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Elections législatives : "Je respecterai et ferai respecter la constitution !"

Mamadou Barry  Vendredi, 21 Octobre 2011 16:44

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« La Dignité d’un homme s’évalue suivant sa capacité à honorer ses engagements envers ses semblables ! Â»


Au Chapitre 7 :  « Des Opérations Electorales et de Recensement des votes Â» du Code Electoral.

A l’Article 160 :  « Les électeurs sont convoqués par décret du Président de la République Soixante Dix (70) jours au moins, avant la date du scrutin conformément à l’article 63 du présent Code. Â»

En jouant un peu avec les chiffres, nous aurons la configuration suivante :

- Octobre 20, il nous restera    11        jours pour le mois ;

- Novembre, il nous reste         30        jours pour le mois ;

- Décembre 29, il nous reste   29        jours pour le mois

                                                    ---

                                                    70        jours

Selon donc les dispositions du code électoral, les électeurs auraient dû être convoqués hier jeudi 20 octobre 2011, par décret du Président de la République pour le scrutin du jeudi 29 décembre 2011.

Depuis hier donc, le Président de la République n’est plus dans la légalité constitutionnelle s’il veut respecter la date que la CENI a proposée, et cette entrave à la constitution ne sera pas la première depuis l’investiture de notre Président « démocratiquement Â» élu.

Deux possibilités de présentent aujourd’hui :

  1. Le Président de la République bafoue encore une fois les dispositions de la loi en ne changent pas la date du scrutin et décide de signer le décret quand bon lui semblera. Ou bien
  2. Le Président de la République accepte, comme il en a l’habitude, de reconnaître que la date du 29 décembre n’est pas raisonnable tout en l’ayant su avant de la fixer.

Quelle que soit la possibilité adoptée, il reste clair que la gestion des législatives ne se fait pas dans les règles de l’art. Les observateurs les plus avertis reconnaissent objectivement qu’il ne sera pas raisonnable d’envisager les législatives avant la fin du premier trimestre 2012.

Maintenant, avec la pagaille savamment orchestrée par le pouvoir au sein de la CENI, pour justement compromettre durablement la tenue du scrutin, tout porte à croire que nous sommes en train de revivre le second tour de la présidentielle, avec Alpha Condé qui joue avec le temps.

Mais une chose reste certaine, c’est qu’avec les jeux du hasard, un coup on gagne et un coup on perd, et le plus souvent, c’est lorsqu’on est totalement sûr de gagner que le sort nous joue des tours.

Il faut donc retenir qu’à force de jouer, on augmente forcément ses chances de perdre à un moment donné.

Un homme averti en vaut plusieurs !


Conakry, le vendredi 21 octobre 2011

Mamadou Barry
Analyste Financier


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