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Basse Guinée : La fuite en avant de M. Kassory Fofana et de M. Faciné Touré !
Makanera Ibrahima Sory Jeudi, 27 Octobre 2011 10:33
« La Basse Guinée servira-t-elle de bouclier éternel pour ses fils et filles accusés d’avoir pour certains, pillé la Guinée à outrance et pour d’autres de s’être rendus coupables de massacres des officiers malinkés ? Cette question mérite d’être posée car M. Mamadou Sylla aussi, après avoir été mis en cause dans le cadre des audits n’avait pas hésité de dire que la coordination de la Basse Guinée doit obligatoirement faire allégeance au Président Alpha Condé, histoire d’éviter de rendre des comptes à la justice. Pour l’instant, cela marche bien. Raison pour laquelle d’autres aussi veulent rééditer le même exploit.
Pour revenir au principal sujet, la question posée ci-dessus résulte d’un constat fait par bon nombre d’observateurs de la vie politique guinéenne. Depuis la prise de pouvoir par le CNDD jusqu’à ce jour, nous voyons des allégeances automatiques au pouvoir du fait de certains Guinéens qui ont un point commun à savoir, celui d’être vus par leurs compatriotes comme des auteurs de pillages des deniers publics et crimes de sang tels que les massacres des officiers malinkés et les crimes contre l’humanité. La seule préoccupation de ces personnes est de se lancer dans toutes sortes d’entreprises même les plus nuisibles pour le pays afin d’éviter que le pouvoir leur demande des comptes. Cette politique reste très efficace avec le président Alpha Condé qui ne poursuit que ses adversaires politiques, tout en assurant l’impunité à ses alliés même accusés de crimes de sang ou de crimes contre l’humanité. Raison pour laquelle le Président Condé s’est auto disqualifié en matière d’audit et il n’en parle plus car entouré de prédateurs de grande envergure.
Avant de revenir à la fuite en avant de M. Kassory Fofana et de M. Faciné Touré, j’extériorise une fois de plus ma crainte que cette régionalisation informelle de la politique guinéenne suscitée et encouragée par le Président Alpha Condé ne finisse par provoquer la désintégration de la Guinée. Le danger réside dans le fait que c’est le chef de l’Etat lui-même, pourtant le garant de l’unité nationale selon l’article 45 alinéa 5 de la constitution, qui est le facteur déterminant de ce danger sans précédent dans notre pays.
Faute de mieux on se contente de ce qui est possible, car à l’impossible nul n’est tenu. Faute de pouvoir stopper ce danger, je me contente de dénoncer ses conséquences.
S’agissant du faux communiqué concocté par M. Kassory Fofana et M. Faciné Touré, signé par un membre de GPT du nom de Dr Ousmane Bangoura, il relève d’une bassesse extraordinaire. La procédure de désignation de la tête de liste pour les partis politiques de la Basse Guinée en vu des législatives obéit à des conditions objectives prédéfinies de façon consensuelle depuis le mois de septembre 2011. Les critères en question sont les suivants :
1- Etre natif incontesté de la Basse Guinée ;
2- Avoir les capacités physiques et mentales nécessaires ;
3- Etre d’une probité morale irréprochable ;
4- Etre d’un haut niveau intellectuel ;
5- Avoir une audience dont il jouit sur le plan régional (Basse Guinée) national et international ;
6- Avoir une expérience avérée dans la gestion d’un Etat moderne ;
7- Avoir une parfaite connaissance du fonctionnement de l’Etat et des institutions et particulièrement l’Assemblée Nationale ;
8- Avoir les compétences et capacités avérées à participer efficacement et honorablement aux travaux de l’Assemblée Nationale ;
9- Le suffrage obtenu par le candidat du Parti lors des élections présidentielles de 2010 en tenant compte du suffrage le plus élevé qui explique la force politique du parti;
10- Le suffrage en particulier du candidat obtenu en Basse Guinée lors des élections présidentielles qui restent et demeurent un repère fondamental ;
11- Etre à l’abri de besoin matériel et financier ;
12- La représentativité nationale du parti c’est-à -dire l’implantation des structures du parti à travers tout le pays ;
13- L’audience avérée du parti au niveau national notamment en Basse Guinée.
