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Coup d’Etat de rue au Burkina: pour qui sonne le glas ?
Antoine Akoi 2 Sovogui Mardi, 04 Novembre 2014 17:20
Bien que désavoué et honni, le capitaine Blaise Compaoré restera quand même une des figures emblématiques qui ont moulé l’identité du Burkina Faso. Son arme principale aura été son inimitable machiavélisme. Il aurait orchestré plusieurs coups d’Etat, y compris celui au cours duquel le capitaine Thomas Sankara a été tué. Une fois au pouvoir, il a émasculé l’armée en désarmant les troupes, hormis celles de sa garde personnelle. Ainsi, il était devenu le seul homme qui littéralement contrôlait le Burkina Faso.
Sur le plan régional, et même continental, Compaoré avait sa main en dessous de maintes activités répréhensibles eu égard aux traités internationaux. Il est établi, par exemple, qu’il a soutenu nombre de rebellions armées dans la sous-région ouest-africaine. Malgré ces faits, qui auraient pu lui attirer l’opprobre, il a réussi, depuis 2007, à se faire endosser par la communauté internationale comme médiateur de conflits! Bref, au fil du temps, il était même quasiment devenu le parrain de la « Sicile tropicale ». Ce sont ces multiples dimensions de l’homme qui font de sa chute un sujet d’intérêt extra-burkinabé. Comment donc son pouvoir, apparemment imprenable, s’est-il effondré en moins d’une semaine d’insurrection populaire ? Quelle est l’implication psycho-politique de cette retentissante défaite en Afrique de l’Ouest ? Voilà quelques questions, parmi d’autres, qu’on se pose sur ce qui est le premier véritable coup d’Etat de rue en Afrique sub-saharienne.
La première leçon à tirer porte sur la perception des Burkinabés quant à l’inviolabilité de la constitution, qui est de fait le socle juridique de la démocratie. Pour être l’assise légitime de la jurisprudence nationale, la constitution doit émaner du consensus populaire. Une fois adoptée dans les normes légales, nul ne peut s’arroger le droit de la manipuler à des fins personnelles. C’est ce que Compaoré a tenté de faire pour accaparer un autre mandat de président. Par le passé, la manipulation de la constitution a marché dans maints pays d’Afrique postcoloniale, y compris la Guinée, sous Lansana Conté. Les évènements de Wagadougou dénotent que cette pratique est en passe de devenir dangereuse pour les candidats à la manipulation. Le peuple, par la voix des insurgés, tient désormais à assurer sa souveraineté politique afin de garantir sa participation à la définition de son destin.
La deuxièmement leçon, qui est corolaire à la première, porte sur l’éveil des Burkinabés quant à la puissance des citoyens face aux dictateurs. Le 30 octobre entrera dans les annales de l’histoire de ce pays, et pour cause ! Nul n’aurait pensé que le leadership de Compaoré, fortifié par presque trois décennies de culture de pouvoir totalitaire, pouvait s’effondrer en trois jours sous la pression de civils non-armés. L’évènement établit ainsi que tout peuple uni et déterminé, peut renverser n’importe quel dictateur. On pourrait donc dire sans risque de se tromper qu’un nouvel ordre sociopolitique se lève pour le Burkina mais aussi ‒ et surtout ‒ pour la sous-région ouest-africaine.
La troisième leçon porte sur l’initiation d’une nouvelle dynamique de définition de la source du pouvoir en Afrique postcoloniale. Si l’assassinat de Sylvanius Olympio, le 13 janvier 1963 par Etienne Eyadema a marqué le début des putschs en Afrique, les Burkinabés viennent d’initier une nouvelle approche : la prise effective du pouvoir par la rue ou « coup d’Etat de rue ». Et cette dynamique a des chances de s’étendre rapidement sur un continent où subsistent encore des présidents-rois. Leurs comportements dictatoriaux vont indéniablement catalyser la reprise de l’ouragan de Wagadougou dans leurs pays respectifs.
