Démocratisation en Afrique : l'échec de la Guinée vs la réussite du Ghana

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DIALLO_Ousmane_auteur_01Au lendemain de la guerre froide, les anciens régimes autoritaires africains se sont inscrits dans ce que Huntington a décrit comme étant la « troisième vague de démocratisation Â». Mais, quelques décennies plus tard, en matière de transition démocratique, le continent africain nous offre non seulement des exemples d’échec, mais aussi de réussite. Tout en privilégiant une approche volontariste, nous utiliserons deux facteurs causals pour expliquer la réussite de la transition démocratique ghanéenne dirigée par Rawlins et l’échec de celle dirigée par Conté en Guinée.

Le premier facteur causal est le «leadership» dont Rawlins a fait montre, permettant ainsi au Ghana de se démocratiser. Le second facteur causal est l’«extraversion» que nous retrouvons dans les stratégies politiques de Conté, ce qui lui a permis de restaurer un régime autoritaire en Guinée après un bref moment de recréation démocratique. Comme le fait remarquer Bayard, « l’angle institutionnel est impropre à saisir la question démocratique dans toute son étendue Â». Ceci étant dit, notre position est claire : pour bien comprendre la démocratisation, se concentrer sur les institutions est certes important, mais la qualité du leadership des acteurs l’est encore plus. Alors, pourquoi deux régimes autoritaires, guinéen et ghanéen en l’occurrence, aux données géopolitiques et socioéconomiques largement similaires et aspirant tous les deux à la démocratie, parviennent-ils à des résultats différents ?

Voici le plan que nous suivrons pour y répondre : dans un premier temps, nous énumérerons quelques points communs entre la Guinée et le Ghana. En deuxième lieu, nous tâcherons de montrer la relation causale entre le leadership de J.J. Rawlins et la réussite de la transition démocratique ghanéenne. Avant de conclure, nous montrerons, dans un troisième temps, comment Conté a restauré l’autoritarisme Guinée.


Points communs entre la Guinée et le Ghana

Colonisés respectivement par la France et l’Angleterre, la Guinée et le Ghana sont deux pays de l’Afrique de l’ouest ayant plusieurs points communs. Sur le plan social, notons que le Ghana compte plus de vingt millions d’habitants avec une pluralité ethnique. Quant à la Guinée, elle compte plus de dix millions d’habitants et connait une pluralité ethnique. Avant l’indépendance, le discours des hommes politiques guinéens et ghanéens était idéologique et permettait de resserrer les rangs pour affronter l’ennemi commun : la colonisation. Après l’indépendance du Ghana en 1957 et celle de la Guinée en 1958, leurs discours deviennent purement politiques et servent de justification à la conservation du pouvoir : c’est le début de l’autoritarisme, voire de la dictature, dans les deux pays. En 1981, Rawlins prend le pouvoir au Ghana suite à un coup d’État militaire. Par le même canal, Conté prendra le pouvoir en Guinée en 1884. Sur le plan économique, ces deux pays possèdent d’immenses ressources naturelles et agricoles, mais ils doivent coopérer avec les grandes institutions financières mondiales, comme le fonds monétaire international et la banque mondiale pour résoudre leurs problèmes économiques.


Démocratisation réussie et leadership : J.J. Rawlins au Ghana 1981- 2000

Rawlins, après avoir été démocratiquement élu en 1992 et 1996, choisira de s’incliner face à la constitution ghanéenne de 1993 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux. C’est ainsi que Kufuor lui succèdera à la présidence suite aux élections présidentielles organisées de 2000. Aujourd’hui, le Ghana, en plus du Bénin et du Niger, est reconnu comme étant l’un des meilleurs exemples de transition démocratique réussie en Afrique subsaharienne. Dans le discours qu’Obama a tenu en 2009 au Ghana, on peut lire : « Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement – le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l’avion en dit long sur le Ghana – et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste. Â»


Démocratisation manquée et extraversion : Lansana Conté en Guinée 1984-2008

La notion d’extraversion est utilisée par plusieurs chercheurs pour expliquer la manière dont des dirigeants ou des acteurs locaux peuvent se servir de leur contact avec des puissances extérieures en vue de mieux renforcer leur suprématie. Lorsque Conté a pris le pouvoir en 1984 en Guinée, il cristallisait tous les espoirs de développement et de liberté politique des Guinéens. Cet espoir prit une ampleur encore plus considérable lorsque l’instauration du processus démocratique commence avec l’adoption d’une nouvelle constitution par référendum.

Cependant, il n’aura pas fallu longtemps pour que cet espoir de démocratie suscité par le multipartisme dégénère en désenchantement. En effet, si en 2000, Rawlins a fait preuve de leadership en acceptant le résultat des urnes et en cédant le fauteuil présidentiel au vainqueur Kufuor, Conté, quant à lui, s’est maintenu au pouvoir jusqu’à son décès en 2008. Des tripatouillages constitutionnels aux fraudes électorales en passant par la violation des libertés civiles des citoyens, Conté n’hésitait pas de se servir de toutes les ressources auxquelles il avait accès pour se maintenir au pouvoir.

Or, pour que réussisse une transition démocratique, un dialogue est nécessaire entre les dirigeants au pouvoir et dans l’opposition. Plusieurs exemples confirment cette thèse. Dominique Bangoura rappelle qu’«en Afrique du Sud, le processus s’est déroulé dans des conditions satisfaisantes tenant à plusieurs raisons (charisme de Nelson Mandela, lucidité politique de F. de Klerk, usure de l’apartheid, etc.). » Magnusson et Clarke montrent que, si le Bénin a pu réussir sa transition démocratique, c’est parce que Kérékou, président sortant qui était démocratiquement élu au pouvoir en 2001, a accepté et reconnu la victoire de son adversaire Yayi Boni aux élections présidentielles de 2006. Nous voyons que la réussite d’une démocratisation passe bel et bien par la négociation entre les acteurs qui doivent apprendre non seulement à gagner, mais aussi et surtout à perdre.


