Afrique : Instinct de survie et non une véritable alternance

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SOUMAH_Nabbie_Ibrahim_Baby_4_02Nous assistons aujourd’hui, dans les cas du Zimbabwe, de l’Afrique du sud et de l’Angola, à une préservation au pouvoir d’une caste corrompue, prédatrice, vérolée, au long règne et violente.

C’est le « recyclage permanent » au sommet de l’Etat.

En Afrique du Sud, en écartant Jacob ZUMA le Président corrompu sortant au profit de Cyril RAMAPHOSA, on tente surtout de préserver les chances du Parti ANC et ses caciques au pouvoir en vue de l’élection présidentielle de 2019.

Fin Novembre 2018, c’est le président du Zimbabwe, Robert MUGABÉ âgé de 93 ans, après 37 ans à la tête du pays, qui « démissionne » au profit du vice-président Emmerson MNANGAGWA.

Raison pour laquelle, en l’absence d’alternance véritable, on déplore la paupérisation des masses, la violence politique, la migration dans des conditions calamiteuses, comme en Libye. 

Raison pour laquelle l’Afrique, malgré ses énormes potentialités, demeure le cas social de l’humanité. Par la faute principale de ses gouvernants.

L’agronome français René DUMONT (1904-2001), connu pour son combat pour le développement rural des pays pauvres et son engagement écologiste, disait naguère que « l’Afrique est mal partie ».
J’estime plutôt qu’elle est encore calée dans ses starting-blocks.

Il est grand temps de réveiller ce géant endormi aux énormes potentialités. Le salut viendra forcément des populations africaines elles-mêmes, comme au Burkina Faso hier ou peut-être demain en République démocratique du Congo, ou bien ailleurs.

En Afrique surtout, la rue pour un véritable changement, pour une alternance crédible, est, le plus souvent, la conséquence des institutions qui ne marchent pas.

Nabbie Ibrahim Baby SOUMAH
Juriste et anthropologue guinéen

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Commentaires  

 
+3 #1 Boubacar Diallo, Washington 20-02-2018 23:45

Remarque: Mr. Soumah nous dit: « Nous assistons aujourd’hui, dans les cas du Zimbabwe, de l’Afrique du sud et de l’Angola, à une préservation au pouvoir d’une caste corrompue, prédatrice, vérolée, au long règne et violente.» En considération RELATIVE des politiques africaines, je ne vois pas comment «caste corrompue---et violente» est attribuable à l’Afrique du Sud. Par contre, plus près de nous, [caste corrompue et violente] qui tire le pouvoir, l’alimente et perpétue son règne dans l’ethnie, n’est surement pas étrangère
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