Lettre ouverte à mon cher ami et frère de longue date, Mouctar Diallo, Président des NFD

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altMon cher Mouctar,

Peux-tu, pour l’espace d’un petit instant, remettre les pieds sur terre ?

Peux-tu te rendre compte réellement qu’on ne pousse pas les mêmes pions partout ?


Je mentionnais il y a quelques jours, que 2017 n’ira pas sans s’apparenter à tout point de vue à 2007. Eh ! Tiens-toi bien, la succession des événements me conforte dans ma position.

Tu en sais mieux que quiconque, lorsqu’en 2007, la ladrerie des cadres qui se servaient de vous, avant et pendant cette année, a atteint le paroxysme de l’immoralité, il en a résulté une réaction populaire sans précédent.


Je te le rappelle parce que toi et moi on était là. On était des acteurs du niveau jeunesse. Lorsque vous avez voulu imposer à la jeunesse guinéenne un « Comité National des Jeunes », entièrement sous contrôle de certains caciques qui menaient une guerre de positionnement pour la succession au Général Lansana Conté – Paix à son âme...

Ce fut un fiasco, tu te rappelles ? A Dalaba ?

La rencontre de la jeunesse guinéenne pour mettre en place la structure nationale qui va désormais parler en son nom était organisée par vous. Avec des fonds venant des couloirs de la présidence, au moment où le Générale luttait désespérément contre la maladie qui avait fini par avoir raison de lui.

Vous aviez fait le tour de la Guinée, à la rencontre de la jeunesse pour convier tout le monde à Dalaba, en payant les frais de déplacement de tous. Vous croyiez ainsi berner les jeunes pour maquiller l’élection d’Alhassane Diakité à la présidence du CNJ, avec un Mouctar Diallo comme vice-président. Il y avait aussi dans le groupe notre ami Sorel Doumbouya de ‘’Djoliba Pêche’’, les Safi et Mouctar Baldé ‘’JAG’’, etc...


J’ai parfois envie de te poser la question. « OÙ SONT – ILS ? »

Ce fut la rencontre la plus abjecte de l’histoire de la jeunesse guinéenne. Cette jeunesse qui s’est pourtant illustrée dans tous les grands rendez–vous de l’histoire de notre pays. Oui, elle a toujours été auréolée de succès. De la résistance coloniale à nos jours, en passant par les indépendances. Pour un peu te rafraichir la mémoire, fais appel à l’histoire pour te rappeler du « Jeune » Abdourahmane Koin dans le Fouta théocratique, souviens–toi qu’à l’époque des indépendances, Sékou Touré, Saifoulaye Diallo et beaucoup d’autres étaient moins âgés que certains étudiants d’aujourd’hui. Et tu sais bien le rôle joué par la jeunesse guinéenne dans l’évolution de notre processus démocratique depuis les années 2005.

Malgré tout et pour l’unique fois dans l’histoire, les jeunes de Guinée se sont séparés sur des chapeaux de roue à Dalaba. Des armes blanches, des coups de feu, les portes et les meubles de la salle de conférence de l’Hôtel SIB en copeaux.

Vous avez voulu faire le forcing pour vous rendre à Dabola. Malheureusement vous étiez déjà démasqués. La structure fut morte avant sa naissance.

Après, on te voit resurgir en politique, avec de nouveaux amis, cette fois – ci moins baraqués et plus réfléchis. Vous avez créé les NFD. Avec les Boubacar Siddy, Taran, Etienne Soropogui, etc...


La même question me revient avec insistance. « OÙ SONT – ILS ? »

Tous ces amis et d’autres qui étaient de ton sciage, mais qui n’en veulent plus, t’avaient accablés de toute sorte d’accusations à travers les médias. Le mensonge en premier et dernier lieu.

Comment peux–tu mentir, de façon délibérée, dans une conférence de presse. De surcroît sur celui qui a toujours été ton bienfaiteur. De son bienfait, ont résulté ta notoriété, ta députation et des privilèges pécuniaires.

Cellou Dalein Diallo, comme c’est de lui qu’il s’agit, l’actuel chef de file de l’opposition guinéenne, qu’on le veuille ou pas, t’as offert les estrades des plus grandes foules de toute ta vie, presque sur toute l’étendue du territoire. Ce que tu ne verras plus qu’en souvenirs.

As–tu certainement oublié tout ce que tu as dit de cet homme aux populations guinéennes ou bien les prends–tu pour des troupeaux de moutons ?

Comment peux–tu affirmer une balourdise comme, je cite « Notre allié traditionnel, l’UFDG, par sa voix la plus autorisée en l’occurrence Cellou Dalein Diallo, nous a dit qu’il ne va pas faire alliance avec NOUS... »

C’est une aberration, un mensonge fabriqué volontairement pour nuire. Tu t’es trompé de cible et tu as emprunté une mauvaise arme.

Ce qui a été dit et accepté en réunion de l’opposition, rendu aux medias par le porte parole, c’est que les membres de l’opposition vont individuellement présenter des listes pour avoir leurs propres conseillers et ils vont faire des alliances au cas par cas pour engranger le maximum d’exécutifs des mairies, districts et quartiers.