Conclusion

L’hypothèse que nous avons tenté de démontrer tout au long de cette réflexion est que c’est grâce au leadership de Rawlins que le Ghana a réussi sa transition démocratique, et que c’est à cause du manque de leadership de Conté, qui s’est traduit par l’adoption de l’extraversion comme stratégie de gouvernance, que la Guinée a échoué dans sa transition démocratique. Faisons nôtres ces propos de Gazibo pour montrer la leçon ultime à tirer de notre réflexion : « […] le conflit étant normal en démocratie, c’est la capacité des acteurs à le maintenir dans le cadre des règles démocratiques, ainsi que la capacité des institutions à jouer leur rôle régulateur qui font ensuite la différence. » Aujourd’hui, Rawlins n’est plus au pouvoir au Ghana, mais ses successeurs continuent d’y consolider la démocratie. En Guinée également, Conté n’est plus au pouvoir, son successeur fera-t-il comme lui, c’est-à-dire confisquer le pouvoir jusqu’à sa mort ?


Ousmane Diallo
Maitrise en politique comparée


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Commentaires  

 
0 #25 Saïdou Nour Bokoum 06-03-2014 18:04

O temps suspends ton vol ! Il fut un temps où nous étions 36 Niggers à avoir été "crachés" par la Panam à Baltimore, prompts à débiter les 50 Etats des US avec leur capitale, et les abréviations, dès qu’on nous effleurait le tibia. C’était lors d’une autre vie. Ma névrose du voyage m’a permis de voir presque tous les Etats de l'Union, à l’exception de ceux d’Hawaï et de Microsoft ! Foi de trompe la mort ! (A suivre !) Wa Salam.
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+1 #24 boubacar doumba diallo 06-03-2014 16:20

"Le Ghana est à la croisée des chemins dans son histoire et se voit
confronté à un double défi : celui de la consolidation démocratique et
de la valorisation responsable de ses ressources pétrolières. La
tâche est d’autant plus ardue que ces deux défis s’influencent
réciproquement, le respect des principes inhérents à la démocratie
libérale étant un gage de bonne gouvernance des ressources pétrolières, et l’entrée dans le club des pays producteurs de pétrole
pouvant affaiblir ces principes démocratiques pour consolider les
positions économiques d’élites prédatrices.
Le Ghana fait aujourd’hui figure de modèle démocratique, un
statut que le pays se doit se préserver. Alors que l’élection
présidentielle en 2012 permettra au pays de témoigner une nouvelle
fois de son respect du verdict des urnes, l’ancienne Gold Coast a
également la possibilité de devenir un exemple africain en matière de
gouvernance des ressources minérales. Le Ghana a su mettre en
place les institutions permettant d’appréhender positivement cette ère
pétrolière. Mais il est encore trop tôt pour affirmer que ces institutions
conserveront leurs prérogatives intactes dans la durée et qu’elles ne
seront pas réduites à un rôle de faire-valoir. Afin de ne pas reproduire
le précédent tchadien, la société civile ghanéenne a pour responsabilité de rappeler les autorités ghanéennes à leurs engagements et à leurs devoirs."
C'est un extrait d'un article fort intéressant dont voici le lien: http://www.connaissancedesenergies.org/sites/default/files/pdf-pt-vue/ifri_le_ghana_une_democratie_petroliere_en_devenir.pdf
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+1 #23 Ousmane Diallo, MA 06-03-2014 13:52

Saïdou Nour Bokoum, MA ou M.A. pour Master of Arts. Je réside à Ottawa. Bien à vous.
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0 #22 Saïdou Nour Bokoum 06-03-2014 12:01

MSB, je savais que mon rêve d’hier était une descente de miséricorde du Tout Miséricordieux. Je te le raconterai in châ Allah au bord d’une des rivières de l’Oncle Sam, de NY au MA ou Md. Et je ferai tous les « doudadous » pour que « Paramécie », notre Colonel de Porêko me programme aussi un « riding-roading » de Miami à Beverly Hill. Il projette de venir à Paris en Mai. Donc je suis preneur puisque je sais que ce n’est pas une blague. En effet, j’ai bcp de neveux de NY au Canada, en passant par Atlanta, etc.; il y en a même au Texas et en Californie (LA, Berkeley) ! Al Hamdoulillah ! Pour Rawlings, histoire de retomber dans les histoires de ce bas-monde, c’est facile à comprendre : son avènement a presque coïncidé avec la chute des idéologies, à tout le moins, à leur occultation dans la « corbeille (devenue invisible et numérique) de la Bourse ou dans le Bois sacré. Jusqu’au prochain avènement d’Ad-Dajjal ! Astakhfirllah ! Wa Salam.
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0 #21 Ibrahima Kylé Diallo 06-03-2014 11:41

Tonton Bokoum, Ma. (avec "a" minuscule et donc "point" à la fin) c'est l'abréviation du Massachusetts. Pour le Maryland c'est Md.(suivi d'un point comme c'est toujours le cas si la 2ème lettre est en minuscule.)
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0 #20 mamadou saliou bah 06-03-2014 00:52

