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Guinée : l’Afrique devrait s’en mêler
Jean-Baptiste Placca Dimanche, 24 Juillet 2011 14:02
Après la compassion, la Guinée oscille entre suspicion et angoisse. Au fur et à mesure que s’allonge la listes des arrestations pour ce que le président Alpha Condé lui-même a qualifié de tentative d’assassinat, les nuages s’épaississent dans le ciel de Conakry. « Nos ennemis sont des gens qui veulent développer la haine en Guinée ! Ils n’y arriveront pas ! », s’est écrié un partisan même peuple, certaines composantes voient les autres comme étant des du chef de l’Etat.
Lorsqu’au sein d’un ennemi, on peut estimer qu’il y a, au moins, un abcès à crever. Dans ce pays où la tentation des règlements de compte est souvent grande, les seuls appels au calme du président Condé ne peuvent suffire à contenir la haine bouillonnante des uns et des autres. Et l’Afrique a tort de feindre de l’ignorer.
La pire façon de se voiler la face est de réduire les motivations d’un acte d’une telle gravité à l’amertume de gens aigris, ou qui auraient perdu de juteux avantages ou même des intérêts colossaux.
Faut-il être loin de la Guinée pour entendre les récriminations de ceux des Guinéens qui ont le sentiment d’avoir été doublement vaincus, et qui vivent les actes posés par les nouveaux dirigeants comme un accaparement de l’Etat par le seul pouvoir présidentiel, alors qu’aucune des autres institutions prévues par la Constitution n’a été mise en place ? L’absence de contrepouvoir est souvent le principal danger pour le pouvoir lui-même.
C’est définitivement une erreur que d’avoir commencé par organiser l’élection présidentielle et installé le nouveau chef de l’Etat, le laissant gouverner sans un Parlement issu du suffrage universel, et laissant à sa discrétion la mise en place des autres institutions.
Le spectacle de toutes les forces vives de la nation, défilant devant les caméras pour condamner avec véhémence « cet acte lâche et odieux », en jurant fidélité au « président-professeur », est une pathétique réplique des manifestations « spontanées » d’autrefois, pour soutenir Sékou Touré ou même Lansana Conté.
Venant de la longue lutte d’où il vient, le président Alpha Condé ne peut avoir tout oublié du mépris que lui inspiraient naguère les courtisans des deux dictateurs en chef qui lui ont légué le champ de ruines que voilà !
Certains de ces flatteurs professionnels font d’ailleurs partie de ceux que l’on aperçoit, aujourd’hui, à plat ventre, devant lui. L’un d’eux, implorant les bénédictions divines pour le « miraculé », n’a cessé de l’appeler « Président Lansana Conté », au lieu d’Alpha Condé. La faute, sans doute, à un logiciel périmé.
Jean-Baptiste Placca
Source : RFI
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Commentaires
JB Placca est une personalité africaine respectée qui a travaillé pour des médias respectés (France télévisions, Rue89.com etc.), tandis que vous, vous profitez de l'anonymat d'internet pour nous saouler avec vos analyses à deux sous trempées de la haine ethnique des "angbansanlé".
Kaba, arrêtez de ne voir midi qu'à votre porte, vous n'êtes pas le nombril du monde, votre Professeur n'a ni le niveau, ni la respectabilité, ni la notoriété d'un Alassane Ouattara par exemple, il n'est qu'un vieux opposant qui arrive à assouvir son dessein qu'au crépuscule de sa vie, malheureusement, il n'a pas tiré les leçons du cas Gbagbo, son ancien ami.
Je vous prie de bien vouloir Webmaster me publier en intégralité, vous risquez d'édulcorer sans peut-être le vouloir la portée de mon papier, merci d'avance de ne pas triturer mon message. Bien à vous.
mon papier!!! sais-tu ce qu'est un papier? Bof, toi tu publies des chiffons. Les papiers proviennent de gandhi et autres..... il est vraiment dommage ke tout soit galvaudé en Guinée. Tant et si bien ke beaucoup confondent papiers et chiffons... oh la la!!!
A force de vous en prendre à tous ceux qui n'aiment pas la manière de faire de "votre professeur", vous risquez de vous isoler davantage.
Je parie que JB Placca connait mieux Alpha Condé que vous, car ils ont vécu ensemble en France, je parie aussi qu'il connait mieux l'Afrique que vous, car il a dirigé un journal africain, je parie aussi qu'il est moins partisan que vous, car ce n'est pas vous qui le nourrissez, encore moins Cellou Dalein ou Sidya touré pour qu'il dénonce l'attitude de votre septuagénaire stagiaire à la tête d'un pays cinquantenaire..
Tenez, dans la Corne de l'Afrique, 12 millions de personnes (à peu près l'équivalent de la Guinée) risquent une mort atroce par la famine. J'aimerai voir l'Afrique s'engager.
Tenez, les puissances occidentales sont prêtes à donner 2 places à l'Afrique dans le Conseil de Sécurité de l'ONU. Mais faute d'accord entre les dirigeants africains, ces deux places sont vacantes. Entre nous, je m'étais étonné en premier lieu de cet extraordinaire générosité des Occidentaux. C'était avant que je voye la bétise des dirigeants Africains.
Autre chose. Moi je vis en France. Au niveau national, l'UMP (le parti du président Sarkozy) détient tous les pouvoirs (exécutif, législatif). Pourquoi les citoyens de gauche ne réclament pas l'intervention de l'Union Européenne parce qu'ils ne peuvent pas encaisser leurs défaites et ne peuvent pas attendre les prochaines élections ? Diriez-vous dans le cas de la France que "L’absence de contrepouvoir est souvent le principal danger pour le pouvoir lui-même."?
Inutile d'avoir peur du bruit de nos pas à présent.Je trouve indécent que les zélés de ses élections d'hier soirent encore les pourfendeurs de ce que eux -même ont contribues à instaurer.
J’appelle cela : amateurisme et opportunisme politique.
Par ses décisions catastrophes mû par l' émotionnelle, ils n'ont rendu service ni à eux-mêmes sous le couvert de leur Parti politique ,ni la nation .
LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ETANT TÉMOIN ET APPUYÉE NOTRE CHOIX,DE METTRE LA CHARRUE AVANT LES BOEUFS,
NOUS VOILA ACTEURS DE NOTRE PROPRE DESTIN . AUX ESPRITS ÉCLAIRÉ D'EN PRENDRE LA MESURE .
Mr le Président, votre cynisme frise avec le relent d’un pachyderme.
Artisan du négationnisme, Mr A Condé, on finira bien par vous cueillir.








