La Guinée vers l’instauration des langues nationales dans le programme d’enseignement

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KOUROUMA_Eugene_01Le ministre de l’éducation nationale, après la proclamation des résultats catastrophiques des différents examens sur toute l’étendue du territoire a martelé une possible instauration dès cette année des langues nationales dans le système d’enseignement, mais seulement à partir du primaire et progressivement au collège, au lycée et peut-être au technique et au supérieur.

En effet, l’instauration des langues nationales dans le cursus scolaire est une façon pure et simple d’accentuer la fissure du tissu social qui souffre déjà d’assez de maux. L’on se souvient qu’à la première république ce fut un total échec.

Si aujourd’hui nous parlons d’ethnocentrisme je pense que tout est parti de là, du fait d’imposer le soussou en Basse Côte, le poular au Fouta, le malinké en Haute Guinée, le kissi à Guéckedou et Kissidougou, le toma à Macenta et le guerzé à N’Zérékoré et environs.

Le système pourrait faire tache d’huile si, à l’image du Mali et du Sénégal qui ont fait du bambara pour l’un et du wollof pour l’autre leur langue nationale parlée de tous sans exception, la Guinée aussi imposait une seule langue nationale.

Il serait bien beau de voir tous les Guinéens parler une seule langue, mais hélas.

Certes, il est bon d’innover mais en le faisant, il est important de réfléchir aux tenants et aboutissants de votre réforme.

A ce stade de notre analyse, l’on devrait se poser la question de savoir s’il existe aujourd’hui en Guinée cette ressource humaine capable d’enseigner une langue nationale, sachant que même ceux que nous avons qui sont soit disant formés pour enseigner le français ont plusieurs lacunes, ce qui s’est matérialisé d’ailleurs par le faible taux d’admission aux différents examens nationaux, sujet sur lequel nous porterons notre prochaine analyse.

Avec ce 21e siècle marqué par l’avènement des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) dont la maîtrise passe forcément par la maîtrise de l’anglais, puisque la plupart des grands logiciels de nos jours sont en anglais. Le gouvernement devrait donc s’impliquer à tous les niveaux pour voir les Guinéens parler anglais, en imposant son apprentissage dès la première année du primaire, et en faire une condition sine qua non pour les différents passages en classe supérieure et même aux examens nationaux avec un coefficient de 4 par exemple, tout en faisant de l’ordinateur le moyen de travail au lieu de ramener des vieux débats qui, à mon avis n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.

 
Eugene Kourouma 


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Commentaires  

 
0 #29 Gandhi 27-09-2011 08:55

Skouille, un dandy s'écrit ainsi, mais tout le monde peut se tromper (lol).
Nous ne sommes pas opposés sur le diagnostic, les langues africaines doivent vivre et même être remises à l'ordre du jour. Nous nous différencions sur la forme. Je suis un démocrate, donc je crois à la concertation. Vous êtes autocratique sans vous en rendre compte. Vous vous offusquez que les Français aient imposé leur langue, mais vous considérez qu'on doit imposer le nko. Où est la différence de méthode ?
Par ailleurs, je pensais que l'esclavage était aboli depuis longtemps, mais vous, vous en voyez partout !!!
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-1 #28 SCALPEL 27-09-2011 04:23

Skoul,
C'est bizarre... comment dire... j'ai l'impression que les 'blancs' m'ont beaucoup plus témoigné plus leur fraternité que les mandingues . Est ce que c'est grave?
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0 #27 Skoul 26-09-2011 22:39

on peut tous etre consideré comme mandingues mais on ne sera jamais consideré comme blanc.
Le peuls ou les baoulé qui vivent au manden n'ont jamais de probleme de racisme, au contraire il y a meme des chansons speciales pour glorifier la noblesse de leurs ancetres.
Mais le plus important est que toutes les langues africaines ne disapraissent pas par ce qu'il y en a plusieurs, comme si la france etait un continent à une langue.
Franchement gardez votre mondialisation pour vous, elle n'est connue et publicité que chez les noirs et souvent par les esclaves intelectuels pour deraciner le dernier sanctuaire de dignité africaine. par ce que ça ne marche que chez nous.
Merci à tous et à Guineeactu.info
bye
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0 #26 Skoul 26-09-2011 22:25

