Duel mortel et mortifère au sein de l’UFDG : une consécration politique d’Alpha Condé !

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Le champ politique, violent par essence, enfante régulièrement  des tragédies de tous genres qui défraient l’actualité, bouleversant ainsi dans leur passage le quotidien de notre existence sereine. L’histoire politique guinéenne est peuplée d’exemples qui confirment cette triste réalité. Par exemple, s’il est incompréhensible qu’un cadre intègre comme le Professeur Boiro accepte de moyenner le deuil de l’assassinat de son épouse contre un poste ministériel, de la même manière, il est tout aussi difficile, dans mon univers de référence, de comprendre comment Bah Oury s’est laissé berner par des troublions en politique au point de rallier celui qui l’a envoyé au bagne. Je suis étonné de voir des apprentis sorciers, à l’image d’abeilles ouvrières butinant les fleurs, qui gravitent autour de tous les pouvoirs en Guinée (junte militaire, pouvoir en place, opposition) puissent disposer d’autant de talent, d’adresse et de dextérité au point de pouvoir amadouer des hommes intègres, humbles et moralement irréprochables. Tels des caméléons, ces troublions baisent la main de l’opposition de nuit alors que dans les coulisses, ils fréquentent assidûment le pouvoir en place, soufflant entre-temps dans leurs oreilles des mots qui enflent le cÅ“ur et la vanité.


Sans doute est-il important de préciser que, impressionné par la belle image qu’il s’est construite au cours des années d’exil, j’étais de ceux qui pensaient que Bah Oury avait la stature d’un présidentiable et qu’il représentait à mes yeux un symbole de l’alternance politique en Guinée. Disons-le, je croyais tout bêtement dans le silence de mon âme, qu’il était plus susceptible d’être élu président de la République de Guinée que Cellou Dalen Diallo. Je suis enclin à reconnaître aujourd’hui de m’être peut-être trompé. En effet, séduit par l’image de l’homme charismatique que je me représentais, je m’aperçois avec beaucoup de retard que le fantasme pour ce bel avenir politique que je me suis imaginé, fait partie d’un simple égarement de l’esprit humain qui vogue parfois dans le vide au gré de l’actualité sans savoir se poser sur un repère solide. Dans la foulée de ce mouvement de balancier, des images qui le captent, produisent des impressions diverses.

Tous irresponsables, tous perdants

Ce qui retient mon attention de simple observateur des événements qui se jouent sur la scène guinéenne est l’amateurisme des acteurs politiques. Ce défaut d’intégrité politique se décline dans un manque de recul et de projection dans l’avenir. Sans observer un minimum de recul, je me permettrai de formuler ici de manière abusive l’idée d’infantilisme politique ou d’aveuglement excessif, tout court. En effet, la patience est certainement une grande qualité, mais bien peu d’hommes supportent de se plier à ses caprices. Je considère que cette patience-là a bougrement fait défaut à Bah Oury qui aurait dû, me semble-t-il, attendre stoïquement en exil de voir son étoile briller dans le firmament de la fuite utile des jours ; que de fourrer son nez dans un guêpier au nez et à la barbe d’un pouvoir qui l’a contraint à s’enfuir. Peut-être avait-il simplement oublié que « la patience donne naissance à une génisse Â». En d’autres termes, « Qui prend patience obtient une grande récompense ! » Dans tous les cas, en mordant l’hameçon qu’on lui a jeté à la figure, tout se passe comme si Bah Oury s’était enfermé derrière une porte dont il n’avait pourtant pas la clef pour ouvrir. Car dans sa situation de gracié, non innocenté, il n’est un secret pour personne que la nomination de notre homme politique à un poste important n’est pas une certitude ; dans le cas contraire, cela remettrait en cause la validité de l’accusation qui pèse sur lui. Et même la création de sa propre formation politique ne lui permettrait pas de lever la voix contre le pouvoir en place. Voilà une belle erreur, ou une leçon de morale en exemple qui mérite d’être citée ! Quel avenir politique pour un opposant pris dans les mailles de filets entre le parti qui l’a banni et le pouvoir qui l’a grisé ? Comment Bah Oury, cloué aux piloris par un pouvoir qui l’a condamné à perpétuité, va-t-il se reconstruire ? Quel infantilisme ! Je pense avec certitude qu’en politique, un homme est comparable à une pièce de bois, de tissu, de béton, de papier, que sais-je encore, qu’on utilise dans une circonstance donnée pour colmater une brèche et dont on se débarrasse, aussitôt après l’accomplissement de la besogne ; en la jetant dans la poubelle comme si c’était une vieille chaussette usagée ou une serviette de toilette. Je pense avec certitude que le Professeur Boiro ne dirait guère le contraire !


