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Guinée : le leadership, l’éducation et l’avenir
Ousmane Diallo Vendredi, 14 Août 2015 00:06
Partant du grand constat de Nelson Mandela selon lequel « l’éducation est l'arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, que l’avenir de la Guinée dépend de la qualité de l’éducation que ses citoyens reçoivent aujourd’hui. Pourtant, sans un engagement solide de la part des dirigeants au pouvoir, il sera très difficile d’améliorer le système éducatif en Guinée. Il s’agit bien de cela, somme toute, d’une question de bonne gouvernance qui est indissociable de celle du leadership des dirigeants au pouvoir. Nous devons avoir le courage de le reconnaitre.
Par voie de conséquence, la Guinée du futur sera confrontée aux mêmes problèmes sociaux, politiques et économiques que ceux qui caractérisent son passé et qui minent son présent. De notre passé, nous pouvons et devons toujours tirer les leçons de certains échecs et nous inspirer de certains succès pour mieux façonner notre avenir. Il faut connaitre l'Histoire pour ne pas refaire les erreurs du passé, dit-on.
Mais avant de tester notre hypothèse, une chose mérite d’être éclaircie : le but ultime de ce texte est de (re) déclencher une prise de conscience en Guinée, tant au niveau des gouvernants que des gouvernés, par rapport à l’importance capitale de l’éducation. Penser qu’il s’agit d’autre chose, ce serait complétement s’éloigner du message fondamental que nous tentons de véhiculer. Poursuivons notre analyse.
L’indice de développement humain de la Guinée compte parmi les plus faibles de la Terre (179/184 en 2014). De l’universitaire au cultivateur en passant par le vendeur de rue, le diagnostic est fondamentalement le même : même par rapport à certains pays africains, « la Guinée est en retard hein ! » Et pour cause : on ne compte plus le nombre de Guinéens qui sont évacués au Sénégal pour des raisons médicales ou qui poursuivent leurs études au Maroc, en Malaisie, en France, etc. Comme le rappelle Tierno Monénembo, la vie moderne exige des règles de vie claires et nettes qui s’imposent à tous et d’abord à ceux qui sont chargés de les appliquer. Regardez le Sénégal, suggère l’écrivain guinéen.
Face à cette situation, vous et nous le savons : le Guinéen veut de l’eau à son robinet, de l’électricité dans son foyer, de bonnes routes pour se déplacer, de bonnes écoles pour apprendre, de très bons hôpitaux pour se soigner, plus de sécurité pour protéger ses biens et son intégrité physique, etc. Afin de sérieusement résoudre l'ensemble de ces urgences socioéconomiques, il faudrait commencer par une réforme profonde du leadership politique et de l’éducation en Guinée. Nous sommes convaincus que tout le reste dépendra de ces deux éléments clés.
En effet, de la Grèce antique à l’Afrique contemporaine en passant par les Lumières, plusieurs penseurs, artistes ou hommes politiques ont déjà mis en évidence le fait que, sans une éducation de masse, toute société serait condamnée au statuquo dans le meilleur des scenarii et, dans le pire, au recul permanent à tous égards. Joseph Ki-Zerbo, historien et homme politique burkinabé, en était conscient. Ce qui l’a amené à soutenir, de manière claire et nette, que «l’éducation est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir de nos sociétés ».
Dans un pays où le taux d’analphabétisme est très élevé, le peuple est moins en mesure de penser et de réussir un changement sociopolitique de fond. Or, le fond compte clairement plus que la forme. Et si un tel pays est multiethnique, la manipulation de l’ethnicité devient encore plus aisée pour les entrepreneurs politiques en panne de projets de société. C’est dans cette perspective que l’on pourrait parler d’une sorte de cercle vicieux entre la mauvaise qualité du leadership politique et la médiocrité du système éducatif dans un pays.
