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Vincent Bolloré : l’envahisseur du continent africain ?
A. W. Cissé Jeudi, 15 Mai 2014 15:57
Il fait et défait des dictateurs. Il n’a pas de penchant si ce n’est pour la prise en otage du continent noir, à travers ses « présidents démocratiquement élus ». Vincent Bolloré a fini en effet d’acheter tous les chefs d’Etats africains. A travers eux, l’ensemble des sociétés portuaires françaises sur le continent africain. Cette course effrénée pour le gain, accumulé souvent dans des conditions obscures, a fait de l’Afrique un continent en perpétuelle colonisation. Les présidents apprentis démocrates et les despotes assimilés ne peuvent plus élever la voix. Ils sont devenus depuis bien des lustres de simples propriétés. Eclairage dans la note d’analyse ci-dessous.
Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu

LE « RIFIFI » DE BOLLORE EN AFRIQUE
La dernière société de « traite » française sur le continent africain
Après le rachat de la SCAC (SOCOPAO en Afrique), Vincent Bolloré a racheté aujourd’hui l’ensemble des sociétés portuaires françaises sur le continent africain, TRANSCAP – SAGA (SOAEM – SAGETRA) MORY – AMI (Afrique de l’Est) – TTA – SDV/DELMAS
Ce groupe exerce un monopole sur l’ensemble des ports et des terminaux containers et détruit sciemment toute tentative de concurrence.
Avec un revenu de plus de 600 millions d’euros (revenu officiel) remonté de l’Afrique, il a conforté financièrement l’ensemble des sociétés du Groupe. Grâce à la « manne africaine » de ce monopole réalisé avec la complicité des chefs d’Etats africains.
Financement de campagnes électorales, soutien médiatique au travers de Havas, la plupart des chefs d’Etat du continent ont passé des accords de « traite » avec ce Groupe portuaire et lui sont redevable de leur accession au pouvoir ou de leur maintien.
Les opposants politiques ne sont pas en reste, et visitent régulièrement la ‘’Tour Bolloré’’. Leur soutien financier est aussi un investissement pour le futur quel que soit le résultat de la « roulette » électorale, le Groupe tirera le bon numéro.
Les enjeux financiers sont importants. Chaque container qui passe par une des « portes » portuaires du Groupe Bolloré, paye une contribution de 350 à 540 euros, coût du terminal container pour les opérations de chargement et de déchargement d’un container par an (ceci sans compter les taxes de stationnement tant pour les armateurs que pour les réceptionnaires).
Les banques évaluent les revenus nets du Groupe en Afrique à plus d’un milliard d’euros (chaque année cependant, 5% à 10% de ces revenus sont investis en Afrique).
Ce Groupe a le comportement des sociétés de traite qui au 18e et 19e siècles, signaient des contrats avec les « roitelets » locaux et établissaient un monopole sur les produits locaux. Ces contrats aujourd’hui sont devenus des fiscalités de porte (portuaire) par des monopoles exclusifs dans les ports africains, au travers de concessions exclusives des terminaux portuaires (pas de concurrence).
Il est curieux de voir que ni le FMI, ni la Banque mondiale, ni la Caisse française de coopération, ne s’opposent à cette situation. Encore moins les politiques français. Le Groupe Bolloré a ses soutiens au « château » quel que soit son locataire, de gauche comme de droite.
Quel homme politique, quel journal oserait s’attaquer au Groupe ? Les sanctions seraient immédiates. Soutien de campagne électorale (sondage, marketing politique, publicité) la sanction « Havas serait immédiate.
Le comportement du Groupe en Afrique, fortement soutenu localement par les ambassades de France, est étonnant, l’impunité totale dans ses actes économiques : destruction systématique de toute concurrence, déstabilisation de toute société qui ose défier « l’oligarque français » Bolloré (devenu écologiste avec ses investissements dans les véhicules électriques).
Le Groupe Necotrans - Getma en a fait les frais au Togo. Et en Guinée, la concession a été annulée d’un trait de plume par le nouveau « roitelet » Alpha Condé (retour d’investissement d’un opposant de plusieurs années) avec la bénédiction de Bernard Kouchner et de Nicolas Sarkozy.
