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Des jours difficiles nous attendent
Alpha Saliou Wann Mardi, 16 Février 2016 04:53
J’ai écrit ce texte au moment où nos compatriotes étaient sous le coup d’une douce euphorie, c’est pourquoi j’ai préféré reporter sa publication pour ne pas briser leur rêve de lendemains meilleurs avec un nouveau Alpha Condé qui leur a tout promis.
Comme le pouvoir refuse de dire la vérité aux Guinéens sur la situation réelle du pays et préfère la fuite en avant, nous sommes obligés de les prévenir au risque d’être pris pour des oiseaux de mauvais augure par certains. En venant au pouvoir en 2010, Alpha Condé et ses hommes n’avaient pas conscience apparemment de la grave crise financière déclenchée en 2008 qui a secoué l’économie mondiale et cause la crise des dettes souveraines en Europe notamment. Aujourd’hui, le monde fait face au ralentissement de l’économie chinoise qui a conduit à la chute des matières premières dont la conséquence immédiate pour nous est le gel des investissements dans les méga projets miniers dans notre pays, notamment du Simandou.
Les Guinéens viennent de découvrir avec ahurissement la lourde facture des 5 ans de mauvaise gestion du pays par Alpha Condé. Il faut faire impérativement un bilan de ces folles années de dilapidation de nos ressources publiques en lieu et place de la fuite en avant actuelle du pouvoir.
En 2012, nous avions enfin bénéficié de l’initiative PPTE avec l’allègement massif de notre dette. Aucun gouvernement guinéen n’a eu à sa disposition autant d’argent pour financer ses programmes. Malheureusement, en 5 ans ce pouvoir a gaspillé des sommes colossales sans créer les conditions minimales pour impulser une croissance forte et durable comme l’ont fait certains de nos voisins comme la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire. Le gouvernement guinéen a caché ses contreperformances économiques en utilisant sa puissante machine de propagande. Ne nous privons pas de lui rappeler qu’il nous a promis en 2011 qu’il fera de la Guinée un pays émergent en 2015. Au lieu de l’émergence économique, nous récoltons l’austérité en 2016. Nous avons, avant Ebola en 2014, le taux de croissance le plus faible de la CEDEAO qui ne couvrait pas le taux de croissance naturelle de la population de 3%, d’où l’aggravation de la pauvreté dans le pays et notre maintien parmi les 10 pays les plus pauvres du monde.
On n’accuse pas gratuitement Alpha Condé de dilapidation de nos ressources publiques, les chiffres et la réalité sur le terrain parlent d’eux-mêmes. Sur les cinq lois de finances votées au Parlement de 2011 à 2015, nous notons les dépenses cumulées suivantes qui méritent justification :
-
dépenses d’investissement 25.000 milliards de francs,
-
dépenses en achats de biens et services 13.300 milliards de francs,
-
dépenses en subventions et transferts 8.500 milliards de francs, soit un total de 46.800 milliards de francs soit près de 7 milliards de dollars sur 5 ans.
Le gouvernement ne peut pas nous montrer les traces de ces 25.000 milliards d’investissements publics. Pour vous montrer l’ampleur du gâchis financier, les dépenses consacrées aux fêtes tournantes de l’indépendance dans les capitales régionales, malgré les surfacturations, au vu de ce qui a été fait, ne sont que de 1.510 milliards (110 à Boké, 61 à Nzérékoré, 240 à Mamou et 1.100 à Kankan pour le moment), il reste donc 23.490 milliards à justifier en sachant que l’Etat guinéen n’a pas mis 1 franc dans les constructions des hôtels à Conakry. Pas de nouvelles universités ni d’hôpitaux construits, de l’approvisionnement en eau potable à Conakry et à l’intérieur du pays, de l’assainissement, des transports collectifs, les routes sont fortement dégradées partout dans le pays et pour les autres, ce sont des chantiers interminables comme les autoroutes Sonfonia - Kagbelen ou Km 36-Coyah. Ils ont englouti dans EDG en pure perte sans produire 1 MW, plus que le prix de Kaléta pour lequel nous devons rembourser plus de 400 millions de dollars. Les achats de biens et services, c’est le train de vie coûteux de l’Etat, il faut entendre ici le train de vie de nos dirigeants qui du président, aux ministres jusqu’aux directeurs ne peuvent se déplacer que dans des 4X4 de luxe, des tickets de carburant et frais de maintenance qui se chiffrent en milliers de milliards, sans compter les voyages de prestige dans les palaces occidentaux, etc. Alpha Condé aime dire qu’on ne peut pas nous comparer au Danemark, à juste raison d’ailleurs, parce que la majorité des dirigeants danois vont au travail à vélo comme leurs compatriotes (plus de 50% des Danois prennent le vélo).
Les subventions et transferts sont aussi des sources d’abus, la menace de grève des universités privées pour non-paiement des bourses de scolarité des étudiants depuis 2014 est un exemple symbolique de la gestion calamiteuse de nos finances publiques. Comment peut-on parler de non-paiement de ces subventions alors que ces montants sont effectivement décaissés ? Dans les budgets alloués au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les subventions sont de 415 milliards en 2014 et 551 milliards en 2015 soit au total 966 milliards de francs, une autre ardoise que nous devons payer, les fondateurs des universités tenant le couteau à la gorge du gouvernement qui craint le déferlement dans la rue de dizaines de milliers d’étudiants révoltés. Pourquoi le gouvernement est silencieux sur l’utilisation de ces fonds qui n’ont pas pris, nous le voyons bien, leur destination normale, c’est à dire dans les caisses des universités privées où sont inscrits les étudiants boursiers ? Je n’arrive pas à comprendre que M. Ousmane Kaba, député et surtout président de la commission des Affaires économiques, financières et du Plan de l’Assemblée nationale valide les lois de finances rectificatives de 2014 et 2015 au titre des subventions et transferts du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique alors que comme président de la Chambre représentative de l’enseignement supérieur privé (CRESP), il savait que ses membres affiliés ne sont pas payés. A leur conférence de presse du jeudi 12 février 2016, il a omis de préciser le montant total des arriérés et aucun journaliste par curiosité ne leur a posé la question sur ce point important car nous avons besoin de transparence. Quelle garantie avons- nous que le président de la Cour des comptes qui était le ministre de l’Economie et des Finances, ordonnateur principal des dépenses au moment des faits, exigera des justificatifs sur la destination de ces fonds publics.
Nous comprenons pourquoi Alpha Condé a refusé systématiquement ces cinq dernières années d’installer cette Cour des comptes en violation de l’article 116 de la Constitution et des articles 52, 53, 75, 76, 79, 80 et 81 de la loi organique relative aux Lois de finances et Règlement général sur la gestion budgétaire et la comptabilité publique qui est la Constitution financière de notre pays. C’est contraint et forcé certainement par le FMI qui a rédigé pour nous cette loi organique, qu’il vient de mettre en place la Cour des comptes, mais en prenant soin de placer à sa tête le principal ordonnateur des dépenses de l’Etat pour garantir l’impunité. Comme il aime les audits, il aura à décortiquer l’utilisation des 46’800 milliards de francs durant son quinquennat. Qu’il nous envoie les experts de la Cour des comptes de France comme il l’avait fait pour la courte gestion du général Sékouba Konaté dont les conclusions sont restées dans les tiroirs.
