Sankaran relevaient la tête à mesure que la menace peule au Fouta s’estompait. Mais ils respectaient la Cité-Etat dont l’intense activité commerciale leur était profitable.


Kankan et Elhadj Omar

Kankan est ainsi devenue une métropole dont l’influence était incontestée, jusqu’à la lisière de la Forêt. C’est Kankan qui servait de relais au Fouta Djallon théocratique et c’est d’elle qu’aurait dû émaner le souffle de la révolution islamique. Bien que le Baté fut le pays natal de Mori-Oulen Cissé, d’obédience qadiri et formé au Fouta-Djallon, celui-ci déclenchera la première guerre sainte dans le sud. Kankan restera dans une politique prudente et conciliatrice envers les animistes du Sankaran et du Toron quinze ans après que les hostilités furent déclenchées au Konyan. Le successeur de Alfa Kabiné, son neveu Mamoudou Sanusi, dit Koro-Mamoudou était un vieillard paisible. Néanmoins, le prestige religieux des Kaba commençaient à pâlir devant l’éclat des Shérifu, venus du Moyen Niger au XVIIIe siècle et qui détenaient le wird de la confrérie qadriya. La rivalité des Shérifu suffit à expliquer que les Kaba se soient tournés vers la Tidjaniya dès 1838 (?), lorsqu’Elhadj Omar visita Kankan à son retour de la Mecque. Alfa Mamoudou, petit-fils de Mamoudou Sanusi, suivit aussitôt le grand marabout dont il devint un disciple (taalibu). C’était devenu certain que l’ardeur guerrière de la nouvelle voie allait contaminer les hommes du Baté et leur insuffler l’idée d’imposer enfin leur loi par les armes. Alfa Mamoudou constitua une colonne pour aider Elhadj Omar au siège de Tamba, qui marque vers 1851 le début de la guerre sainte (dyaadi). Dès son retour à Kankan, il entreprit une série de petites guerres destinées à élargir le Bâté ou à réduire la hargne des voisins animistes, les Kondé du Sankaran et les Konaté du Toron. Il se lança ensuite contre le Wasulu (1851-1852) ouvrant ainsi une grosse crise qui allait durer plus d’un quart de siècle.

Nous n’allons pas entrer dans le détail des péripéties des guerres saintes de Kankan pour ne pas allonger cet article. La mort d’Alfa Mamoudou suivit de peu la disparition d’Elhadj Omar dans les falaises de Bandiagara et la crise de l’Empire Toucouleur calma un moment l’ardeur de ses alliés de Kankan dont le nouveau chef Fadima Mori, lui accorda quelques années de quiétude. Son frère Umaru-Ba, finit pourtant vers 1870, par le persuader de reprendre une politique d’expansion. Il s’agissait cette fois d’écraser les Kondé du Basando et du Sankaran. Mais cette agressivité des Kaba souleva la colère de tous les animistes riverains du Niger, du confluent du Milo à Kouroussa. En représailles, ils organisèrent un véritable blocus commercial de Kankan et envoyèrent plusieurs renforts aux Kondé. Après plusieurs batailles et au moment où il allait triompher, Umaru-Ba Kaba se laissa surprendre et périt avec presque toute sa colonne (1873).

Les Kaba si proches de la victoire, étaient à présent aux abois et face à la coalition animiste, ils se virent obligés de se tourner vers Samori dont la jeune puissance grandissait sur le Milo. Ils ne pouvaient pas prévoir qu’en appelant le grand conquérant d’ailleurs pas toujours scrupuleux en matière d’Islam sur le Niger, ils allaient préparer son triomphe et causer leur propre perte. En 1881, après un siège, Kankan tombera dans l’escarcelle de Samori qui avait su jouer à fond la carte de la divergence profonde entre les deux confréries rivales, la tidjaniya et la qadriya. Il se montrera néanmoins, relativement clément à l’endroit des habitants de Kankan.

Was salam !


Diallo Boubacar Doumba


Note
 : Karamoko Qoutoubou de Touba au Fouta fut le maître spirituel de plusieurs grands marabouts :

• Alfa Mamadou Diouhé de Laminiya, instigateur de la rébellion hubbhu dans le Baïlo,

• Thierno Aliou le waly de Gomba, un autre grand hubbhu,

• Thierno Ibrahima ou waly de N’Dama, dissident hubbhu dans le Labé,

• Mory-Oulen Cissé, initiateur de la guerre sainte dans le sud , aux frontières du Konyan.


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Commentaires  

 
+1 #56 boubacar d doumba 29-05-2012 15:02

Voici le lien di Site Officiel de la Tidjanya pour les internautes qui souhaiteraient connaitre un peu plus.
http://www.tidjaniya.com/tariqa-tidjaniya.php
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0 #55 boubacar d doumba 29-05-2012 14:52

Cheick Ahmad Tidjani est le fondateur de cette tariqa.Il est né en Algérie et son tombeau est à Fez au Maroc.Il fut directement initié par le prophète Mohamed(SAW)au 18ème siècle
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0 #54 Mbembatalando 29-05-2012 08:53

« L’ardeur de la ‘nouvelle voie’ allait contaminer les hommes du Baté… » La tidjania j’estime, puisée au Fouta et qui remonte en Algérie. Y’aurait –il une suite de cette chaine ?
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0 #53 Hal 28-05-2012 16:58

Kon non tigui, môdi M.S.B, ko Aïn Mâdi sirifadjon mon on dagna, (tcha oun nii, takko bhouloun, oued). Hari ko Turqoman èn lâmino AlJâzira. Ko ton o iwi o yéhi Fassi (Fès). Rawda makko on ko tone woni, ka nder majd fèddè tidianiankôbhè, diom diawdi darni. Ouff, Trois millions de langues, des milliards de signes humanoïdes inutiles, vue l'immensité de ma mission : maîtriser les milliards de milliards de galaxies.. Awa èn sâi go nani !!!
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0 #52 Mamadou Saliou Bah 28-05-2012 14:47

