Selection de vidéos
Partenaires
Alpha Condé : la personnalisation du pouvoir
Alpha Saliou Wann Mardi, 12 Janvier 2016 01:14
Je m’apprêtais à publier ce texte le jeudi lorsque j’ai été informé du décès de notre frère Georges Gandhi Faraguet Tounkara ; c’est pourquoi je l’ai reporté. J’ai parlé de la Cour des comptes qui n’était pas installée. Depuis ce vendredi, Alpha Condé, certainement sur les pressions des citoyens qui se sont bruyamment exprimés, a nommé quelques membres de l’institution. Je maintiens le texte comme tel car il est important que nos compatriotes soient informés de la gravité des agissements du pouvoir qui ne fait que piétiner nos lois. Alpha Condé se prend pour Louis XIV, il fait tout « selon son bon plaisir ». Il s’est mis au-dessus des lois. Dans un de ses discours, il se félicitait de l’installation progressive de nos institutions républicaines, ce qui n’est nullement permis par la Constitution. En effet, contrairement à la Constitution du 23 décembre 1990 qui dans ses dispositions transitoires en son article 92 accordait un délai qui n’excède pas 5 ans pour la tenue des élections présidentielle et législatives, ainsi que toutes institutions républicaines, la Constitution de 2010 en son article 159 n’accorde qu’un délai maximum de 6 mois à compter de son adoption pour l’organisation des élections législatives et conformément à l’article 160, la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, l’Institution nationale des droits humains, le médiateur de la République et le Haut conseil des collectivités locales doivent être installés dans un délai de six mois au plus tard à compter de l’installation de l’Assemblée nationale. Il est donc clair que toutes les institutions de la République devraient être fonctionnelles au plus tard en juin 2011.
En vertu de quels pouvoirs il a bloqué l’application stricte des dispositions constitutionnelles concernant la tenue des élections et l’installation des institutions républicaines? Alpha Condé ne mérite pas nos félicitations bien au contraire.
En ce 21e siècle, aucun président africain ne peut se permettre de maintenir son pays durant trois ans sans parlement élu, ni de refuser d’organiser les élections locales durant tout son mandat et de ne procéder à l’installation d’institutions constitutionnelles essentielles qu’à la dernière année de son mandat pour certaines et ne pas le faire pour d’autres comme la Cour des comptes et le Haut conseil des collectivités locales.
Voilà ce que je disais de la personnalisation du pouvoir.
Je suis triste de voir l’empressement, l’enthousiasme de beaucoup de nos compatriotes qui se pâment de plaisir de voir Alpha Condé former selon eux un gouvernement de jeunes technocrates compétents et pétris d’expériences. Je constate simplement que nous ne tirons jamais les leçons du passé et que n’importe qui peut utiliser les mêmes ficelles pour nous tromper.
Dès qu’un premier ministre est nommé, la majorité des Guinéens louent ses compétences, expriment leur espoir qu’il va réussir à redresser le pays, mais pour ajouter à condition que le président le laisse travailler. C’est carrément de l’amnésie collective car depuis 1972, on a eu des PM dans ce pays qui n’ont eu de pouvoir que leur titre.
Pour parler de ce gouvernement, je dirais qu’Alpha Condé a engagé la phase de personnalisation du pouvoir à l’image de ses prédécesseurs Sékou Touré et le général Lansana Conté. Malgré le brouhaha actuel, ce signal ne m’a pas échappé.
Certains baissent la garde en se disant que c’est son dernier mandat ou qu’il est vieux donc il ne pourra pas aller au bout de ses ambitions en oubliant qu’à 78 ans il est encore plus jeune que le Zimbabwéen Robert Mugabe, le Camerounais Paul Biya ou le Tunisien Béji Caïd Essebsi.
Alpha Condé est dans une logique de conservation du pouvoir à vie et pour le faire, il a commencé à le consolider davantage et l’opération d’élimination de tous ses adversaires est en cours. Il fait exactement comme ses prédécesseurs dont je rappelle le parcours de l’exercice autocratique du pouvoir à vie.