Enfin, la révolte des Burkinabés, le 30 octobre 2014, annoncerait-elle la résurgence de mouvements populaires sur la scène politique sub-saharienne ? On est porté à croire qu’elle serait l’amorce du quatrième cycle de développement politico-historique dans cette partie du continent. Elle suit le cycle de la troisième vague de démocratie initiée dans les années 1990 ; ce cycle avait précédé celui des années 1960, qui avait abouti aux indépendances des Etats postcoloniaux africains. Et cet autre fait historique avait été précédé par les mouvements politiques des années 1940 qui avaient abouti à la naissance du Rassemblement démocratique africain (RDA). Ces cycles contribuent à l’amélioration de la politique ouest-africaine qui est entachée par les vicissitudes dues à la coexistence de diverses cultures de leadership ; et, surtout, par la résistance des dirigeants africains à la démocratisation du pouvoir.
En effet, lors de la conférence de la Baule, le 20 juin 1990, la France avait enjoint les dirigeants de ses ex-colonies d’Afrique de souscrire à la démocratie. Mais des dictateurs rusés avaient échangé le treillis contre le grand boubou ou la veste pour se faire passer pour des démocrates, tout en vidant la démocratie de ses essences. Dans nombre de ces pays, le multipartisme n’a été que formel ; la constitution a été manipulée ; la presse privée muselée ; les trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) concentrés dans les mains du président. Ce fait a imposé et cultivé la démocratie de coquille pendant plus de deux décennies. Mais désormais, avec la nouvelle orientation que l’ouragan de Wagadougou donne à la politique africaine, il est probant que les tyrans rejoindront bientôt la poubelle de l’histoire.
D’autre part, si les coups d’Etats militaires en Afrique ont été déplorables, la coopération de l’armée Burkinabé avec les insurgés a été salutaire pour ce pays. Bien qu’anticonstitutionnelle, l’implication de l’armée était devenue nécessaire pour extirper le cancer que la dictature de Compaoré représentait dans le corps politique du Burkina. Face à un leadership autocratique, toutes méthodes visant à protéger les droits inaliénables du peuple deviennent positives. Comme on le dit, dans de telles circonstances, « c’est la fin qui justifie les moyens », peu importe la manière. L’armée républicaine est le garant de la souveraineté du pays ; un peuple gisant sous l’autorité d’un despote n’est pas souverain. C’est pourquoi, au nom du droit des peuples, l’armée ne doit jamais rester en marge des évènements majeurs qui moulent le destin national.
La défaite de Blaise devrait servir de leçon aux autocrates africains. L’ère du pouvoir à vie et celle de crimes politiques gratuits sont révolues. La dynamique du changement a sonné ; ceux qui n’adoptent pas le changement seront changés par le changement! En tout cas les salades sont faites pour le capitaine Compaoré ; avec une telle défaite qui semble prémonitoire, on se demande bien pour quels chefs d’Etats africains sonne le glas !
En conclusion, il s’avère que pour être conséquent le leader doit s’adapter à l’évolution de la sociologie politique de son pays. Il ne doit en aucun cas tenter de confisquer l’histoire au risque d’être confisqué par l’histoire. Pour avoir tenté de modifier la constitution afin de se maintenir au pouvoir, Blaise se retrouve réduit en homme errant, banni du pays des hommes intègres.
Macenta, le 3 novembre 2014
Antoine Akoi 2 Sovogui
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Commentaires
Je me demande, qui sera donc le remplaçant de Blaise Compaore dans le rôle de médiateur de la sous région? je pense plus particulièrement au Mali. Et que va t-il arriver a Dadis?
C'est cette supposee mediation sous tutelle de Blaise dans une sous-region qui n'a jamais connu de PAIX qui explique en partie la complicite de l'occident(France en tete puisque c'est elle qu'on a vu en Lybie,CI...pour demettre les dirigeants de ces pays) pour permettre au sir de se maintenir au pouvoir contre la volonte du PEUPLE.Avaient-ils oublie toute fois que l'homme ne sera jamais indispensable pour la vie d'une nation?Etant tous mortels?On verra!