Mais la conséquence la plus néfaste pour notre économie, de sa gouvernance, est le financement du déficit budgétaire de milliers de milliards de francs durant cette période par l’endettement bancaire. Non seulement cela a contribué à alourdir la dette et ses intérêts, mais pire, cette politique a pénalisé le développement du secteur privé, mis en faillite plusieurs PME par manque de financements. En effet, les banques guinéennes se contentaient de financer l’Etat (sous la responsabilité du ministre de l’Economie et des Finances et la BCRG), ce qui est une activité plus lucrative et sûre pour elles que d’accorder des crédits à l’économie en finançant les entreprises et les dépenses de consommation des ménages. C’est l’effet d’éviction. L’Etat capte donc les crédits bancaires au détriment des entreprises et des ménages guinéens, c’est ce qui explique la faiblesse de notre croissance, car en contrepartie de ces financements, le gouvernement a financé des dépenses improductives pour l’économie.
La BCRG a accordé sa garantie aux prêts des banques à un groupe très restreint d’entreprises proches du pouvoir qui ont bénéficié des marchés publics avec des contrats de gré à gré. Des montants colossaux sont en cause alors que les chantiers n’avancent pas, d’où le risque systémique que la BCRG fait planer sur les banques fortement engagées dans ces opérations si l’Etat ne parvient pas à faire face aux défauts de paiement de ces entreprises qui ont dilapidé ces fonds en soutien au pouvoir. Pourquoi la BCRG, gardienne de l’orthodoxie financière du système bancaire s’est-elle engagée dans des opérations manifestement illégales qui fragilisent les positions des banques guinéennes ? Voilà les conséquences de l’irresponsabilité des dirigeants guinéens.
Le couple FMI/BM qui était si complaisant avec le gouvernement guinéen vient de découvrir l’étendue de la catastrophe lors de sa revue de décembre 2015. Le verdict ne se fait pas attendre, le pouvoir est sommé de rétablir les comptes publics. Maintenant Alpha Condé veut nous faire payer la facture de leurs folles dépenses somptuaires, des contrats de gré à gré, ses dépenses électoralistes. Pour faire face aux injonctions du FMI, le gouvernement a concocté un budget qui écrase les populations et les entreprises par une hausse des impôts et taxes et refuse obstinément de baisser le prix du carburant, malgré une baisse vertigineuse de 75% du prix du pétrole depuis juin 2014. C’est un nouveau bras de fer qui s’engage entre lui et le peuple de Guinée tout entier fatigué de devoir toujours se serrer la ceinture sans voir le bout du tunnel.
Quelle est la logique économique qui pousse le gouvernement à procéder à une hausse généralisée des impôts et taxes qui impacteront négativement sur la consommation et l’investissement ? Est-ce le cadeau dont ont besoin les entreprises pour sortir du marasme économique ? En lieu et place des économies nécessaires sur les dépenses improductives de l’Etat, le gouvernement fait le choix de casser la machine économique par une hausse des impôts et taxes qui vont frapper durement les entreprises et les consommateurs guinéens alors que nous sommes en récession. Faire le choix d’un gouvernement pléthorique est une fuite en avant, un mauvais signal pour dire que les dérives budgétaires persisteront.
Que faut-il faire?
Prendre une hache et tailler impitoyablement dans les dépenses.
Dans la loi de finance 2016, le gouvernement a maintenu le même niveau des dépenses par rapport aux années précédentes. Au terme de 5 ans de catastrophes pour nos entreprises et nos populations paupérisées, il est économiquement inopportun de les écraser davantage par des hausses d’impôts. Bien au contraire, il faut baisser les taux d’imposition et donner ainsi du pouvoir d’achat aux Guinéens, encourager les entreprises à investir et créer des emplois. En contrepartie, il faut nécessairement faire des économies en réduisant drastiquement le train de vie de l’Etat, faire la chasse aux gaspillages, appliquer strictement le code des marchés publics et rationaliser les choix d’investissements publics.
En principe, les investissements publics stimulent l’activité économique, mais tel n’est pas le cas en Guinée où nous voyons plutôt un groupe restreint de proches du pouvoir qui capte par des contrats de gré à gré des sommes colossales sans exécuter les programmes d’investissements prévus. Tous les projets publics financés par le BND (budget national de développement) n’obéissent à aucune règle du code des marchés publics. Dans la loi de finance de 2016, la part des dépenses d’investissements sur financement intérieur de 2.904 milliards de francs doit être annulée pour faire partie des économies à réaliser. Nous ne perdons rien car ce montant se retrouvera dans les poches des proches du pouvoir.
C’est la part des dépenses d’investissements sur financement extérieur de 2.112 milliards de francs qui doit être maintenu parce qu’elle obéit à des règles plus strictes et un meilleur suivi des bailleurs de fond. Il est inacceptable que les dirigeants imposent aux populations le prix actuel du carburant alors qu’ils ont eu gratuitement des milliers de litres chaque mois. Les transports collectifs sont défaillants alors qu’eux roulent dans de grosses 4X4 qu’il faut vendre aux enchères comme l’avait fait ADO en 1990 en Côte d’Ivoire. C’est un poste de dépense très coûteux pour nos finances publiques. Je rappelle que Mamadou Sylla est devenu l’un des hommes le plus riches du pays en vendant simplement des véhicules à l’Etat et il n’était pas le seul dans ce cas. De 1985 à nos jours l’Etat guinéen a dépensé des sommes faramineuses en achat de véhicules de luxe pour le confort personnel de ses dirigeants qui en retour, comme pour témoigner de leur reconnaissance, ont enfoncé le pays dans la pauvreté.
Le premier ministre et les ministres de l’Economie et du Budget doivent d’urgence nous présenter un plan précis et chiffré des économies à trouver au niveau des dépenses. C’est ce qu’on exige de tous les gouvernements qui sont dans notre situation. Rien ne sert d’augmenter les recettes en pressurant les populations pour financer le train de vie luxueux de l’Etat et enrichir des clans mafieux. Nous exigeons donc ce plan d’économies.
Je remarque d’ailleurs une violation de l’article 57 de la Constitution qui dispose : Après sa nomination, le Premier ministre fait une déclaration de politique générale suivie de débat sans vote devant l’Assemblée nationale. Comme son prédécesseur, le PM ne fera que piloter à vue au gré des humeurs de son président.
Il faut réformer d’urgence toutes les administrations financières du pays. Notre problème se situe au niveau de la défaillance de ces administrations à collecter normalement les impôts et taxes et à sécuriser les recettes. Pour les dépenses le problème se pose au niveau de la présidence qui est le principal responsable des dépenses extra budgétaires du pays. Nous pouvons parfaitement baisser les taux d’imposition, supprimer les exonérations, mais élargir l’assiette fiscale en favorisant l’essor du secteur privé et combattre énergiquement la fraude fiscale. L’équité fiscale est indispensable pour éviter le risque de fraudes et de refus de payer. Or, le système fiscal actuel est inéquitable et donc décourage beaucoup de contribuables qui dénoncent la concurrence déloyale qu’il implique.