@Kaba1
Salut Mer Kaba
On est tellement divisé que meme imposer une langue du pays est consideré comme imperialiste. Mais que dire de cette francisation forcée qui ne nous a donné ni unité ni technologie depuis 120 ans ?
Ou bien c'est le mot "imposer" qui vous choque ? remplacez le par ce que vous voulez. Mais je veux dire tout simplement que le n'ko doit etre la langue et l'alphabet de l'afrique occidentale.
Je voulais dire qu'il faut imposer le n'ko avec ou à la place du français. C'est incroyables pour nous qui sommes née dans cette colonisation. C'est normale qu'on imagine mal autre chose à la place du français. C'est comme quand sekou touré disait qu'on peut etre independant. Certains gouverneurs et deputés africains lui prenaient pour un fou quand ils voyent ce dont Degaule est capable.
Mais après 1 ans du nom au referendum, la guinée n'est pas tombée, ils nous ont tous suivis. C'est un autre sekou(courage, charisme...) qu'on a besoin. Par ce que cette pseudo-independance est pire que la colonisation.
Mon frere je suis de ceux qui pensent qu'on doit etre "soit independant" "soit français"
ça ne sert qu'à la france cette forme d'independance.
La preuve est que après 120 ans(de 1890 à 2011) de politique de francisation, on n'est ni francophone ni unie. Ceux qui ont utilisé une langue nationale comme principale langue d'etude sont aujourd'hui uni et prosperes.
Pendant ces 120 ans la france a mulitiplié sa richesse par 32 alors que sa population n'a meme pas doublée, nous on se disait c'est la faute à l'entourage du president, non c'est le president, non c'est l'opposition, c'est ceci, c'est cela.
Alors que c'est un probleme de systeme. Ni de president ni de son entourage.
c'est le systeme qui est colonial et anti-africain.
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+1 #25 kaba1 26-09-2011 21:19

Mr Skoul, il est un secret de polichinelle d'affirmer que l'histoire récente de notre continent est un hourvari et un charivari de violences de brimades de tous acabits.Sans diverger d'avec vous sur le fond de vos arguments je pense néanmoins que les méthodes que vous préconisez ne peuvent nullement s’avérer fédératrices, à un moment où on a plus que jamais besoin d'unité sur ce continent.Il est une excellente chose que des peuples s'efforcent de développer un contenu scientifique de leurs différents idiomes à l'image du n'ko dont vous faîtes mention.Toutefois il est inexact de vouloir l'imposer à d'autres,cela reviendrait à réitérer les mêmes méthodes coloniales que vous invectivez et abhorrez.Je pense comme vous qu'une seule langue devrait avoir plus de primauté dans notre système éducatif,mais contrairement à vous j'estime que ce choix devra se faire dans le dialogue et la concertation et rien que cela.Sans cette démarche,je puis d'emblée vous assurer de l'échec de tout ce qui pourra être entrepris.Je n'ai nullement besoin de vous faire un dessin du glauque tableau qu'offre aujourd'hui la société guinéenne complètement émiettée en une kyrielle de factions ethniques,totalement stupides les unes que les autres, il est donc clair que toute démarche inhérente au diktat d'une langue ne peut être perçue que comme inamicale et risquerait à n'en pas douter à mettre davantage d'huile sur la braise des acrimonies diverses qui assaillent notre pays.Nonobstant cela vous avez parfaitement raison du reste,l'Occident se fout complètement des jugements d'autrui et particulièrement des africains qu'ils continuent de voir encore et toujours sous le prisme d'un racisme qui ne dit même pas son nom.DIEU lorsqu’il créa l'homme l'a confié une terrible chose:la RESPONSABILITÉ.Une rapide analyse des 10000 dernières années vous prouvera à suffisance que la faiblesse a toujours été une culpabilité, et le meilleur des hommes lui-même en l'occurrence le Prophète Muhammad(PBSL) fut contraint de recourir à la force légitime pour faire entendre son message,celui de l'UNIQUE.Que dire alors de nous, pauvres mortels-noirs de ce siècle de violence et d'absolue injustice.L'histoire fourmille d'une myriade d'exemples de civilisations complètement anéanties du fait de leur retard technique,technologique et scientifique,
; l'exemple le plus emblématique étant les Amérindiens,des millions d'humains massacrés par des conquistadors misanthropes et sauvages.Vive l'unité afrcaine.
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0 #24 Skoul 26-09-2011 19:58