Quant à Cellou Diallo, il a tout aussi fait preuve d’un manque de discernement qui constituera sans doute un handicap dans sa carrière politique :

  •  A mon avis, en 2010, il a fait preuve d’une légèreté inouïe en cédant trop vite devant Alpha Condé après la proclamation des résultats du second tour. Certes son rival bénéficiait du soutien de la junte militaire au pouvoir, de la France et de la Communauté Internationale. Mais lui Cellou était dans la légitimité de revendiquer la victoire, surtout après avoir capitalisé plus de 43% des voix au premier tour. Même si cette pression sur le pouvoir n’avait pas pour vocation de changer grand-chose dans l’élection d’Alpha Condé, mais elle aurait eu le mérite de montrer que le leader de l’UFDG est un homme de poigne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. En effet, il est important de comprendre que la Communauté Internationale ne prône ni éthique ni équité ; elle vise plutôt à assurer la stabilité. C’est pourquoi sur la plan diplomatique, un homme de poigne, autoritaire, bafouant les règles élémentaires de la démocratie, mais qui assure la stabilité du pays, est nettement plus appréciable face à un démocrate avéré dont le pouvoir sombre dans une instabilité sociale et politique. Ainsi, s’agite-t-on régulièrement pour organiser un semblant d’élection dans les pays africains alors que dans le même temps on ferme les yeux sur les irrégularités qui entachent le scrutin. Il faut peut-être le rappeler ici, la communauté internationale ne se mobilise pour chasser du pouvoir un dictateur africain qu’à partir du moment où les intérêts économiques et stratégiques des grandes puissances sont menacés.
  • Dans la tentative de rattraper l’erreur commise en 2010, Cellou Dalen Diallo s’est livré aux dernières présidentielles de 2015 à un prêche dans le désert. Trop tard, le mal est déjà fait ! « L’eau versée ne peut être ramassée Â». En matière de communication, pour faire mouche un homme politique avisé est celui qui sait lancer le bon mot au bon moment.
  • Le fait de tenter une alliance contre-nature avec Dadis et de se prêter à ce jeu périlleux constitue un autre manque de discernement et de lucidité de la part de Cellou Dalen Diallo. Cette attitude de l’homme politique est incompréhensible pour la Communauté Internationale d’abord, puis pour les militants de l’UFDG, victimes des événements du 28 septembre. Il s’agit là d’une erreur monumentale qu’il faut éviter, car on le sait, la scène politique ressemble à une chaussée glissante. Pour s’y aventurer et rester débout sur ses pieds, chaque pas en avant doit être ferme et mesuré. Or en prenant cette décision, tout se passe comme si le leader de l’UFDG, qui avait franchi une ligne rouge, participait dans un mouvement d’autoflagellation. En actant la déconstruction de son image personnelle, il incarne celle d’un homme politique qui bafoue les valeurs humaines pour accéder à la présidence de la République.

Sauf par un miracle de l’ordre du Maktoub, Dadis ne reviendra jamais au pouvoir en Guinée, car même si les Guinéens se laissent tenter par son retour, la Communauté Internationale ne tolérera jamais une telle aventure surtout après ce qui s’est passé au Stade du 28 septembre. Il faut bien qu’on comprenne une fois pour toute : si sa culpabilité soulève encore bien des questions, en revanche la responsabilité de Dadis Camara ne fait aucun doute. Il est comptable de ce qui s’est passé et ne peut en aucun cas se dégager de la responsabilité de cette barbarie. Certes l’attitude d’Alpha Condé, face à cette situation, laisse planer plusieurs zones d’ombre que l’avenir seul pourra certainement élucider. Mais quand on a un peu « d’eau Â» dans la tête, on admet d’emblée qu’en politique pactiser avec le diable n’est pas un exercice solitaire auquel on peut se livrer selon son gré. En d’autres termes, le réalisme politique est certes parfois nécessaire, mais pas à ce point que la victime baise la main de son bourreau. J’ai l’impression que les Guinéens, habitués qu’ils sont au retour cyclique de la violence politique, ne mesurent ni la gravité ni la portée de la barbarie perpétrée par la junte militaire le 28 septembre 2009.