Je suis convaincu que la pauvreté n’est pas une fatalité. Appliquons une règle simple : ne pas vivre au-dessus de nos moyens. Le gâteau est petit à partager entre tous, il faut donc produire plus de gâteau plutôt que de laisser quelques-uns s’accaparer seuls du fruit du labeur de toute la collectivité. Avec une gestion saine et prudente, nos recettes intérieures pouvaient faire face à nos dépenses, y compris les investissements prioritaires.
Contrairement à la plupart des présidents africains, Alpha Condé n’avait aucun projet, il ne s’est fixé aucun cap, il a géré le pays en mode pilotage automatique et s’est contenté de promettre de vendre nos mines à tous ses interlocuteurs pour finalement se retrouver dans un imbroglio dont on n’est pas prêt de sortir et malheureusement pour nous la baisse des cours des minerais n’arrange pas nos affaires. Je ne peux que sourire lorsque j’entends le gouvernement dire qu’il va relancer le secteur minier comme s’il avait le pouvoir de faire remonter les cours des minerais.
Alpha Condé est devant un vrai casse-tête chinois. Il n’est pas prêt à diminuer leur train de vie et les Guinéens de leur côté ne sont pas prêts à payer leur facture salée. Il a une telle mauvaise réputation à l’international qu’il ne peut espérer une partie de l’aide publique au développement (qui se réduit comme peau de chagrin) des pays occidentaux dont les marges de manœuvres budgétaires aussi sont faibles. Faudrait-il aider la Grèce ou la Guinée?
Facteur aggravant de la crise, nos compatriotes de la diaspora qui sont les premiers bailleurs de fonds du pays sont exténués eux aussi, ils sont découragés par le pouvoir en place qui a ruiné leurs relais économiques sur place. Les opérateurs économiques locaux ont perdu plus de 200 milliards de francs dans les violences politiques et le pouvoir n’a jamais honoré ses engagements de les rembourser.
Tous ces facteurs font que notre économie est pratiquement à l’arrêt. Comme un novice en politique, Alpha Condé semble ne pas comprendre que la stabilité politique, l’Etat de droit et la protection du droit de propriété sont des conditions essentielles du développement économique. Sa farouche volonté d’effacer l’opposition de la carte politique de la Guinée ne peut être que nuisible pour notre pays.
Pour le moment, trêve de diversion politicienne, il ne pourra pas occulter la crise sociale qui menace son pouvoir. Son coup KO nous revient comme un boomerang droit sur la figure. Notre situation économique pour le moment est intenable.
En 2012, il nous disait que nos sacrifices durant l’année 2011 ont porté fruits avec l’obtention du PPTE qui va régler tous nos problèmes. Au lieu de ça, ils ont dépensé sans compter notre argent comme des cigales et ils se réveillent en 2016 pour nous imposer des sacrifices supplémentaires, et cela après Ebola dont on a vu comment ils ont fait de ce malheur une opportunité de business pour eux-mêmes. C’est à leur tour de faire des sacrifices. L’Etat doit maigrir, la graisse inutile n’est pas gage de bonne santé.
Nous ne pourrons pas aller de l’avant sans engager une profonde réforme de l’Etat, c’est la clé de notre développement. Cette administration inefficace, désarticulée et mal dirigée, nous coûte très cher parce qu’elle ne remplit pas correctement ses missions. Sans cette réforme indispensable, nous continuerons à trainer dans la pauvreté. Je suis persuadé aussi que ce n’est pas Alpha Condé qui la fera dans la mesure où il est viscéralement allergique au respect des lois et textes en vigueur.
Avec lui, toutes les issues sont fermées. C’est pourquoi je dis que des jours difficiles nous attendent encore.
Alpha Saliou Wann
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Commentaires
Pour te répondre mon frère je peux te dire que je suis tout a fait sidéré et speechless du 180 degré de revirement de lui et de son équipe - il a rejoint pour moi le fond de la classe politique guineenne alors qu'effectivement je le pensais un peu au dessus des autres.
- Tout cela fait justement partie de mon découragement actuel de toute évolution favorable chez nous actuellement...
AOT Diallo,
Excellente réponse mon frère(je m'y attendais de ta part)en ce qui concerne notre Haut(Hôô) Représentant du chef de l'état sur la scène politique guinéenne.Peut être sa position UFR(Centriste) en remplacement de feu JMD va l'aider à faire mieux que dans l'Opposition?.Plusieurs UFRistes ont supprimé leur adhésion et n'ont pas l'intention d'Y revenir(déception).Mais,les 2 autres Partis aussi (RPG-UFDG) ça roulent au point mort.
Bref,un des vieux sages au Foutah me disait vers les années 1990 que:"la politique à la guinéenne,c'est comme une viande de panse(viande et déchets combinés),rien à faire de bon sans un très bon nettoyage".Je lui donne vraiment raison,car c'est d'actualité.
Note:j'imagine que tu as suffisamment du jus cette fois-ci en ce qui concerne ton prochain article de la Nouvelle Voie de mars:
1-Le cas Toumba Diakité-Sékouba Konaté selon la sortie médiatique de la 1ère dame (Présidente d'honneur)de CPI en sollicitant la collaboration de la France et de USA sur ce dossier pour les auditionner,afin de recueillir les témoignages du dossier du 28 sept.2009.
2-La nouvelle ingérence de l'ambassadeur des usa en Guinée(Laskaris=récidive)sur la revendication syndicale concernant la diminution du prix du carburant.De quoi,il se mêle encore ou bien il est devenu le nouveau FMI-Guinée?.
3-Les caisses de l'état sont vides,mais,on ne sait par ou s'est évaporé cet argent?.
4-Le bélier égaré de l'UFDG(ou le mouton noir)qui se remet au bon Dieu sur son avenir politique;j'espère que nos marabouts ne vont pas jusqu'à lui vider les poches d'euros avec des sacrifices irréalistes comme on les connait.
5-Notre Bakary le Faux CÉNI qui défi encore l'accord du 20 août dernier(après 1 semaine de repos à Kindia),malgré l'existence d'une Commission de suivi sur l'application de cet accord signé en présence de nos surveillants/observateurs internationaux.On se demande des fois qu'est ce qu'ils surveillent en Guinée???.
6-Etc.
Bien à toi,faux pas fâcher ou découragé avec nos Guignols.
Expliquez nous aussi,svp;pourquoi vous n'incluez jamais ou très rarement Sydia Touré de l'UFR dans vos commentaires,critiques et/ou analyses politiques en Guinée?.
Bien à toi mon frère.
Pour te répondre mon frère je peux te dire que je suis tout a fait sidéré et speechless du 180 degré de revirement de lui et de son équipe - il a rejoint pour moi le fond de la classe politique guineenne alors qu'effectivement je le pensais un peu au dessus des autres.