En 1958, c’est le PDG et ses rivaux BAG et DSG ralliés à lui qui ont porté au pouvoir Sékou Touré.
Il a lancé l’offensive pour le contrôle total du PDG des 1962 au séminaire de Foulaya, puis au 6e congrès à Conakry afin de placer ses obligés dans les structures de décisions du parti et d’éliminer tous ses dirigeants historiques. De 1960 à 1976, il avait de façon sanglante nettoyé le PDG qui était devenu sa propriété personnelle avec des responsables qu’il a cooptés qui lui doivent leur promotion. Parallèlement à l’opération de contrôle du parti, il a aussi épuré l’Armée qui est devenue une section du parti. Le pays tout entier est soumis à sa volonté. Nous savons qu’il nourrissait une ambition dynastique que le destin n’a pas voulue car il est mort sans avoir achevé son œuvre.
Le général Lansana Conté a lui aussi procédé par étapes. Porté au pouvoir par la junte du CMRN, il a commencé par éliminer son rival le plus direct le colonel Diarra Traoré et les principaux officiers liés à tort ou à raison à lui. Ensuite en 1991, il se débarrasse du CMRN et renvoie ses frères d’armes dans les casernes où il avait déjà placé ses obligés aux commandes. A partir de ce moment, contrôlant l’Armée et le gouvernement, il a exercé un pouvoir sans partage sur le pays jusqu’à sa mort. Nous savons que lui aussi avait une ambition dynastique. Il a monté les jeunes officiers sur lesquels il comptait s’appuyer pour transmettre le pouvoir à son fils contre ses généraux qui lui avaient refusé cette allégeance. La suite est connue, les amis du colonel Ousmane Conté ont pris le pouvoir pour eux-mêmes et l’ont mis en prison.
C’est le même scénario que nous prépare Alpha Condé. Lui aussi s’est appuyé sur le RPG et les partis alliés pour prendre le pouvoir. Durant son premier mandat, il a débarqué du gouvernement ses alliés et a gardé la mainmise sur le RPG en prenant bien soin comme par le passé de confier ses clefs à une brave dame qui ne peut pas lui contester le pouvoir. Pour 2015, il élimine du circuit ses anciens et nouveaux alliés et ratisse encore plus large avec l’entrée de Sidya Touré dans sa mouvance.
Maintenant, comme Conté naguère, il faut montrer à tous les ambitieux que les partis ne servent à rien et que pour accéder au pouvoir il faut une allégeance directe à la personne du chef. Il n’a plus besoin du RPG et il le fait savoir. Il veut tuer les partis en discréditant les politiciens qui se laissent convaincre par ses promesses. Sa stratégie consiste à dégoûter les Guinéens de ces opposants si virulents contre lui qui redeviennent comme par magie plus convaincus que ses thuriféraires les plus zélés.
Ce gouvernement est sa marque personnelle. C’est à juste raison, que les responsables et militants du RPG ont compris qu’ils n’ont plus de représentants au cœur du pouvoir et que ce sont les affidés d’Alpha Condé qui ont pris leurs places.
La plupart des promus travaillaient déjà pour lui dans l’ombre, ce sont ses hommes et femmes qui lui doivent leur ascension et qui ne peuvent donc contester son projet de transmission dynastique du pouvoir.
Il va renforcer son contrôle sur l’Armée et l’administration. Derrière toute cette opération de marketing politique qui exalte à l’envie le rajeunissement du pouvoir, se profile donc l’ombre de son ambition dynastique comme ses prédécesseurs.
Nous devons donc conclure que le danger qui guette notre pays est et reste la confiscation du pouvoir par un individu, l’affaiblissement de toutes les institutions du pays qui sont inféodées à sa personne.
