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Alpha Condé : ce président qui a peu lu
Naby Laye Camara Vendredi, 19 Avril 2013 16:36
Celui qui veut être bon doit savoir la signification de la bonté. Celui qui veut être juste, doit avoir la notion de la justice. Celui qui veut être président d’une nation, doit savoir ce que signifie la présidence ou la politique.
Alpha Condé est le premier responsable du pouvoir exécutif guinéen. Il n’a jamais (réellement) appris comment diriger un État et sa nation. Il n’a jamais compris le sens réel de la politique.
La preuve. Dans une démocratie pluraliste où les acteurs sont importants par leur nombre et la variété de leurs points de vue, il serait d’une extrême absurdité et d’inintelligence, de vouloir imposer une attitude subjective comme la seule vérité incontournable.
Le président Alpha Condé ne se rend pas compte qu’il vit dans une démocratie pluraliste. Les idées ne s’imposent pas. Le dialogue ne se réfute pas. Les critiques ou les jugements de valeur sont les ingrédients du système. Avoir les nerfs fragiles, les ennemis du système.
Lorsque le chef de l’État guinéen décide, le 13 avril dernier, d’organiser les législatives à la date du 30 juin prochain, sans tenir compte des procédures démocratiques, il y a l’évidence que notre exécutif a très peu lu. C’est une personnalité qui ne reflète pas le bon sens.
Il n’a pas appris que la politique est le processus par lequel les citoyens poursuivent des objectifs collectifs et abordent leurs conflits dans le cadre d’une structure de règles, de procédures et des institutions. Avec l’objectif, de trouver des solutions et d’adopter des décisions applicables à l’ensemble de la nation.
Notre président n’a pas appris que les émotions destructrices sont à comprendre et à surmonter. Qu’il n’a pas d’ennemi dans l’opposition. Mais qu’il a face à lui des formations politiques prêtes à tout pour le respect de la légalité.
L’article 3 de la Constitution guinéenne ne méprise rien : « Les droits des partis politiques de l’opposition de s’opposer par les voies légales à l’action du gouvernement et de proposer des solutions alternatives sont garantis ». Autrement dit, les manifestations des opposants ne peuvent, en aucun cas, être qualifiées de vandalisme ou de terrorisme.
D’ailleurs, lorsque le gouvernement met « la charrue devant les bœufs », est-ce la faute de l’opposition si la pagaille s’instaure dans la cité ? Nullement.
De toute manière, l’enjeu est de taille. Dans une démocratie présidentialiste, comme la nôtre, le président partage le pouvoir avec l’assemblée législative nationale. Un président qui pourrait avoir la majorité des députés. N’est-ce pas que l’opposition a des raisons de s’inquiéter et d’exiger le respect de la Loi suprême de l’État ?
Naby Laye Camara
Bruxelles
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Commentaires
Chacun est libre de supporter le ou la candidate de son choix. Mais personne n'a le droit de manipuler autrui a travers des recits alambiques et fantaisistes.
Bien! Pour revenir au sujet proprement dit. Comme vous parliez dans votre première intervention que "tout va à l'envers en Guinée", j'ai tenté de vous faire comprendre que cela est normal dans le sens positif. Quand on change du mauvais vers le bon, c'est bien le souhait de tout le monde.
J'ai pris l'exemple de la Pologne. Dans ce pays, le parti communiste au pouvoir entre 1981 et 1989, et dirigé par le général Zaruzelski, avait finalement appris la vérité que le monde est en perpétuel changement. C'est ainsi qu'il accepta (sous pression bien évidemment dans un premier temps) de négocier avec les mouvements politiques anti-communistes. Mouvement syndical dirigé par Lech Walesa. A partir des négociations sorties des 'Tables rondes', les prémières législatives libres et transparentes sont organisées. Les anti-communistes gagnent les élections en raflant la majorité des députés à l'assemblée. Selon les accords des 'Tables rondes', le général président Zaruzelski devait cohabiter avec l'opposition. Ce qui fut fait jusqu'en 1990 quand il décida de se retirer de la vie publique. Son ennemi de toujours, Lech Walesa, le remplaça à la tête de la Pologne.
Dans tout ce recit, l'élémnt important est que le général Zaruzelski -qui fut un communiste convaincu- comprenne que le communisme n'était plus la vérité. Il a accepté ce fait et il l'a fait savoir à toute la Pologne dans la pratique. Il est resté président, cette fois-ci, avec les institutions démocratiques. S'il n'était pas convaincu de la vérité démocratique, il aurait démissionné, comme pour être en accord avec ses principes. Là , on peut parler d'une Pologne à l'envers, aussi, mais dans le sens positif. Le communiste est devenu démocrate.
Une inquiétude, et c'est mon constat. J'ai l'impression que le président Alpha Condé est un homme paradoxal. Lui qui se serait battu plus de 40 ans pour la démocratie, tombe dans le filet des" Conteistes" hostiles à tout changement vers une réelle démocratie. Dans la formation RPG-Arc-en-ciel, si, on peut parler d'un parti où tout est à l'envers.
Restez toujours précis, clair et cohérent. Je sais que chacun a sa façon de mettre ses idées sur papier mais laissez moi vous dire mon frère, que j'apprécie très sincèrement votre façon de voir et d'analyser les choses
Il est soutenu par un clan aux interets obscurs.
Vous dites que tout est à l'envers en Guinée. Je suis d'accord avec vous. A l'envers et vers le positif. La pologne était communiste hier. Aujourd'hui, elle est une démocratie. Ce sont les mêmes personnalités politiques communistes d'hier qui ont assuré ce pays à ce qu'il est aujourd'hui. La vérité n'est souvent pas captée tout de suite. Et quand on la capte, incontestablement, le changement suit.
Les leaders vassaux du conteisme,autocrates en herbe hier.
Le vaillant peuple de Guinee... a pris le courage de s'engager sur la voie du changement dans la democratie
Sylla, les leaders dont vous parlez n'ont jamais dirigé la Guinée sauf si vous considérez qu'un PM est le vrai chef de l'état.
Quelle est la voie du changement ? pouvez-vous me citer des réalisations concrètes depuis qu'AC est là en dehors du barrage de Kaleta ?
Avec tout ce qui se passe chez nous, il faut reconnaître que la Guinée a encore ratée son rendez-vous avec l’histoire. Pauvre Guinée.
Si au moins on pouvait lui faire une note technique (5 pages max.) sur les livres de Mandela et Obama, il comprendrait pourquoi nous disons chaque fois qu'il ne sait pas de quoi il parle en se comparant a eux...
Rachid Ndiaye devrait faire cela pour lui - et pour nous...