C'est paradoxal !
RAWLINS issu de l'ECOLE RUSSE , est DEMOCRATE .( Qques soient les raisons )
ALPHA CONDE , issu de l'ECOLE FRANCAISE , est COMMUNISTE et " PAS- DEMOCRATE " .
A 20 ans , OUI ! Mais a 80 ...?
@ El haj Nour : Ma et Md . Avec les neveux du Bronx, ON VOUS invite cet ete . Qu'en dites vous ?
Salam !
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+1 #19 Saïdou Nour Bokoum 05-03-2014 21:51

Toutes mes excuses M.Ousmane Diallo, MA (Massachusetts, Maryland.. ?) M.Alphadio, à bon entendeur, Wa Salam
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+2 #18 Ousmane Diallo, MA 05-03-2014 14:47

A Saïdou Nour Bokoum: le propos suivant ne vient pas de moi, mais plutot d'Alphadio : «Donc basez vous sur tous les contours avant d'appeler Rawlings un democrate ... ». Merci pour votre pertinent témoignage.
A Cisse Ibrahima: mon analyse porte sur le leadership africain et vous déplacez le sujet vers l'Amérique latine, notamment au Venezuela. Veuillez rester dans le cadre de l'analyse. Merci.
A Sylla Democrate: vous écrivez : "Donc dire que nous avions les mm points communs seraient de ne pas voir trop large tous les facteurs qui permettent la reussite d'une transition democratique." La question au coeur de mon analyse va comme suit: "Alors, pourquoi deux régimes autoritaires, guinéen et ghanéen en l’occurrence, aux données géopolitiques et socioéconomiques largement similaires et aspirant tous les deux à la démocratie, parviennent-ils à des résultats différents ?" Dans cette question, l'expression "largement similaires" est très importante. Si les transitions ghanéenne et guinéenne étaient toutes les deux réussies, les comparer aurait été moins pertinent. Mon but consistait à savoir pourquoi deux pays africains, ayant plusieurs points communs et aspirtant au même objectif, arrivent à des résultats différents.
Féla Barry: effectivement, "une nouvelle hygiène de vie mentale s’impose à nous pour refonder le modèle social africain." Et, comme le suggèrent tous les grands penseurs africains, cela passera par l'éducation et l'approfondissement des connaissances des Africains. Une fois de plus, y arriver sans des dirigeants politiques inspirés et inspirants sera très difficile.
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+2 #17 Saïdou Nour Bokoum 05-03-2014 01:20

Bjr Webmaster, ce texte se retrouve magiquement répété en son point 4. Que les lecteurs m'en excusent et ferment les yeux là où il le faudra. Wa Salam.
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+2 #16 Saïdou Nour Bokoum 04-03-2014 23:41