Ayant milité avec le professeur Alfa Ibrahim Sow, je prends toute la mesure de ses cris d’alarme sur les risques d’un pouvoir solitaire. J’ai compris son insistance à dénoncer cette dérive qui a conduit à tuer dans l’œuf la démocratie et ses institutions dans notre pays. Il a toujours insisté sur le travail d’équipe, la transparence et fustiger « les leaders solitaires » ou « les entrepreneurs politiques ».
Nous sommes encore devant ce risque mortel de concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme qui devient tout puissant et qui se met au-dessus des lois en toute impunité.
Il peut se permettre de violer les lois de la République et chaque fois qu’il concède un geste de s’y plier comme s’il s’agit d’une faveur qu’il nous accorde, il est salué comme un démocrate accompli comme à l’annonce de son communiqué qui dit qu’il a transmis au président de la Cour constitutionnelle sa déclaration sur l’honneur de ses biens. Mais que dit l’article 36?
L’article 36 de la Constitution dispose : Après la cérémonie d’investiture et à la fin de son mandat, dans un délai de quarante-huit (48) heures, le président de la République remet solennellement au président de la Cour constitutionnelle la déclaration écrite sur l’honneur de ses biens, les ministres avant leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci déposent à la Cour constitutionnelle la déclaration sur l’honneur de leurs biens.
La déclaration initiale et celle de la fin de mandat ou des fonctions sont publiées au Journal officiel.
La copie de la déclaration du président de la République et des membres du Gouvernement est communiquée à la Cour des comptes et aux services fiscaux.
Les écarts entre la déclaration initiale et celle de la fin de mandat ou des fonctions doivent être dument justifiés.
Les dispositions du présent article s’appliquent au président de l’Assemblée nationale, aux premiers responsables des Institutions constitutionnelles, au gouverneur de la Banque centrale et aux responsables des régies financières de l’Etat.
Voilà ce que dit la loi. Alpha Condé l’a-t-il appliqué et fait appliquer depuis 2010 ? La Constitution est claire et précise sur le délai de 48 heures pour présenter sa déclaration de biens, donc passé ce délai il a violé la loi. Ensuite, il n’a pas fait respecter la Constitution en acceptant que ses ministres entrent en fonction sans qu’ils ne présentent les déclarations de leurs biens.
Plus grave où se trouve la Cour des comptes qui est chargée de vérifier les justificatifs nécessaires et donner en fin de mandat le quitus au départ des concernés?
L’absence de la Cour des comptes remet en cause gravement l’équilibre institutionnel et nous prive du moyen de contrôle de l’action gouvernementale ainsi que du bon emploi de l’argent public. Elle remet en cause l’applicabilité de la Loi organique relative aux Lois de finances et Règlement général sur la Gestion budgétaire et la comptabilité publique. Cette loi qui est la Constitution financière de notre pays ne peut s’appliquer en ses articles 52, 53, 75, 76, 79, 80 et 81 parce que la Cour des comptes n’est pas en place. C’est tout le processus de vote de nos lois de finances qui est rendu illégal, parce qu’on ne peut voter une loi de finances sans au préalable voter la loi de règlement qui nécessite obligatoirement l’avis et donc le quitus au gouvernement de la Cour des comptes. C’est l’article 116 de la Constitution qui est systématiquement violé depuis 2011. Aucune institution de la République n’exerce un contrôle sur l’utilisation de nos deniers publics. Alpha Condé s’est donné le pouvoir d’utiliser le budget de l’Etat sans aucun contrôle de qui que ce soit en l’absence de la Cour des comptes. Maintenant, il nous parle des femmes des ministres qui ne doivent pas faire des affaires ou des audits alors qu’il met le pied sur la mise en place de l’institution qui est chargée de vérifier l’utilisation de chaque franc guinéen provenant de nos recettes publiques.
L’absence de la Cour des comptes empêche aussi l’installation de la Haute cour de justice dont elle pourvoit un membre. Aujourd’hui, sans cette Haute cour de justice, on ne peut pas juger le président et les ministres pour haute trahison pour le premier et les autres pour crimes et délits.