L’armateur Grimaldi a perdu son terminal RoRo, le soutien à Macky Sall ayant été plus important que le hub réalisé par cet armateur au port de Dakar (+ de 120 escales par an). Bolloré récupère ainsi, une partie de sa mise à l’écart du terminal container par Wade.
Les revenus de cette traite portuaire sont des plus opaques (particulièrement au Nigéria, Angola, Sierra-Léone), les facturations aux armateurs passent par différentes filiales exotiques, et suivent un cheminement difficilement traçable.
Les salariés expatriés sont gérés par une société anglaise :
Human Resource Management LTD
Friary Court
65, Crutched Friars
London EC3N 2AE
Ce qui permet d’éviter les tracasseries des tribunaux du travail français (un exemple du comportement citoyen du Groupe !).
Aucun support de presse français n’ose émettre la moindre critique sur ce Groupe mais cette position de monopole politique et économique commence à susciter des oppositions de la part des jeunes leaders africains.
L’image de la France n’en est certainement pas anoblie.
Beaucoup d’importateurs africains et d’armateurs réclament une concurrence dans les terminaux portuaires, mais personne parmi les politiques ou les bailleurs de fonds n’a pris sa calculette pour évaluer concrètement le montant de la « traite ».
Le tiercé gagnant-gagnant de Bolloré semble perdant pour l’Afrique, mais gagnant en bourse, l’action a dépassé les 400 euros !
En attendant, Monsieur Bolloré « flingue » tout opposant à son monopole.
A.W. Cissé
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Commentaires
Mon frère je ne suis pour une fois pas du tout d'accord avec toi : la coopération sino-africaine sera le plus gros échec de notre continent et tous les pays africains finiront, quand ils auront de vrais technocrates au pouvoir, par la limiter a sa plus petite expression.
La Chine est plus impérialiste avec nous que l'occident et en plus sans aucune morale et éthique. Regarde seulement comment ils traitent leurs minorités et pauvres, imagine ensuite ce qu'ils pensent vraiment de nous et si ils nous regarderaient si nos sols n’étaient pas une bénédiction de Dieu...
A.O.T. Sachant que le niveau ne me le permet pas, je n’ai pas osé m’aventurer dans un exercice d’explication du fond et de la forme de coopération que nos cousins du soleil levant proposent ou imposent à notre vieux continent. Cependant, je sais que des méfaits néfastes n’en finissent pas (surtout au niveau de l’informel). En parlant de ces nouveaux arrivants dans l’océan des affaires et de la coopération, j’ai me suis souvenu du récent tsunami (coopération envahissante). Parcourez le monde entier, vous constaterez qu’ils ont pris à la gorge plusieurs secteurs de l’économie mondiale. Même ceux des plus grandes puissances ne sont pas épargnés. Pourtant ces puissances possèdent toutes sortes des batteries de précaution, mais elles n’arrivent plus à contenir cette invasion ‘’sauvage’’ et incontrôlable. Pour eux, la seule condition qui compte, c’est la part qui leur revient et pour cela, ils sont prêts à tout. Enfin, je vous laisse la latitude, vous, grands académiciens, spécialistes en géopolitique et en économie mondiale de fouiller jusqu’aux arrières recoins de cette nouvelle forme de coopération proposée à l’Afrique pour expliquer à nos chefs les avantages et les inconvénients. Mettre en garde nos dirigeants, surtout les novices comme notre pro-faussaire de ‘’Pinè’’ sur les inconvénients en court, moyen et long terme. Car sauf en cas de force majeur, notre continent sera le plus touché.
Vous savez, on nous a toujours dit que chaque chose a un début et une fin. L’économie du pays de Bolloré traverse actuellement un vaste étendu de désert. Il vient d’éviter de justesse la récession. Loin de vouloir présager un malheur pour les populations de ce pays, mais je vois mal comment leurs mafieux dirigeants qui soutiennent Bolloré pourront s’en sortir. Car ce n’est que partie remise, surtout que le continent africain n’arrêtera plus jamais de se tourner vers son cousin asiatique. Partout en Afrique c’est Bolloré ou rien. D’ailleurs plusieurs régimes ne doivent leur survie qu’à l’imposition de ce mafieux groupe sur leurs territoires. Mais bientôt il n’y aura plus de Bolloré en Afrique. N’en déplaise à ses défenseurs. La nouvelle coopération sino-africaine viendra un jour à bout de tous ces groupes mafieux.