Il est évident que M. Kassory Fofana ne remplit aucun des critères vis-à -vis de ses adversaires. Conscient de ses lacunes insurmontables et en complicité avec M. Faciné Touré, le camp extrêmement minoritaire de M. Kassory Fofana a tenté d’introduire à la dernière minute, un autre critère aussi absurde qu’insupportable, à savoir que la tête de liste doit obligatoirement appartenir à l’alliance Arc-en-ciel. Pour eux, la compétence, la probité morale et autres critères ne valent rien face à l’appartenance à la mouvance présidentielle peu importe qu’on soit accusé de pillard de deniers publics ou d’assassin !
Fatigués d’être considérés comme un peuple insensé dont la préoccupation principale reste alimentaire, auquel jeter un sac de Riz produit un effet anesthésiant ; surtout révoltés par des nominations ethniques et régionalistes pratiquées par le Président Condé, les membres de la coordination de la Basse Guinée se sont majoritairement insurgés contre cette basse manœuvre et sont tous sortis de chez M. Faciné Touré excepté les partisans de M. Kassory Fofana. Même les sages en commençant par le grand Imam avaient quitté les lieux extrêmement frustrés. Les interventions des Guinéens dans les Radios privées de ce matin du 24 octobre 2011 traduisent leurs colères contre M. Kassory Fofana à qui ils disaient qu’ils n’ont pas oublié sa gestion de la chose publique.
C’est suite à cette cuisante défaite que M. Kassory Fofana a fait rédiger et publier dans la précipitation, un faux communiqué selon lequel il serait la tête de liste pour les partis politiques de la Basse Guinée sans faire référence aux critères qui ont conduit à sa désignation. Il suffit de lire les critères fixés ci-dessus pour comprendre l’usurpation de titre de M. Kassory Fofana.
Pour illustrer le caractère ridicule de la démarche de Kassory Fofana, je vous propose la lecture des résultats du premier tour de la présidentielle concernant certains leaders politiques de la Basse Guinée : Sidya Touré : 4 17 261 voix soit 15,60%, Abe Sylla : 90 117 voix soit 3, 37%, M. Aboubacar Somparé : 27 699 voix soit 1,4% Kassory Fofana : 19 713 voix soit 0, 74 %. Alors, comment Kassory Fofana qui a eu moins de 20 000 voix, peut-il primer M. Abe Sylla avec 90 117 voix et M. Sidya Touré avec 4 17 261 voix ?
Comment un leader politique qui n’a eu que 0,74% des suffrages exprimés au premier tour de la présidentielle peut être tête de liste en Basse Guinée ?
M. Kassory Fofana a le même problème que son allié Alpha Condé qui veut les 80% des sièges à l’Assemblée Nationale alors que sa base électorale ne fait pas 18% des électeurs guinéens.
Mais attention ! Selon nos informations, M. Kassory Fofana et M. Faciné Touré se lancent dans un précédent très dangereux pour la Basse Guinée, mais aussi pour eux-mêmes. Ce danger consiste à réduire la Basse Guinée aux Soussous de Forékariah qui seraient les seuls à pouvoir parler au nom de la Basse Guinée, ce qui est une grande première. Cette démarche est tranchée avec celle de la coordination de la Basse Guinée qui, dans son critère N°1, lie l’appartenance à la Basse Côte au fait d’en être natif, quelle que soit son ethnie. Si pour être de la Basse Guinée, suppose qu’on soit soussou, alors, M. Kassory Fofana, M. Faciné Touré et ma modeste personne Makanera Ibrahima Sory, nous sommes automatiquement exclus car, tous originaires de la haute Guinée et de l’ethnie malinké. J’invite M. Fofana et M. Touré à revisiter leur histoire qui n’est pas si lointaine que cela. Alors attention à ce qu’on dit et à ce qu’on fait. Ce n’est pas pour rien qu’on dit que : « si tu veux connaître qui tu es, provoque tes voisins ».
M. Kassory Fofana qui n’a même pas eu la confiance de sa ville natale lors de la présidentielle de 2010, du fait d’y être largement battu, peut-il prétendre représenter les partis politiques de la Basse Côte ? Il faut qu’il admette que les Guinéens n’ont pas oublié sa gestion de la chose publique. Raison pour laquelle il n’a pas pu obtenir 1% de l’électorat et il n’est arrivé en tête dans aucune ville de la Guinée. Ceux qui pensent pouvoir endormir les Guinéens d’aujourd’hui avec des stratégies ethnico-régionalistes se trompent lourdement.