Certains vont minimiser ces manquements, mais ils oublient que c’est à cause de tels actes que nous sommes pauvres et que nos jeunes préfèrent se suicider dans la mer méditerranée. Aucun développement n’est possible sans respect des lois et règles qui régissent l’Etat. Comment nous pouvons sortir de la pauvreté avec un Etat prédateur, où le pays est transformé en une jungle car l’Etat n’est pas soumis au droit. Dans ce contexte, seules les multinationales spécialisées dans l’extraction de nos minerais sont capables d’imposer leurs lois d’airain sur nos gouvernants, peuvent prospérer sans risque, alors que leur impact sur l’économie est limité.
Pour finir, je dis qu’Alpha Condé est en train de nous imposer son pouvoir personnel. Il a tué le lien qui existe entre lui et son parti RPG qui est aussi insignifiant que l’étaient le PDG et le PUP, dont l’existence en réalité deviendra purement théorique. C’est pourquoi, il ne fallait pas s’étonner de la chute comme un château de cartes de ces partis après la mort de leurs chefs parce que ces derniers ont affaibli leurs structures et ont placé les hommes qui ne représentaient pas les populations.
Par comparaison, au Ghana, c’est le parti de Rawlings qui est au pouvoir après deux tentatives infructueuses, et le parti de John Kuffor a perdu de justesse aux dernières élections. Ces partis ont survécu à leurs leaders qui avaient exercé le pouvoir.
Ce combat pour des institutions fortes nous incombe à tous au-delà de nos divergences, car il s’agit de notre intérêt national.
Hier, les responsables et militants du PUP étaient frustrés par le général Conté dont les agissements ont fait perdre le pouvoir à leur parti. Aujourd’hui, les responsables et militants du RPG sont frustrés par Alpha Condé qui leur fera perdre le pouvoir.
N’importe quel autre dirigeant risquera de suivre le même chemin parce que le culte de la personnalité est ancré dans notre culture politique.
Je dis donc tous ces jeunes gens qui sont satisfaits de la nomination selon eux de jeunes, qu’ils se détrompent, ils n’ont aucun pouvoir dans la conduite de la politique de leur pays, mais ils sont aux ordres d’un chef qui les utilise pour réaliser ses desseins personnels. Ils ne seront donc que des larbins à son service.
Que ce soit Sékou Touré, Lansana Conté et maintenant Alpha Condé, tous ont utilisé des trentenaires et des quadras, il suffit de revoir les anciennes équipes ministérielles pour s’en rendre compte, donc ce n’est pas une nouveauté dans notre pays.
Nous devons donc rester vigilants et ne pas accepter qu’on nous utilise pour des intérêts obscurs.
Maintenons la pression sur Alpha Condé à l’image de l’association Le balai citoyen guinéen qui a écrit au président de la Cour constitutionnelle pour exiger qu’Alpha Condé fasse sa déclaration de biens. Pour le moment elle est muette sur la question.
Je suis convaincu que nous n’avons aucune excuse à la légèreté avec laquelle nous gérons nos Etats, ni pour justifier les lenteurs dans le changement de nos mentalités. Nos élites dirigeantes font exprès de ne pas respecter les règles. Ce n’est pas le paysan analphabète de Baro qui est chargé de faire respecter notre Constitution, mais bien Alpha Condé qui est un diplômé de droit d’une université française et qui a vécu plus de 50 ans dans un pays démocratique comme la France. Les fonctionnaires de l’Etat ne sont pas des analphabètes pour expliquer leur incapacité à respecter les lois. Nos parents analphabètes parviennent à vivre dans des sociétés occidentales parce qu’ils sont obligés de respecter les règles. Quand il s’agit de dépenser des sommes exorbitantes de nos deniers publics pour s’acheter les derniers modèles de 4x4, des gadgets de la société de consommation, nos dirigeants ne parlent pas de lenteur d’adaptation de nos mentalités pour jouir de ces objets de luxe, mais par contre, ils ordonnent à leurs forces de répression de tirer à balles réelles sur nos compatriotes et ils osent dire qu’il faut du temps pour changer les mentalités de leurs tueurs.