He' ce glas ne peut sonner que pour cette marque de fabrication burkino-franco-guineenne.
Il savait bien que cela lui pendait au nez et il n'a pas eu le courage de finir comme Khadafi ou Moubarak.
Il a opté depuis longtemps, comme ses modèles Ben Ali et le capitaine du Costa Concordia et ses larmes et belles paroles depuis son exil doré ne sont en fait que sa dernière insulte au peuple burkinabe...
S'il est garçon et fier, au lieu de pleurnicher a Yam-city il devrait rentrer au pays pour se justifier devant son peuple et revendiquer encore son changement constitutionnel...
C'est l'un des rares voir unique article sur votre site qui ne fait pas référence au président alpha condé c'est qui est très rare. C'est un article rédigé en toute honnêteté. L'auteur est à féliciter.
Si vous êtes fana des sites ou le nom du PPAC n'est jamais mentionné vous devriez consulter la presse de tous les autres 197 autres pays du monde, même dans les faits divers et même quand elle parle d'Ebola.
Il est le seul homme d’état avec une crise mondiale sur les bras que personne ne questionne ou n’interroge car il en fait et sait encore moins que les journalistes étrangers..
L’homme se définit par les actes qu’il pose…l’ensemble des actes qu’il pose! Compaoré, en s’en allant de la façon, a montré qu’il aimait son pays et voulait lui éviter les conséquences d’une guerre civile. Il ne faut pas s’attendre à cela en Guinée.
Frere A.O.T, j'ai exactement le meme avis, je vois que je suis pas le seul. A Ouagadougou, devant le siege du CDP, je n'ai jamais vu un gendarme ou un policier, contrairement au siege du RPG arc-en-ciel. C'est un signe important pour dire qu'il n'y avait pas trop de risque pour les Burkinabe. Ajourd'hui Blaise les invite à s'unir, meme contre lui.
Je ne pense pas qu'il avait une chance de s'en sortir.En effet,après avoir brulé l'assemblée nationale,le peuple s'est dirigée vers le palais présidentiel pour l'assiéger.Les Burkinabès n'y sont pas allés de mains mortes eux.Ils étaient pragmatiques.En plus de tout cela,il y'avait un groupe de militaires qui accompagnait les manifestants et qui a meme échangé des tirs avec la garde présidentielle.Sans compter que le peuple a commencé par se choisir un genéral en allant au front!
Donc l'opposition burkinabé s'est prémunie d'une tactique militaire,d'une cellule armée pour aller au combat.
Madina,
A mon avis, après 27 ans de pouvoir, Compaoré avait sans doute des soutiens dans l’armée et dans la société. Il ne suffit que de voir l’exemple du président Egyptien Moubarak qui, malgré 40 ans de pouvoir sans partage, avait assez de supporters assez commis pour sacrifier leur vies pour le maintien de Moubarak. Vous vous rappelez encore de ces supporters pro-Moubarak sur les chameaux en train de pourchasser les manifestants anti-Moubarak sur la place Tahrir Square ? On se souvient encore des dégâts causés par Gbagbo qui refusait de quitter malgré qu’il ait autant d’opposants (le Nord du pays) que de partisans (les Patriotes du Sud) qui se sont affrontés d’ailleurs pendant longtemps avec plusieurs morts et blessés. Vu la façon dont Compaoré s’est enfui, même avec l’aide de la France, on peut dire qu’il a eu de l’aide, dans l’armée surtout. Si l’armée était contre lui, pourquoi ne l’a-t-on pas arrêté pendant qu’il était encore dans le pays? L’armée n’est pas réactionnaire comme la population civile. Les militaires savaient déjà que Compaoré est un dictateur pendant toutes ces années de règne. Pourquoi la tentative de révision de la constitution tournerait-elle toute l’armée contre Compaoré…surtout s’il avait déjà des soutiens solides au sein de l’armée (ce qui est une certitude vu son long règne) ?