  • Le troisième manque de discernement qu’on peut reprocher à Cellou Dalen Diallo est le fait d’avoir laisser-faire qu’un conflit s’installe durablement entre lui et Bah Oury, conflit alimenté au sein du parti par l’entourage même du président de l’UFDG. Contraint de s’exiler, Bah Oury était comparable à un paria dans la mesure où il traversait la pire période de son existence. En cette période difficile il ne fallait surtout pas en rajouter pour le Vice-président de l’UFDG ; car il avait bien besoin d’être entouré, réconforté et soutenu. Or l’attitude de l’entourage du président de l’UFDG a été, pendant ce temps-là, de profiter de cet inconfort pour écarter progressivement Bah Oury du poste de Vice-président du Parti. En occupant ainsi le strapontin au sein du Parti dont il est pourtant le fondateur, cette situation déclenche forcément un fort ressentiment d’injustice et un défi à relever. Le Président de l’UFDG avait-il bonne conscience du fait qu’en politique il vaut mieux plus un que moins un ? Cette règle des mÅ“urs politiques est d’autant plus valide, qu’en Guinée, derrière une personne se dresse toute une communauté. Au lieu de se demander aujourd’hui comment colmater la fissure au sein de son parti, avec un peu plus de clairvoyance et de recul, Cellou Dalen aurait certainement pu éviter cette anomie en revêtant bien avant le boubou du grand chef d’une famille politique au dos large. Cette situation est d’autant plus complexe pour lui aujourd’hui que « l’autre mort politique Â», Ousmane Bah est une autre épine susceptible de nuisance en cette période d’incertitude.


L’UFDG, entre mouvement politique  et logique de compère

Dans la logique de ma compréhension de l’ambiance qui prévaut au sein de la formation politique, l’UFDG souffre de deux insuffisances :

  • La première concerne la manière dont le Parti s’est constitué et est géré. En effet, il s’agit me semble-t-il plus d’un mouvement politique que d’un Parti digne de ce nom. En d’autres termes, par-delà les organismes parallèles (organisation de la jeunesse, des femmes, des travailleurs, etc.) dont le rôle consiste à animer, l’ossature d’une formation politique s’appuie sur les cadres du Parti, cellule indépendante qui doit constituer le cerveau moteur, la cellule pensante. Or tout se passe comme si, autour de Cellou Dalen Diallo, ne gravitaient que commerçants et hommes d’affaires, qui méritent certes leur place au sein du Parti, mais dont l’emprise ne doit pas être trop forte en termes de décisions politiques à prendre. Débordants parfois, les commerçants ont peu de discernement dans les usages en politique - par rapport à ce qu’on doit dire et ne pas dire ou taire - car la logique de leur réflexion, l’attitude et les sentiments qu’ils expriment et qui les animent sont d’un autre ordre. Je pense que la force du RPG est d’avoir très tôt infiltré toutes les institutions en Guinée c’est ainsi qu’ils ont réussi à préparer l’alternance politique au cours de la maladie de Lansana Conté et à placer à la tête du pouvoir un illuminé comme Dadis, des mains de qui il était plus aisé de le reprendre que s’ils avaient en face d’eux le Général Toto.
  • Si en 2010 l’UFDG disposait d’une cellule de réflexion indépendante, capable de mettre en place des stratégies de négociation et d’alliance avec les autres formations politiques, elle n’aurait certainement pas perdu de façon infantile les élections, car la victoire était à sa portée. Or tout s’est joué dans un vaste mouvement de cortèges de motos et de sirènes avec son vacarme assourdissant, mais sans aucune organisation rationnelle derrière. En revanche, face à cet enthousiasme débordant, Alpha Condé et ses hommes ont entretenu avec dextérité et acharnement des incidents perpétuels qui ont émaillé le deuxième tour. Ce qui a eu pour conséquences de retarder les élections, de casser la dynamique de l’opinion publique autour de son rival et d’inverser la tendance.