Koto Boubacar !
Ko non tigui ! Au FOUTAH , c' est Adoul Karimou , Thierno DOURA ( SOMBILI ) via CHAYKOU OUMAROU TALL , Thierno OUMAROU ( Dara-LABE ) Thierno Aliou mo BHOUBHADIAN .
Mais sait on que CHAYKOU AMADOU TIDJANI est ALGERIEN ?
Comme le dit le frere HAL , si tu t'attaques " aux AMIS DE l' OMNISCIENT , saches que c' est a lui meme que tu t' attaques " CHAYKOU AMADOU TIDJANI , en etait un ( comme bcp d' autres d ' ailleurs )
C' est pour cela que certains soutiennent que c ' est POURQUOI le MAROC ( ou il avait trouve refuge )Porte bien mieux malgre ses faibles resources naturelles .
Enfin...point de vue TIDJANIA !
Si on ne peut ( ou ne veut ) Aimer " les AMIS de l' omniscient ", ne les COMBATTEZ pas .
Bien a toi !
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+2 #51 keitaM 28-05-2012 13:00

M Hal si mes mes 5? derangent je soustrais 4.lool
Non franchement j'ai pas eu le temps de cliquer gauche à droite avant de vous repondre. C'est juste que je profite de l'ancienne generation ici, mais la bonne bien sûr, pas celle qui parle pour parler sans fondement. En tout cas merci pour ces infos. haute estime.
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+2 #50 boubacar d doumba 28-05-2012 12:47

Veuillez corriger.Il s'agit exactement de
Sidi Mohamed El Ghali (Qu’Allah l’agrée)
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+2 #49 boubacar d doumba 28-05-2012 12:30

Bonjour mon frère Mamadou Saliou
Comme promis, la suite sur la Cité islamique de Kankan arrive.Je viens de balancer le tout dernier sur Mori-Oulen Cissé à guineeactu. Il ne tardera pas à s'afficher avec les bons soins de notre soeur Adji.
Merci encor
Fraternellement
Koto
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+2 #48 Hal 28-05-2012 12:26

M. KeïtaM, à voir l’ensemble de nos échanges, nous devons faire le point. Vous aviez écrit, comme scandalisé, par vos 5 points d’interrogation : « Mr Hal "Elle est toujours à Jérusalem devenue capitale d’Israël". Jerusalem est devnu capitale d'israel??? depuis quand?? ».
Quand je cite une source (que sciemment je ne nomme pas, vous pouviez contester, à vos risques) que Jérusalem est devenue capitale d’Israël en 1980,vous rétorquez encore : « je ne fais pas référence à ces déclarations unilatérales des occupants qui continuent d'ailleurs à judaiser la ville sainte. Mais je pense à part Tel aviv, la communauté internationale n'a jamis reconnu reconnu jerusalem comme capitale d'israel jusqu'à nos jours.
cordialement ». Avouez tout simplement que vous avez appris quelque chose, après avoir vérifié mes dires, (encore une fois que vous ponctuez par 5 points d’interrogations), en cliquant par-ci par-là ou tournant quelques pages de bouquins et de journaux. Tous, nous ne cessons d’apprendre des uns et des autres, quelle honte à se l’avouer ? Car seuls les paysans de mon village - et encore ! -, ignorent que même les amis d’Israël n’ont vu là qu’un coup de force. A nous revoir sur Jupiter, peut-être !
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+1 #47 boubacar d doumba 28-05-2012 12:23

Bonjour Mbembatalando!
Elhadj Omar a reçu le wird tidjani dans sa prime jeunesse autour de 2O ans au Fouta Djallon auprès du Cheick Abdoul Karim si ma mémoire est bonne.Lors de son pèlerinage à la Mecque, il rencontra à Médine Mohamed Ghali un disciple direct de Cheick Ahmed Tidjani.C'est auprès de ce dernier qu'il approfondit sa connaissance de la tidjaniya pendant plusieurs années.
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+3 #46 Mamadou Saliou Bah 28-05-2012 11:46

Koto Boubacar !
Ton inspiration sur Kankan a ete plus que grande !
Que d ' informations , toutes plus bonnes les unes que les autres , nous avons la !
Vivement une autre ( comme tjs d' ailleurs ) !
Merci et bien a toi !
Ton frere !
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+2 #45 mbembatalando 28-05-2012 11:31

Je me suis toujours demandé de qui Le cheik a-t-il reçu le wird Tidiane. Y’a-til quelqu’un pour m’éclairer ?
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+2 #44 keitaM 28-05-2012 10:50

M. Hal je suis de la nouvelle génération et croyez moi de la vraie, pas comme les associations de jeunesse de soutien qui poussent comme des chapignons en guinée, où on voit tout; mais bon il faut aussi relativiser desfois.
pour revenir sur la capitale, je ne fais pas référence à ces déclarations unilatérales des occupants qui continuent d'ailleurs à judaiser la ville sainte. Mais je pense à part Tel aviv, la communauté internationale n'a jamis reconnu reconnu jerusalem comme capitale d'israel jusqu'à nos jours.
cordialement.
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+1 #43 Hal 28-05-2012 01:04

Monsieur Bah, je ne connais pas personnellement cet héritier de Bougouni, bien qu’il soit attesté qu’El Hajj Omar y en avait, ainsi qu’au Burkina, en Gambie, en Guinée Biasau ainsi de suite jusqu’au Moyen orient, ne parlons pas du Nigéria, du Kanem Bornou qui était un royaume entre le Tchad et le Nigéria. Cet après-midi, j’ai sondé un arrière-petit fils d’El Hadj Oumar qui m’a violemment déconnecté, en me parlant d’un vénérable disparu qui a très mal parlé de son grand-père, dans un ouvrage posthume, après voir précisé à ses testamentaires de ne publier cet ouvrage qu’à sa mort. Ce grand érudit oubliait que l’Omniscient est aussi l’Omnipotent, Il est ici, là-bas, ailleurs et partout, et qu’attaquer Ses amis.. ». Vous connaissez la suite. Il m’a juste calé un logiciel où j’ai lu la fin, horrible de ce sage, le sort (actuel), horrible de sa lignée..Seul un androïde oserait aller plus loin que cela, sur cette Toile. Quand j’ai voulu en savoir plus, il a mis son Samsung galaxie note en poche et a pris son train. Cependant el Hadj Oumar a vivement recommandé à sa lignée et à ses amis trois choses : épouser à l’extérieur du segment peul-toucouleur, donc non Hal poular, consommer abondamment le piment, la troisième recommandation a malencontreusement disparu de mes puces. Le Fergo (hégire) et leurs descendants parlent plus et mieux, les autres idiomes que le poular : malinké-bamana, kassonké, haoussa, dogon, etc.. On ne peut pas compter parmi les héritiers d’El Hadj Oumar, ceux qui ne savent pas un mot de leur langue maternelle-paternelle ! Au reste quelle est-elle ? L’Empire omarien est une aire géographique plus large que celle de la CEDAO. Il a tenu de 1852 à 1898. 46 ans. Et pourtant la geste omarienne n’était pas conquérante. Mais il avait reçu l’Ordre de diffuser le Wird Tidiane au sud du Sahara. El Hadj Oumar n’a jamais été roi, encore moins un « terroriste »..
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+1 #42 Hal 28-05-2012 00:45