@Dandhi
En acceptant d'imposer le français à l'ecole des africains comme c'est le cas depuis la colonisation mais qui ne marche pas depuis tjrs, et refusant qu'une langue autochtone soit imposée à cette meme ecole, tu n'arriveras pas à me convaincre que tu n'es pas complexé d'etre noir.
Enfin je ne veux pas te donner des leçons, je prefere la donner aux incorruptibles, et je pense qu'il y en a sur un site aussi visité que ceci.
Je les invite à nouveau à voir plus loin, bcp plus loin, et plus loin encore. Qu'ils regardent l'avenir de notre race elle meme. On est sur le point de tout perdre: notre histoire est entrain de se transformer en mensonge par ce que tous ce qu'on lit est ecrit par les blancs car c'est leur langue, nos ressources naturelles seront epuisées bientot avant qu'on ne sache quoi en faire par nous memes, nos forets sont entrain de devenir sahara, par ce qu'on n'a tjrs pas la tehnologie pour remplacer le bois dans la cuisine, dans l'elevage, dans les jardinage, dans la construction....
Qu'ils sachent que ce n'est pas trop tard. Depuis les années 50 on nous apprend à dire que c'est trop tard. Pendant ce temps ceux qui ne les ont pas ecouté(en asie) sont tous aujourd'hui des pays où l'unité nationale est une realité, ils sont tous aujourd'hui developpés ou en voies de developpement avec des croissances qui approchent les 2 chiffres alors que nous nous sommes encore comme au debut de notre independance.
Oui l'afrique peut etre unie, elle peut etre respectée, et enfin, elle peut etre crainte. Oui c'est possible. Mais alpha n'a pas l'energie du president qui peut nous unir d'un coup. ATT n'a pas l'air au courant de la situation, quand à ADO(le plus celebre esclave-president) on n'en parle pas.
On arrivera un jour Gandhi, que les esclaves intellectuels le veuillent ou non. Le plus dur est fait, je ne parle pas de l'intoduction des langues nationales à l'ecole. Tout est maintenant en n'ko: des maths à la l'histoire-geo en passant par la medecine et la chimie-physique.
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-1 #23 Gandhi 26-09-2011 17:55

Personne n'a dit de ne pas utiliser les langues africaines, bien au contraire, mais il n'est pas question de les imposer. Aucune langue locale guinéenne (soussou, peul, malinké, kissi, guerzey ....) n'a vocation à s'imposer aux autres, a fortiori le nko. Or pour l'utilisation d'une langue, encore faut-il résoudre les problèmes concrets qui vont se poser. Par exemple, quelle ou quelles langues utiliser, et où ? et à Conakry ?
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0 #22 kaba1 26-09-2011 17:00

Monsieur Skoul, je partage totalement votre vision des choses.En me lisant précedemment vous retrouverez que peu de choses nous séparent.Il est temps de pendre enfin notre destin en mains ou de piteusement périr à jamais.Vive l'unité africaine,vive la dignité africaine!!
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-1 #21 Skoul 26-09-2011 11:01

Le n'ko est notre fierté, et si on pouvait voir plus loin que le bout de notre nez, c'est l'alphabet et la langue qu'on doit utiliser en afrique occidentale. Mais la france ne comptant que sur notre dependance intelectuelle pour continuer à etre respectée en afrque et dans le monde, et sachant qu'elle n'a pas besoin de beaucoup depenser pour nous manipuler les uns contre le n'ko, on peut meme dire que dans quelques generations, il ne seront plus seulement ignorant que l'homme africain est entré dans l'histoire, mais ils commenceronts aussi à ingorer que l'homme africain savait parler avant qu'ils ne mettent leur pieds sur notre continent, nous rapprochant de plus en plus aux singes.
Que les incorruptibles africains se levent et disent non à cette elites africaine consittuée que d'esclaves intelectuells qui refusent la liberté de l'afrique. Montrer leur l'inde, l'indeonesie, parler leur de la roumanie, de la suede, du norvege, du danemarq, de la france, du camobdge, de la chine qui ne veulent pas remplacer leur langue par l'anglais,qui ne se sont pas endormie à la chanson de la mondialisation comme l'afrique et qui se sont fait respecter et se sont developpée en 40ans d'independance intelectuelle.
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-1 #20 Skoul 26-09-2011 11:01