Malgré tout, il y en a qui tiennent absolument à s’allier à l’UFDG avant la constitution des listes...

Le mensonge c’est un outil des freluquets, des incapables, des dilettantistes, ceux qui ne peuvent exister qu’en s’accrochant sur autrui. En calomniant et en trompant.

Pourtant, Cellou Dalein Diallo t’a tellement tracté que ça commençait à susciter la jalousie de ceux, comme moi, qui mouillent honnêtement le maillot pour l’UFDG.

Petit ingrat ! Crois-tu que les gens sont dupes ? Penses-tu que cet argent que tu reçois du pouvoir pour saper l’opposition te permettra d’arriver à tes fins ? Penses-tu que tous ceux qui t’ont cru et applaudis lorsque tu disais, chez toi à Pita, que Cellou Dalein est l’alternative la plus crédible du moment vont le récidiver lorsque tu leur diras que c’est plutôt quelqu’un qui lutte pour des intérêts personnels ?

Je peux comprendre et accepter que tu refuses de reconnaître tout le bien que cet homme a fait pour toi. C’est ton droit d’être égoïste. Mais tu sais bien que je suis allergique au mensonge, ça depuis toujours. Tu m’as pourtant vu dans la salle. On s’est même fait un petit clin d’œil et une levée de main. Pourquoi tu t’es obstiné à mentir ? Quelle mouche t’a piqué ?

Veux-tu faire supposer que NFD avait financièrement participé à la campagne pour les législatives en 2013. Comment as-tu osé soutenir publiquement une telle infamie en mettant mal à l’aise le directeur de campagne d’alors ? Veux-tu faire une manœuvre d’examen de conscience pour te rappeler des montants cyclopéens que tu avais reçu, attention le sage doyen Alpha Ibrahima Syla Bah en sait quelque chose hein... Ou bien tu crois qu’il n’est pas connu de tous que c’est justement en raison de ton comportement indésirable que tous les autres ont fini par te laisser le parti dont tu t’es servi pour pervertir les espoirs. Dis moi, n’est-il pas vrai qu’ils voulaient tous ton éviction pour présenter un candidat en 2015 ?

Mon ami Mouctar, cher petit frère !

Si c’est comme ça que tu penses avoir une part dans le budget du chef de file, je t’assure mon pote, t’es passé à côté.

Le chef de file, ce n’est pas formellement lorsqu’il y a une file. C’est une appellation consacrée et ce n’est pas la seule. On peut aussi l’appeler « Le Principal Opposant ».

Mais comme on le dit en poular « KO CELLOU WONI WADHOUDE HA NYARI HAWA... »


Alpha Issagha Diallo

Attaché de Presse UFDG

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Commentaires  

 
+2 #2 Youssouf Soumah 08-07-2017 10:01

Vous réglez vos comptes c'est votre problème! Très certainement Issagha Diallo veut la place de Mouctar Diallo. Vous TOUS sans exception opposition et mouvance, vous n'êtes que la HONTE de ce pays.Rappelez-vous de la manière dont vos indemnités de député ont été fixé?Vous vous comparez aux pays de la sous région comme le Sénégal où l’État existe ainsi, une certaine cohérence dans la hiérarchie des salaires. Quand en Guinée, les cadres supérieur de l’État ont un salaire moyen de deux millions (2.000.000 FG) et les députés vingt cinq millions (25.000.000 FG)! Députés-voleurs avec gouvernement-voleur êtes-vous plus productifs que le reste des Guinéens? Si cela était vrai ça se saurait! Je souhaite qu'un jour les Guinéens se débarrassent de cette bande (mouvance/opposition) de voyous pour mettre des Guinéens qui se soucient de l'avenir des autres Guinéens comme l'ont été les cadres Guinéens qui ont abandonné des situations confortables en France lors de l'indépendance pour aller aider leur pays la Guinée, mais c'est vrai, ils ont TOUS été tué par le régime sanguinaire Sékou Touré avec les salamalecs des "imams-voyous". Est ce que ce n'est pas ce massacre de ce qu'il y avait de mieux parmi les Guinéens (que tous les pouvoirs successifs)) ont voulu ignorer que nous payons et continuerons à payer tant qu'ils ne seront pas réhabilités? Les Guinéens doivent méditer.
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+1 #1 Koto MaSaliou Diallo 05-07-2017 15:33

Certains "Politiciens" Guinéens pensent que la politique,c'est l'Art de Dribler son Sélectionnaire pour atteindre son Objectif caché(erreur fondamentale).C'est plutôt,une idéologie et une conviction,en vue d'atteindre les objectifs communs.Mais,en Guinée c'est la politique individualiste et/ou égoïste qui prime sur le bien-être collectif.
Enfin,quand la confiance réciproque ne règne pas au sein du groupe concerné,il devient difficile de travailler ensemble:d'où survient forcément,l 'éclatement des sous groupes hétérogènes ou sous ensembles.Conséquences de l'égocentrisme et la notion de moi,moi...ou je,je,...et jamais le nous.
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