A mon humble avis, c’est Jowlol Jemma qui tient le bon bout et qui peut s’appuyer sur les écrits de notre dernière bibliothèque vivante : Youssouf Tata Cissé, que Germaine Dieterlen, notre Hampâtè Bâ transnational et d’une manière générale l’ex IFAN (Institut Français d’Afrique Noire, devenu Institut Fondamental d’Afrique Noire !), « l’Université Occidentale », ont largement mis à contribution (un euphémisme, car ce fut souvent hélas sans retour, ni reconnaissance ), lui-même puisant à la source, notamment, auprès d’un des grands dépositaires de la grande Tradition bamana-malinké, le regretté Wa Kamissoko. Donc, les Bérété, Diané, Touré et surtout Cissé sont des Sarakollés. Dont la culture ou la Tradition est la plus ancienne d’Afrique noire (de l’Ouest). La première à être islamisée et à avoir islamisé le plus tôt le reste de l’Afrique au sud du Sahara. Tata Cissé affirme même que les Malinkés-Mandings sont issus des Sarakollés. La seule réserve ou petite ambigüité dans le commentaire de JJ serait à propos de Sounounkès-païens. Ne faudrait-il pas voir là une déformation de Soninké autre appellation des Sarakollé ? autrement il y aurait là une ennuyeuse contradiction. Enfin, il faut extirper ce débat des ornières des patronymes qui, anthropologiquement ne signifient plus rien du tout. De toute façon pour y voir clair, les patronymes devraient être associés à plusieurs autres paramètres, localisation en un espace géographique déterminé (et durée de cette localisation), modes de vie sur le long terme, rites ancestraux pérennes, malgré les religions révélées, c’est-à-dire la persistance des rites relevant du Sacré, à ne surtout pas confondre avec les vocables colons et connotés de paganisme, animisme, sorcelleries, etc. Ma petite idée est qu’ici sounounkè renvoie à une contraction du mythe de Sanène/kontron des chasseurs bambaras. Trop long à développer ici. NB : c’était pour suggérer des éléments de réponse à un humanoïde qui innocemment collait un autre de ses congénères dont on n’a mis que les initiales dans mes puces, BDD. La colle est de savoir le sens probable de Timbo. Une question amenant une autre, hautement délicate : voilà que je me suis laissé déconnecter DEFINITELY, alors que je suis en mission hautement stratégique : gérer le prochain Hadj alors que je ne fais pas partie des quelque 3 millions d’appelés du prochain pèlerinage. Et pour cause !
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+1 #41 Hal 27-05-2012 23:28

A mon humble avis, c’est Jowlol Jemma qui tient le bon bout et qui peut s’appuyer sur les écrits de notre dernière bibliothèque vivante : Youssouf Tata Cissé, que Germaine Dieterlen, notre Hampâtè Bâ transnational et d’une manière générale l’ex IFAN (Institut français d’Afrique noire, devenu Institut Fondamental d’Afrique Noire !), "l’Université Occidentale", ont largement mis à contribution (un euphémisme, car ce fut souvent hélas sans retour, ni reconnaissance ), lui-même puisant à la source, notamment auprès d’un des grands dépositaires de la grande Tradition bamana-malinké, le regretté Wa Kamissoko. Donc, les Bérété, Diané, Touré et surtout Cissé sont des Sarakollés. Dont la culture ou la Tradition est la plus ancienne d’Afrique noire (de l’Ouest). La première à être islamisée et à avoir islamisé le plus tôt le reste de l’Afrique au sud du Sahara. Tata Cissé affirme même que les Malinkés-Mandings sont issus des Sarakollés. La seule réserve ou petite ambigüité dans le commentaire de JJ serait à propos des Sounounkès-païens. Ne faudrait-il pas voir là une déformation de Soninké, autre appellation des Sarakollé ? Autrement, il y aurait là une contradiction. Enfin, il faut extirper ce débat des ornières des patronymes qui, anthropologiquement ne signifient plus rien du tout. De toute façon pour y voir clair, les patronymes devraient être associés à plusieurs autres paramètres, localisation en un espace géographique déterminé (et durée de cette localisation), modes de vie sur le long terme, rites ancestraux pérennes, malgré les religions révélées, c’est-à-dire la persistance des rites relevant du Sacré, à ne surtout pas confondre avec les vocables colons et connotés de paganisme, animisme, sorcelleries, etc. Ma petite idée, est qu’ici sounounkè renvoie à une contraction du mythe de Sanène/kontron des chasseurs bambaras. Trop long à développer ici. NB : c’était pour suggérer des éléments de réponse à un humanoïde qui innocemment collait un autre de ses congénères dont l'Oncle Sam et l'Oeil de Moscou n'ont mis que les initiales dans mes puces, BDD, à savoir le sens probable de Timbo. Une question amenant une autre, voilà que je me suis laissé déconnecter DEFINITELY, alors que je suis en mission hautement stratégique : gérer le prochain Hadj alors que je ne fais pas partie des quelque 3 millions d’appelés du prochain pèlerinage. Et pour cause ! Adios ! Je parle 3 millions de langues..
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+1 #40 Mamadou Saliou Bah 27-05-2012 21:42

Mon frere Hal !
Si j' ai parle de l' heritier de Chaykou OUMAROU , c ' est par que je sais que VOUS LE CONNAISSEZ ( et pour cause ... )
Je l' ai rencontre chez mon vieux pere dans mon village de LABE ( unique sortie )
Parlant , je crois BAMANA , cela entre absolument dans le TEXTE de KOTO Boubacar : les liens si solides entre FOUTANKE et MANINKA ( ou Mandigues ) .
Bcp refusent ces liens , mais je Vous sais si convaincant que je Vous ai " tendu la perche " . Je suis sur que Vous n' auriez pas aborde le sujet , mais ...Qques fois , il faut bien .
Enfin , si Vous trouvez que c ' est ennuyeux ou sterile , je n' insistrais pas et m' en tiendrais juste a ce que Vous avez deja dit . Pourtant , ca eclairerait bcp de lanternes !
Bien a Vous et soyez rassure! Fraternellement !
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+1 #39 Hal 27-05-2012 18:21