J’ai rongé mes freins en tirant la conséquence de cet écrit de Gandhi qui invite à user de discernement face à ses textes et à ses commentaires. Mais le commentaire de M. Ousmane Diallo MA, te fera comprendre que malgré cet avertissement, écrit ou commentaire, vu la notoriété dont tes écrits sont en vrac crédités, je ne peux plus continuer à me brûler les orteils, il faut que je dise ce que je crois, au risque de te mette dans le même sac que M Diallo MA, qui écrit : « Donc basez vous sur tous les contours avant d'appeler Rawlings un democrate. Je comprend la demarche academique que vous vous empruntez pour defendre votre these, mais les realites sont differentes ». Donc Citoyen tu avais écrit et M. Diallo semble croit abonder dans ton sens:
« Certes le Ghana constitue un exemple à suivre ÉVENTUELLEMENT (souligné par moi), mais il faut RELATIVISER (idem)la carrière politique de Rawlings ». Justement il n’est pas question de la carrière politique d’un homme. Il y a eu plus d’un Rawlings. Le dernier Rawlings était un «SYSTEME ». Un système EXEMPLAIRE. Vouloir relativiser ce qui est exemplaire serait chercher à circonvenir une contradiction dans les termes, entreprise insurmontable. Le Rawlings dont je parle 1) a mis fin aux trois mamelles du mal développement : l’incurie, l’impunité et la corruption d’appareil d’État. Les détails sont dans toutes les archives des journaux.2) il a heureusement et positivement exploité un fait de l’histoire: le Nigeria venait de chasser les étrangers dont les Ghanéens étaient les plus nombreux dans l’excellence dans tous les domaines de la pensée et de l’expertise scientifique. D’ailleurs et ce n’est pas anecdotique, les compagnies aériennes et plusieurs universités et entreprises nigérianes sont pratiquement tombées en capilotade, avant la décrépitude et la médiocrité. (Des Mamas-benz, de braves dames vendent du carburant en « cigarette », marché noir pour un produit dont le Nigeria est le premier (place menacée par l’Angola en 2014) producteur en Afrique ! Aujourd’hui, l’université ghanéenne est l’une des meilleures au monde.3) Il a bénéficié du meilleur que Nkrumah ait légué : le « consciencism », de quelques infrastructures certes malmenées, mais que les militaires et autres prédateurs n’ont pas pu mettre dans leur poche.
4) Le Ghana est devenu le meilleur «élève » des institutions de Bretton Woods et c’est là où il faut jouer en bémol, ce qui explique l’entrée sournoise en crise de l’économie ghanéenne. Mais qui va lui jeter la pierre, parce qu’il fait partie du triangle de l’or, qu’il est riche de son cacao, d’autres produits de traite néocoloniale qui ne dit plus son nom, qui font le malheur des économies extraverties, subissant la loi d’airain de celui qui fixe les prix à l’achat et à la vente de nos produits et richesses naturelles. Mais il y a de jeunes chercheurs à l’université qui réfléchissent à un panafricanisme moins idéologique que celui de Nkrumah, Modibo Keita, Mohamed V ou.. Sékou Touré. Ce que je dis là n’est pas venu d’un ouï-dire. J’étais entre Lomé et Cotonou au tournant des années 80, quand le convoi de centaines de Ghanéens quittaient le Nigeria entassés dans des 504 chargés de leurs galeries, jusqu’au ciel. De Cotonou, je revins à Lomé où une « certaine communauté », qui fait beaucoup de mal à notre « développement », campait à Lomé, en chantonnant partout, « ça ne durera pas plus d’un « printemps nègre.., on connaît nos cousins.. ». Du coup, les loyers ont flambé à Lomé. Ils ont pourtant fini par libérer les maisons, plier bagages et aller régner sur le marché du Niger, de Kaloum à Lansananya. Grâce à la formation de l’Excellence de l’université ghanéenne, du panafricanisme axé sur l’autre façon d’émerger – le mot magique - que Rawlings a remis à l’honneur, de façon irréversible et non pas seulement en verbosité, par une « méthode » académique, pour parler comme M. Bano Barry PhD. Le premier Rawlings avait commencé comme Khadafi et le commandant Jaloud. Mais il n’a pas - encore – fini comme Kadhafi. Pour l’université, c’est un ancien conseiller culturel de l’ambassade de France à Conakry qui m’a envoyé une carte postale depuis Accra ; il avait retrouvé son vrai métier : enseignant et critique littéraire. Les pilotes guinéens étaient – et sont toujours - avec les pilotes éthiopiens et ghanéens, parmi les meilleurs au monde. Il doit en rester de pilotes guinéens, à la retraite, retraités (j'en connais un qui vit aux USA), grabataires. Mais voilà, il n’y a plus rien à piloter en Guinée. Sinon le vent d’un changement qui consiste à s’entourer d’experts à faire tourner des moulins dans le sens contraire du vent. D’où « Guinea’s backstage » (coulisse, jargon théâtral). PS : pour ceux que cela intéresserait, voici un extrait d’un article du début des années 80 qui dit bien ce dont il s’agit, le second Rawlings et le Ghana revenaient de loin et Rawlings est sorti ou entré dans la l’Histoire par la grande porte : c’est en Guinée que tout est à relativiser, mais à force, nous n’aurions plus de problème, en effet, « en Guinée, nous n’avons pas de problèmes, nous n’avons que des solutions ».(William Sassine). PS : voici un lien d’un extrait d’archive d’un article du Monde qui convaincra peut-être d’aucuns, que ce Ghana et Rawlings revenaient de loin et que Rawlings a dû se faire violence pour « sortir démocrate» : J’ai rongé mes freins en tirant la conséquence de cet écrit de Gandhi qui invite à user de discernement face à ses textes et à ses commentaires. Mais le commentaire de M. Ousmane Diallo MA, te fera comprendre que malgré cet avertissement, écrit ou commentaire, vu la notoriété dont tes écrits sont en vrac crédités, je ne peux plus continuer à me brûler les orteils, il faut que je dise ce que je crois, au risque de te mette dans le même sac que M Diallo MA, qui écrit : « Donc basez vous sur tous les contours avant d'appeler Rawlings un democrate. Je comprend la demarche academique que vous vous empruntez pour defendre votre these, mais les realites sont differentes ». Donc Citoyen tu avais écrit et M. Diallo semble croit abonder dans ton sens:
« Certes le Ghana constitue un exemple à suivre ÉVENTUELLEMENT (souligné par moi), mais il faut RELATIVISER (idem)la carrière politique de Rawlings ». Justement il n’est pas question de la carrière politique d’un homme. Il y a eu plus d’un Rawlings. Le dernier Rawlings était un «SYSTEME ». Un système EXEMPLAIRE. Vouloir relativiser ce qui est exemplaire serait chercher à circonvenir une contradiction dans les termes, entreprise insurmontable. Le Rawlings dont je parle 1) a mis fin aux trois mamelles du mal développement : l’incurie, l’impunité et la corruption d’appareil d’État. Les détails sont dans toutes les archives des journaux.2) il a heureusement et positivement exploité un fait de l’histoire: le Nigeria venait de chasser les étrangers dont les Ghanéens étaient les plus nombreux dans l’excellence dans tous les domaines de la pensée et de l’expertise scientifique. D’ailleurs et ce n’est pas anecdotique, les compagnies aériennes et plusieurs universités et entreprises nigérianes sont pratiquement tombées en capilotade, avant la décrépitude et la médiocrité. (Des Mamas-benz, de braves dames vendent du carburant en « cigarette », marché noir pour un produit dont le Nigeria est le premier (place menacée par l’Angola en 2014) producteur en Afrique ! Aujourd’hui, l’université ghanéenne est l’une des meilleures au monde.3) Il a bénéficié du meilleur que Nkrumah ait légué : le « consciencism », de quelques infrastructures certes malmenées, mais que les militaires et autres prédateurs n’ont pas pu mettre dans leur poche.
4) Le Ghana est devenu le meilleur «élève » des institutions de Bretton Woods et c’est là où il faut jouer en bémol, ce qui explique l’entrée sournoise en crise de l’économie ghanéenne. Mais qui va lui jeter la pierre, parce qu’il fait partie du triangle de l’or, qu’il est riche de son cacao, d’autres produits de traite néocoloniale qui ne dit plus son nom, qui font le malheur des économies extraverties, subissant la loi d’airain de celui qui fixe les prix à l’achat et à la vente de nos produits et richesses naturelles. Mais il y a de jeunes chercheurs à l’université qui réfléchissent à un panafricanisme moins idéologique que celui de Nkrumah, Modibo Keita, Mohamed V ou.. Sékou Touré. Ce que je dis là n’est pas venu d’un ouï-dire. J’étais entre Lomé et Cotonou au tournant des années 80, quand le convoi de centaines de Ghanéens quittaient le Nigeria entassés dans des 504 chargés de leurs galeries, jusqu’au ciel. De Cotonou, je revins à Lomé où une « certaine communauté », qui fait beaucoup de mal à notre « développement », campait à Lomé, en chantonnant partout, « ça ne durera pas plus d’un « printemps nègre.., on connaît nos cousins.. ». Du coup, les loyers ont flambé à Lomé. Ils ont pourtant fini par libérer les maisons, plier bagages et aller régner sur le marché du Niger, de Kaloum à Lansananya. Grâce à la formation de l’Excellence de l’université ghanéenne, du panafricanisme axé sur l’autre façon d’émerger – le mot magique - que Rawlings a remis à l’honneur, de façon irréversible et non pas seulement en verbosité, par une « méthode » académique, pour parler comme M. Bano Barry PhD. Le premier Rawlings avait commencé comme Khadafi et le commandant Jaloud. Mais il n’a pas - encore – fini comme Kadhafi. Pour l’université, c’est un ancien conseiller culturel de l’ambassade de France à Conakry qui m’a envoyé une carte postale depuis Accra ; il avait retrouvé son vrai métier : enseignant et critique littéraire. Les pilotes guinéens étaient – et sont toujours - avec les pilotes éthiopiens et ghanéens, parmi les meilleurs au monde. Il doit en rester de pilotes guinéens, à la retraite, retraités (j'en connais un qui vit aux USA), grabataires. Mais voilà, il n’y a plus rien à piloter en Guinée. Sinon le vent d’un changement qui consiste à s’entourer d’experts à faire tourner des moulins dans le sens contraire du vent. D’où « Guinea’s backstage » (coulisse, jargon théâtral). PS : pour ceux que cela intéresserait, voici un extrait d’un article du début des années 80 qui dit bien ce dont il s’agit, le second Rawlings et le Ghana revenaient de loin et Rawlings est sorti ou entré dans la l’Histoire par la grande porte : c’est en Guinée que tout est à relativiser, mais à force, nous n’aurions plus de problème, en effet, « en Guinée, nous n’avons pas de problèmes, nous n’avons que des solutions ».(William Sassine). PS : voici un lien d’un extrait d’archive d’un article du Monde qui convaincra peut-être d’aucuns, que ce Ghana et Rawlings revenaient de loin et que Rawlings a dû se faire violence pour « sortir démocrate»
http://nrgui.com/index.php/fr/component/content/article/82-courrier-des-lecteurs/5907-arcdhives-pourtant-le-ghana-revenait-de-loin
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-7 #15 Keballa 03-03-2014 20:16