Vous l’aurez déjà imaginé, mieux on est éduqué, plus on devient vigilant et exigeant envers nos dirigeants. Cette hypothèse se confirme, entre autres, à travers le printemps arabe de 2011. Selon plusieurs analystes du jeu et des enjeux politiques africains, les soulèvements populaires qui ont bouleversé la Tunisie et l’Égypte s’expliquent notamment par la hausse du nombre de jeunes diplômés chômeurs dans ces pays. N’est-ce pas ce qui dissuaderait certains présidents africains d’améliorer leur système éducatif ? Cette question est, bien sûr, loin d’être anodine.
Parce que le fait est que l’éducation pour toutes et tous ne peut être effective et efficace sans un leadership politique réel dans un pays. Convaincu de cela, l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser tranche : « Être un leader, c’est facile. Il suffit de connaître les aspirations de la masse et de les crier plus fort que tout le monde. Être un bon leader est plus difficile: il faut convaincre la masse de vouloir ce qui est réellement le meilleur pour elle. Dans tous les cas, il faut connaître, être accepté, et suivi. » Alors, tout dirigeant guinéen devrait comprendre la recette et l’appliquer sérieusement: le développement de la Guinée et l’émancipation de ses habitants commence par l’éducation.
Par ailleurs, nous entendons déjà d’autres voix qui affirment ‒ et elles n’auraient pas totalement tort ‒ que l’État ne peut pas tout faire tout seul et que si la Guinée va mal, c’est aussi, dans une certaine mesure, la faute aux pouvoirs précédents, à la société civile, aux institutions financières internationales, à quelques puissances étrangères (maladroitement appelée communauté internationale), voire au passé colonial.
Nous répondrons à celles-ci par cela : construire la Guinée incombe certes à tous ses citoyens (sa diaspora incluse), mais c’est surtout ceux et celles qui exercent le pouvoir qui devraient montrer la voie à suivre et à respecter. Comment ? Par des actions concrètes comme celles de Kagamé au Rwanda ou de Rawlins au Ghana, mais aussi par des discours inspirants et unificateurs à la Mandela. Un bon leader, comme l’a si bien observé Lao Tzu, c’est celui qui dirige par l’exemple…
Ah, d’accord, donc pour les actuels et futurs dirigeants de la Guinée, l’ultime enjeu consisterait-il à diriger par l’exemple à l’instar de Mandela, Lumumba, Martin Luther King et d’autres grands leaders qui ont positivement marqué l’Histoire ? Exactement chers lecteurs !
Bref, nul ne sait de quoi sera fait l’avenir certes, mais on peut parier que celui de la Guinée ne pourrait être radieux sans une amélioration profonde de son système éducatif. Alors, il serait très intéressant de voir combien de leaders politiques en feront l’un de leurs principaux thèmes de campagne électorale en vue de la prochaine présidentielle en Guinée.
Ousmane Diallo
Ottawa, Canada
« Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes », Aristote
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Commentaires
Une idée ne peut être féconde que si elle est partagée, débattue, contestée, revisee pour éventuellement être appliquée. Convaincu de celà , j'apprecie tous vos commentaires.
Amadudialamba, venant d'un internaute qui prend toujours le temps de bien lire les textes avant de constructivement les commenter (contrairement à certains), votre compliment me va droit au Coeur. Merci !
Merci aussi. Ce n'est qu'un devoir citoyen. J'encourage tous les jeunes a emboiter les pas de citoyens comme vous. C'est-a-dire trouver une nouvelle voie pour résoudre les problèmes de ce pays, sans trop s’appuyer sur la politique. Parce qu’actuellement le milieu politique guinéen est bourré d’invectives et de déshonneur. La majorité de ceux qui sont habitué au jeu politique guinéen ont perdu leur incorruptibilité. Dès que le gain facile se présente rien n’y pourra ils cèderont automatiquement
Amadudialamba, venant d'un internaute qui prend toujours le temps de bien lire les textes avant de constructivement les commenter (contrairement à certains), votre compliment me va droit au Coeur. Merci !
C'est aux Citoyens d'obliger les Politiques à s'engager (et surtout respecter leurs engagements) sur les questions qui affectent leur AVENIR (Éducation, Santé, justice, infrastructures, etc....).