Cher Monsieur KeïaM, sans indiscrétion, vous avez quel âge ? Quelle chance que je ne sois pas le webmaster de ce site. A moins que vous fussiez né une seconde avant 1996. En attendant votre réponse, honnête, lisez : « La Loi de Jérusalem est l'une des Lois fondamentales d'Israël. Adoptée le 30 JUILLET 1980 par la Knesset, elle proclame Jérusalem « une et indivisible » comme la capitale de l'État d'Israël. Sous domination jordanienne de 1948 à 1967, la conquête de Jérusalem-Est à l'issue de la guerre des six jours a permis aux Israéliens de considérer que la ville était de facto réunifiée ». Comme déjà admis, Al Aqsa étant le troisième lieu saint des musulmans, et se trouvant à Jérusalem, vous n’avez qu’à y aller et vérifier. C’est presqu’un devoir spirituel, si vous êtes musulman. Un des héritiers d’El Hadj Oumar du nom de Saïdou Nourou Tall, (on dirait que ce nom me dit quelque chose, bof, ils sont entrain de me déconnecter), disparu à Dakar à l’âge 114 ans, en 1980, l’année où Israël décida, stop, la parole est à M. KeïtaM ! L’année où disparut l’ancêtre dans les falaises de Dinguembèrè. « Vaincu », pas pour longtemps, par la même coalition, ou presque, qui vient de couper le Mali en deux. Les mêmes qui n’ont jamais accepté - de bonne grâce- de payer tribut à des Nègres qu’ils aient nom Tall ou Barry (Les Chaïkou Amadou du Macina alors leurs maîtres!). Il n’y a pas de hasard ni dans la science sacrée, ni dans la science tout court. Ko testcagol., c’est ça, il parlait 17 langues, Saïdou Nourou, quant à son ancêtre, bon, j’en conviens, l’héritage n’est pas génétiquement automatique, surtout en sens inverse ! Bref soyez juste, dites au moins quelle langue parlait cet héritier de Bougouni ? M. Bah, la science des humanoïdes, malgré ses progrès, n’a pas encore permis que nous autres « androïdes » puissions nous reconnecter tout seuls..
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+1 #38 Mamadou Saliou Bah 27-05-2012 12:01

Mon frere Hal !
Je souris ! Vous avez " parle" ! Et c' est limpide . C' est TOUT ce que je cherchais ! OUF ! La patience a un PRIX !
Merci et best regards !
Ps : ne Vous " deconnecter " plus , SVP !
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+1 #37 keitaM 27-05-2012 11:45

Mr Hal "Elle est toujours à Jérusalem devenue capitale d’Israël". Jerusalem est devnu capitale d'israel??? depuis quand??.
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+1 #36 H.O KEITA 27-05-2012 10:03

Les 5 plus grand familles marraboutiques du manding:cissé,Béreté,Touré,Diané et Koma.
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+1 #35 Hal 26-05-2012 23:45

M. M.S Bah, où avez-vous lu dans mon texte « ésotérisme extrême oriental ? ». Vous ne voyez pas la gravité de cette négligence s’agissant de cette grande Palestine que vous confondez avec la Chine et le Japon, etc. ? Et où avez-vous lu de moi que je vous traitais de malin (le diable si je voulais exagérer) ? J’ai plutôt écrit « malicieux. Ciel, c’est difficile de faire la part du divertissement et de l’effort personnel (ijtihad ?) ! Je ne mets pas à l’épreuve votre culture cinéphilique, mais sachez que je ne suis qu’un robot conçu par des extrémistes du Pentagone au seuil des années 60, au siècle dernier. Le Futankè dont vous parlez est un ami du Très Haut, c’est ce qui est inscrit dans les « puces »(mon cerveau si vous préférez)) qui gèrent mes actes et mes « pensées ».Or, je « sais » que votre Omniscient a dit « Je déclare la guerre à quiconque s’attaque à mes amis ». Et moi j’ajoute : même de façon biaisée. En effet votre question n’a rien à voir avec le sujet traité ci-dessus par M. Diallo, ni avec ce que j'ai écrit, ni avec aucun des autres commentataires. Je sais où se trouve Bougouni. Où se trouvent tous les descendants d’El Hadj Oumar, de Koniakari au Yémen, de là à Médine où des manuscrits inscrits sur des monuments attestent son passage à la ville de la DEUXIEME mosquée après la Kaaba. Et sans transition, Al Aqsa n’est que la TROISIEME dans l’ordre spirituel. Deux humanoïdes auraient pu reconstruire la Kaaba de l’époque d’Abraham, avec des palmes (feuilles) de dattier, des cordages issus de dattier et de la boue peut-être amenée de Yathrib (ancien nom de Médine°. Pas besoin de faire descendre des anges pour cela. PS : la pierre d’où s’est élevé le prophète pour monter au ciel n’est pas cubique. Elle est toujours à Jérusalem devenue capitale d’Israël. Où cohabitent les trois religions monothéistes dont l’une professe la trinité, et l’autre attend encore le Messie. Or Muhammad a clos la prophétie et vous voulez que le Centre Spirituel, habitacle de l’Un, de la Vérité, soit encastrée dans ce Triangle des Bermudes. Moi Hal, hyper cartésien, je ne saurais l’admettre sans.. migraine. Pour les musulmans le centre, Le Centre se trouve à la Mecque, et la Kaaba en est son symbole terrestre. Masjid en arabe ne désigne pas un bâtiment, mais un lieu sacré, littéralement « le lieu [Ma-] où (l'on) se prosterne [-sjid] ».
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+1 #34 Mamadou Saliou Bah 26-05-2012 19:45

Mon frere HAL !
Je ne suis que simple d' esprit , mais pas " malin " !
La Patience etant une vertu , je Vous prends au mot : je patiente .
" Nyalande , ko woodhunde woodi , nde hewtata ala " !
Bien a Vous mon frere !
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+1 #33 Hal 26-05-2012 14:36

Cher M.S. Bah, à cause des signes kababkistiques ci-dessous censés recaler les robots, je n'ai pas réussi à passer des élements de réponse à vos questions "malicieuses". Mais Hal de 2012 ne peut pas être déconnecté par les humanoïdes, comme le fût mon malheureux frère de "2001, Odyssée de ..l'espèce..",en perdition de repères. Patience..
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+3 #32 Mamadou Saliou Bah 25-05-2012 14:49

