Mohamed Sow Vendredi, 16 Septembre 2011 15:22
La dislocation de ce pays qui avait été bâti sur des fondements ethniques réels, solides et idéalement corrects, est due au comportement d’un de ses éléments constituants. La carte de l’ex-Yougoslavie aurait été épargnée du préfixe la reléguant au passé définitif, s’il n’y avait pas eu ce virus de la folie des grandeurs qui anime des groupes ethniques dont le seul souci est de guerroyer pour imposer leur volonté d’asservir en se glorifiant et au fil des temps vivre gracieusement de la sueur des autres. Etrangement, l’ex-Yougoslavie présente une forme géographique ressemblante à celle de la Guinée. La superficie de la Guinée étant 245 860 Km2 tandis que l’ex-Yougoslavie RFSY (République Fédérative Socialiste de Yougoslavie) est 255 804 Km2. Elle comprenait 6 républiques et 2 provinces autonomes. Chaque république et province autonome avait son gouvernement dirigé par un président élu conformément à la constitution de 1974. A la mort du Maréchal Tito, la présidence de la Yougoslavie devint collégiale avec un président de la République Fédérative Socialiste de Yougoslavie choisi par ses homologues pour un an au terme duquel il cèdera sa place à un autre, et ainsi de suite. Un Premier Ministre Fédéral consensuel était désigné exclusivement sur des critères de compétence pour 5 ans, renouvelable une fois. Tout marchait bien trop bien dirais-je jusqu’au jour où le démon de l’ethnie serbe qui avait la mainmise sur l’armée yougoslave qui était évaluée comme étant la sixième puissance conventionnelle mondiale contemporaine. 127 généraux dont 95 étaient serbes. Bref, ils ont commencé par évoquer les batailles des Serbes contre les Turcs connues surtout par la défaite de l’Empereur serbe qui s’est soldée par l’occupation de la Serbie qui dura 500 ans. C’était la bataille de ‘’Kosovsko Polje’’ communément appelée ‘’La bataille du champ des merles’’. Les dirigeants de la Serbie, Slobodan Milosevic en tête, et forts de la mainmise sur l’armée, entreprirent de museler les autres républiques, suspendant la constitution pour imposer une gouvernance serbe. Les slogans de l’invincibilité des Serbes pullulèrent. Ils avaient sous-estimé les Croates qui n’étaient que 4.500.000 représentant à peu près le sixième de la population de l’ex-Yougoslavie mais réalisant 46% du PIB pour 23.850 000 individus. La suite de leur bravoure se joue devant le TPI à La Haye.

Le lancement du semblant de réconciliation voulu par le Président Alpha Condé est une parodie du ridicule. Ce qui est certain est que la volonté de punir les coupables des viols et tueries des militants et militantes de l’opposition n’est pas dans les cordes de notre président. Cela veut dire que le président élu doit avoir peur de la transparence dans ce processus de réconciliation qui devrait être sous le signe de la repentance publique de tous ceux qui seraient convaincus d’exaction envers la population. Un déballage public n’est pas supportable pour le pouvoir qui a pris soins de protéger les tueurs de la population guinéenne.
Je serai le ‘’Mandela’’ guinéen. Un homme aussi intègre, bon, intentionné, clairvoyant et surtout une énormité de visionnaire, ne peut se comparer ni de près ni de loin à quelqu’un qui méprise le peuple d’un pays qu’il a la responsabilité de diriger convenablement même s’il ne l’aimerait pas. Pourquoi avons-nous des militaires burkinabés pour la protection de notre président ? Il est bien entendu que le père de notre président est burkinabé. C’est une raison inquiétante pour l’avenir de notre pays. Au vu de ces faits, je suis convaincu que le salut de la Guinée se trouve dans la fébrilisation pure et simple. Il y a des signes qui ne trompent pas. La Guinée ne pourra plus être unie grâce à Alpha Condé donc l’axe principal de sa politique est la vengeance perpétuelle contre ceux qui ne l’aiment pas ou ne lui font pas allégeance. Vous vous souvenez que dès qu’il avait été déclaré vainqueur des élections, il s’est acharné contre Tibou Camara et d’autres qui ne l’avaient pas soutenu. Les frais de son accession au pouvoir, les chers payés sont tous ces hommes arrêtés pour trouver de la légitimité. Un complot fomenté avec une justice des temps de son maître Ahmed Sékou Touré. Au moins, Ahmed Sékou Touré a-t-il des fois déjoué de vrais complots contre son régime. Il en profitait pour se débarrasser des pions gênants. Mais inventer comme pour le coup de ‘’Kipé’’, il ne l’a jamais fait. Il a inventé des poursuites judiciaires qui ont fini au Camp Boiro. C’est de cette façon qu’il s’est débarrassé de Keïta Fodéba et de tant d’autres.
Pour sauver la Guinée, transformons-la en un Etat fédéral. Ayons ce courage et comme le dit le ‘’Professeur’’ : ENSEMBLE CHANGEONS LA GUINEE ! Ce serait le meilleur changement que nous aurions accompli.
Dans un de mes articles, j’ai déjà averti l’opinion guinéenne et internationale que le voyage du Professeur Alpha Condé en ces moments-là n’inspire rien de bon pour la sécurité des ténors de l’opposition. En septembre 2009, aux mêmes moments, il avait quitté la Guinée pour les Etats-Unis. Les affaires n’allaient pas bien entre Dadis et lui. Le 28 septembre 2009 arriva, et la suite tout le monde le sait. Les militaires burkinabés sont en train de former la milice ethnique d’Alpha Condé. Leur financement n’a pas de traçabilité dans le budget de l’armée guinéenne. Nous constatons que c’est le chef d’état-major des armées qui donne des directives sécuritaires. La police est réduite au silence. Les barrages sont érigés par l’armée. Ne pouvons-nous pas nous demander où est le changement ?