- Tout cela fait justement partie de mon découragement actuel de toute évolution favorable chez nous actuellement...
Expliquez-moi svp pourquoi CDD et BO ne nous captivent jamais avec de tels arguments analytiques qui démontrent précisément la ou nous allons.
Au lieu de cela ils se concentrent sur un combat public d’égos qui démontrent a tous qu'ils ne pensent qu'a une seule chose : chasser le PPAC et faire ensuite "leur tour" a la mangeoire guineenne...
Expliquez nous aussi,svp;pourquoi vous n'incluez jamais ou très rarement Sydia Touré de l'UFR dans vos commentaires,critiques et/ou analyses politiques en Guinée?.
Bien à toi mon frère.
GUINEE : LE BRAQUAGE DE LA RÉPUBLIQUE !
2016-02-01 20:08:20
J'avais annoncé dans mon article sur le trépied d'Alpha Condé, le braquage de la république par une bande mafieuse au service de notre monstre en charge de la république.
Le schéma a été découvert par le réputé groupe de presse Africa intelligence dans sa publication Africa Mining intelligence du 19 janvier 2016 en son numéro 360 avec le titre évocateur de « Deal DE Yansané avant son départ »
Lisez plutôt ! :
« Le deal de Yansané avant son départ
Selon nos sources à Conakry, peu avant son départ du ministère des mines (lire ici), Kerfalla Yansané négociait un programme de financement, d’étude et de réalisation de l’ensemble des projets inscrits dans le plan d’investissement 2016-2021 de la Guinée, avec le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation (maintenu en poste), et la Société guinéenne d’affaires et d’investissements. Cette dernière était représentée par son DG, Antoine Ngazania, et son adjoint Henrique Dos Santos. Un projet de protocole d’accord fixe d’ores et déjà les conditions d’octroi et de déblocage des financements. Ceux-ci ne devront pas dépasser 2 milliards €, avec un taux d’intérêt de 4%, une commission d’arrangement de 1,5% du montant total et une période de grâce de six ans. Ce protocole de financement pourrait bénéficier d’une garantie bancaire de HSBC London UK, qui serait soutenue par l’Etat guinéen à travers la mise à disposition des permis d’exploitation d’or, de bauxite, de diamants et de cuivre d’une durée de soixante ans. »
Commentaire:
Alpha Condé vient de mettre en place une grande mafia composée de faux ingénieurs financiers dans le but de faire main basse sur la Guinée ou ce qu'il en restera après son magistère.
L'histoire est révélée par la publication ci -dessus "Africa Mining intelligence" qui nous apprend dans cet article intitulé "Le dernier deal de Kerfalla Yansané" que celui ci travaillait avant son départ du ministère des mines sur une opération de "financement du programme d'investissement de la Guinée pour 2016- 2021" avec comme opérateur une société dénommée société Guinéenne d'affaires et d'investissement représentée par son Directeur Général Antoine Ngazania et son adjoint Henrique Dos Santos. L'opération porte sur un emprunt de plus de 2 milliards d'Euros au taux de 4% avec une commission d'arrangement de 1,5 %. Le service de cette dette sera de 80 millions d'euros par an plus une commission de 30 millions d'€ dès la signature de la convention.
La Guinée devrait en plus gager ses ressources naturelles (bauxites, diamant, or et cuivre) contre cet emprunt avec une précision importante à noter: les quantités des réserves de minerais ne sont pas indiquées.
L'impact de cette opération, si elle arrivait à se concrétiser, porterait la dette Guinéenne à plus de 5,5 milliards de dollars US, soit plus de 90% du PIB guinéen
LA STRUCTURE DE LA DETTE SERAIT DONC LA SUIVANTE:
Stock après Initiative PPTE 1,1 milliards. US $
Kaleta 0,4 milliards US $
Souapiti 1.3 milliards. US $
OPEP 0,2 milliards. US $
Opération HSBC. 2,3 milliards. Us $Citation en provenance du commentaire précédent de BABAGALLE:La cour des comptes qui est installée ne sera pas operationelle
Parceque:
Mamadou Diaré PRESIDENT de la cour des comptes
Impossible ,incompatible et inacceptable
La cours des comptes est une juridiction chargée du contrôle à posteriori des comptes publiques que sont:
Les comptes administratifs établis par les services des budgets
Les comptes de gestions du trésor et des agents intermédiaires du trésor
Mamadou Diaré ,actuel président de la cours des comptes était ces 20 dernières années successivement :
-Directeur adjoint du budget
-Directeur du budget
-Ministre délégué au budget
-Ministre des Finances donc du Trésor.
Il ya donc tout simplement :
-Impossibilité pour Diaré d'exercer en toute honnêteté ,en toute sincérité et en toute fidélité : Il sera chargé de se juger ,il lui sera soumis pour contrôle des situations comptables qu'il a lui même établis
-Incompatibilité pour Diaré de diriger un institution judiciaire chargée de contrôler des services relevant du pouvoir exécutif dont il avait préalablement la charge et assurer la plus haute direction
Cette situation est inacceptable et ce serait un grave manquement aux lois fondant la république si la cours suprême acceptait son serment.
Cet acte posé par le PRESIDENT peut être un parjure et il pose le problème de la loyauté du cabinet du PRESIDENT censé attirer son attention sur les règles relatives aux nominations aux emplois civiles et militaires qui lui sont dévolues par la constitution
Maintenir Diaré ,PRESIDENT de la cours des comptes c'est autrement enlever tout crédit à l'institution donc ce serait encore mieux qu'elle demeure inexistante
Nos partenaires et autres représentants de pays organisés et d'institutions rient sous cape mais respectent l'omerta observé dans la gestion de Alpha Conde qui ,chaque fois qu'il pose un acte démontre qu'il n'a jamais exercé' de charges administratives .
Cette complaisance dont il bénéfice est une forme de mépris à l'endroit des Guinéens
Babagalle TAMOURA
Divers. Angola + Congo 0,2 milliards. US $
Total. 5,5 milliards US $
En plus d'une crise financière, la Guinée connaîtra sans erreur une crise de la dette doublée d'une prédation des ressources naturelles à l'échelle industrielle.
Le chef d'orchestre de cette mafia est le président lui même, aidé par Kerfalla Yansané converti en trader qui va diriger une équipe comprenant Mme Malado Kaba, ministre des finances (banque HSBC londonien - Tony Blair) et M. Abdoulaye Magassouba, ministre des mines, beau frère de M. Ibrahima Khalil Kaba, ministre directeur de cabinet du président.
On n’a pas fini d'évaluer les dégâts de la prestidigitation de nos "ingénieurs financiers ".
A l'examen du drame que vit le pays, on se rend compte qu’Alpha condé contrôle le pays depuis plus de 25 ans et que tous ceux qui étaient aux premières loges du système conté étaient à son service.
