Thierno Mamadou Bah Jeudi, 04 Février 2016 02:12
Avoir la liberté de choisir, c’est aussi être libre de ne pas choisir. Défendre son appartenance est certes louable, mais lui apporter des critiques positives n’est pas la détester et la renier. Dans l'action, les fins sont décisives, car le bien commun leur est sous-jacent : encore faut-il le savoir. Nous touchons une nouvelle ère de notre histoire. Dans dix (10) ans, ceux qui sont présentement appelés jeunes cadres dans notre actuel gouvernement qui se dit d'action, pragmatique, préconisant une approche axée sur le genre et non discriminatoire, qui mise sur la jeunesse ... Cèderont leurs places à nous, futurs pensionnaires des grosses institutions étatiques et privées de Koroland.
Au plus profond de moi, je me suis résigné à suivre la voie du centriste qui juge, qui apporte des critiques suivies de solutions (il ne sert à rien de ressortir des points négatifs ou qui nécessitent des améliorations sans pour autant y apporter des suggestions). La jeunesse a besoin de grandir, de sortir du joug politique dans lequel elle s’est plongée sans avoir au préalable, appris les techniques de survie. La gangrène l’a rongé au point que le seul remède relève du miracle qu’elle voit à travers les plans d’action de deux politiciens belligérants qui n’ont point le sens du partage. La jeunesse est devenue une agitprop de facho et gaucho arc-en-ciel et soleil levant derrière un arbre (que mère nature leur retire ses droits). Ad Augusta per Augusta : le triomphe n’est qu’au prix de grandes difficultés.
Les politiciens de chez nous fondent des raisonnements qui aboutissent à une complète absurdité (on pense là à prouver tout et son contraire). À quoi bon une assurance toute subjective ? Ce qui importe, c'est le savoir, la technique, un art conscient de sa portée et de ses limites. Ronald Reagan disait « La politique est supposée être la seconde plus ancienne profession. J’ai réalisé qu’elle ressemble beaucoup à la première ». Oh oui ! Chez moi il faut avoir l’art de lécher des bottes pour s’assurer une place d’honneur. Le mérite peut aller voir ailleurs. Dommage !!
Les choses vont telles que les enfants deviendront probablement ce que vous pensez d’eux : une génération sacrifiée. À quand donc un éveil de consciences ? La jeunesse n’a pas toujours raison mais la société qui la frappe a tort. Cette citation célèbre de François Mitterrand peut bien ne pas être universelle. Nous pouvons, chers jeunes, façonner cette société à notre image, l’adapter à nos besoins. Il existe bien des guerres pacifiques. De l’encre et une plume sont de redoutables armes et les plus belles que nous avons en notre disposition.
Fini le temps où nous devions pleurer tout notre soûl face à une infusion de sang, qui sert à alimenter la soif de gloire et de pouvoir de nos politiques. Je dirai certes que la guerre est la continuité de la politique et cette dernière celle de la première et aussi qu’il n’y a point de développement sans guerre, lorsque nous savons que les grandes nations souvent citées d’exemples, comme les USA et la France, ont connu, respectivement la guerre de sécession et la révolution française mais la nôtre sera consciente, numérique et écrite. Combattez avec nous, joignez-vous à nous. Libérez-vous des idées perverses des hommes qui nous gouvernent.
Age quod agis : Ne nous laissons point distraire par des pensées parasites au moment de l’action. La jeunesse se doit d’être sereine.
Une Guinée pour les jeunes et par les jeunes, une Guinée unique et une Guinée qui gagne.
Bah Thierno Mamadou
Étudiant finissant en DESS gestion
de l’aide internationale et de l’action humanitaire
à l’Université Laval (Québec)
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