Dans la culture peule, l’idée de relever le défi face à un compère (adversaire) est un des leviers de la dynamique sociale, mais elle est à la source d’un grand handicap. Car si relever le défi est une des vertus cardinales, répondre à cet enjeu est source de conflits fratricides qui affectent la stabilité sociale. Ce qui se passe maintenant à la tête de l’UFDG en est un exemple frappant. Cellou Dalen Diallo et Bah Oury se livrent à un spectacle désolant et déshonorant dont l’UFDG aurait pu certainement se passer. La logique du compère qui fait de l’adversaire un ennemi à abattre entraîne une anomie qui gangrène le tissu social, affecte le fondement et l’unité du Parti. Cette situation déplorable augure un autre jalon de la victoire politique d’Alpha Condé qui prépare déjà son futur mandat ou celui d’un des siens. Finalement, en dehors du Tiers, tous sont perdants car dans une telle histoire, chacun y laisse une plume et personne n’en sort indemne. Or ils le savent tous que « Si l’un des tiens est un serpent, enroule-le-toi autour du cou Â». S’il est une certitude qu’on peut affirmer sans risque de se tromper, à chacun son groupe et ses partisans n’a jamais mené à la victoire.


L’expérience a toujours montré qu’on sait comment une histoire a pris naissance, mais bien malin qui peut prédire quand et comment elle va se terminer. Entre-temps la logique fratricide, qui s’est installée durablement, déploie son rouleau compresseur et détruit tout sur son passage. Or quand une machine de guerre se met en marche, la raison n’y trouve guère sa place. En attendant Monsieur Condé, qui a réussi à cacher aux Guinéens le fondement de sa personne, se frotte les mains car la plus grande formation politique du pays qui doit lui tenir tête, en fédérant autour d’elle les autres partis, sombre durablement dans une tourmente irréversible.


En somme, la prudence, qui a manqué énormément à Cellou, est pourtant considérée comme la reine des vertus. Elle se définit chez Cicéron (De L’invention, 2. 53. 160) comme Â« la connaissance des choses bonnes, mauvaises et indifférentes Â». Elle s’appuie sur la prévoyance qui consiste en la recherche des maux à éviter. C’est pour cette raison que « l’avenir doit être en quelque sorte vu avant qu’il ne soit fait Â».

 

 

Alpha Ousmane Barry 
Professeur des Universités (France)
Spécialisé en Analyse du discours et communication politique
Fondateur du Réseau Discours d’Afrique


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Commentaires  

 
+9 #15 Abdoul 16-05-2016 14:23

Citation en provenance du commentaire précédent de Baren SOUMAH:
Faux. Le premier facteur de desertion de tous est la CENSURE dont ils sont victimes. Point a la ligne.

J'ai été censuré recemment, simplemnt parce que je me suis demandé ce que CDD allait chercher aupres d'un Makanera et d'un Papa Koly. En plus j'ai ajouté un qualificatif pour ce genre de comportement.
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-12 #14 lodia 15-05-2016 14:32