Qui peut justifier qu’un ancien de la fac de droit de la Sorbonne devenu chef d’Etat soit incapable d’appliquer le droit dans son pays ou qu’un ancien de Saint Cyr devenu chef des Armées oublie sa mission de protection des citoyens de son pays en n’hésitant pas à ordonner à ses hommes de tirer sur des civils contrairement à leurs condisciples occidentaux ?
C’est une insulte à notre intelligence, ces gens nous rabaissent aux yeux du monde civilisé et justifient ainsi toutes les thèses racistes sur notre supposée infériorité. Comme pour dire que nous n’avons pas la force morale de nous élever au-dessus de nos instincts grégaires pour construire une société fondée sur les règles et principes. Mais oui, c’est pourquoi, on nous traite avec condescendance et que finalement même lorsqu’on est sorti de Harvard university, nous gardons toujours cette prégnance villageoise, cet attachement viscéral à la tribu qui obscurcit tout jugement objectif.
Nous devons arrêter les frais et dire STOP à ces dirigeants qui nous prennent pour des imbéciles. Soyons vigilants et veillons au respect strict des lois de la République par les dirigeants.
Comme le disait Robespierre : « Dans tout Etat libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ».
Alpha Saliou Wann
Président de l'AFD
![]()
Commentaires
C'est lui qui disait á bar qu'il ne fait pas de la politique et qu'il n'est pas de l'UDFG.
ILS SONT TOUS LES MÊMES, quand ils ne sont pas associés á la gestion du pays ils deviennent ennemis Nr.1 de la NATION
Merci, je crois que vous vous etes trompe de personne, a ce proces, j'ai revendique avec force mon combat politique pour l'instauration de la democratie et l'Etat de droit dans notre pays. Je suis membre fondateur de l'OGDH en 1989 et membre fondateur de l'UFD en 1991 dont je suis un ancien Secretaire General. Je n'ai jamais accepte aucune compromission avec les pouvoirs en place ni en paroles, ni en actes. Contrairement a ceux dont vous voulez me ranger, je n'ai jamais fait "la danse du ventre" pour participer "a la bouffe du pouvoir", bien au contraire, j'ai refuse de participer a des gouvernements parce que je n'avais aucune confiance aux chefs du pays.De 1990 jusqu'aux massacres du 28 septembre 2009 ou j'ai ete blesse et conduit au camp Koundara, j'ai participe a toutes les luttes de l'opposition.
Vous avez raison d'etre degoute face au spectacle honteux que nous montre certains opposants, mais cela ne justifie pas que les guineens baissent les bras et abandonnent le pays dans les mains de dirigeants inconscients.
C'est une lutte de longue haleine qui necessite de fortes convictions, du courage, de la perseverance et de la determination.
C'est lui qui disait á bar qu'il ne fait pas de la politique et qu'il n'est pas de l'UDFG.
ILS SONT TOUS LES MÊMES, quand ils ne sont pas associés á la gestion du pays ils deviennent ennemis Nr.1 de la NATION
Bien dit.Merci.