Fela il faut cesser de fumer la marijuana et cesser aussi de boire l'alcohol pour qu'il ait une Bonne hygiene mentale. Lol
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+10 #14 Gandhi 03-03-2014 10:26

Cissé, quelle que soit la valeur d'un individu, il ne doit pas faire plus de 2 mandats (10 ans). D'ailleurs s'il est efficace, il aura pris soin de mettre en place une administration ou une équipe susceptible de lui survivre. Maduro n'a pas le charisme de Chavez, c'est pourquoi l'opposition en profite à l'occasion du premier anniversaire de son mandat, mais peut-il poursuivre la politique précédente ? La réponse à la question permettra de mesurer sa durée de vie politique.
On parle souvent de dictature éclairée en Afrique, mais dans cette expression importée, il y a le mot dictature. Or la Guinée a les moyens humains de s'en sortir sans passer par cette étape, qui n'arrange que les puissances extérieures, pour autant que des cadres authentiques soient en place.
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+8 #13 Féla barry 03-03-2014 07:31

Ce temps est révolu où un seul homme pouvait abrutir tout un peuple au nom de son seul destin de président. L’unanisme grégaire autour du petit chef truffé de complexes en tous genres a vécu. Cependant nous ne n’y échapperons pas, aussi longtemps que les élites politiques et religieuses de ce pays continueront de se vautrer sans vergogne dans l’indifférence et le cynisme, la lâcheté et le gout irrationnel du lucre, tant leur dignité sera malléable et corvéables aux pires crapuleries politiques en contrepartie de sinécures. La faillite du leadership africain tient au fait que plus personne ne croit aux vertus libérateurs du travail car la politique est devenue le moyens le plus sûr et le rapide de s’enrichir sans avoir à travailler réellement de sa vie : une nouvelles hygiène de vie mentale s’impose à nous pour refonder le modèle social africain !!!
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+5 #12 Féla Barry 03-03-2014 04:24