Le débat est tres relevé sur "guineeactu". En tout cas , pour moi, j'en apprends énormément.Concernant l'UFDG, oui, c'est sûr qu'il y'a des erreurs dans certaines prises de position, mais qu'y peut on? En face, toutes les institutions de ce pays sont inféodees au desiderata d'un seul homme et son clan. Il est si mal entouré AC qu'il travaille à sa propre perte. Analysez l'orientation de son strategie Son unique destin c'est la dictature, il n'a pas d'autre issue. Il est ridicule pour un supposé professeur de droit, ancien opposant, regardez le cheminement de son destin: Echec et mat. C'est vrai qu'il continuera à faire mal à la Guinée: ses meurtres télécommandes, ses brouillages électoraux, son inelegance dans ses propos partout dans le monde, bref son manque de subtilité diplomatique pour un responsable à ce niveau, ses prises de position ethniques à peine voilées qu'il nous sert à l'intérieur du pays etc...Le fait qu'il ait monnayé le pays aux firmes et capitaux Français ne le dispensent point de mal finir, c'est juste une question de temps et il finira mal. Quand à l'UFDG, quoi qu'on en dise y'a t-il mieux? Je pense à mon humble avis qu'il faudrait renforcer ce parti , lui apporter tout le soutien aussi bien à l'interieur qu'à l'exterieur du pays pour peut être esperer sortir de cette malediction qui cancerise ce pays et son peuple depuis le NON analphabête de Sekou Toure
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+3 #13 Gandhi 15-05-2016 10:25

Oui CDD a commis des erreurs. La différence avec AC, c'est que ce dernier décide seul, y compris contre ses militants, alors que CDD assume les décisions de l'UFDG, où des débats réels ont lieu.
Il y a 2 attitudes possibles. Éreinter le parti parce qu'il ne prend pas les bonnes décisions (et je fais partie de ceux qui sont très critique, même si je ne l'exprime pas publiquement), ou l'aider à s'en sortir. Personnellement j'ai choisi la seconde, parce je sais que des débats y ont lieu, ce qui est rare. Si les décisions prises reflètent la volonté des militants, cela signifie simplement que dans tous les partis, chacun pense à ses petits intérêts d'abord, et l'UFDG n'y échappe pas. Pourquoi devrait-elle subir des critiques supérieures à celles de ses concurrents ?
Oui 2010 a été une erreur, oui la tentative d'alliance avec Dadis a été une erreur, oui la relation avec BO a été une erreur…
Malheureusement il y en aura d'autres, et celui qui est parfait n'a qu'à se présenter, mais il faut avoir en ligne de mire l'avenir. Il ne faut pas se demander si l'UFDG est parfait pour diriger, mais s'il y aura un réel changement ou pas avec elle.
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+1 #12 Gandhi 15-05-2016 09:41

Il faut arrêter de raisonner par l'image, ce qui compte c'est l'acte.
Lorsque BO a été condamné en violation de toutes les procédures et au mépris des droits de l'homme, celui qui est présenté comme une « icône » des droits de l'homme en Guinée, n'a même pas daigné se défendre. L'UFDG ne pouvait pas faire plus que lui, car il faut un intérêt à agir pour ester en justice. Pourtant, BO a - paraît-il - créé l'OGDH, mais il n'était pas le seul. Et créer une association est très simple, en revanche l'incarner est autre chose. Ce n'est pas parce que je crée une association pour devenir milliardaire, que je le deviens ipso facto. BO avait (a toujours) raison sur certains problèmes de l'UFDG, mais il n'y a pas mis les formes et il s'est vautré lamentablement. En outre, lui qui serine systématiquement qu'il est le fondateur de l'UFDG (ce qui ne lui confère aucun droit particulier) n'est même pas fichu de connaître ses propres statuts, puisqu'il est allé en justice avant de faire un recours interne. La honte !
Sa disparition politique est dommageable, mais la page est tournée. Nous c'est l'opposition qui nous intéresse, pas le sort individuel de tel ou tel.
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-22 #11 Gandhi 15-05-2016 00:26

Citation en provenance du commentaire précédent de Baren SOUMAH:
Le premier facteur de desertion de tous est la CENSURE dont ils sont victimes.

Je partage l'avis d'Amadudialamba sur les motivations ayant conduit certains à quitter ce site. Quant à ceux qui sont censurés (j'imagine leurs commentaires), cela ne me dérange aucunement. Il m'arrive de visiter d'autres sites que celui-ci et quand je vois le niveau des discussions ailleurs, cela ne me dérange pas que ces olibrius aillent se défouler ailleurs qu'ici. Ils n'apportent rien, et on peut se passer de leurs vulgarités.
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-26 #10 amadudialamba 14-05-2016 21:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Baren SOUMAH:
Faux. Le premier facteur de desertion de tous est la CENSURE dont ils sont victimes. Point a la ligne.

