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Un Peul dans l’Amérique du 18e siècle ‒ 2e partie
Mamadou Sanoussi Bah Mercredi, 23 Mars 2016 01:11

Ce second portrait de Diallo a été réalisé par un autre fameux portraitiste américain, James Alexander Simpson en 1923. Sur la peinture se trouve superposée l’annonce de son décès sur la rubrique nécrologique du journal de Georgetown de l’époque. Son jardin est en train d’être fouillé pour recouvrir ses restes.
Ce Peul remarquable a laissé son nom à plusieurs sites au Maryland dont la ville de Yarrowbourg. Diallo ne manquait jamais à ses prières et ne buvait jamais d’alcool comme l’attestent ses voisins à Georgetown dans la rubrique nécrologique à sa mort en 1823. Il y a plusieurs autres captifs peuls qui sont devenus célèbres dans l’adversité de l’esclavage. Citons entre autres :
- Abdourahmane Barry, fils d’Almamy Ibrahima Sory Mawdho dont parlent notre frère Amara Lamine Bangoura et tant d’autres. Ce monsieur était esclave dans l’Etat du Mississipi contrairement à Diallo qui lui a toujours vécu au Maryland et à DC ;
- Thierno Souleymane Diallo qui a un moment été célébré par la haute société britannique sur la voie du retour avant de revenir dans son Bhoundou natal ;
- Mohammadu Bilali de Timbo a écrit de mémoire Arri Salah. On peut à juste titre appeler ce texte comme étant le texte mère de la littérature islamique américaine écrit aux Etats-Unis selon Muhammed al-Ahari, un essayiste américain. Bilali avait fondé une communauté musulmane avec son ami Salih Bilali du Fouta aussi à Sapelo Island en Géorgie. Même ses enfants, nés là -bas portaient des noms peuls.
Certains compatriotes ne peuvent souffrir de la mise en valeur de la culture de notre peuple. Avec tout mon respect, Eat your heart out. A l’époque, que l’on le veuille ou non, les Peuls, les Maninka Mory et les Diakankes étaient les seuls peuples lettrés dans ce qui est aujourd’hui la Guinée. Au Fouta toute la population masculine peule était lettrée. Le plus grand nombre de Peuls explique l’abondance de manuscrits peuls pendant l’esclavage en Amérique. Pour ceux qui s’y intéressent on peut trouver des documents à la Library of Congress, au National Archives ou dans beaucoup de musées historiques du sud-est des Etats-Unis.
Je ne suis ni écrivain, ni historien, ni rédacteur. Je ne suis qu’un homme ordinaire d’une curiosité insatiable. Je vous enverrai des textes sur d’autres esclaves musulmans d’autres régions de la Guinée. Je m’excuse auprès des chers lecteurs, de paroles qui peuvent blesser.
Mamadou Sanoussi Bah
Windsor, ON, Canada
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Bibliographie :
http://fordhampress.com/index.php/from-save-ship-to-harvard-cloth.html
http://american-biography.blogspot.com/2011/03/abd-al-rahman-ibrahima-ibn-sori-from.html
http://www.city-data.com/city/Yarrowsburg-Maryland.html
http://www.philamuseum.org/collections/permanent/319114.html
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Commentaires
C’est intéressant de lire une histoire aussi passionnante que celle de cet ‘’old african Brother’’. Simplement dans ce vaste et généreux pays (continent), il n’est pas le seul DIALLO. Je dois simplement rajouter, lorsque j’ai eu l’occasion de me promener dans plusieurs États de l’Amérique du nord, jusqu’aux pays caribéens, j’ai remarqué qu’il y a plusieurs milliers d’américains ayant les mêmes traits que les peuls d’Afrique et pas seulement d’ailleurs. Peut-être que cet autre DIALLO, parmi tant, a travers sa généalogie, a eu la chance et le privilège de faire retracer un peu son histoire ou de ne pas la laisser sombrer totalement comme pour les autres. Mais vous conviendrez avec moi qu’il y a de milliers d’hommes et de femmes que nous rencontrons ici et là dans tous les Amériques (caraïbes notamment et autres) dont nous pourrons classer automatiquement dans la catégorie des différentes ethnies de chez nous, tellement la ressemblance est nette. Si l’histoire de tous ces gens n’était pas bafouillées au départ (pendant la sombre et horrible période de traite), aujourd’hui plusieurs d’entre eux seraient partis en Afrique pour visiter au moins leur village d’origine. Malheureusement a cause du flou qui a enveloppé cette période, notamment la cruelle expédition qui a suivi, ainsi que l’implantation des esclaves dans les différents domaines d’exploitation rares sont les ex-esclaves ayant eu la chance de conserver leurs traces, a plus forte raison remonter jusqu’a leurs origines, soit par écrit ou bien par d’autres moyens. Triste et impardonnable réalité non ?
J'attire votre attention sur le fait des metissages.DE nos jours tous les anciens esclaves vous diront qu'ils ont du sang Blanc et/ou amerindien. Ils vous le diront eux-meme.
Mon grand-pere ne buvait pas mais il fumait deh et personne ne sait aujourd'hui quel tabac.
Par ailleurs ce portraitiste américain James Alexander Simpson décrédibilise son portrait en disant que le vieux nous a quitté a 136 ans.
Tout intellectuel (cad a dire toute personne qui ne croit pas aux contes et légendes guinéens journaliers) ne croira plus un seul de ses mots après ce nouveau miracle-la...
Ce n'est pas le portraitiste qui le dit, c'est plutot la page necrologique du canard du coin!
Salut Koto. Paps
Par ailleurs ce portraitiste américain James Alexander Simpson décrédibilise son portrait en disant que le vieux nous a quitté a 136 ans.
Tout intellectuel (cad a dire toute personne qui ne croit pas aux contes et légendes guinéens journaliers) ne croira plus un seul de ses mots après ce nouveau miracle-la...
Peut être,il récitait ou bien chantait aussi la Marseillaise,et que ses ancêtres sont GAULOIS aux yeux des autres Américains...
Par contre,il a vite compris,c'est quoi l'Amérique au travail et les OPPORTUNITÉS DES MARCHÉS dans ce pays par son intelligence.Finalement,même s'il ne buvait pas de l'Alcool,il prenait quand même une bonne bouffée de TABAC EN PIPE pour compenser!.