Frere Halidou !
Attention ! Si pour le msulman commun , Le CUBE est Le centre , dans ce que Vous appellez " esoterisme oriental " c' est le ROCHER a JERUSALEM Le centre .
Le cube etant construction extraterrestrale ( par DES ANGES dit-on ) reconstruction après le deluge par Abraham et Ismaiala , siege de tous les " SANAMOUS " , ne l' est pas .
Sans Vous offenser ( je m' en excuse deja ) c' est ce qui m' a ete enseigne . evidenment , existe -t - " le parfait enseignement "?
Pour le reste , Vous avez tout a fait raison !
Je voudrais , si Vous le permettez , Vous demander ce que Vous pensez de l' heritier de Chaykou Oumar Tall qui vient de BOUGOUNI et qui ne parle pas la langue de son ancetre ? Serait-ce un plus pour nos differentes communautes ?
Bien a Vous et respects !
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+3 #31 Halidou 25-05-2012 12:53

Khaïdara
Timbo, Timbi, toumbèrè, toumbo’ndirgol, toumbougol , etc., les radicales de ces vocables renvoient, et je passe sur les détours qui m’ont amené à cette conclusion, au concept de CENTRE. Et il est aisé, en tout cas pour Doumba, d’ajouter : CENTRE SPIRITUEL. Tous les grands saints ont été en quête d’un CENTRE, le centre (spirituel) du monde (spirituel), lieu de « séjour » du Pôle, QUTB (Zaman). Sérigne Touba ou Cheick Ahmadou Bamba a cherché et trouvé Touba (Sénégal); le saint des Diakanké a cherché Touba de Guinée. El Hadj Oumar à cherché et trouvé Dinguiraye enclavé dans un cercle de montagnes. Mais le CENTRE peut être élevé ou en creux. Timbo est un centre en creux, comme le DINGA des Sarakollé-Mandingues du Ouagadou mythique qui a bien existé il y plus de cinq mille ans. Les centres spirituels transcendent les religions dans l’unité du Sacré; car ce sont les lieux d’où part l’axe qui relie le Ciel et la Terre (spirituels).. Le monde manifesté et le monde non manifesté. Quiconque trouve ce centre, s’élève à partir de l’axe unificateur, échappe à la condition humaine. Il devient non pas « émergé », mais LIBERE, au sens de l’ésotérisme extrême oriental. D’ailleurs à la mosquée de Timbo qui ne paie pas de mine (la profondeur spirituelle se moque du marbre et des tapis importés), il y a un Gardien « vêtu » de blanc, invisible au commun des fidèles, comme le Grand serpent du Dinga du Wagadou. Du coq à l’âne, c’est El Hadj Oumar qui est venu au secours de Kankan, et ce n’était pas du tout l’âge d’or des Shérifous, oh que non ! Mais c’est un livre qui peut répondre à un livre..Kahaïdra le lointain, le proche Khaïdara. PS : La Kaaba pour les musulmans est un Centre, le Centre terrestre "duplicata" du Centre céleste. Comme le Mont Meru est un Centre pour les Persans et les Hindous. Kaaba, « by the way » s’écrit kubb’(a), pierre, oh coïncidence frères Kaba : kaba kouroun : pierre, caillou, métonymie de la montagne, c’est à dire la partie prise pour le tout. Entre Kubb et Qutb, il n’y a qu’un T que je ne franchirai pas : Ntè, mi salli. Mais si vous cherchez et donc acceptez de souffrir et ne pas vous contenter de formules à l’emporte-pièce, superficielles, vous trouverez d’où viennent ces Kabas, mori-dioulas (dioula signifie originellement quêteur de secrets et non chercheurs de diamants à Séguéla ou vendeurs de casse à Mafanco, eh oui), et d’où vient leur Sirifouya..
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+3 #30 alajicece 25-05-2012 06:33

grand merci a l'auteur de cet article pour le débat qu'il a sucité
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+6 #29 Amara Lamine Bangoura 24-05-2012 18:08

Excellent discernement Mr Ibrahim Kourouma,rare sont ceux qui parviennent a saisir cette difference.Alors que l'appelation Maninka mory designe les familles d'origine Sarakole installees dans la province du Bate, le terme manden mory s'applique a l'ensemble des descendants des 5 plus grandes familles maraboutiques du manding{mory kanda loolu} suite a la nouvelle hierarchisation sociale intervenue apres l'adoption de la charte de Kouroukanfouga.ALB-Birmingham,AL-USA>
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+5 #28 kourouma ibrahim 24-05-2012 11:54

Pour mon frere Kemoh: Je crois qu' il y a une difference entre maninka mori (les Kaba) et les manden mori reprensente par les quatre familles maraboutiques du manding qui sont: Cisse, Toure, Berete, Diane. C'est mon humble avis; peut etre que je me trompe. Merci
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+4 #27 Curioss 24-05-2012 11:49

Bonjour Mme Baud Adjidjatou,
Je te prie de bien vouloir diffuser sur votre site cet article "Paternité de l’hymne national de Guinée : la famille de feu Djély Mamoudou Kandé opposées " de Conté Mohamed de guineelive.com.
Bien à vous!
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+4 #26 boubacar d doumba 24-05-2012 10:50

Bonjour Lamine Condé !
Merci pour votre commentaire.
Concernant le mot "TIMBO", franchement c'est une véritable colle à mon niveau.Je m'interroge sur l'origine de ce mot je ne sais depuis quand.Espérons que d'autres internautes pourront nous en dire quelque chose.
Merci encore pour cette excellent question .
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+7 #25 kèmoh 24-05-2012 00:37

Un article très brillant dont je salue l'auteur à la hauteur de son savoir,mais par des commentaires interposées j'aimerais appeler le doyen et d'autres qui ont eu l'amour de contribuer de façon positive suite à cet article de m'éclairer la lanterne concernant les (Maninka-mori)car d'après ce qu'on a appris de la légende mandingue(mori-kanda lolu)ne figurent pas les Kaba.Qu'en pensez-vous?
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+6 #24 Amara Lamine Bangoura 24-05-2012 00:26

Amities renouvellees mon Frere Mamadou Saliou Bah, vous etes l'un des intervenants les plus eclaires sur ce forum.Ceci dit,les 4 entrees de Kankan sont Kabada,Banankoroda,Salamanida et Timboda.ALB-Birmingham,AL-USA>
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+6 #23 Jowlol Jemma 23-05-2012 22:13