Ok Monsieur Soumah, mais currieux qu'ils soient les seuls victimes.
En plus notez que parfois meme les insanités passent ici tellement que la liberté de s'exprimer est garantie.
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-23 #9 amadudialamba 14-05-2016 21:55

Monsieur l’analyste, rassurez-vous si Bah Oury a un groupe, il est pour le moment moins représentatif au sein de l’UFDG. Je peux même dire que ce Monsieur n’est aujourd’hui qu’un simple loup solitaire. Certes, comme il est épaulé par les autorités du pays (notamment la justice), il pourra sporadiquement faire des victimes collatérales au sein du parti. Comme ce fut le cas des deux récentes victimes suite à sa provocation au sein du siège. Mais il ne pourra jamais freiner l’élan de l’UFDG. Ensuite n’oubliez pas que ce Monsieur est coopté chèrement pour faire ce sale boulot. Le prix qu’il a en poche est celui d’une dignité abandonnée, donc il n’a plus rien à perdre. Alors il est tenu d’accomplir sa mission. Et puis c’est à réussir ou perdre sa peau. Malgré mon faible niveau en matière d’analyse des discours, permettez-moi aussi de noter ce qui suit : Si votre analyse politique est académiquement irréprochable, il souffre de pertinence pour décrire exactement la réalité. Pour la petite histoire, tous les analystes qui ont bien suivi ce qui s’est passé en 2010, sont d’accord que Alpha ne méritait même pas d’aller au second tour. Parce qu’il n’était que 3eme (certains disent même 4eme). Mais ayant l’appui sans faille des autorités de la transition d’alors, Alpha a réussi à recaler tous ceux qui étaient qualifiés pour le second tour. Ainsi, sous l’orientation de ses amis (Bernard K et T. Blair) Alpha a tromper tout le monde pour se proclamer vainqueur avec seulement 18 %. Même les autorités d’alors, composées en majorité par des militaires issus de la junte n’ont compris le jeu que trop tard. Puisqu’après son intronisation il les a tous chassés du pays. Ceux qui sont restés ont péri soit dans des accidents graves ou dans des prisons insalubres. Retenez bien que c’est sont des comploteurs qui ont imposé ce Monsieur aux guinéens, sans aucune forme démocratique. Quand au fameux ‘’coup KO’’ de 2016 qui l’a reconduit au pouvoir, sauf celui qui veut se voiler la face, le nom de l’opération même peut tout expliquer. Donc blâmer un leadeur dont tous les baromètres donnaient vainqueur a l’approche des élections ne me parait pas très pertinent. Surtout celui qui a eu la chance de suivre intégralement le processus de ce COUP d’état électoral qualifié a tort de ‘’KAO’. Alors ne vous trompez pas, la stratégie de l’actuel leadeur de l’UFDG pour parvenir au pouvoir ne souffre d’aucune défaillance jusqu'à ce 14 mai. N’eût été la complicité des forces de l’ordre (tout corps confondu), de la défaillance manifeste de la démocratique en Guinée, ainsi que l’affiliation de toutes les institutions au régime, le Président de l’UFDG serait au pouvoir depuis 2010. Pour terminer, Monsieur l’analyste, noter bien ce qui suit : tant que les ‘’coups KO’’ inventés récemment par Alpha et Cie continueront a être tolérés en Afrique, puis soutenus implicitement par les ‘’faiseurs des Rois’’, (la France), aucun opposant ne pourra déboulonner les dictatures en place. Quelque soit son intelligence ou son efficacité en matière de stratégies. L’audace d’un opposant ne pourra rien servir devant la détermination de celui qui réuni tous les pouvoir et tous les moyens de l’État. Qui me dira également avec des solides arguments qu’une opposition, seule, sans l’appui des autres couches sociales, peut vaincre toute une armée nationale.
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+26 #8 Baren SOUMAH 14-05-2016 21:26