NOUS FABRIQUONS NOS PROPRES DICTATEURS EN LES DÉIFIANT (C'est Dieu qui l'a voulu...).
LES GUINÉENS sortiront de leur misère lorsqu'ils EXIGERONT que leurs DIRIGEANTS (président, ministres, Généraux, etc....) les RESPECTENT.
Le problème en Guinée c'est que ceux qui ont le POUVOIR méprisent et écrasent de leur mépris les AUTRES.
TOUT le monde ne peut pas être PRÉSIDENT, MINISTRE ou MILLIONNAIRE dans un pays. Par contre l'ÉTAT doit garantir à n'importe qui la possibilité de le DEVENIR. En ne permettant pas à 70% de la population d'avoir accès à une ÉDUCATION décente, on les prive de cette POSSIBILITÉ. CECI est une PROFONDE INJUSTICE!
REFUSER d'offrir une ÉDUCATION DÉCENTE, une VIE décente aux Guinéens; N'EST-CE PAS la plus grande PREUVE de mépris?
Ibrahim Al Bagdadi Al Khalifa,tenez, votre pseudo m'inspire un petit poème:
Yaa Bagdaady,yaa ibna Saddaamy
Mine zamani aady,alhamtany bilijtiyaady
Li anna dhaakash shibla mine haadhal assady
O toi qui es de Bagdad, O fils de Saddam
Depuis les temps immémoriaux, tu m'inspires bravoure
Tant il est normal que le lionceau soit digne du lion.
Vous êtes un as, vous êtes la preuve que l'école guinéenne ou les enfants issus de tous les milieux guinéens peuvent être savants et de très grande culture.
Je vois aussi que vous suivez la RTG Boulbinet pendant les mois de Ramadam depuis 2011.
A vrai dire j'ecoutais sans en connaitre la signification.
Monsieur Ibrahima Al Bagdadi al Kh, avant tout, mes respects. Je comprends votre colère ou ras-le-bol. Une nervosité que nous partageons d'ailleurs tous. Mais à part ces critiques que nous nous échangeons en longueur de journée ici, quelle est la deuxième ou troisième voie à suivre ? Donnez-moi un ''Kalach'' et mettez vous devant, je serais l’un de vos meilleurs combattants. La faute est imputable à tous les guinéens. Mais plus particulièrement aux partis politiques et à la mouvance présidentielle. C’est surtout ces deux blocs qui sont en train de rouler tout le monde dans leur farine. Je ne sais pas si vous avez pu suivre l’Imam Fofana dans son tout dernier discours en Foret. Lui aussi est en train de reprendre l’hymne préféré de son patron qui consiste a dire que c’est sont les cadres guinéens qui freinent le pays depuis le temps de Sékou. Il rajoute aussi que les Présidents qui se sont succédés, ainsi que l’actuel n’y sont pour rien. Chacun accuse son prochain. En fin de compte qui est réellement fautif ? Comment interprétez-vous également l’attitude de l’UFR et du PEND qui refusent de prendre part a la marche de protestation programmée pour le 17 prochain ? Ces deux formations attendent la veille même des choses sérieuses pour jouer à l’incertitude ou aux trouble-faits. Ils attendent que plusieurs militants se fassent abattre pour leur cause avant de renoncer au combat. Enfin, la jeunesse pour laquelle nous menons cette lutte est plus paresseuse que tous les autres acteurs. Il ne faut pas oublier de mettre sur cette liste tous les acteurs de la société civile qui se font très discret sur le terrain. Cette semaine même l’une des plus grandes figures de la lutte syndicale était la cavalière de l’apprenti dictateur. Alors sans vouloir injurier personne, qualifions cette attitude d’hypocrisie collective.
Je partage la plupart de vos remarques:
1.La honte que Madame Rabiatou Serah a fait preuve au palais comme quoi l'élite du syndicalisme guinéen est à reconstruire
2. L'hypocrisie dont à fait part la plupart des leaders politique dans l'affaire Gaoul, c'est comme ça que AST a fini par liquider les intellectuels guinéens, chacun pensant que c'etait l'autre seulement qu'on visait.