L’homme se définit par les actes qu’il pose…l’ensemble des actes qu’il pose! Compaoré, en s’en allant de la façon, a montré qu’il aimait son pays et voulait lui éviter les conséquences d’une guerre civile. Il ne faut pas s’attendre à cela en Guinée.
Je ne pense pas qu'il avait une chance de s'en sortir.En effet,après avoir brulé l'assemblée nationale,le peuple s'est dirigée vers le palais présidentiel pour l'assiéger.Les Burkinabès n'y sont pas allés de mains mortes eux.Ils étaient pragmatiques.En plus de tout cela,il y'avait un groupe de militaires qui accompagnait les manifestants et qui a meme échangé des tirs avec la garde présidentielle.Sans compter que le peuple a commencé par se choisir un genéral en allant au front!
Donc l'opposition burkinabé s'est prémunie d'une tactique militaire,d'une cellule armée pour aller au combat.
Aussi, Compaoré ne pouvais pas résister. Parce qu’il s’était retrouvé seul face à tous les burkinabé. Il n’y a eu aucune dissidence de la part des contestataires. Pas même la moindre faille dans le mouvement social. Tous les représentants de la société civile et même des corps habillés du pays se sont mis sur la même longueur d’onde pour dire à Blaise, ASSEZ c’est ASSEZ ! Chacun a mis sa divergence avec l’autre en poche, jusqu’au départ définitif de leur ennemi commun. C’est ce que moi j’appelle une société civile responsable. Ensuite, vu l’ampleur du mouvement, aucun proche collaborateur du fameux médiateur n’a accepté de porter une quelconque responsabilité, notamment de crime. Pourquoi accepter de porter une responsabilité de crime à cause d’un ex-Président fuyard? A commencer par le premier régiment de sa garde rapproché, personne n’a voulu se faire remarquer négativement ! C’est ça une armée républicaine NON ? Tout le monde l’avait complètement lâché le jour même qu’il a décidé de tripatouiller pour une énième fois la constitution sans le lui notifier. Lorsque le sapeur pompier ouest africain a vu les plus fidèles de ses fidèles se sauver comme des filous pourchassés, il s’est dit : « attend, moi aussi je veux faire comme eux avant que ca ne soit trop tard ». Il a vite pris ce qu’il pouvait, s’il en a même eu le temps et demandé une main forte à ses ex-maitres en vue de l’aider à traverser vite les frontières et aller se réfugier dans sa deuxième patrie. N’est-ce pas une humiliante fin de près de 30 ans de règne de notre ex-médiateur ?
C'est l'un des rares voir unique article sur votre site qui ne fait pas référence au président alpha condé c'est qui est très rare. C'est un article rédigé en toute honnêteté. L'auteur est à féliciter.
Il est a Macenta(en tout cas selon sa signature)! Si vous ne comprenez toujours pas, nous ne pouvons rien pour vous.Il n'est pas suicidaire!
C'est l'un des rares voir unique article sur votre site qui ne fait pas référence au président alpha condé c'est qui est très rare. C'est un article rédigé en toute honnêteté. L'auteur est à féliciter.
Je dis que les communistes ne voient pas au delà du bout de leur nez! Compaoré est le parrain d' un communiste. Donc cet article s' adresse plutôt à celui-ci.
"...avec une telle défaite qui semble prémonitoire, on se demande bien pour quels chefs d’Etats africains sonne le glas !"
Je ne suis pas un mage,mais au vu de la situation Ouest-Africaine,on peut dire sans risque de se tromper que le prochain sur la liste c'est l'usurpateur Alassane Ouattara du Burkina-Cote D'ivoire.L'heure de la liberation totale de l'intrepide peuple de Cote D'Ivoire des griffes sanguinaires du despot-subalterne-satrap-psychopate Ouattara,arrive a pas de geant.
