Coup de gueule d’un patriote

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BARRY_Moussa_Bella_01Oh ma patrie ! Comment puis-je t’être utile ?

Oh peuple de Guinée ! Peuple meurtri par des démolisseurs de tout acabit ! Ils t’ont oubliée tous, ils ont abandonné ta bannière. Ils courent à la division et la xénophobie, ils inventent des combines illicites pour conserver, partager le pouvoir ou accéder à la mangeoire pour la vie facile.

Comment peut-on se sentir bien, si l’âme souffre ?

A notre temps, peut-on rester tranquille :

lorsque nous sommes habités de sentiments patriotiques ?

quand on voit la période difficile dans laquelle végète notre peuple?

lorsqu’on assiste à la confusion des pouvoirs ?

quand on voit que tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’hommes peu vertueux ?

lorsqu’on assiste à l’abus des institutions pour des manÅ“uvres politiques ?

quand on assiste à la pratique du népotisme, du clientélisme comme art de gestion de la chose publique, bafouer les droits de l’homme et les institutions, l’impunité devenir du sport ?

lorsque la dépravation des mÅ“urs de bonne conduite est cautionnée par des institutions sensées être des garantes de la légalité et de l’éthique ?

Comment oserais-je parler de quiétude, de réconciliation nationale, de justice, de développement, de bonne gouvernance politique et économique en pareille circonstance ?

C’est mon tour maintenant ; et moi aussi il me faut partir à la conquête de mes droits pour assumer mes devoirs.

Il me faut quitter mon refuge et, partir à la conquête des valeurs nobles, pour ne pas démériter et pour compenser le temps perdu.

Dire que le problème guinéen est simple, qu’il s’agit tout simplement de tenir les élections libres et transparentes, et que la majorité qui s’en dégagera pourra résoudre aisément nos problèmes, est une vision cynique de les aborder. Notre histoire récente a démontré que cela n’a fait que les compliquer davantage. Je crois qu’il est illusoire, voire contre-productif de brandir le spectre qui favorise absolument la notion de majorité au détriment du consensus. La majorité issue d’une élection est considérée chez nous comme une baguette magique qui résoudrait tous nos problèmes…, mais nous ne savons pas où est cette majorité, ni même à quoi elle ressemble.


Moussa Bella Barry


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Commentaires  

 
+1 #6 Pokpa Holomo Lamah 06-08-2011 22:37

Voilà qui est bien dit Mr AOT, votre dernière phrase est géniale. Bravo !
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0 #5 AOT Diallo 06-08-2011 19:05

Mr Barry, comme vous le soulignez la solution ne peut plus passer par de simples élections et une assemblée nationale qui régleront tout en Guinée. En fait le problème actuel est le contexte national qui ne permet plus de rien faire de concret tant que l`on ne s`attaque pas à le dépassionner et à le pacifier. Ceci est la seule priorité aujourd’hui`hui a mon avis...Plus de concentration sur la réconciliation nationale et moins sur la politique est le chemin du salut actuellement.
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+1 #4 Gandhi 06-08-2011 09:54

Concernant la CENI par exemple, c'est Lansana Conté, donc par extension le pouvoir en place, qui va difficielement en changer, sauf si on l'y oblige.
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+1 #3 Pokpa Holomo Lamah 06-08-2011 01:13

Mr Gandhi, si vous me disiez qui a mis les gardes-fous ici et là pour aboutir à des résultats électoraux programmer à l'avance, je saurais comment vous répondre.
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0 #2 Gandhi 05-08-2011 22:56

Mr Lamah, le consensus ne remplacera pas les garde-fous qui ont été mis ici et là pour aboutir à des résultats électoraux que l'on peut programmer à l'avance.
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0 #1 Pokpa Holomo Lamah 05-08-2011 21:34

Mr Barry, vous confondez tambour et amour. Le consensus ne saurait remplacer les élections dans un État de droit comme le nôtre. L'élection par la majorité est et reste la seule issue pour accéder au pouvoir dans tous les pays démocratiques. Ce n'est pas le nôtre qui ferait exception. Le consensus sert quant à lui à préparer dans les conditions optimales et acceptables lesdites élections. Je persiste à dire que si les élections passées chez nous avaient requis le minimum de consensus, il n'y aurait pas eu autant de contestations. Merci !
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