Tristes tropiques ! des peuples ébranlés dans leur foi en l’avenir, assommés et sommés, encore une fois à l’aube de ce millénaire de choisir entre la barbarie autocratique, et la civilisation démocratique : voilà une évidence qui crève les yeux et troue les tympans ! L’état de droit s’entend là où le pouvoir peut arrêter le pouvoir, préserver les gouvernés de l’arbitraire des gouvernants ? Nous avons essayé toutes les formes de cruautés politiques et leurs utopies rétrogrades, du machiavélisme au stalinisme en passant par l’omni-présidentialisme débile de nos roi-fainéants- de président à vie, pour l’inefficacité économique et l’obscurantisme politique que nous connaissons et subissons tous en nos chaires et consciences : insécurité, impunité, insalubrité, promiscuité, obscurité, pauvreté et animosités politiques d’une rare violence culturelle : Il faut sortir de ce darwinisme social !!! Ça suffit, stop, car les peuples ne se posent que les questions auxquelles ils peuvent répondre, pour parodier dieu le père Marx dans « le crépuscule des idoles » : déboulonner l’absolutisme de droit divin de son piédestal précolonial, démanteler les dictatures « parfaitement » maquillées en démocratie « populaires », réhabiliter l’idéal républicain des fanges haineuses de l’ethnocentrisme ambiant, sont devenus un véritable enjeu de progrès de civilisation, bref un impératif historique !!! Gageons que les guinéens feront le pari de l’intelligence pour faire triompher l’exercice du droit de vote dans des conditions optimales de transparence, puis s’en est l’arme universelle la plus redoutable pour mettre tout ce petit monde de dictateurs africains, en fin au travail !!! L’autorité dérive, là où le peuple se renie dans une abdication collective de volonté, se renie dans le meurtre spectaculaire du libre arbitre, si ce n’est du bon sens politique : tout despotisme est illégal et ne trouve ses limites que dans la résilience citoyenne. Comme Candide nous faisons tous de la politique sans le savoir ou en faignant d’oublier que celle-ci est la somme de décisions individuelles. Il va falloir que nous travaillions durement de nos cerveaux en lieu et place des coups de machettes, pour faire du combat de la transparence et de l’alternance démocratique une réalité indépassable de notre culture: ruser avec la passion et les illusions des hommes n’est pas un métier !!!!!
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+10 #11 Ousmane Diallo, MA 03-03-2014 04:06

JHON DOE : effectivement, il faut reconnaitre l'apport du peuple ghanéen dans la réussite de la transition démocratique dirigée par Rawlins. Votre remarque me fait penser à la thèse de Geisser intitulée "l'autoritarisme des dominés". Selon lui, l’autoritarisme doit être considéré comme "un phénomène coproduit par des acteurs sociaux aux statuts hétérogènes dans des contextes sociopolitiques donnés."
Alphadio : dans mon texte, j'ai rappelé que Conté et Rawlins ont tous les deux effectué un coup d'Etat. Une fois que cela est dit, ce qui me semble pertinent c'est l'héritage de chacun d'eux. Il y a une différence entre faire un coup d'Etat pour jeter les balises d'un régime démocratique et faire un coup d'Etat pour instaurer un régime autoritaire.
Sur ce point, la typologie des coups d'Etat faite par le Dr Kouassi Yao pourrait vous être utile. Dr Yao fait la distinction entre les coups d’État pro-démocratiques, antidémocratiques et les coups d’État à caractère subversif. «Les premiers ont pour objectif de créer les conditions de l’essor de la démocratie (cas de Rawlins), les deuxièmes ne favorisent pas l’épanouissement de la démocratie (Cas de Conté), les troisièmes étant le fait de pays voisins, de multinationales ou de grandes puissances.»
amadousdialamba : "comment voulez-vous donc que ce pays se compare aux autres sans se faire des maux de tête?" Difficile d'échapper à ces "maux de tête" ! Ceci dit, nul ne fera ces comparaisons à la place des Guinéens. Si nous voulons la démocratie, il nous faudra en payer le prix.
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+4 #10 Féla Barry 03-03-2014 03:26

Tristes tropiques ! des peuples ébranlés dans leur foi en l’avenir, assommés et sommés, encore une fois à l’aube de ce millénaire de choisir entre la barbarie autocratique, et la civilisation démocratique : voilà une évidence qui crève les yeux et troue les tympans ! L’état de droit s’entend là où le pouvoir peut arrêter le pouvoir ? Nous avons essayé toutes les formes de cruautés politiques et leurs utopies rétrogrades, du machiavélisme au stalinisme en passant par l’omni-présidentialisme débile de nos roi-fainéants- de président à vie, pour l’inefficacité économique et l’obscurantisme politique que nous connaissons et subissons tous en nos chaires et consciences : insécurité, impunité, insalubrité, promiscuité, obscurité, pauvreté et animosités politiques d’une rare violence culturelle : Il faut sortir de ce darwinisme social !!! Ça suffit, stop, car les peuples ne se posent que les questions auxquelles ils peuvent répondre, pour parodier dieu le père Marx dans « le crépuscule des idoles » : déboulonner l’absolutisme de droit divin de son piédestal précolonial, démanteler les dictatures « parfaitement » maquillées en démocratie « populaires », réhabiliter l’idéal républicain des fanges haineuses de l’ethnocentrisme ambiant, sont devenus un véritable enjeu de progrès de civilisation, bref un impératif historique !!! Gageons que les guinéens feront le pari de l’intelligence pour faire triompher l’exercice du droit de vote dans des conditions optimales de transparence, puis s’en l’arme universelle la plus redoutable pour mettre tout ce petit monde de dictateurs africains en fin au travail ! L’autorité dérive, là où le peuple se renie dans une abdication collective de volonté, se renie dans le meurtre spectaculaire du libre arbitre, si ce n’est du bon sens politique : tout despotisme est illégal et ne trouve ses limites que dans la résilience. Comme Candide nous faisons tous de la politique sans le savoir ou en faignant d’oublier que celle-ci est la somme de décisions individuelles, il va falloir que nous travaillions durement de nos cerveaux pour faire du combat de la transparence et l’alternance démocratique une réalité indépassable de notre culture: ruser avec la passion et les illusions des hommes n’est pas un métier !!!!!
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+3 #9 Sylla democrate 03-03-2014 02:56