C'est quand les Ivoiriens auront boute' Ouattara(et son encombrant hote Blaise Cobra-ore') loin,tres loin de la Cote D'Ivoire,lors d'un mouvement d'ensemble de toutes les composantes nationales(memes les ministres rejoindront le peuple contre l'ennemi)qu'ils iront chercher Gbagbo a la Haye pour qu'il revienne s'asseoir dans son fauteuil de President legitime,elu par le peuple souverain en 2010 a plus de 51% des voix.
Le 1er "coup d'Etat de la rue"(je dirai plutot "revolution de la rue") en Afrique fut certes en Octobre,mais pas en 2014 au Burkina.
Souvenons nous,c'est son Excellence le President Laurent Gbagbo,en leader incontestablement charismatique et tres ecoute' par les Ivoiriens, qui le premier en Afrique Noire appela le peuple a descendre dans la rue pour reclamer sa victoire contre la junte militaire du General Guei Robert du CNSP lors de l'election d'Octobre 2000. "Je demande a tous les Patriotes," martelera Gbagbo,"de toutes les villes et les campagnes de descendre dans la rue." Et ceci "jusqu'a ce que Guei recule." Dans les minutes qui suivent cet appel historique,des centaines de milliers de Patriotes Ivoiriens deferleront dans les rues de Cote D'Ivoire pour engager une grande bataille,un terrible "corps-a-corps" contre le General et ses soldats.Les soldats de Guei,et de son bras seculier,Boka Yapi,arroseront de balles des centaines et des centaines de Patriotes Ivoiriens. Plus de 300 morts selon Gbagbo lui meme.Des tirs de rafales de kalashnikovs,jets de pierres,coups de gourdins,rien ne sera laisser au hasard.La determination des Ivoiriens sera inebranlable(comme Ouattara l'apprendra aussi). Guei,comme Compaore',ne pouvait pas tenir. Il prit la cle' des champs pour se refugier dans son village de Kabacouma,dans les 18 Montagnes.
Donc Blaise Cobra-ore' n'a aucun merite,au du moins son seul merite aura ete' de reveiller le peuple du Burkina de son long sommeil de 27 ans par ses methodes de gouvernement a la limite du barbarisme et de l'ubuesque.
A bas Blaise Cobra-ore',le grand serpent venimeux pietine' par les Burkinabes pour ensuite etre jeter dans les caniveaux boueux de l'histoire.
Vive l'Afrique libre,democratique et prospere par les Africains et pour les Africains(a part bien sur Compaore',l'ex-roitelet negrillon.)
C'est l'un des rares voir unique article sur votre site qui ne fait pas référence au président alpha condé c'est qui est très rare. C'est un article rédigé en toute honnêteté. L'auteur est à féliciter.
Ahhh grand,pardon, quand on parle de miaulement,tout le monde sait qu'on parle du chat!
Quand on parle des égouts,tout le monde sait qu'on parle des rats!
Quand on parle d'eradiquer le paludisme tout le monde sait que les moustiques sont menacés
Cet article parle de Alfa Condè de A à Z.
On ne peut pas comparer la Guinée au Burkina Faso ou Alpha Condé a Blaise Compaoré. Premièrement, Il me semble que Compaoré, après 27 ans au pouvoir, n’a simplement pas voulu résister sinon il pouvait refuser de s’en aller maintenant pour s’imposer. !
Je ne pense pas qu'il avait une chance de s'en sortir.En effet,après avoir brulé l'assemblée nationale,le peuple s'est dirigée vers le palais présidentiel pour l'assiéger.Les Burkinabès n'y sont pas allés de mains mortes eux.Ils étaient pragmatiques.En plus de tout cela,il y'avait un groupe de militaires qui accompagnait les manifestants et qui a meme échangé des tirs avec la garde présidentielle.Sans compter que le peuple a commencé par se choisir un genéral en allant au front!
Donc l'opposition burkinabé s'est prémunie d'une tactique militaire,d'une cellule armée pour aller au combat.
Antoine Akoi 2 Sovogui
Vous etes suicidaire Mr Sovogui de vous trouver en Guinée et de surcroit à Macenta.On veut des explications tout de suite.