Ceux qui disent "mieux vaut imposer le français, l'anglais ou l'arabe à tout le monde" oublient que certaines de nos langues seraient plus parlée et plus scientifiques que le français et l'arabe en une generation si seulement l'africain pouvait accepter de se considerer comme egal aux autres.
La poliitique diviser pour regner que la conference de berlin a initiée en 1885 n'a plus jamais quitté l'afrique, par ce que c'est là que ça marche.
On nous laisse croire qu'aucune langue africaine ne peut etre ensegnée comme le vietnamien(80 M de locuteurs), comme le cambodgien(14M de locuteurs), comme le français(70M de locuteurs si on exclus l'afrique).
Comme l'asie leur a echapé, pour garder l'afrique dans leur poche intelectuelle, toute intiative d'imposer une langue autochtone doit echouer, et il n 'y a que la politique diviser pour regner pour y arriver.
Quand les nigerians et nigeriens essaient d'imposer le haoussa(120M de locuteurs) par ce que langue du pays, les linguiste blancs commencent à decrire ce dernier comme une langue derivée de l'arabe==>pour dire que ce n'est pas une langue du pays. Ils disent aussi du swahili(200M de locuteurs) une langue derivée de l'arabe pour ne pas que les africains soient fiere d'apprendre cette langue.
Je croit qu'ils vont commencer à decrir le n'ko(100M de locuteurs) comme derivée de l'arabe par ce que son fondateur commençait toutes ses leçons par "bismilaye-rahamanin-rahimiin" alors que le n'ko est 100% africain.
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+1 #19 Amara LamineBangoura 25-09-2011 23:35

Mr Kourouma fait une tres mauvaise lecture de l'histoire recente de notre pays.L'introduction des langues vernaculaires est loin d'etre a l'origine de l'ethnocentrisme en Guinee.Mieux,on ne saurait imposer un dialecte quelconque,la frequence de l'usage et la facilite de vehiculer le message seront entre autres criteres libres de selection.Imposer l'anglais au detriment du francais n'obeit selon moi a aucune logique ,il en est de meme d'ailleurs de la generalisation de l'enseignement dans les langues locales.A-L-B-Birmingham,AL-USA
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+3 #18 aykun 24-09-2011 13:36

Certains parlent d,imposer une langue comme le Bambara Mali et Oloff au Senegal!!!!! Tu penses qu,on peut imposer une langue ! La langue s,impose elle meme. le probleme notre pays c'est parce qu,on veut imposer une langue comme vous voyez vous tous. Depuis l,indepandence de notre pays si on avait le court de la vie normale on serait pas acette stade la ou est. Le seul probleme c,est vouloir imposer quelque chose qui n'existe pas , ou qui ne reuinie pas les condictions pour s'imposer Tu pense que au Mali le president et le gouvernement ont signé un degret a la Televion et a la Radio pour dire que a partir d'aujourd,hui celui qui ne parle pas Ouloff ou Bambara doit etre juger pour faute lourde!!!! pauvre la Guinée!!!!
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+3 #17 Gandhi 24-09-2011 11:37

Mr Kourouma, en France certains élèves peuvent passer une épreuve en langue régionale (le breton) par exemple, mais ce n'est pas du tout le bac que l'on passe en breton. Certaines écoles bretonnes font passer un bac bilingue, c'est-à-dire que le bac est entièrement passé en français (pour une validation nationale) et le même entièrement en breton pour faire vivre la culture bretonne. Mais ce n'est qu'une tolérance et un plus pour le local, mais seul le bac en français est validé.
Par ailleurs, le français est la langue officielle en Guinée, donc susceptible d'être parlée par tous. Personne ne recherche une langue commune puisqu'elle existe déjà. Maintenant remplacer cette langue officielle par l'anglais ou l'arabe est un choix, mais aucun langue nationale en Guinée n'est susceptible d'être imposée. De toutes façons les langues maternelles resteront en vigueur, et il ne tient qu'à nous de les faire vivre.
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+7 #16 Cisko 24-09-2011 08:26