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Attention ! Ne soyez pas trop surpris de la désertion (certes momentanée) de certains contributeurs. Parmi ces déserteurs, il faut prendre en compte plusieurs catégories. Vous n’êtes pas sans savoir par exemple que la lutte pour une candidature unique avec Monsieur Sidya Touré en tête de liste que certains de ces commentateurs défendaient est totalement abandonnée. Ceux qui croyaient aussi a la credibilite du Mouvement TSA n’ont plus rien à défendre. Il y en a également qui appuyaient sans réserve la stratégie de Monsieur Bah Oury. Ils sont aussi nombreux qui disaient tout temps que l’engagement de M Bah pour lutte contre la mauvaise gouvernance était non négociable et que sa strategie est meilleure. En plus de ces précités, il faut rajouter les nombreux déçus suite aux retournements de situations spectaculaires enregistrées ces derniers temps au sein du marigot politique guinéen. Sans oublier ceux qui utilisaient le site de Guinéeactu pour leur autopromotion. Si vous vous souvenez bien, à l’approche des nominations (surtout après l’élection), il ne se passait pas une semaine sans que ces ''autopromoteurs'' ne balancent de très longs articles à la gloire du régime et/ou ses alliés. Le tout dans l’espoir de décrocher un petit poste à la mangeoire de la République. Tous ces gens sont bien vivants, mais comme ils n’ont pas eu gain de cause. ‘’ Harayi no hersinanii dimo fow longintineede’’. Traduisez.

Faux. Le premier facteur de desertion de tous est la CENSURE dont ils sont victimes. Point a la ligne.
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+31 #7 Ibrahim 14-05-2016 20:57

Citation en provenance du commentaire précédent de Adradiallo:
Guineeactu a perdu bcp de sa tonalite. Ya bcp moins de ces commentaires contradictoires qui faisaient son importance. Des commentateurs connus ont disparu tels Sylla democrate, Youssouf Bangoura, Patriote1....
J'aime lire les commentaires sur le site surtout la contradiction. Ca permet de decouvrir les points de vue de chaque groupe et leur perception de la realite.

Ce forum est devenu monotone et à sens unique. Dommage. J'aimais bien le parlement GuineeActu !!
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+8 #6 Celloumbah 14-05-2016 20:10

Une belle analyse,
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-21 #5 amadudialamba 14-05-2016 19:51

Citation en provenance du commentaire précédent de Adradiallo:
Guineeactu a perdu bcp de sa tonalite. Ya bcp moins de ces commentaires contradictoires qui faisaient son importance. Des commentateurs connus ont disparu tels Sylla democrate, Youssouf Bangoura, Patriote1....
J'aime lire les commentaires sur le site surtout la contradiction. Ca permet de decouvrir les points de vue de chaque groupe et leur perception de la realite.

Attention ! Ne soyez pas trop surpris de la désertion (certes momentanée) de certains contributeurs. Parmi ces déserteurs, il faut prendre en compte plusieurs catégories. Vous n’êtes pas sans savoir par exemple que la lutte pour une candidature unique avec Monsieur Sidya Touré en tête de liste que certains de ces commentateurs défendaient est totalement abandonnée. Ceux qui croyaient aussi a la credibilite du Mouvement TSA n’ont plus rien à défendre. Il y en a également qui appuyaient sans réserve la stratégie de Monsieur Bah Oury. Ils sont aussi nombreux qui disaient tout temps que l’engagement de M Bah pour lutte contre la mauvaise gouvernance était non négociable et que sa strategie est meilleure. En plus de ces précités, il faut rajouter les nombreux déçus suite aux retournements de situations spectaculaires enregistrées ces derniers temps au sein du marigot politique guinéen. Sans oublier ceux qui utilisaient le site de Guinéeactu pour leur autopromotion. Si vous vous souvenez bien, à l’approche des nominations (surtout après l’élection), il ne se passait pas une semaine sans que ces ''autopromoteurs'' ne balancent de très longs articles à la gloire du régime et/ou ses alliés. Le tout dans l’espoir de décrocher un petit poste à la mangeoire de la République. Tous ces gens sont bien vivants, mais comme ils n’ont pas eu gain de cause. ‘’ Harayi no hersinanii dimo fow longintineede’’. Traduisez.
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+3 #4 A.O.T. Diallo 14-05-2016 19:26

Citation en provenance du commentaire précédent de Adradiallo:
Guineeactu a perdu bcp de sa tonalite. Ya bcp moins de ces commentaires contradictoires qui faisaient son importance. Des commentateurs connus ont disparu tels Sylla democrate, Youssouf Bangoura, Patriote1....
J'aime lire les commentaires sur le site surtout la contradiction. Ca permet de decouvrir les points de vue de chaque groupe et leur perception de la realite.