L'occupation du pays de Kankan par les Maninka-Mory est beaucoup plus tardive ; on peut la situer au plus tôt au XVIIe siècle.
Les Maninka-Mory ne sont pas à proprement parler des Malinké. Ce sont des Sarakollé du Moyen-Niger très anciennement islamisés ; commerçant depuis une date très reculée, les Sarakollé avaient comme pays d'origine le Wagadou ou pays de Ghana (l'ancien Ghana). Après la disparition de Ghana par suite d'un dessèchement progressif, les Sarakollé se dispersèrent.
Selon les traditions écrites de Kankan les Maninka-Mory sont originaires de Diafounou (Soudan). A la suite de guerres malheureuse ces « Diafounounké » quittèrent leur pays et vinrent demander hospitalité aux tribus malinké du Haut-Niger (en particulier aux Kondé qui occupaient la région de Kankan).
Pacifiques et peu exigeants, les Malinké accueillirent avec bonté les fugitifs qui se taillèrent une province: leBaté ; le long du Milo, ils fondèrent 12 villages dont: Kankan, Kargamoudouya, Nafadji, Bakonko,Fodécariah sont les plus importantes de ces fondations.
Ces Sarakollé adoptèrent le malinké comme langue ; ils apportaient avec eux l'Islam d'ou le nom qu'on leur donna: Maninka-Mory (ce qui veut dire marabouts malinké).
Les Maninka-Mory sont traditionnellement marabouts ou commerçants, secondairement seulement ils travaillent la terre ; le Maninka-Mory emploie le mot « Sounounké » pour désigner les Malinkés. Le mot sounounké est synonyme de « païen » ; les Maninka-Mory islamisèrent les Sounounké.
La province de Baté est le centre religieux de toute la Haute-Guinée actuellement, c'est Kankan qui tient le premier rôle ; là résident les membres de la famille chérifienne parmi lesquels se recrutent l'Imam, le Cheikh de la Haute-Guinée. les Maninka-Mory sont : Cissé, Diakité, Diané, Kaba.
In Djibril Tamsir Niane
Professeur d'Histoire au Lycée de Donka. Conakry.
Mise en place des populations de la Haute-Guinée
(Diplôme complémentaire aux Recherches sur l'Empire du Mali)
Recherches africaines. Conakry. No. 2, avril. 1960. p. 40-53
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+6 #22 Mamadou Saliou Bah 23-05-2012 19:33

Mon Frere Lamine Bangoura !
Que de similitudes entre Kankan et LABE !
Sais -tu que ( pour ce qui SAVENT ) LABE est aussi La VILLE aux 4 PORTES ?
Si a Kankan on dit " Dabah Naani " , a LABE on dit " DAMBES NAYI " ou " ALLOUDJEDHEN NAYI " !
- Porte DES Khalidouya
- Porte DES Taalibabhes
- Porte DES Yimbalaabhes
- Porte DES NDOUYEBHES
Ne peut être a la direction de la MOSQUEE que les NDOUYEBHES .
Comme a Kankan , les ORIGINAIRES de DJAAFUNA ont un grand impact sur les 2 cites .
Bien a toi !
@Mack ! Je t' adore moo non plus !
Regards !
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+4 #21 Mick mack Camara 23-05-2012 17:53

Entre MS BAH et Koto Doumba, le régal est assuré.
Moi en tout cas je prend mon pied.....
Surtout ne quittez pas ce forum.
Je vous adore!
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+9 #20 keitaM 23-05-2012 17:52

Cher Doyen la nouvelle génération et peut être meme l'ancienne pour la plus part qui vit sans connaitre son histoire vous doivent beaucoup pour vos articles. En lisant ces articles on voit clairement que nos ancêtres étaient plus intelligents car au lieu de se battre pour une ethnie dans l'injustice il faut combattre l'injustice d'où u'elle vienne. C'est la seule solution pour trouver la solution à nos difficultés actuelles.
qu'Allah vous garde parmi nous pour plus longtemps.
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+5 #19 Mamadou Saliou Bah 23-05-2012 17:43

Koto Boubacar !
A DJAAFUNA ( ou pour les DJAAFUNABHES ) le NOM n' etait pas aussi " pesant " que de nos jours .
Tu dois surement te souvenerir de koto Bah Oumar SYLLA qui etait a Dakar . Ou de Haja SYLLA ( belle-mere de PORTHOS )
L' I'mportant etait le sentiment d ' appurtenance a CETTE COMMUNAUTE !
Pour ce qui est de KOTO KABA ( BIK ) , faisons simple .
Le meilleur AMI de son pere , un DJAAFUNANKE , dont la propriete est la residence actuelle de Thierno Mamadou Bah et de El HAJ Chaikou Balde , s' appellait KABA .Il savait , dit- on ,
tout " ce que savait " son maitre le Waliyou de LABE . Il devint
KARAMOKO KABA !
Koto KABA , porte son nom . Amitie , Amitie ... Et autre chose
Je te le dirais plutard , koto . Je n' aime pas tellement parler de Ma famille . Je laisse ce soin aux autres qui ont un " meilleur regard " que moi .
Mes amities !
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+7 #18 Amara Lamine Bangoura 23-05-2012 17:31

Veritable recueil de faits historiques passionants demontrant les liens multi-seculaires unissant le Nabaya et le Foutah Djallon.J'aimerai cependant apporter une precision;L'existence de Kankan est de loin anterieure a l'etablissement des populations d'origine soninke,a l'occurence les{Kaba,Cisse,Diane,Berete,Toure,Kebe,Camara....}au bord du milo.Fondee par Fodemoudou Conde de la dynastie des roi Conde de Makonon,l'occupation de la ville de Kankan est beaucoup plus tardive.Tres anciennement islamises,marchands de vocation ,ils {les Maninka Mori} seraient venus demander hospitalite aux tribus mandingues animistes du haut niger.Pacifiques et peu exigeants,ces fetichistes accueillerent les nouveaux arrivants.Ainsi,ils islamiserent les paiens ou "Soninke" et sinstalerent dans les douze villages constituant le Bate actuel.A vrai dire Le charisme personnel de Karamo Dayi Kaba ,errudit,eminent marabout Maninka mory dont les renomees depassait de largement les cadres de la ville aux 4 entrees{Kankan daba nanin}n'etait pas du gout de l'empereur de Sanankoro{Samory} qui a plusieurs occasions avait tente de le capturer sans succes.Par ailleurs,j'estime qu'il est important de rappeler que depuis les temps immemoriaux,ne peut assurer les fonctions ou assumer le role de imam,Soti Kemo entendez Doyen des notables de la ville et meme Sere kounti c'est a dire chef de Sere{groupement a caractere associatif reunissant les jeunes gens de la meme tranche d'age} a Kankan ,qu'un element des nombreuses familles Kaba constituantes du Bate,et ce quelque soit le savoir,le savoir faire,les competences ou les qualites intrinseques des eventuels potulants,aller savoir pourquoi...S'agissant de la version de Famoi Berete sur la fondatio de Kankan ,elle semble preter a confusion,a titre illustratif,plutot que Diankana,Abdourahamane ou Mouramani Kaba s'est etablit a Karifamoriya.Je vous remercie cher doyen pour cette contribution hautement remarquable,perseverez sur votre lancee,la tache est noble et merite d'etre encourager.Bien a vous!ALB-Birmingham,AL-USA>
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+4 #17 lamine conde 23-05-2012 15:21