Certes l'initiative de faire apprendre les langues nationales aux élèves du primaire et du collège peut être bonne mais tout dépendra de la mise en oeuvre. Cette idée du ministre soulève tellement de questions qu'il serait prématurée de l'appliquer sans études sérieuses. Quels enseignants, quelle langue et quel alphabet choisir? quel temps accorder au langues nationales et quelle matière enseigner dans nos langues? Le niveau deja faible du jeune Guinéen par rapport à ses collègues de la sous-région sera-t-il amélioré par cette initiative? Je crois qu'avec le courage du gouvernement à publier les vrais resultats (sans repechage) des examens, il faut plutot chercher à relever le niveau de l'enseignement en Guinée en revoyant tous les paramètres du système actuel : insuffisance des salles de classe, faible niveau des enseignants, supervision en cours d'année scolaire (surtout pour le privé où il y a parfois un laisser aller), bibliothèques préfectorales et au niveau des CRD, émulation entre les écoles au niveau régional, ...
L'enseignement des langues nationales pourrait venir dans 2 à 3 ans après une bonne préparation avec l'objectif juste de permettre une brassage ethno-linguistique. Juste que les jeunes puissent parler une à deux autres langues que leur langue maternelle.
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-2 #15 kaba1 24-09-2011 08:17

Le développement est d'abord et avant tout une question psychologique.Il nécessite au prime abord une préparation idoine des mentalités à sa survenue.Aucun pays ne saurait ainsi se développer et s'émanciper dans le reniement de soi,dans la négation de son identité.C'est pourquoi l'introduction ou devrais-je dire la réintroduction de nos idiomes dans l'enseignement ne peut être que salutaire,à la condition toutefois de ne point réitérer les mêmes erreurs du passé.Pour la petite histoire la Guinée fut le premier pays de l'Afrique noire post-coloniale à expérimenter une telle démarche,et il est un secret de polichinelle de dire qu'elle a échoué,nonobstant les bonnes dispositions qui la sous-tendait.La bêtise serait de buter sur les mêmes chiendents derechef et derechef,sans prendre la mesure des corrections appropriées.Aucun pays développé au monde ou en passe de l'être ne s'est senti dans l'obligation de s'imposer la langue d'un autre,les chinois enseignent le chinois,le japon enseigne sa langue en dépit de sa position enviable de société post-moderne,les Etats européens,La Malaisie,la Russie,la Corée du Sud...font tous de même.Si les Etats-Unis et les pays Anglo-Saxons enseignent l'anglais,c'est tout simplement dû au fait que ces derniers étaient à l'origine des colons britanniques qui ont réussi à s'émanciper.Il n'y a qu'en Afrique noire où cela n'est point la règle.Il est à la fin à se demander s'il n'existe pas réellement une originelle et séculaire imprécation qui continue encore de peser sur la tête des noirs africains à l'image d'une terrible épée de Damoclès.Il existe à mon avis cinq embûches majeures à la réussite de ce ambitieux, vital,difficile mais nécessaire projet.
1-Le manque ciard de moyens,
2-La calamiteuse organisation des ressources,
3-Le déficit chronique de concertation sous-régionale,
4-La multiplicité de nos idiomes,
5-L'hostilité occidentale et française en particulier.
Chacun aura aisément compris que les trois premières difficultés peuvent peu ou prou diligemment solutionnées, tandis que les deux dernières demandent plus de tact,plus de finesse et de doigté dans leur difficile mais indispensable résolution.Il est évident que toutes les langues ne pourront guère être enseignées en Guinée vu leur bigarrure, par conséquent il faudra avoir la pugnacité nécessaire pour expliquer avec pédagogie que nous ne pouvons en choisir qu'une.Quant à l'hostilité française,il faudra y faire face avec intelligence.
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+8 #14 Tutankhamon 24-09-2011 07:49

