Moussa Konaté Mardi, 16 Août 2011 09:45
M. Sampil, j'accueille à bras ouverts votre violence verbale et me mets au "garda bou" comme le dirait mon regretté grand-père, tirailleur sénégalais. Mais avant, je tiens à faire quelques précisions.
Je ne ferai pas comme vous en prônant par réaction épidermique. À moins que je ne m’abuse – et cela m’étonnerait ‒ je crois savoir que nous sommes dans un débat d'idées. Il ne faut pas s'y dérober par certaines réactions. Vous me faites un procès d'intention en me culpabilisant par association. J'accepte volontiers.
Vous nous traitez d'animaux mes "semblables" et moi ! Cela démontre encore que l'on peut être âgé sans être sage. Vous dites que nous ne sommes pas faits pour vivre ensemble ! Soit. Mais, je crois plutôt que c'est vous qui devez faire preuve de retenue. Le jugement de la masse est impérieux et implacable.
Votre combat est sans fondement parce que votre soi-disant "soutien" à la communauté peuhle est un soutien de façade. Vous voulez, comme déjà un certain nombre de pionniers, faire de cette communauté un tremplin pour des fins politiques éminemment égoïstes. Puisque vous ne rapportez nullement l’opinion de ladite communauté mais ce que vous souhaitez lui faire croire. D’une façon ou d’une autre, on se sert toujours de cette communauté comme tremplin politique, et c’est ce que d’autres ne semblent pas comprendre. J’espère que ce n’est pas votre cas
Vous faut-il sacrifier une ethnie entière à ces fins ? Croyez-vous vraiment que les oppositions croisées des ethnies guinéennes servent ces fins obscures ? Encore une fois, je vous invite à vous investir dans l'enseignement des valeurs citoyennes. Est-ce trop demander ? Peut-être !
A M. Gandhi, qui me demande ce que j'ai fait, je dirai d'abord que j'étais sur ce site avant vous ou du moins avant que vous ne commenciez à y publier des articles. J'y ai contribué avec des commentaires mais aussi avec des articles qui y sont encore archivés. Je suis écouté chaque semaine par 2 à 3 mille compatriotes sur les différentes antennes de radios communautaires aux USA et ceux qui m'écoutent connaissent mes convictions. Ils savent ce que je représente et suis en termes de citoyen et de patriote objectifs.
Au fait, nous ne sommes pas obligés d'aller à la même école et ne sommes pas obligés de nous aimer mais, nous avons une obligation commune, celle de rendre notre pays vivable en mettant nos égos de côté tout en pensant à nos enfants qui sont nés ici (diaspora) et qui n'ont pas souhaité naitre peulh, malinké, soussou, toma ou guerzé. Ces concepts de division sont AUSSI l'œuvre des "éclairés" que nous sommes. Le débat ethnique n'a jamais été mon problème et ne le sera jamais.
Pour les autres comme AOT, qui me trouvent "simplet" dans tous les domaines, je lui dirai que la simplicité est pour moi une des vertus les plus nobles qui soient. Je dois également lui rappeler comme je l'ai fait pour M. Gandhi, que j'étais sur le net avant lui, j'ai publié des articles, j'ai écrit des commentaires et par-dessus tout, ma vision n'a jamais été singulière ou sélective mais générale et plurielle.
Le citoyen, c'est aussi celui qui a des principes. Certes je n'écris pas mensuellement pour préparer une éventuelle descente dans le landernau politique mais je participe à ma manière au débat politique.
M. Sampil et vous, m'en voulez parce que je m'appelle Konaté et il faut créer la culpabilité par association. Que vous le vouliez ou non, ce nom me portera toute ma vie, et mieux, je ne demande pas à être aimé, je veux juste que l'on retienne l'utilité de ce que j'avance si c'est profitable à la nation. Donc retenez, Kötö AOT, que je ne fais rien en catimini, j'ai toujours signé avec mon nom, ma ville pour dire et montrer que je ne suis pas dans le maquis. Je ne prétends pas être un Dallai Lama, je suis juste ce citoyen guinéen soucieux, mais peut-être pas autant que vous les "illuminati". Que la lumière de la sagesse et la bonne mesure apaisent vos cœurs afin que la nation guinéenne soit et se consolide. Mes respects
Moussa Konaté
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