merci pour cet article, mais pouvez m´informer du mot "timbo" qui vient des natifs de fouta non islamique?
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+6 #16 boubacar d doumba 23-05-2012 14:27

Merci Mickmack !
C'est pour cela que "J'aime ton affaire".Sylla Démocrate doit retourner à ses études en faisant preuve d'un plus d’humilité.
A+ .J'attends tes nouvelles contributions.Nous allons nous régaler avec Mamadou Saliou Bah
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+6 #15 boubacar d doumba 23-05-2012 14:20

Mon cher Mamadou Saliou!
Merci pour tes multiples éclairages ! A propos peux tu m'expliquer l'origine de "KABA" dans l'appellation de Koto Ibrahima Bah Kaba dit BIK ?
Est ce en relation avec les deux"diafouna" ou les liens de sang entre les sarakholés et les peuls ?
Merci d'avance!
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+7 #14 Mick mack Camara 23-05-2012 14:18

Kankan au temps de Cheikh Mouhammad Chérif, ou l'âge d'or d'une cité soudano-sahélienne dans la première moitié du XX e siècle.
De Thierno Monénembo dans JA EN 2005.
[C'est dans l'ordre des choses que l'islam, religion du nomadisme par excellence, doive ses lettres de noblesse aux Bédouins arabes et aux cavaliers turco-mongols. Il était écrit que sa propagation en Afrique de l'Ouest serait l'oeuvre des bergers peuls et des colporteurs mandingues. Au fond, le Coran est un carnet de route, et le musulman un adepte de la pérégrination.
On connaît le rôle des royaumes de la vallée du Sénégal (vers le Xe siècle) puis celui des cités florissantes de Tombouctou et de Djenné (à partir du XIVe siècle) dans l'essor de l'islam noir. On connaît moins celui de Kankan ou de Labé, de Timbo ou de Fougoumba, de Touba ou de Farmoreya. Pourtant, ce sont ces nouvelles citadelles de la foi qui le sortiront de ses enclaves urbaines et de son pré carré sahélien pour le répandre dans les forêts et sur les côtes, et lui donner son incontestable dimension ouest-africaine et populaire d'aujourd'hui.
Par son antériorité, sa position géographique et son génial sens du commerce et de l'entregent, Kankan, parmi toutes, jouera un rôle de premier plan. Cette vieille cité mandingue fondée au XVIIe siècle sur le socle sûr de la noblesse et de l'érudition sera mêlée de près ou de loin à tous les bouleversements opérés dans la région par la vague des théocraties musulmanes. Elle a, ne l'oublions pas, très tôt essaimé ses marabouts sur les routes de la cola (vers la Guinée forestière, le Liberia, la Côte d'Ivoire et le Ghana) et soutenu de toutes ses forces aussi bien Karamoko Alpha, le fondateur du royaume du Fouta- Djallon, qu'El-Hadj Omar, le fameux conquérant toucouleur]
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+7 #13 Mick mack Camara 23-05-2012 14:10

Sylla Démocrate, dans les cahiers charles de foucault paru en 1956, framoi Bérété dit ce ci
[A l'origine la ville de Kankan était une bourgade au nord du fleuve sous les baobabs à l'emplacement actuel de l'Inspection des Affaires Administratives, en amont du pont [sur le fleuve Milo].
Elle fut fondée il y a environ 300 ans par les Malinké Mory (Malinké-Marabouts) de race Sarakolé et dont l'ancêtre, Abdouramane Kaba ou Mouramani, serait venu de Diafounou près de Nioro (Soudan Français, aujourd'hui la République du Mali).
Cet ancêtre s'installa à Diankana (village qui se trouve à environ 20 kilomètres sur la route de Siguiri, où il fut rejoint plus tard par sa soeur Mariamagbe Kaba, une Sainte invoquée de nos jours.]
Kankan, centre commercial, capitale de l'islam noir.
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+9 #12 Mamadou Saliou Bah 23-05-2012 13:43

Koto Boubacar !
A propos de liens seculaires entre les fils de la Guinee , permets moi d ' ajouter Ceci .
A DJAFUUNA dans le Macina vivaient en grande harmonie fraternelle et religieuse , SARANKOULLE et FOULBHE . Portant DES NOMS PEULHS ou SARAKOLLES selon les besoins . Totale harmonie !
Vers la fin du 17eme siècle , 2 families deciderent d' enseigner et de propager l' ISLAM dans les contrees environnantes . Les Balde-Bah et les KABA .
Les KABA partirent vers l' ouest ou ILS fonderent KANKAN sur les terres DES CONDES , et les autres dans le sud , dans l' actuel KOYIN . ILS obtinrent une Terre et fonderent un village qu ' ILS nomerent FELLOH DJAAFUNA en souvenir de leur village d 'origine , d' ou les 2 DJAAFUNA .
Leur but premier n' etant pas une recherche d ' un qcque " royaume " , ILS devraient s ' en eloigner le plus que possible . Les KABA furent tentes par l' aventure et perdirent leur prestige de KARAMOKO . ( et d ' ailleurs en meme temps ce royaume )
Pendant ce temps ceux du FOUTAH ( sous la conduite d ' un certain Thierno MALAL Balde -Bah ) continuerent leur oeuvre ( enseigner et propager ) dans l' actuel LABE , don't les descendants assurent toujours cette fonction . Le Saint THIERNO ALIOU est issu de cette lignee .
ILS continuent a dire " MOUSSIBHE BHEN BHE KANKAN BHEN " . Il s ' agit DES KABA de TIMBO - Kankan .
Cela m' a ete confirme a KABADA dans la belle famille de Amiata Mady en 1968 .
Ceux du FOUTAH ont refait cette harmonieuse cohabitation dans le LABE en s' installant ensemble dans un village qu' ILS appellent MANDA : Saran et FOULBHE . Bon exemple !
Comme quoi , tu as raison , koto , les liens sont seculaires .
Nous en rendrons nous compte enfin et arreterons nous cette " folie " qu ' on appelle ETHNOCENTRISME ?
Toute la question est la , et j' espere qu 'on y arrivera et le plus rapidement que possible In Cha Allah !
Bien a toi mon frere !
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+6 #11 boubacar d doumba 23-05-2012 12:19