Ce gouvernement confond lecture et education. Pourtant savoir lire est une chose et l'education en est une. Quelle est la langue qui sera enseignée aux enfants: le pular, sosso, ou koniagui ? Le gouvernement a t-il mis en place les infrastructures necessaires (etablissements, dicitionaires, livres ...etc) pour aider les eleves dans cette nouvelle aventure? je sais que transiter d'une langue à une autre est tres difficile sur le pan physique, emotionel et mental. Par exemple il m'a fallu 4 annees pour pouvoir ecrire correctement des essais en Englais pour pouvoir continuer mes etudes dans une institution anglophone.
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-4 #13 Mohamed Kourouma 24-09-2011 04:57

Je ne vois pas ou se situe le probleme de vouloir enseigner nos langues (dans nos langues)? En France, il existe au moins 2 regions (basque et bretagne) ou les etudiants peuvent decider de passer leur Bacc dans la langue de leur choix ( francais ou langue regionale). Mais par contre, je soutien le fait qu'on doit prendre le temps necessaire pour bien ficeller ce projet et ne pas le faire dans la precipitation et surtout sous impulsion. wa salam
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0 #12 Tidiane 24-09-2011 04:51

Alpha n est qu un cancre qui faisait l ecole bussoniere en France et attrapait les sacs des patrons. Avez vous ecouter ce monsieur parler Francais ? Il a vole son diplome ( s il en a un) , c est pouquoi il n a confiance a personne.
Lansana Conte , reveilles toi attrapes ce Monsieur et fout le en prison pour toute sa vie. Nous t implorons pardons Lansana , t etais la personne qui connaissait Alpha Conde, ce ignard , ce mercenaire a l image de Bob Dinard.
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+1 #11 Abdoul 24-09-2011 03:47

C'est de la folie avec ce gouvernement. C’est bien que pour lui Alpha il avait promu de prendre la Guinée ou la laisse Sékou, mais on ne peu s'attendre a ce point au moins. Cela n'entre pas dans l'évolution de cette génération future - s'il vous plait ne nous mettent pas encore de plus en retard dans ce pays - votre chemin n'engendrera que plus de conflit dans ce pays et mettre ces enfants en retard. On doit plutôt penser à la mondialisation qui est la vision de tous pendant qu'on n'est au 21e siècle. Tu (Alpha) as passé toute ta vie presque en France (Europe); tu devais savoir ce qui plus bon pour ce peuple si tu tu voudrais vraiment les aider, mais cela serait dure pour toi si tu n'as une idée que d'ethnocentrisme et de haine pour d'autre groupes dans ce pays en faveur d'une seule ethnie. Tu es envers ton échec total Mr le président.
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+2 #10 wann 24-09-2011 03:05

Laisser ce Monsieur qui faisait semblant d etre l 'opposant de Sekou Toure , essayer de faire revenir la Guinee dans les annee 58. Il ya proverbe peuhl qui k < ce lui qui tombe ne verra jamais l ombre de ses fesses>. Alha est a son declin , il va partir. Retenez le et on en parlera. Quand au Gouverneur de Conakry, qu il sache qu il ne ferra pas pire que Dadis, il ne sera pas plus puissant que Kadafi ou Ben Laden. Mondieur le cancre de Gouverneur , vous subirez le sort Samuel Doe, mais vous vous serez juge , comdanne et execute par le peuple martir de Guinee
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+3 #9 Chris 24-09-2011 02:13

M. Kourouma, juste à titre d'exemple, il a été prouvé scientifiquement qu'enseigner les connaissances dites "abstraites" dans la langue maternelle de l'enfant favorise la réussite. Il ne faut donc pas rejeter d'un revers de la main l'initiative. En revanche, je partage entièrement l'idée selon laquelle, toute forme de réintroduction de l'enseignement des langues maternelles à l'école doit faire l'objet d'une préparation sérieuse, pour éviter un nouvel échec. Je voudrais vous rappeler qu'en Ecosse, un territoire qui fait partie de la Grande Bretagne, l'enseignement se fait entièrement en écossais durant tout le cycle primaire. Mais encore une fois de plus, il faut éviter la fameuse méthode "copier/coller". Adaptons chez nous intelligemment ce qui a réussi ailleurs. Pour finir, la diversité linguistique est une richesse qu'il nous revient de défendre et non pas de pourfendre. Bien à vous.
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+1 #8 Chris 24-09-2011 02:10