Kerfalla Yansané, le chef de la Mafia de Alpha a été gouverneur de la Banque centrale de 1985 à 1996, et durant cette période il n'y a jamais eu de conseils d'administration de la BCRG, ni de contrôle ou de publications des Etats financiers de l'institut d'émission ou de la banque des banques qu'est la BCRG. Il avait pendant ce temps comme collaborateurs, Facinet Fofana (ancien ministre des mines de Lansana Conté) et Mamady Youla (actuel PM). Après la BCRG, Kerfalla Yansané sera Ministre des Finances de la transition version Sékouba, sur injonction d’ALPHA. Ce fut une tragédie pour les finances publiques en terme de sur facturations de détournement et de pillage. Il fut reconduit par Alpha au Ministère des Finances, avec comme Ministre délégué au budget l'actuel Président de la cour des comptes qui était Directeur du budget avant de prendre la charge de ministre du budget et devenir Ministre des finances lorsque Kerfalla sera expédié aux mines pour les besoins de préparer le deal dont nous avons parlé plus haut (Lire).
Mamady Youla de la BCRG rejoindra Facinet aux mines, comme conseiller économique ce fut le chemin qui le conduira à GAC (Guinea Alumina Corp) donc au fils du président.
Kassory Fofana (puissant et controversé Ministre des Finances appelé l'argentier de Lansana Conté) est devenu son porteur de valise, son missi dominici, son valet de chambre.
Mohamed Diaré (Directeur de Budget sous Conté. Sous Alpha Condé il a été Ministres du budget et Ministre des Finances). Maintenant il est le Président de la Cour des Comptes d’Alpha Condé (Lire),
Madikaba Camara (Ministre de l’industrie et commerces puis Ministre de l’économie et des finances sous Conté. Maintenant il est Ministre conseiller d’Alpha Condé à la présidence),
Ansoumane Condé (Directeur des investissements publics puis Ministre de l’Energie sous Conté, ministre de budget dans le dernier gouvernement d’Alpha Condé), bref tous ceux qui ont eu la charge les finances sous Lansana Conté sont recasés y compris Kerfalla Camara qui était ministre des audits sous le général Sékouba Konaté qui intègre la cour des comptes ! Vous comprendrez qu’Alpha Condé, en menaçant de sortir les audits du régime Conté, se moquait tout simplement des Guinéens car ce sont des audits qui l'auraient éclaboussé. Voila pourquoi aujourd'hui ce sont les brigands à son service qui meublent sa cour des comptes et son cabinet de ministres conseillers à la présidence.
Abdoulaye Magassouba qui vient aux mines est encadré par le même réseau. Lisez ce qu’écrit Africa Mining n°360 du 19/1/2016 sur le nouveau ministre:
« Abdoulaye Magassouba, un conseiller de Condé aux mines
Homme de confiance d’Alpha Condé, dont il était le conseiller chargé du Bureau de suivi et d’appui de la présidence, Abdoulaye Magassouba a remplacé, le 7 janvier, Kerfalla Yansané en tant que ministre des mines et de la géologie. Le sortant a été nommé, le 11 janvier, ministre d’Etat conseiller à la présidence chargé des questions monétaires ainsi que des relations avec les institutions multilatérales de financement et les fonds d’investissement publics et privés. Beau-frère du ministre directeur de cabinet du chef de l’Etat, Ibrahima Kalil Kaba, Magassouba est un proche d’Alpha Kabiné Cissé, ancien directeur KPMG Guinée récemment nommé conseiller maître à la Cour des comptes. Il est aussi et surtout un ami de Saadou Nimaga, influent conseiller juridique du ministère des mines. Parmi ses autres intimes figurent Alhousseine Kaba, inspecteur général des mines avec lequel il a travaillé chez KPMG, et Mohamed Sidiki Sylla, l’avocat attitré du ministère pour la négociation de conventions et contrats miniers. Economiste de 40 ans, Magassouba a été consultant pour la BAD et France expertise internationale. Il avait activement suivi les négociations sur le projet de bauxite Guinea Alumina Corp. de Mubadala. »
Qui va sauver la Guinée? Car il apparaît clairement que Dieu nous a abandonnés ou plutôt nous a laissés dans nos égarements, nos mensonges, nos crimes !!
B. CAMARA BCT
En lisant ces deux textes ont retien deux choses:
1. Les juges de la cours suprême en general et le PRESIDENT syma en particulier sont indignes de leurs fonctions sinon si ils étaient patriotes et Independance comme le veut la constitution ,ils n'auraient jamais accepter le serment de la cour des comptes avec les hommes qui la compose.
2. Il ya une clique de prédateurs qui ont pris en otage le pays et qui passent de conté à Dadis ,Sekouba et Alpha.Kerfalla Yansané, kassory,Diaré ,Madikaba en sont l'illustration.Et cela ne choque pas les bailleurs de fonds ou ceux qui s'égosillant au nom de la communauté internationale ,ont toujours été en fait les vrais soutiens de Alpha
Au lieu de cela ils se concentrent sur un combat public d’égos qui démontrent a tous qu'ils ne pensent qu'a une seule chose : chasser le PPAC et faire ensuite "leur tour" a la mangeoire guineenne...
GUINEE : LE BRAQUAGE DE LA RÉPUBLIQUE !
2016-02-01 20:08:20
J'avais annoncé dans mon article sur le trépied d'Alpha Condé, le braquage de la république par une bande mafieuse au service de notre monstre en charge de la république.
Le schéma a été découvert par le réputé groupe de presse Africa intelligence dans sa publication Africa Mining intelligence du 19 janvier 2016 en son numéro 360 avec le titre évocateur de « Deal DE Yansané avant son départ »
Lisez plutôt ! :
« Le deal de Yansané avant son départ
Selon nos sources à Conakry, peu avant son départ du ministère des mines (lire ici), Kerfalla Yansané négociait un programme de financement, d’étude et de réalisation de l’ensemble des projets inscrits dans le plan d’investissement 2016-2021 de la Guinée, avec le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation (maintenu en poste), et la Société guinéenne d’affaires et d’investissements. Cette dernière était représentée par son DG, Antoine Ngazania, et son adjoint Henrique Dos Santos. Un projet de protocole d’accord fixe d’ores et déjà les conditions d’octroi et de déblocage des financements. Ceux-ci ne devront pas dépasser 2 milliards €, avec un taux d’intérêt de 4%, une commission d’arrangement de 1,5% du montant total et une période de grâce de six ans. Ce protocole de financement pourrait bénéficier d’une garantie bancaire de HSBC London UK, qui serait soutenue par l’Etat guinéen à travers la mise à disposition des permis d’exploitation d’or, de bauxite, de diamants et de cuivre d’une durée de soixante ans. »
Commentaire:
Alpha Condé vient de mettre en place une grande mafia composée de faux ingénieurs financiers dans le but de faire main basse sur la Guinée ou ce qu'il en restera après son magistère.
L'histoire est révélée par la publication ci -dessus "Africa Mining intelligence" qui nous apprend dans cet article intitulé "Le dernier deal de Kerfalla Yansané" que celui ci travaillait avant son départ du ministère des mines sur une opération de "financement du programme d'investissement de la Guinée pour 2016- 2021" avec comme opérateur une société dénommée société Guinéenne d'affaires et d'investissement représentée par son Directeur Général Antoine Ngazania et son adjoint Henrique Dos Santos. L'opération porte sur un emprunt de plus de 2 milliards d'Euros au taux de 4% avec une commission d'arrangement de 1,5 %. Le service de cette dette sera de 80 millions d'euros par an plus une commission de 30 millions d'€ dès la signature de la convention.