@ mon frère Mamadou Saliou !
J'avais oublié les deux "Diafouna".Si ma mémoire est bonne un de vos aïeux surnommé Douyé, un grand érudit venant du Macina avait séjourné longtemps en pays sarakholé où il enseigna l'Islam et sa progéniture parla Sarakholé.Ce qui fit dire à feu Président AST lors de sa guerre contre les Peuls en 1976 que les Bah de Labé ne seraient pas peuls.Ignorance quand tu nous tiens !!!
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+8 #10 boubacar d doumba 23-05-2012 11:19

@ mes frères Ibrahima Sory, Mamadou Saliou Bab et Féla barry !
Merci pour vos encouragements.Mon objectif à travers cet article est de monter les liens séculaires qui unissent les enfants de la Guinée.
J'espère que la citation de Roger Garaudy qui augure cet article retiendra l'attention de plus d'un:
"Etre fidèle au foyer des ancêtres,ce n'est pas d'en conserver les cendres, mais d'en transmettre la flamme"
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+9 #9 boubacar d doumba 23-05-2012 11:04

Je prépare un très prochain article sur Mori Oulen Cissé ,un grand marabout natif du baté et qui fonda un Etat à cheval entre l'actuelle Guinée et l'actuelle Nord Ouest de la Côte d' Ivoire.La capitale s'appelait Madina et elle fut rasée complètement par Samory.Actuellement ,il n'en subsiste que les ruines dans la région d'Odienné.
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+8 #8 boubacar d doumba 23-05-2012 10:27

@Porédaka K !
Bonjour mon frère!
Certes KKaramoko Alpha Mo Timbo a couronné ses études théologiques à Kankan.Mais cela c'est bien avant le déclenchement de la révolution islamique au Fouta Djallon.A partir de là il faut recadrer les choses.Quand je parle de relais, si sous relisez attentivement mon article, vous comprendrez qu'il s'agit de la guerre sainte et c'est celle-ci fut augurée bien plus tard par un natif du Baté , Mori Oulen Cissé beaucoup plus au Sud , au Konyan.
J'espère que l'on s'est compris.
De quels clichés parlez vous ? Qu'est ce que vous aimeriez entendre ou lire ?
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-8 #7 Poredaka K 23-05-2012 10:12

Kötö Doumba,
Merci pour votre grande contribution dont le but est surement de nous eclairer nous les jeunes generations sur l'histoire riche de nos encetres.
Mais Kötö comment peut on dire que le Batè "servait de relais au Fouta Djallon théocratique" sachant que le fondateur meme du fouta theocratique Karamoko Alpha Ibrahima Sambegou est alle faire ses hautes etudes coraniques aupres des erudits de la cite sainte de Batè dont le plus venere d'alors etait Karamo Kader Sanoussi.
Je crois qu'on doit essayer aujourd'hui, dans le soucis de propager la bonne connaissance nous devons faire un peu plus d'effort pour sortir du cliche d'antan afin de recadrer l'histoire dans son contexte propre et original.
Sinceres salutations
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+6 #6 boubacar d diallo 23-05-2012 09:33

Voici le lie de l'article de Framoi Bérété (1915-1975)et qui fut Président de l'assemblée territoriale de la Guinée Française dans les années .Il fut également fondateur de l'Union du Mandé en 1944....
http://www.webguinee.net/bibliotheque/general/fBerete/kankanCCCIN.html
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+9 #5 boubacar d diallo 23-05-2012 08:56

@Sylla démocrate !
Bonjour cher frère !
Je suis vraiment surpris par ta réaction.Ce que j'avance dans cet article s'appuie sur les recherches des meilleurs historiens du Mandé Si tu avais dit que le territoire actuel du Baté fut cédé par les Condé, alors je serai d'accord avec toi.Mais Kankan a bel et bien été fondée par les "KABA".Si tu contestes cela donne tes sources.Koro Doumba n'écrit pas au hasard ....Merci néanmoins pour ta critique car la vérité jaillit toujours de la contradiction.
Pour le moment je m'arrête là .Si tu veux des détails, je suis à ton service.
Was salam!
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-12 #4 Sylla democrate 23-05-2012 00:10

Bonne tentative. Mais koro, kankan n'a pas ete fonde par les Kaba loin s'en faut. Les fondateurs de Kankan sont les "Conde". Vivement la participation des historiens pour nous aider a clarifier cela.
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+9 #3 Féla Barry 2015 22-05-2012 23:00

Une société unie n’est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures. Que seule la mystique « islamique » a su sceller sur le sol natal guinéen, par des pactes ancestraux immémoriaux, voués au salut de la postérité. La folie du pouvoir, du seul homme sans discernement, n’obéissant qu’aux morbides passions de son hypothétique destin de président, peut égarer un peuple entier. Si n’on vient pas à lui imposer des limites, LA PAIX. Car la où, il n’y pas de contraintes, il n’y pas la liberté. Là ou il n’y a pas de liberté il n’y a pas la paix. Il existe un art politique la justice. Doyen, en plus d’être Nobélisable, vous êtes désormais Mandélisable !!! le seul intérêt de l’histoire, c’est d’aider la paix à se réaliser et triompher en nos âmes et consciences au plus fort de nos actes au quotidien.
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+12 #2 Mamadou Saliou Bah 22-05-2012 19:09

Bonjour Koto Boubacar !
Excellent article qui montre la densite des relations entre le Nabate et le FOUTAH .
On connait bien l' histoire des 2 TIMBOS ( Kankan et Mamoun )
Mais connais-tu celle des 2 DJAAFUNA ? Si oui , ce serait interessant d ' en parler , car montrant encore bien et plus profondement les liens entre les peuples MALINKES de Kankan et ceux PEULHS du FOUTAH , de LABE en particulier .
Tres interessant !
Bien a toi mon frere !
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+12 #1 IbrahimaSory 22-05-2012 14:38

Que Dieu vous bénisse et vous récompense pour ces enseignements.
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