Qu'il est revoltant d'assister a des violations systematiques flagrantes des dispositions de la constitution par les detenteurs du pouvoir politique.Malheureusement ,cette pratique meprisante est devenue une tradition republicaine sous nos tropiques.Cependant,loin de banaliser le phenomene du reste reprehensible,j'estime qu'au regard de graves violations intervenues dans un passe relativement recent,le refus d'AC,de proceder a la declaration a temps de ses biens ,est un detail accessoire.In my view AC seems to be a big player on the top of his game in a small town...AC s'estime etre un geant face a des opposants nains politique.Effectivement le nouveau PM est issu du serail presidentiel,pire il constitue un pion incontournable du Inner circle de MAC ,au meme titre qu'un certains Bouba Sampil.Comme il est aise de le constater,la volonte de confiscation de l'exercise du pouvoir obnibule AC.L'agenda secret d'AC obeit au schema classique d'usurpation et de conservation pouvoir.Mr Wann,AST fut nomme par l'ancienne assemblee territoriale transformee en Assemblee Nationale constituantes le 2 October 1958.Il ne fut elu a la magistrature supreme qu'en Decembre 1961.Automatiquement reconduit fans des scrutins truques ,aux scores sovietiques et sans opposants legal.Il imposa sa dictature jusqu'a sa disparition en Mars 1969.Trois personnes tenterent de se porter candidate pour le concurrencer legalement :1-Ibrahima Diallo en 1960,arrete,torture et fusille .2-Mamadou Toure alias Petit Toure en 1965,arrete,torture et fusille .3-Diafode kaba (cousin patrilinaire parallels de Mon grand pere maternel),en1967,arrete,torture et mort au camp boiro.Ironiquement, le bras de fer opposant AC a sa base s'apparente a un scenario hollywoodien inedit .En effet,n'eut ete l'apport decisif des partis allies regrouped sous la banniere de l'arc en ciel,le Rpg seul n'etait guere a mesure de propulser AC au Sommet de la hierarchie.Parti de masse accredite de seulement 18% de l'electorat, dote de peu de cadres competents,les thuriferaires du Rpg sont entrain de brasser le vent ,bientot ils vont raser les murs.A l'instar des formations politiques ayant parrainees see predecesseurs ,le culte de personalite aidant,le Rpg au terme de la magistrature de son mentor sombrera dans les meandres des labyrinthes de l'oubli.Tres compatriotiquement!ALB-AL-USA.
Bonne analyse,El Chahpo.Il faut absolument que le peuple de Guinée trouve une solution radicale à cette gangrène qui tue le pays.
Comme tous ses predecesseurs son plan d'instaurer une sucession dynastique va echouer lamentablement. Sekou Toure a echoue, sa famille emprisonnee, humiliee, deposedee et meme decapitee apres le coup de Diarra. La Famille Lansana Conte a connu un sort Presque similaire. Concernant le fils de Alpha Conde, ne vous inquietez pas. Je pense aussi que Alpha Conde s'inspirera du cas de Karim Wade au Senegal dont le pere a voulu imposer aux Senegalais. Wait and See. La Guinee est pays bizare
ILS SONT TOUS LES MÊMES, quand ils ne sont pas associés á la gestion du pays ils deviennent ennemis Nr.1 de la NATION
Nous pouvons aussi mettre sur pression la Cour Constitutionnelle. Pour cela le Collectif peut jouer un role pedagogique en proposant une lettre-type pour chaque infraction pour que des milliers, je dis bien des milliers de citoyens guineens inondent la Cour Constitutionnelle de ces lettres et que chaque protestataire s'expriment sur les radios de la place en informant le public qu'il a envoye telle lettre a la CC. Nous pouvons aussi signer des petitions sur internet et sur place en Guinee et les remettre a la CC directement et sur son site. Nous pouvons aussi envoyer des tweet desapprobateurs sur le compte de Alpha Conde.
Il a bien pris le soin de ne nommer que ses hommes a la Cour des Comptes, nous devons aussi contester ces nominations de membres qui ne seront nullement independants parce que lies par leur gestion calamiteuse de nos deniers publics, c'est contraire a l'esprit d'independance, d'integrite de cette institution. Ce sont quelques pistes a explorer. Je felicite notre frere Gandhi pour son initiative et je crois qu'il faut maintenant agir.
Il faut être vigilant afin d'éviter - au-delà de la propagande rassurante - la pérennisation d'un régime malsain.