La Guinée devrait en plus gager ses ressources naturelles (bauxites, diamant, or et cuivre) contre cet emprunt avec une précision importante à noter: les quantités des réserves de minerais ne sont pas indiquées.
L'impact de cette opération, si elle arrivait à se concrétiser, porterait la dette Guinéenne à plus de 5,5 milliards de dollars US, soit plus de 90% du PIB guinéen
LA STRUCTURE DE LA DETTE SERAIT DONC LA SUIVANTE:
Stock après Initiative PPTE 1,1 milliards. US $
Kaleta 0,4 milliards US $
Souapiti 1.3 milliards. US $
OPEP 0,2 milliards. US $
Opération HSBC. 2,3 milliards. Us $
Divers. Angola + Congo 0,2 milliards. US $
Total. 5,5 milliards US $
En plus d'une crise financière, la Guinée connaîtra sans erreur une crise de la dette doublée d'une prédation des ressources naturelles à l'échelle industrielle.
Le chef d'orchestre de cette mafia est le président lui même, aidé par Kerfalla Yansané converti en trader qui va diriger une équipe comprenant Mme Malado Kaba, ministre des finances (banque HSBC londonien - Tony Blair) et M. Abdoulaye Magassouba, ministre des mines, beau frère de M. Ibrahima Khalil Kaba, ministre directeur de cabinet du président.
On n’a pas fini d'évaluer les dégâts de la prestidigitation de nos "ingénieurs financiers ".
A l'examen du drame que vit le pays, on se rend compte qu’Alpha condé contrôle le pays depuis plus de 25 ans et que tous ceux qui étaient aux premières loges du système conté étaient à son service.
Kerfalla Yansané, le chef de la Mafia de Alpha a été gouverneur de la Banque centrale de 1985 à 1996, et durant cette période il n'y a jamais eu de conseils d'administration de la BCRG, ni de contrôle ou de publications des Etats financiers de l'institut d'émission ou de la banque des banques qu'est la BCRG. Il avait pendant ce temps comme collaborateurs, Facinet Fofana (ancien ministre des mines de Lansana Conté) et Mamady Youla (actuel PM). Après la BCRG, Kerfalla Yansané sera Ministre des Finances de la transition version Sékouba, sur injonction d’ALPHA. Ce fut une tragédie pour les finances publiques en terme de sur facturations de détournement et de pillage. Il fut reconduit par Alpha au Ministère des Finances, avec comme Ministre délégué au budget l'actuel Président de la cour des comptes qui était Directeur du budget avant de prendre la charge de ministre du budget et devenir Ministre des finances lorsque Kerfalla sera expédié aux mines pour les besoins de préparer le deal dont nous avons parlé plus haut (Lire).
Mamady Youla de la BCRG rejoindra Facinet aux mines, comme conseiller économique ce fut le chemin qui le conduira à GAC (Guinea Alumina Corp) donc au fils du président.
Kassory Fofana (puissant et controversé Ministre des Finances appelé l'argentier de Lansana Conté) est devenu son porteur de valise, son missi dominici, son valet de chambre.
Mohamed Diaré (Directeur de Budget sous Conté. Sous Alpha Condé il a été Ministres du budget et Ministre des Finances). Maintenant il est le Président de la Cour des Comptes d’Alpha Condé (Lire),
Madikaba Camara (Ministre de l’industrie et commerces puis Ministre de l’économie et des finances sous Conté. Maintenant il est Ministre conseiller d’Alpha Condé à la présidence),
Ansoumane Condé (Directeur des investissements publics puis Ministre de l’Energie sous Conté, ministre de budget dans le dernier gouvernement d’Alpha Condé), bref tous ceux qui ont eu la charge les finances sous Lansana Conté sont recasés y compris Kerfalla Camara qui était ministre des audits sous le général Sékouba Konaté qui intègre la cour des comptes ! Vous comprendrez qu’Alpha Condé, en menaçant de sortir les audits du régime Conté, se moquait tout simplement des Guinéens car ce sont des audits qui l'auraient éclaboussé. Voila pourquoi aujourd'hui ce sont les brigands à son service qui meublent sa cour des comptes et son cabinet de ministres conseillers à la présidence.
Abdoulaye Magassouba qui vient aux mines est encadré par le même réseau. Lisez ce qu’écrit Africa Mining n°360 du 19/1/2016 sur le nouveau ministre:
« Abdoulaye Magassouba, un conseiller de Condé aux mines
Homme de confiance d’Alpha Condé, dont il était le conseiller chargé du Bureau de suivi et d’appui de la présidence, Abdoulaye Magassouba a remplacé, le 7 janvier, Kerfalla Yansané en tant que ministre des mines et de la géologie. Le sortant a été nommé, le 11 janvier, ministre d’Etat conseiller à la présidence chargé des questions monétaires ainsi que des relations avec les institutions multilatérales de financement et les fonds d’investissement publics et privés. Beau-frère du ministre directeur de cabinet du chef de l’Etat, Ibrahima Kalil Kaba, Magassouba est un proche d’Alpha Kabiné Cissé, ancien directeur KPMG Guinée récemment nommé conseiller maître à la Cour des comptes. Il est aussi et surtout un ami de Saadou Nimaga, influent conseiller juridique du ministère des mines. Parmi ses autres intimes figurent Alhousseine Kaba, inspecteur général des mines avec lequel il a travaillé chez KPMG, et Mohamed Sidiki Sylla, l’avocat attitré du ministère pour la négociation de conventions et contrats miniers. Economiste de 40 ans, Magassouba a été consultant pour la BAD et France expertise internationale. Il avait activement suivi les négociations sur le projet de bauxite Guinea Alumina Corp. de Mubadala. »
Qui va sauver la Guinée? Car il apparaît clairement que Dieu nous a abandonnés ou plutôt nous a laissés dans nos égarements, nos mensonges, nos crimes !!
B. CAMARA BCT
La meilleure solution pour nous c'est de dégager tous ces patentés prédateurs, a commencer par la tête. Puis placer en majorités des hommes nouveaux qui n'ont jamais appartenu aux anciens systèmes. Les Burkinabés souffraient aussi du même problème, jusque dans les rangs des corps habillés. Aujourd’hui ils sont en train de nettoyer systématiquement les égouts qui regorgeaient de ces pourritures, en commençant par la grande miette même. La très puissante garde prétorienne que le régime avait mis en place pour l’aider a garder indéfiniment le pouvoir est en voie de démentiellement. Alors si nous voulons réussir aussi dans la lutte que nous menons depuis bientôt 20 ans, nous devons obligatoirement faire la même chose que ces hommes intègres. Sans quoi, grevons, marchons, bricolons tout le temps des simulacres de démocraties, nous retomberons toujours sur les mêmes erreurs. Aujourd’hui la Guinée n’appartient plus aux guinéens. Les pays est hypothéqué définitivement. Partout c’est sont des saignées.