3. Le PM Imam Fofana a pour mission en forêt de semer le trouble au sein de cette population pourtant meurtrie par la longue serie des forfait fomentés par son chef: Galapaye, womey, piney, kouley, j'en passe...
4. Mais surtout l'attitude des jeunes dans ce pays. C'est pour la jeunesse surtout que le combat est menée, la generation quatrigeneraire etant pratiquement sacrifiée. Il faut reinventer un sursaut national comme en janvier et fevrier 2007 pour eviter de perdre 5 longues années encore.
Yaa Bagdaady,yaa ibna Saddaamy
Mine zamani aady,alhamtany bilijtiyaady
Li anna dhaakash shibla mine haadhal assady
O toi qui es de Bagdad, O fils de Saddam
Depuis les temps immémoriaux, tu m'inspires bravoure
Tant il est normal que le lionceau soit digne du lion.
Neutre????!!!! cela veut dire simplement hypocrite sans pour autant injurier quiconque de passage. On ne voir la descente aux enfers de cette population et rester neutre! Visiter ce pays du nord au sud, d'Ouest en Est, et après cela revener nous dire si vous pouviez rester neutre dans cette situation. Evidemment si vous avez des intêrets personnels à defendre on comprendra.
Il est temps d'arrêter de tomber si bas et de rejoindre le seul parti qui peut nous sortir de là . Même les enfants de bas âge connaissent quel est le parti du changement en guinée, le juste milieu, loin des ethnos. Ignorer cela et laisser cette occasion passer, nous le regretterons tous, surtout ceux qui prétendent etre neutre maintenant.
Monsieur Ibrahima Al Bagdadi al Kh, avant tout, mes respects. Je comprends votre colère ou ras-le-bol. Une nervosité que nous partageons d'ailleurs tous. Mais à part ces critiques que nous nous échangeons en longueur de journée ici, quelle est la deuxième ou troisième voie à suivre ? Donnez-moi un ''Kalach'' et mettez vous devant, je serais l’un de vos meilleurs combattants. La faute est imputable à tous les guinéens. Mais plus particulièrement aux partis politiques et à la mouvance présidentielle. C’est surtout ces deux blocs qui sont en train de rouler tout le monde dans leur farine. Je ne sais pas si vous avez pu suivre l’Imam Fofana dans son tout dernier discours en Foret. Lui aussi est en train de reprendre l’hymne préféré de son patron qui consiste a dire que c’est sont les cadres guinéens qui freinent le pays depuis le temps de Sékou. Il rajoute aussi que les Présidents qui se sont succédés, ainsi que l’actuel n’y sont pour rien. Chacun accuse son prochain. En fin de compte qui est réellement fautif ? Comment interprétez-vous également l’attitude de l’UFR et du PEND qui refusent de prendre part a la marche de protestation programmée pour le 17 prochain ? Ces deux formations attendent la veille même des choses sérieuses pour jouer à l’incertitude ou aux trouble-faits. Ils attendent que plusieurs militants se fassent abattre pour leur cause avant de renoncer au combat. Enfin, la jeunesse pour laquelle nous menons cette lutte est plus paresseuse que tous les autres acteurs. Il ne faut pas oublier de mettre sur cette liste tous les acteurs de la société civile qui se font très discret sur le terrain. Cette semaine même l’une des plus grandes figures de la lutte syndicale était la cavalière de l’apprenti dictateur. Alors sans vouloir injurier personne, qualifions cette attitude d’hypocrisie collective.