M. Kourouma, juste à titre d'exemple, il a été prouvé scientifiquement qu'enseigner les connaissances dites "abstraites" dans la langue maternelle de l'enfant favorise la réussite. Il ne faut donc pas rejeter d'un revers de la main l'initiative. En revanche, je partage entièrement l'idée selon laquelle, toute forme de réintroduction de l'enseignement des langues maternelles à l'école doit faire l'objet d'une préparation sérieuse, pour éviter un nouvel échec. Je voudrais vous rappeler qu'en Ecosse, un territoire qui fait partie de la Grande Bretagne, l'enseignement se fait entièrement en écossais durant tout le cycle primaire. Mais encore une fois de plus, il faut éviter la fameuse méthode "copier/coller". Adaptons chez nous intelligemment ce qui a réussi ailleurs. Pour finir, le multilinguisme est une richesse qu'il nous revient de défendre et non pas de pourfendre. Bien à vous.
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+2 #7 mami 24-09-2011 00:55

il est étonnant de voir que c'est une réforme pareille qui est sur le point d'etre envisager au lendemain d'un échec sans pareille aux differen examens nationnaux en guinée on a besoin de réformes mais pas sur ce plan de réformes qui nous permettrons d'etre sur la meme longueur d'onde que tous étudiants africains ou de surcroit tous ceux du monde entier puisqu'on parle de mondialisation
nos dirrigeants feront mieux d'insserrer les langues étrangères dans les processus scolaire que de chercher à faire la promotion des langues maternelles dans les écoles
l'étudiant guinéens veut parler la meme langue que tous les autres !!!!!!!!!!! rendez vous compte de cela on a honte de notre niveau linguistic à travers le monde entier
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+5 #6 mami 24-09-2011 00:48

nous sommes à un stade ou tous le monde entier cherche à parler une langue commune mais pas le pays si nous avons cette diversité linguistique c'est bien mais c'est plus le moment d'imposer cela dans les écoles on a besoin de beaucoup plus à enseingner si on veut avoir du nouveau dans le programme scolaire avec ce échec aux differents examens cette année il est étonnant de voir que c'est la réforme qui est sur le point d'etre adopté on s'attendait à mieux . s'il vous plait laissez les enfants guinéens aller sur la meme base que les autres élèves du monde entier on à honte de notre formation à l'étranger surtout dans le domaine des langues étrangères!!!!!!!!!!!!!
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+5 #5 Gandhi 24-09-2011 00:43

Il faut rappeler à cet individu que l'enseignement s'exerce sur la totalité du territoire, et que les PC fonctionnent à l'électricité. Il ne faut donc pas mettre la charrue avant les boeufs, car je n'ai pas souvenir que le problème d'énergie soit réglé. Quant à l'apprentissage de l'anglais comme langue d'enseignement, cela doit faire l'objet de discussions avec toutes les personnes concernées (y compris la population) et non être imposée par certains qui croient posséder la science infuse. C'est toujours contre productif d'imposer les choses, même si beaucoup aiment ce genre de gouvernance.
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+5 #4 Oumar M. Bah 24-09-2011 00:33

Je rappelle que si parler une seule langue nationale était un garant de l'unité nationale, la Somalie serait le pays le plus uni de l'Afrique et le Rwanda n'aurait pas connu le génocide. Il ne faut pas donc diaboliser la diversité linguistique. Ceci dit, le projet d'introduire les langues nationales dans le primaire n'est pas mauvais en soi mais nécessite une longue préparation et surtout une évaluation des raisons de l'échec de ce projet sous la première république.
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+5 #3 Bah 23-09-2011 22:39

C'est du n'importe quoi. Est-ce que vous avez réfléchi aux CV de ces enfants sur le plan international
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+4 #2 Ibrahima Sory 23-09-2011 21:52

Peut-on m’expliquer un peu plus clairement ce projet de « instauration des langues nationales dans le cursus scolaire » ?
Est-ce à dire que tous les cours seront dispensés dans la langue nationale locale ? Ou bien c’est dire que la langue nationale locale sera enseignée comme matière (cours) ?
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+4 #1 Paykoun Fouta 23-09-2011 21:40

Je crois que ce projet est mal parti avec le lancement du Centre de recherche sur les mensonges des angbassanlés (CERMAN). Ils vont nous réécrire l'Histoire!
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