2016-02-01 20:08:20
J'avais annoncé dans mon article sur le trépied d'Alpha Condé, le braquage de la république par une bande mafieuse au service de notre monstre en charge de la république.
Le schéma a été découvert par le réputé groupe de presse Africa intelligence dans sa publication Africa Mining intelligence du 19 janvier 2016 en son numéro 360 avec le titre évocateur de « Deal DE Yansané avant son départ »
Lisez plutôt ! :
« Le deal de Yansané avant son départ
Selon nos sources à Conakry, peu avant son départ du ministère des mines (lire ici), Kerfalla Yansané négociait un programme de financement, d’étude et de réalisation de l’ensemble des projets inscrits dans le plan d’investissement 2016-2021 de la Guinée, avec le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation (maintenu en poste), et la Société guinéenne d’affaires et d’investissements. Cette dernière était représentée par son DG, Antoine Ngazania, et son adjoint Henrique Dos Santos. Un projet de protocole d’accord fixe d’ores et déjà les conditions d’octroi et de déblocage des financements. Ceux-ci ne devront pas dépasser 2 milliards €, avec un taux d’intérêt de 4%, une commission d’arrangement de 1,5% du montant total et une période de grâce de six ans. Ce protocole de financement pourrait bénéficier d’une garantie bancaire de HSBC London UK, qui serait soutenue par l’Etat guinéen à travers la mise à disposition des permis d’exploitation d’or, de bauxite, de diamants et de cuivre d’une durée de soixante ans. »
Commentaire:
Alpha Condé vient de mettre en place une grande mafia composée de faux ingénieurs financiers dans le but de faire main basse sur la Guinée ou ce qu'il en restera après son magistère.
L'histoire est révélée par la publication ci -dessus "Africa Mining intelligence" qui nous apprend dans cet article intitulé "Le dernier deal de Kerfalla Yansané" que celui ci travaillait avant son départ du ministère des mines sur une opération de "financement du programme d'investissement de la Guinée pour 2016- 2021" avec comme opérateur une société dénommée société Guinéenne d'affaires et d'investissement représentée par son Directeur Général Antoine Ngazania et son adjoint Henrique Dos Santos. L'opération porte sur un emprunt de plus de 2 milliards d'Euros au taux de 4% avec une commission d'arrangement de 1,5 %. Le service de cette dette sera de 80 millions d'euros par an plus une commission de 30 millions d'€ dès la signature de la convention.
La Guinée devrait en plus gager ses ressources naturelles (bauxites, diamant, or et cuivre) contre cet emprunt avec une précision importante à noter: les quantités des réserves de minerais ne sont pas indiquées.
L'impact de cette opération, si elle arrivait à se concrétiser, porterait la dette Guinéenne à plus de 5,5 milliards de dollars US, soit plus de 90% du PIB guinéen
LA STRUCTURE DE LA DETTE SERAIT DONC LA SUIVANTE:
Stock après Initiative PPTE 1,1 milliards. US $
Kaleta 0,4 milliards US $
Souapiti 1.3 milliards. US $
OPEP 0,2 milliards. US $
Opération HSBC. 2,3 milliards. Us $
Divers. Angola + Congo 0,2 milliards. US $
Total. 5,5 milliards US $
En plus d'une crise financière, la Guinée connaîtra sans erreur une crise de la dette doublée d'une prédation des ressources naturelles à l'échelle industrielle.
Le chef d'orchestre de cette mafia est le président lui même, aidé par Kerfalla Yansané converti en trader qui va diriger une équipe comprenant Mme Malado Kaba, ministre des finances (banque HSBC londonien - Tony Blair) et M. Abdoulaye Magassouba, ministre des mines, beau frère de M. Ibrahima Khalil Kaba, ministre directeur de cabinet du président.
On n’a pas fini d'évaluer les dégâts de la prestidigitation de nos "ingénieurs financiers ".
A l'examen du drame que vit le pays, on se rend compte qu’Alpha condé contrôle le pays depuis plus de 25 ans et que tous ceux qui étaient aux premières loges du système conté étaient à son service.
Kerfalla Yansané, le chef de la Mafia de Alpha a été gouverneur de la Banque centrale de 1985 à 1996, et durant cette période il n'y a jamais eu de conseils d'administration de la BCRG, ni de contrôle ou de publications des Etats financiers de l'institut d'émission ou de la banque des banques qu'est la BCRG. Il avait pendant ce temps comme collaborateurs, Facinet Fofana (ancien ministre des mines de Lansana Conté) et Mamady Youla (actuel PM). Après la BCRG, Kerfalla Yansané sera Ministre des Finances de la transition version Sékouba, sur injonction d’ALPHA. Ce fut une tragédie pour les finances publiques en terme de sur facturations de détournement et de pillage. Il fut reconduit par Alpha au Ministère des Finances, avec comme Ministre délégué au budget l'actuel Président de la cour des comptes qui était Directeur du budget avant de prendre la charge de ministre du budget et devenir Ministre des finances lorsque Kerfalla sera expédié aux mines pour les besoins de préparer le deal dont nous avons parlé plus haut (Lire).
Mamady Youla de la BCRG rejoindra Facinet aux mines, comme conseiller économique ce fut le chemin qui le conduira à GAC (Guinea Alumina Corp) donc au fils du président.
Kassory Fofana (puissant et controversé Ministre des Finances appelé l'argentier de Lansana Conté) est devenu son porteur de valise, son missi dominici, son valet de chambre.
Mohamed Diaré (Directeur de Budget sous Conté. Sous Alpha Condé il a été Ministres du budget et Ministre des Finances). Maintenant il est le Président de la Cour des Comptes d’Alpha Condé (Lire),
Madikaba Camara (Ministre de l’industrie et commerces puis Ministre de l’économie et des finances sous Conté. Maintenant il est Ministre conseiller d’Alpha Condé à la présidence),
Ansoumane Condé (Directeur des investissements publics puis Ministre de l’Energie sous Conté, ministre de budget dans le dernier gouvernement d’Alpha Condé), bref tous ceux qui ont eu la charge les finances sous Lansana Conté sont recasés y compris Kerfalla Camara qui était ministre des audits sous le général Sékouba Konaté qui intègre la cour des comptes ! Vous comprendrez qu’Alpha Condé, en menaçant de sortir les audits du régime Conté, se moquait tout simplement des Guinéens car ce sont des audits qui l'auraient éclaboussé. Voila pourquoi aujourd'hui ce sont les brigands à son service qui meublent sa cour des comptes et son cabinet de ministres conseillers à la présidence.