Mon frère je ne suis pour une fois pas du tout d'accord avec toi : la coopération sino-africaine sera le plus gros échec de notre continent et tous les pays africains finiront, quand ils auront de vrais technocrates au pouvoir, par la limiter a sa plus petite expression.
La Chine est plus impérialiste avec nous que l'occident et en plus sans aucune morale et éthique. Regarde seulement comment ils traitent leurs minorités et pauvres, imagine ensuite ce qu'ils pensent vraiment de nous et si ils nous regarderaient si nos sols n’étaient pas une bénédiction de Dieu...
le problème de la Guinée n'est pas Bolloré mais ses dirigeants. Bolloré en tant qu'investisseur est bien venu chez nous. C'est aux guinéens de se battre pour avoir des bons dirigeants pour défendre leur intérêt.
IBOU
Tu es le comble de la nullité. Au contraire c'est toi qui devrait te former et cela urgemment pour ton propre bien. Si tu ne sais pas, je t'informe officiellement que tu es malade. Tu es narcissique et ta conduite mythomaniaque en dit sur ton cerveau pourri. Tu devrais te soigner..
La pléthore de fautes, de toutes sortes, que vous avez commises dans votre intervention en dit long sur votre "formation".
Petit conseil: avant de demander aux autres de se former et de se renseigner, apprenez d'abord à écrire correctement.
Je vous informe que si vos grand père n'ont pas pu mettre nos port en valeur, taisiez vous et laisser ceux qui peuvent le faire travailler tranquillement.
Pour qui se prend-il cet ignare ?
Sans doute parce que lui n'est capable de rien, il insulte tout le monde, et s'imagine que les autres sont de son niveau.
Concernant Bolloré, comme toute multinationale, il y a à boire et à manger avec lui. C'est un vrai entrepreneur (et ça manque en Afrique), mais tous les coups sont permis (il a soutenu Charles Taylor au Liberia contre Lansana Conté et la Guinée). Est-ce de cette époque que viennent ses relations avec AC ?
Continuez à perdurer dans l’ignorance en accusant des multinationales comme étant les seules responsables de la situation désastreuse de l’Afrique, même après 50 ans d’indépendance proclamée. L’objectif de chaque entreprise est de satisfaire ses investisseurs même si cela signifie profiter des systèmes corrompus dans les Etats faibles de l’Afrique. On en a marre de cette perpétuelle victimisation…
Le problème c'est qu' on a des multinationales puissantes avec des cadres compétents qui ne cherchent que le profit face a pays sans état, des peuples ignorants, des élites inconscientes. Ce qui fait que ces géant n'ont personne en face pour défendre l'intérêt des peuples.
Pour moi Bolloré est le moindre mal pour notre pays,le véritable problème de notre pays ce sont les multinationales minières telle que Riotinto qui nous trompent depuis des décennies.
Le plus triste est qu'il trouve des guineens, y compris des journalistes, pour l'applaudir dans sa lutte contre la corruption en Guinée !
Vraiment de trop nombreux "intellectuels" guineens font pitié et sont un frein a toute avancée morale dans notre pays.
Le PPAC a trouvé le pays de rêve pour prendre le pouvoir en Afrique avant sa mort...
Contrairement à A Aziz Bah, je ve vois aucun passage dans ce texte qui stipule ou laisse penser que les multinationales soient "les seules responsables de la situation désastreuse de l’Afrique."
Bien que les multinationales ne soient pas les seules responsables du retard de l'Afrique, ce serait une erreur monumentale de penser qu'elles n'en ont rien à voir.
La seule différence c'est que les somaliens volent les riches (comme Robin des bois) alors que Bollore vole les pauvres d'esprit/moralité et leurs esclaves...