Ce qui me fait mal, c’est que la Basse Côte est transformée en un complément d’effectif par certains de ses fils et filles qui n’ont aucune préoccupation quant à la dignité des ressortissants de cette région. Indexé par ses propres enfants comme un peuple insensé, c’est le sac de Riz qui est proposé aux Basse Côtiers là où des projets politiques sont proposés aux autres. M. Kassory Fofana, M. Faciné Touré et M. Mamadou Sylla doivent savoir que l’honneur mérite défense même contre l’argent et le pouvoir. C’est le seul héritage inépuisable que vous pouvez laisser à vos descendances.
Makanera Ibrahima Sory
Juriste
Commentaires
Heureusement pour nous les Basse-Côtiers, si nous ne sommes pas les plus bénis de ce pays d’injustice, nous sommes quand même loin d’être les plus maudits. Nous n’allons pas nous laisser distraire par des rêveurs. Le jour où ils sauront bien définir la justice, nous tenterons ensemble de construire une nation juste. Mais pour le moment, c’est l’autodéfense. S’ils pointent du doigt un seul fils de la Basse-Côte, on point du doigt trois des leurs. Heureusement pour nous, 70% des criminels (économiques, politiques et sociaux) se trouve chez eux. Nous sommes tous guinéens et savons qui est qui et qui est devenu quoi et comment. Les CV falsifiés n’auront pas d’effet. Personnellement, je n’ai jamais milité dans un parti politique, dont le leadeur est de la Basse-Côte. Le seul parti politique dans lequel j’ai officiellement milité était le RPG. Les ratés politiques d’Alpha Condé et de ses lieutenants, m’ont aussi rapidement poussé à m’éloigner officiellement de ce parti. Jusqu'à ce que les choses soient claires, je ne ferai le contraire de ce que font les plus nombreux : voter, aider et protéger les leurs. Même devant Mamadou Sylla, je ne voterai pas pour un leader d’une autre ethnie, à plus forte raison devant Sidya Touré, Kassori Fofana ou Abbe Sylla. Je tiens à préciser que c’est ma position personnelle et manquerai pas l’occasion de la prêcher à tout Basse-Côtier. Certains d’eux ou même de nous ne manqueront pas de vouloir se montrer ici plus ouverts ou démocrates, mais comme le dit l’adage, le premier Gaou n’est pas Gaou. Vous avez juré de terroriser ce pays, nous vous montrerons que personne n’est né terroriste. On le devient. On ne sait même pas pour qui vous vous prenez. ! Vous devez maintenant comprendre que la fin de la récréation a sonné.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
Je voudrais avant tout féliciter Mr. Makanera qui à travers cet écrit aide certains Basse-Côtiers à savoir qui est qui dans cette région de la Guinée. Ses écrits prouvent clairement qu’il n’est mercenaire d’aucune autre ethnie. C’est ca qui doit être important pour nous. Mr. Youssouf Bangoura, ceux qui disent que nous les Basse-Côtiers ne connaissons que notre ventre doivent s’en prendre à eux même, car ils ont tout pour nous avoir. S’ils ont préféré être pingre pour laisser les autres nous partager les sacs pour avoir nos voix, ils doivent savoir que nous n’avons fait que respecter notre parole donner. C’est ca le Soussou que nous symbolisons tous (Diankankés, Bagas, Landoumas, Mikhiforés, Nalous et autres). Respecter la parole donnée. Ils doivent prendre note et attendre les prochaines élections. S’ils veulent atteindre leurs objectifs, les moyens ne manquent. Seulement, ils ne doivent pas être pingre, et prendre les autres pour des idiots. Ce qui est claire, nous, nous savons que nous avons une fierté que personne ne peut remettre en cause dans ce pays. J’allais aujourd’hui m’en prendre à ceux qui font ces petits jeux d’intérêt, s’ils étaient les premiers ou les seuls à le faire. Mais tel n’est pas les cas. Nous savons tous ce qui se passe dans ce pays et sommes aussi convaincu que le rôle des ces coordinations régionales ont depuis changé. Celle de la Basse Côte est la dernière à s’afficher. Pourquoi les donneurs de leçons n’ont pas réagit à ce temps ? C’est parce qu’ils croient que c’est à eux que tout passe. Le jour où les sages de la Basse-Côte iront chez le président pour réclamer la justice pour les fils de cette région, ou s’opposer à la destitution d’un de leurs fils à un poste juteux, nous verrons ce jour encore des surpris, comme si c’était la première fois.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
Nicolas MACHIAVEL