Abdoulaye Magassouba qui vient aux mines est encadré par le même réseau. Lisez ce qu’écrit Africa Mining n°360 du 19/1/2016 sur le nouveau ministre:
« Abdoulaye Magassouba, un conseiller de Condé aux mines
Homme de confiance d’Alpha Condé, dont il était le conseiller chargé du Bureau de suivi et d’appui de la présidence, Abdoulaye Magassouba a remplacé, le 7 janvier, Kerfalla Yansané en tant que ministre des mines et de la géologie. Le sortant a été nommé, le 11 janvier, ministre d’Etat conseiller à la présidence chargé des questions monétaires ainsi que des relations avec les institutions multilatérales de financement et les fonds d’investissement publics et privés. Beau-frère du ministre directeur de cabinet du chef de l’Etat, Ibrahima Kalil Kaba, Magassouba est un proche d’Alpha Kabiné Cissé, ancien directeur KPMG Guinée récemment nommé conseiller maître à la Cour des comptes. Il est aussi et surtout un ami de Saadou Nimaga, influent conseiller juridique du ministère des mines. Parmi ses autres intimes figurent Alhousseine Kaba, inspecteur général des mines avec lequel il a travaillé chez KPMG, et Mohamed Sidiki Sylla, l’avocat attitré du ministère pour la négociation de conventions et contrats miniers. Economiste de 40 ans, Magassouba a été consultant pour la BAD et France expertise internationale. Il avait activement suivi les négociations sur le projet de bauxite Guinea Alumina Corp. de Mubadala. »
Qui va sauver la Guinée? Car il apparaît clairement que Dieu nous a abandonnés ou plutôt nous a laissés dans nos égarements, nos mensonges, nos crimes !!
B. CAMARA BCT
Parceque:
Mamadou Diaré PRESIDENT de la cour des comptes
Impossible ,incompatible et inacceptable
La cours des comptes est une juridiction chargée du contrôle à posteriori des comptes publiques que sont:
Les comptes administratifs établis par les services des budgets
Les comptes de gestions du trésor et des agents intermédiaires du trésor
Mamadou Diaré ,actuel président de la cours des comptes était ces 20 dernières années successivement :
-Directeur adjoint du budget
-Directeur du budget
-Ministre délégué au budget
-Ministre des Finances donc du Trésor.
Il ya donc tout simplement :
-Impossibilité pour Diaré d'exercer en toute honnêteté ,en toute sincérité et en toute fidélité : Il sera chargé de se juger ,il lui sera soumis pour contrôle des situations comptables qu'il a lui même établis
-Incompatibilité pour Diaré de diriger un institution judiciaire chargée de contrôler des services relevant du pouvoir exécutif dont il avait préalablement la charge et assurer la plus haute direction
Cette situation est inacceptable et ce serait un grave manquement aux lois fondant la république si la cours suprême acceptait son serment.
Cet acte posé par le PRESIDENT peut être un parjure et il pose le problème de la loyauté du cabinet du PRESIDENT censé attirer son attention sur les règles relatives aux nominations aux emplois civiles et militaires qui lui sont dévolues par la constitution
Maintenir Diaré ,PRESIDENT de la cours des comptes c'est autrement enlever tout crédit à l'institution donc ce serait encore mieux qu'elle demeure inexistante
Nos partenaires et autres représentants de pays organisés et d'institutions rient sous cape mais respectent l'omerta observé dans la gestion de Alpha Conde qui ,chaque fois qu'il pose un acte démontre qu'il n'a jamais exercé' de charges administratives .
Cette complaisance dont il bénéfice est une forme de mépris à l'endroit des Guinéens
Babagalle TAMOURA
Ce texte pourrait bien aider les syndicalistes dans leur négociation avec le gouvernement. Ils n'ont qu'à prendre ce dernier au mot en acceptant de laisser le prix à 8000 GNF mais en contrepartie qu'on leur présente un plan précis de réduction du train de vie de l'Etat. Remplacement des 4x4 par des petites corolla ou mercedes, coupe dans les frais de fonctionnement des ministres et autres commis de l'Etat, ... tout cela dès avril 2016.
Merci M. Wann pour ce texte
De toute maniere, le gouvernement finira par s'essoufler dans son bras de fer avec les Syndicats pour ce qui est de l'ajustement du prix du carburant parce que le prix du baril sur le marche mondial va vraisemblablement se maintenir autour de son niveau actuel pour un bon bout de temps. En effet, les USA ont les moyens de tenir le bras de fer impose par l'Arabie Saoudite pour un bon moment encore, la Chine, moteur de l'economie mondiale, est dans une phase de stagnation qui risque de s'allonger, et l'Iran va aussi se mettre a deverser son petrole sur le marche mondial, entre autres facteurs. Il faut donc s'habituer a ce niveau de prix, ce qui devrait pourtant etre une extraordinaire opportunite pour des pays non producteurs comme la Guinee. Ce sont les pays producteurs dont l'economie en depend qui auraient du avoir des soucis, ce qui est d'ailleurs le cas. L'explosion de la xenophobie en Angola et la situation pre-insurectionnelle au Venezuela, par exemple, ne s'expliquent que par cette crise, du moins en bonne partie. Et meme des pays developes comme le Canada sont durement affectes (la Region de l'Alberta est un champs de ruine en ce moment, le chomage frappe durement depuis des mois).
Comme le dit l'auteur de cet article, le marche des autres minerais est aussi en berne (la demande chinoise a severement decru). Donc la voie du salut ne se trouve certainement pas de ce cote-la. On ne parle meme pas des aides budgetaires, l'Europe etant elle-meme en crise chronique (economique, migratoire, securitaire, etc.). Donc aucun salut de ce cote-la non plus. Il ne reste donc plus que la reforme profonde de notre pays. La moindre des choses, c'est au moins d'ajuster ses depenses aux moyens qu'on peut mobiliser. Mais si on n'est serieux, on n'oublie completement ce reve fou de concentrer ses efforts a l'eradication de l'opposition, a preparer un tripatouillage consitutionnel pour soit rester au pouvoir ou le transmettre a un proche. On abandonne toute ces futilites et on s'occupe de l'economie pour les 5 ans a venir, ce qui doit forcement passer par virer ce gouvernement de petits copains et faire appel a des gens competents et les laisser faire ce qu'on n'est pas foutu de faire soi-meme (on ne peut pas s'improviser grand gestionnaire apres avoir passe sa vie a faire de la politique politicienne). A mon avis, c'est soit cette voie-la, soit tres certainement une crise majeure du genre de celle qui a oblige Lansana Conte a nommer Lansana Kouyate premier ministre avec son lot de morts au passage.
excellent travail pour compléter votre analyse je vous propose de faire un autre travail pour mieux informer les pauvres populations notre pays sur le nombre de fois que alpha a violé notre loi fondamental ainsi il sera complément mis a nu
cela donneras un motifs supplémentairement pour s organisé a fin de le dégager
car depuis le 21 DEC 2010 alpha a violé notre constitutions de façon continu alors cela doit être l objet d un autre article aussi claire et nette que celui la
encore une fois bravo
L'opposition devrait au moins lever ce debat et censurer le gouvernement. Mais j'oubliai. Elle est en opposition avec elle-meme.
Historiquement, de tels blocages ne sont jamais leves par des reformes. Seule une insurrection populaire le fera.
Au peuple de tirer les conclusions qui s'imposent.
Wa Salam
K. Ba