Mr Diallo je fais le même constat mais je crois le comprendre par ailleurs :
- les commentateurs habituels voient le plus souvent tout en blanc ou tout en noir, se lançant des flèches (parfois assassines) sans vraiment tenir compte de la réalité de la grande majorite de ceux qui n’écrivent pas ici tout simplement parce qu'ils n'ont pas électricité, a plus forte raison d'ordinateurs.
- Franchement quand on vit a Conakry parfois les commentaires sont surréalistes et semblent venir de ceux qui ne perçoivent pas complètement les conséquences actuelles de tout ce chaos local :la dèche qu'ils vivent tous les jours. Les gens chantent et dansent "viv PPAC" ici pas parce qu'ils l'aiment mais parce que c'est le moyen principal de rapporter quelques sous pour la popote du lendemain, alors pouvoir ou opposition en s'en fout, l'essentiel est la débrouillardise et d'encaisser et on chantera pour toi - sinon on pleurniche dans son coin et on va a la mosquée 5 fois par jour pour prier que cela change rapidement...
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+4 #3 A.O.T. Diallo 14-05-2016 19:07

Mr Barry je partage a 100% votre analyse et je vous félicite pour sa "simplicité" qui permettra sa compréhension a tous les guineens de bonne foi et qui aiment notre pays.
J'aurais juste rajouté 2 points qui sont importants pour moi :
1- Le rôle extrêmement néfaste des "roquets" (sorry mais je n'ai pas un autre terme dans la tête en écrivant) des partis en Guinée, ces personnes qui oublient que dans nos us et coutumes les insultes directes et familiales ne passeront jamais pour le public - bien au contraire - et qu'en plus de le faire a chaud et tous les jours est la pire des erreurs. Quant on est fâché il ne faut jamais écrire ou parler car on dit toujours des paroles que l'on regrette ensuite.
J'essaie de m'entrainer tous les jours a cette leçon que j'ai apprise parfois a mes propres dépens.
2- Je suis sidéré par nos compatriotes qui défendent bec et ongle ce q1ui se passe au pouvoir chez nous, qui veulent y voir de grandes réalisations et un avenir assuré pour nous tous sans même jeter un coup d’œil autour d'eux et dans leur propre environnement.
L'anti-gouvernance et la misérabilisme des conditions sociales en Guinée (santé, éducation et tous autres services sociaux essentiels) touche TOUS les guineens, y compris ceux qui applaudissent bêtement sans comprendre qu'ils sont grugés tus les jours, comme tous les autres qu'ils détestent, par une bande d'escrocs qui assure son avenir financier sans aucun scrupules et en se moquant d'eux dans leurs dos.
Tu vois mon frère, c'est pur cela qu’hélas aujourd'hui je ne vois pas un homme politique guinéen qui puisse vraiment nous sortir des petits coups bas opportunistes et de notre marche-arrière de 60 ans tout simplement parce qu'ils font tous partie ou font tout leur possible pour intégrer le système pourri qui gère professionnellement notre chaos.
Pauvre Guinée, quelle malédiction sans fin, qui pourra la lever et comment ??
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-7 #2 thiemabah 14-05-2016 16:52

Bonjour
S'ils sont PEULH (pu indoeeuropeen putatis com putar ) qu'il partent
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+24 #1 Adradiallo 14-05-2016 14:04

Guineeactu a perdu bcp de sa tonalite. Ya bcp moins de ces commentaires contradictoires qui faisaient son importance. Des commentateurs connus ont disparu tels Sylla democrate, Youssouf Bangoura, Patriote1....
J'aime lire les commentaires sur le site surtout la contradiction. Ca permet de decouvrir les points de vue de chaque groupe et leur perception de la realite.
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