Je crois que le premier commentaire de Alphadio resume tout a fait ce que Ousmane devrait prendre en compte. Une transition qui se resume juste a quelques personnes physiques et qui overcome les institutions n'est pas de nature a etre qualifiee de transition pleine de reussite. J'evoque cela car je crois comprendre que ton intervention s'articule plus autour de Conte-Rawlings que sur toute autre consideration. Les niveaux d'embrigadement des deux peuples etait largement differents, le niveau d'ouverture d'esprit (education, ie)differents. Mieux, la France et l'UK avaient des modes de gouvernance de leurs colonies complement differents avec un peu plus d'autonomie chez les anglosaxons. Donc dire que nous avions les mm points communs seraient de ne pas voir trop large tous les facteurs qui permettent la reussite d'une transition democratique. Aussi, il faudra faire tres attention car une transition democratique qu'on crois reussie ne signifie pas apres tout un processus de democratisation fiable dans le pays. A titre d'exemple, le Mali et meme le Benin avec ce qu'on connait aujourd'hui des agissements de Yayi Boni. Au Congo Brazaville la transition semblait reussie avant que Lissouba se fasse notifier un document de depart du pouvoir. Au dela du continent, il etait suppose que beaucoup de pays de l'Europe de l'Est (Ex Republique Russe), de l'Amerique latine (Venezuela), et de l'Asie du Sud-Est (Cambodje) etaient plus ou moins rentres dans de belle maisons democratique a la Ghaneenne. Mais en realite, il n'en est rien.
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-11 #8 CISSE IBRAHIMA 03-03-2014 01:54

voilà encore un autre intelectuel guineen qui pense que du faite de confisquer un pouvoir pendant longtemps peut etre un echec pour un pays de se relancer politiquement et economique.Ma pauvre guinée!
En plus,la comparaison n'est pas raison.MR OUSMANE DIALLO et si nous comparons le ghana que vous ventez au venezuela de HUGO CHAVEZ qui a confisquer le pouvoir jusqu'à sa mort.
HUGO CHAVEZ le marxiste a surtout emprunté sa culture politique au bonapartisme social.quitte à contourner la constitution ou à la réécrire à sa sauce.sa force etait la dissolution systematique des contres pouvoirs.depuis son election en 1998 qui instaurait la republique bolivarienne de venezuela et mettait en place le pricipe des referendums revocatoires,principal contre-pouvoir populaire au regime presidentiel mis en place.la nouvelle loi fondamentale prevoyait egalement la limitation du nombres de mendats presidentiels.un referendum,destiné à effacer cette disposition,fut rejeté en 2007...avant qu'un autre referendum organisé en 2009 ne l'autorise cette fois à se porter candidat.l'assemblée nationale chaviste lui a accordé le pouvoir de légiférer par decret pour une durée de 18 mois.MR DIALLO OUSMANE, hougo chavez aussi a confisqué le pouvoir jusqu'à sa mort comme le general LANSANA CONTE mais son bilan etait postif.
CHAVEZ etait le federateur,le moteur,le centre de gravité d'un mouvement populaire pluriel,traversé de differents courants progressistes.le peuple l'aimait parcequ'il avait changé la vie de millions de parias,parce qu'il avait du panache et du courage.Il a pu mener à bien sa revolution bolivarienne à travers d'importants programmes sociaux(école,santé,droits de femmes.accès à l'eau potable,protection de l'environnement)tout en hissant son pays au 4 eme rang des puissances economiques d'amerique latine derriere le bresil,le mexique et l'argentine.nationalisations massives,redistribution des terres,microcredits d'iniative publique avec des consequences plus ou moins heureuses pour l'economie.au temps de chavez le pib de venezuela a été multiplié par trois,le chomage divisé par deux,la pauvreté reduite de plus d'un tiers,la pauvreté extreme ramené a 10 pour cent,les ecarts de richesse resserés,sur le plan societal,le chavisme,bien aidé par les petrodollars,a divisé l'analphabetisme par deux,fait reculer la mortalité infantile et progresser l'esperance de vie.des efforts que lui reconnaitrons nombres de venezueliens.
chavez avait declaré < la fermeté dans nos relations avec le monde africain est(...) un de nos piliers culturels.nous avons davantage à faire avec notre continent frere,la mere d'afrique,aprés avoir fixé nos yeux sur l'univers occidental et capitaliste.caracas doit devenir un pont pour toutes sortes de cooperation culturelle et economique entre l'afrique et l'amerique latine.
l'echec du developpement de la guinée n'est pas causé par la confisquation du pouvoir de lansana conté jusqu'à sa mort mais plutot par manque des cadres patriotes.
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+7 #7 JHON DOE 02-03-2014 23:02

En Afrique, les politiciens sont très doués pour dévoyer les procédures. C'est pourquoi les procédures à elles seules ne peuvent pas servir d'éléments pour mesurer la qualité de la démocratie telle qu'elle est perçue et envisagée par les africains.Peut-être, le mérite de Rawlins a été de mettre le Ghana sur les rails.
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+8 #6 Alphadio 02-03-2014 22:21