J'aime beaucoup vos approches Monsieur Diallo. Surtout que vous faites partie des rares guinéens neutres en politique. Vos sujets sont toujours distants du ring politique guinéen où chaque jour des coups de poings et même de gueules sont régulièrement balancés. Vous ne mélangez pas le lait et le miel pour plaire a la fois au berger et au chasseur d'abeilles. ‘’SI’’, ‘’SI’’ et ‘’SI’’ encore, il m’était donné de proposer des cadres pour le future gouvernement et ‘’SI’’ le nouveau gouvernement acceptait de prendre en compte les avis des sans voix, j'allais recommander les guinéens ci-après : chacun dans son domaine, pour faire partie de la future équipe : MM/Dr. Ousmane Doré, Diakité B, le Doyen SNB, Ghandi, Oumar Teli, un certain ''Ameofil'', Naby Laye Camara, Paul Théa, vous Monsieur Diallo d'Ottawa, sans oublier tant d'autres intellectuels qui, par la maitrise de leurs sujets ainsi que de leurs émotions sont des ressources fiables. Voila le genre de guinéens, qu'il faut regrouper dans une banque de données pour qu’ils soient mis a contribution lorsque le sérieux commencera au pays. Vos interventions sont de haute qualité. Puisque vous ne divaguez pas comme nous autres. Lorsque vous abordez un sujet, vous le développez seul et logiquement. Pendant que nous autres nous essayons quelquefois de taper à toutes les portes et en même temps. Chose qui nous fait parfois perdre le filon. Pour terminer, je voudrais rappeler ici que c’est après l'assassinat de la première génération d'intellectuels guinéens par l'ancien système dit révolutionnaire du premier président que l’éducation et plusieurs autres secteurs ont connu leur début de déclin en Guinée. Puis, immédiatement après, c’est l''enseignement de masse'' qui a suivi. Un enseignement qui devrait porter le nom d’ ‘’enseignement populaire’’ basé sur la pire médiocrité. Je crois que c'est la cause fondamentale de tous les problèmes que nous rencontrons aujourd'hui. Pour rectifier cette ratée de longue date, il faudra commencer par fermer les ‘’écoles des domiciles’’ (ou gagne dépenses), faire appels a beaucoup d’enseignements de la diaspora et même a des étrangers pour former une première mouture d’enseignants. Sans oublier de réintroduire les vertus et la rigueur dans le système.
Neutre????!!!! cela veut dire simplement hypocrite sans pour autant injurier quiconque de passage. On ne voir la descente aux enfers de cette population et rester neutre! Visiter ce pays du nord au sud, d'Ouest en Est, et après cela revener nous dire si vous pouviez rester neutre dans cette situation. Evidemment si vous avez des intêrets personnels à defendre on comprendra.
Il est temps d'arrêter de tomber si bas et de rejoindre le seul parti qui peut nous sortir de là . Même les enfants de bas âge connaissent quel est le parti du changement en guinée, le juste milieu, loin des ethnos. Ignorer cela et laisser cette occasion passer, nous le regretterons tous, surtout ceux qui pretendent etre neutre maintenant.
Bonjour,
Reponse a "Alors, il serait très intéressant de voir combien de leaders politiques en feront l’un de leurs principaux thèmes de campagne électorale en vue de la prochaine présidentielle en Guinée" : AUCUN !
Vous les entendrez tous/tes (y compris celui qui brique sa propre succession en voulant etre plus que Mike Tyson) clamer qu'ils vont donner l'electricite en tels mois, l'eau suivra en telles annees, et bla bla .... Comme si ces elements venaient du cien par incantation !
Sidya TOURE est le seul leader qui a pour thème de campagne la formation, l'éducation et l'emploi pour tous.
Mais celà n'interesse pas les ethnos, ils prefèrent écouter et suivre les marchands de rêves qui promettent barrages, routes ....
Et pourtant, la ressource humaine passe avant tout. Sans ressource humaine de qualité, Kaléta échouera dans quelques mois comme Garafiri l'a été par faute de moyens humains.
Pourquoi ne tiront nous jamais des leçons de notre passé qui n'est pourtant pas si loin?
Lorsque des dirigeants incultes et dont la seule ambition est de se pérenniser, que font-ils ?
Ils s'entourent de plus nuls qu'eux (au pays des aveugles, les borgnes sont rois), et ils ne développent surtout pas la seule richesse qui pourrait à terme remettre en cause le statu quo, l'éducation.
Pourtant les pays asiatiques assoient leur développement sur cette seule richesse, la plus importante.