Notre pays La République Fédérative Laïque et Juste
Aujourd’hui, il est évident que c’est la seule voie qui nous unira. Monsieur le Professeur n’a pas la qualité requise pour un rassembleur. La chasse des Peulhs de la Haute-Guinée pour des manœuvres électorales l’ont démontré. Les Guinéens devraient se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Les blessures sont trop profondes pour être colmatées par des discours haineux ou des propos démagogiques qui ne cessent d’entonner que ‘’La Guinée est une famille’’. Eh bien je dis haut et fort et à qui veut l’entendre ou non, que cette affirmation n’est pas vraie. La Guinée n’est pas une famille. La Guinée est un ensemble de familles diverses, de tous les horizons qui doivent se soutenir, écouter, échanger des vertus, bannir la malhonnêteté, s’armer de l’intelligence et surtout respecter les autres plus que soi-même. Si nous voulons réussir notre passage sur terre, nous devons nous montrer dignes du choix de Dieu d’avoir accorder à chacun de nous d’être et de vivre. Nous entendons des imams parler au nom de Dieu comme s’ils étaient ce qu’on appelle le ‘’GOUNDO’’ avec Dieu. Ils sont là distribuant des sagesses d’un autre temps. S’exprimant plus habillement que le griots du Manding qui nous ont transmis pas mal d’informations de notre passé, mais aussi ont véhiculé des légendes qui à force d’être évoquées ont transformé les critères du mensonge en vérité absolue. C’est la gangrène béante de l’idiotie que nous écoutons dans les mosquées de notre pays. Un lieu de prière et d’hommage au Seigneur notre créateur et bienfaiteur se transforme tout d’un coup en plateforme électorale. Et l’on entend des pseudo-sages dire que le Professeur est choisi par Dieu et que donc nous devons l’écouter et nous plier à sa volonté. Ils oublient que c’est lui Dieu qui a imposé la démocratie entre ces sujets que nous sommes. Moi, personne ne peut et n’a la permission de s’interposer entre Dieu et moi. Aucun individu sur terre ne peut être plus près de Dieu que moi et ni moi ne peux l’être plus que quiconque. Les prêcheurs des mosquées en Guinée disent ‘’Il faut avoir peur de Dieu’’. Et ils enchaînent en bon soussou ou malinké, en balançant des réflexions conseillant aux croyants de suivre la voie de Dieu en accordant au Professeur la place que Dieu lui a donnée. C’est de la bassesse spirituelle d’un niveau le plus méprisable. Eh bien messieurs les imams griots, moi personnellement, je n’ai pas peur de Dieu et j’espère que je n’aurai jamais peur de Dieu. Comment voulez-vous que j'eusse à avoir peur de Dieu sachant que c’est lui qui m’a donné ce que je suis. Il sait ce je fais. Il sait ce que je veux pour les autres, il sait tout de moi et moi je sais que je ne vais jamais faire du mal intentionnellement à autrui. Celui qui vit dans le mensonge, dans les fourberies, dans les complots montés pour massacrer des rivaux en tout point de vue, c’est à un tel individu d’avoir peur de Dieu. Moi je suis en paix avec Dieu. Il sait que je ne suis pas mauvais. Dieu a donné à chacun de nous la liberté totale d’exister et de se comporter comme bon lui semble. A chacun de nous il a donné des instruments précis de mesure dans tous les domaines et tous les sens. En bref, si tu sais que tu ne veux pas utiliser un médicament pour soigner ta plaie, alors ne le conseille pas à l’autre. Notre Professeur commence à dire que personne ne viendra nous aider à nous réconcilier. Il disait après la prière des déclarations visant à exalter les imams que lui veut mettre à contribution pour forcer la main de la réconciliation. Il ne faut pas dire, moi j’ai perdu mon père, il a été tué. J’ai perdu tel ou tel au temps Sékou, au temps de ceci ou cela. C’est vraiment démontrer que l’Empire du Manding était truffé de dingues. Pour une réconciliation réussie, les imams griots doivent être laissés de côté. Tout le linge sale doit être étalé au grand jour. Les disparus sans sépultures doivent être identifiés et leurs proches informés. Les charniers doivent être découverts. Les bourreaux vivants doivent se montrer dignes d’être guinéens. Ils doivent demander pardon et l’obtenir. Après le pardon, la Guinée doit être fédéralisée.
La République Fédérative, Laïque de Guinée
Quatre Républiques, un Etat. De l’est à l’ouest :
Chaque république aura des unités de l’armée fédérale que l’on appellera Forces Républicaine de Défense Territoriale (FRDT). Ces unités comme l’armée fédérale sont directement sous les ordres de la présidence collégiale et le commandement est assuré par le président en exercice.
Sauvons la Guinée de la folie des grandeurs. Brandissons notre drapeau et construisons une Guinée sans égale. Ainsi nous ferons des compétitions en développement économique, bonne gouvernance, encadrement de la jeunesse, amélioration de la condition féminine sur tous plans de la vie sociale. Mais à observer que les Etats qui auraient mieux réussis devraient aider les autres. Connaissant l’esprit du guinéen, aucun pays d’Afrique ne serait à la hauteur de nous empiéter les pas.
Pour la République Fédérative Laïque de Guinée.
Mohamed Sow
Ing. Dipl El & Méc
France