Mr Ousmane Diallo
Qu'est vous dit que Jerry Rawlings a ete un democrate? sa venue sur la scene politique a ete illegale et criminelle en 1979. Compte tenu de son irruption sur la scene politique de son pays et de la maniere forte, calquee de la discipline militaire avec lesquelles il dirigea le Ghana, sa reputation en beneficia largement pour remporter des elections que vous dites"libres et transparentes". Au moment ou Rawlings avait accepte de quitter le pouvoir, l'Afrique changeait et les Ghaneens observaient l'attitude qu'allait adopter Jerry Rawlings vis a vis de la limite constitutionnelle des mandats.
Chez nous, Les partisans de Conte clamaient et clament toujours haut et fort que le General Conte est le pere de la democratie en Guinee. Pour Alpha Conde on dit qu'il est le premier president democratiquement elu de la Guinee. Donc basez vous sur tous les contours avant d'appeler Rawlings un democrate. Je comprend la demarche academique que vous vous empruntez pour defendre votre these, mais les realites sont differentes.
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+8 #5 Ousmane Diallo, MA 02-03-2014 21:55

Gandhi, lorsque vous dites que "la notion de démocratique est à relativiser", je suis entièrement d'accord avec vous. J'en profite d'ailleurs pour ajouter que, généralement, les politologues conçoivent la démocratie sous deux perspectives: procédurale et substantielle.
Dans la première, le degré de démocratisation des pays se mesure par des critères concernant la procédure démocratique: la tenue d’élections considérées libres et "transparentes", le respect des libertés civiles, la garantie des droits des citoyens, l’alternance politique des dirigeants au pouvoir, etc. C'est sur cette conception procédurale de la démocratie que je me base dans mon texte qui se voulait court.
En revanche, ceux qui possèdent une conception substantielle de la démocratie vont plutôt poser des questions concernant l’utilité de la démocratie, mieux, son essence. Ici, on s’intéresse au fonctionnement quotidien de la démocratie au-delà des échéances électorales par exemple.
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+7 #4 JHON DOE 02-03-2014 21:48

Le développement, et la démocratie sont deux éléments intimement liés. Leur mise en connexion par un leadership visionnaire entouré par des acteurs patriotes, assure dans la plupart des cas des résultats positifs pour l'ensemble des citoyens. En Afrique, c'est justement les leaderships qui nous manquent cruellement. Nous "élisons" très souvent des prédateurs dépourvus de toute vision politique qui prennent avec le temps, en otage nos espoirs et nos devenirs communs.Il est incontestable que le Ghana est aujourd'hui une nation où la transparence démocratique est en train d'être un fait culturel mais n'oublions pas que ce fait n'est pas seulement la volonté de Rawlins, c'est aussi la volonté du peuple ghanéen. C'est ce qui veut dire, même si le leadership est fondamental dans le développement d'un pays, l'adhésion du peuple au projet de développement l'est autant.
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+5 #3 amadousdialamba 02-03-2014 21:47

C’est qu’en plus de tout ce que vous venez de décrire, la Guinée est un pays singulier aux hommes particuliers, avec des situations surprenantes et toujours incroyables. Unique en son genre, la Guinée a toujours été dirigée par des Présidents mal formés, anticonstitutionnels et anti-intellectuels (il faut : soit tuer tous les intellectuels ou les enfermer ou encore les pousser à l’exil). Ensuite à chaque avènement d’un nouveau chef au pouvoir, au lieu de proposer aux citoyens des programmes de développement, il privilégie les mécanismes de consolidation de son pouvoir. Comment voulez-vous donc que ce pays se compare aux autres sans se faire des maux de tête. Le chemin à suivre pour parvenir à se comparer ou rattraper les autres pays est encore plus long, s’il n’est pas plus perdu qu’il ne l’était auparavant. Que Dieu nous aide à trouver la solution recherchée et profitable à tous. Amen !
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+6 #2 Alphadio 02-03-2014 21:35

Avant Tout Rawlings et Conte sont tous les deux des soldats qui ont su profite de la faiblesse du leadership civil et ont utilise la force des des armes pour s'imposer sur leurs peuples respectifs. Notez surtout que le Ghana doit sa reussite au reveil de son peuple qui est plus eduque, et moins endoctrine que celui de la Guinee. Le Ghana etait pendant la colonisation le pole d'education et de la formation de l'elite Anglophone au sein de l'empire colonial Britannique en Afrique d3e lOuest, au meme titre que le Senegal pour l'Afrique Occidentale Francaise. Notre pays, La Guinee ete traumatisee pendant 26 ans par le PDG de Sekou et sa machine dictatoriale, quant au Ghana,Kwawe Nkrumah etait certes aime et admire, mais son leadership fut mis a rude epreuve et il tomba 8 ans seulement apres avoir conduit le premier d'Afrique noire Sub Saharienne a l'independance. Comparer Conte a Rawlings, c'est entrer dans un debat sterile, car Conte n'etait pas percu comme un revolutionnaire, mais comme un simple haut grade d'une armee qui n'avait aucune importance aux yeux du leadership politique Guineen, qui s'appuyait sur une milice populaire bien organisee. Rawlings est de la classe des soldats ideologiquement murs comme Sankara du Burkina, Merien Ngouaby, Sassou Nguesso du Congo Brazza etc...2 echouerent lamentablement. Donc Comparez Sankara ou Ngouaby a Rawlings.
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+9 #1 Gandhi 02-03-2014 19:49

Certes le Ghana constitue un exemple à suivre éventuellement, mais il faut relativiser la carrière politique de Rawlings qui a débuté en 1979 et a duré quasiment jusqu'en 2000 (soit une vingtaine d'années et non 2 mandats "démocratiques"). ATT aussi a été élu démocratiquement mais son influence était prégnante, Charles Taylor également, et même AC, parait-il. Donc la notion de démocratique est à relativiser. Libre parait plus appropriée, transparente non, crédible encore moins.
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