Pourtant comme le disait mon grand-père (paternel), on peut te voler ta femme, ton argent, mais pas ce que tu as dans la tête.
Néanmoins quand on n'a rien dans la tête, on compense justement par les femmes et l'argent.
Comparons ces deux cas sans passion:
Cas 1: Mossi Conde est allé étudier en france depuis son jeune âge (à l'âge de 15 ans d'après certains). Il est passé par la Sorbone et autres grandes écoles de l'hexagone. Je trouve son niveau très bas par rapport au deuxième cas
Cas 2: AST n'a fréquente que l'école primaire guinéenne, mais parvient à tenir des discours tout à fait cohérent dans la forme pendant des heures et l'autre qui a étudié à paris ne peut le faire pendant cinq minutes sans commettre des tas de fautes.
A l'analyse de ces deux cas, je pense qu'il faut chercher la cause de la débâcle de l'éducation guinéenne ailleurs.
Reponse a "Alors, il serait très intéressant de voir combien de leaders politiques en feront l’un de leurs principaux thèmes de campagne électorale en vue de la prochaine présidentielle en Guinée" : AUCUN !
Vous les entendrez tous/tes (y compris celui qui brique sa propre succession en voulant etre plus que Mike Tyson) clamer qu'ils vont donner l'electricite en tels mois, l'eau suivra en telles annees, et bla bla .... Comme si ces elements venaient du cien par incantation !
Ils s'entourent de plus nuls qu'eux (au pays des aveugles, les borgnes sont rois), et ils ne développent surtout pas la seule richesse qui pourrait à terme remettre en cause le statu quo, l'éducation.
Pourtant les pays asiatiques assoient leur développement sur cette seule richesse, la plus importante.
Pourtant comme le disait mon grand-père (paternel), on peut te voler ta femme, ton argent, mais pas ce que tu as dans la tête.
Néanmoins quand on n'a rien dans la tête, on compense justement par les femmes et l'argent.
Écoutez les "pères de la Nation" par des censés éduqués pour qualifier tout chef d'Etat en Guinée.
Un pays comme le Sénégal n'a pas connu de coup d'Etat parce que la majorité de son élite dirigeante et militaire a un minimum d'éducation lui permettant de régler ses problèmes sans la force et le désordre. Les textes de loi ont un sens et surtout une valeur qui transcendent leur intérêts personnels. Et pourtant, nous savons combien les Sénégalais sont corruptibles. Lisez les journaux et écoutez les débats politiques et ceux de la société civile au Sénégal,ils vous nourrissent l'esprit et vous apprenez toujours. En Guinée, c'est le contraire! Ils finissent par vous faire douter de vos connaissances tant ce que vous entendez dans les radios et autres média ainsi que dans des lieux publics comme les "maquis" de cadres Guinéens sont affabulateurs et académiquement scandaleux. Vous courrez dès que possible sur Google pour vérifier que ce n'est pas votre cerveau qui "bugue" ou vous lâche.
Une dictature en 2015 comme celle d'Alpha Condé n'est possible que par manque d'éducation de la trop grande majorité des Guinéens. L'achat facile des conscience n'en est qu'un des symptômes le plus flagrant.
Cela dit, en effet, tout le monde, Alpha Condé, Sidya Touré et d'autres compris est d'accord que le premier et le plus grand défi de la Guinée, c'est l'éducation. Et qui l'a détruite? Ahmed Sékou Touré alias Satan que les 24 ans de Lansana Conté n'ont pu rétablir car lui-même non-éduqué, il n'a jamais mis les moyens financiers nécessaires. AST était un autodidacte qui a tout mal assimilé et avec ses complexes d'infériorité voulait créer son monde. Résultat? Alpha Condé PRG à partir de 18 % des suffrages contre 44% pour son adversaire. Extrapoler et vous comprendrez! Si AC était un produit de l'école guinéenne, il n'aurait jamais réussi cet exploit certainement unique ou très rare. Surtout n'accusez personne que ceux qui ont perdu, Svp!








