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Jean-Marie Doré tente un coup médiatique et un holdup-up politique
Lamarana Petty Diallo Samedi, 19 Novembre 2011 15:35
En se faisant passer pour porte-parole des leaders présents à la rencontre du 15 novembre 2011 à la présidence de la République entre Alpha Condé et certains responsables politiques guinéens, Jean-Marie Doré a tenté un coup médiatique et un hold-up politique.
Mais, cette volonté de retour post-mortem politique est nourrie et entretenue par une certaine presse acquise au pouvoir. Cette dernière s’est empressée de qualifier Jean-Marie Doré de porte-parole. Dès sa sortie de la salle, on lui tend le micro pour son show. Voilà comment on le présente : « L’ex-premier ministre Jean-Marie Doré et président de l’UPG s’est adressé à la presse. Au nom de tous les leaders politiques conviés à ce dialogue politique, il a rendu publiques les conclusions du huis clos ».
C’est une manière subtile, mais combien cynique, de vouloir remettre en selle l’un des hommes politiques qui a le plus contribué à faire échouer la transition post-Dadis. Celui qui adhère aujourd’hui à une alliance politique qu’il quitte le lendemain pour rejoindre le camp qu’il avait annoncé combattre n’était mandaté par aucun responsable de l’opposition. En réalité, celui qui faisait croire à tous les Guinéens que l’ADP a rejoint le Collectif des partis politique pour la finalisation de la transition afin de renforcer le combat contre la dictature d’Alpha Condé, s’acquittait tout simplement de sa mission : faire croire que tous les responsables politiques parlent désormais d’une même voix.
Il semblerait que le tonitruant septuagénaire qui a quitté en catimini l’ADP en faveur de son alter ego voudrait tout simplement se mettre à l’abri des conséquences d’opérations d’audit sur son passage à la primature. Une telle attitude devrait être immédiatement dénoncée par les leaders politiques de l’opposition.
Je réitère mon étonnement face au mutisme de ces derniers sur cette sortie médiatique du président de l’UPG. Comment cet homme qui n’a presque plus aucun poids électoral, peut-il vouloir se faire passer comme un personnage de premier plan sur l’échiquier politique guinéen ? Comment peut-il vouloir se refaire une virginité politique en trahissant à nouveau les attentes de démocratie de notre peuple sans qu’il ne soit mis à nu séance tenante ?
La connivence entre cet homme, dont la ruse lui a valu le sobriquet de « lapin Doré », et le système en place ne fait aucun doute. Son discours élogieux et son langage mielleux qui rend hommage à Alpha Condé le prouvent éloquemment.
Qu’on en juge plutôt : « Il a plu au président de la République, Alpha Condé, de nous associer à cette réunion au cours de laquelle, il a dit que sur tous les problèmes qui se posent à la nation guinéenne, aussi bien sur le plan institutionnel que sur le plan économique, il parlera toujours avec les partis politiques… » On retrouve, dans ce discours la reconnaissance exprimée au chef bienveillant. C’est l’éloge bien méritée que l’on rend au grand maître à qui il sied d’inviter les sujets à sa cour. Tout porte à croire qu’Alpha Condé a fait un choix individuel. Dans les faits, il a une marge de manœuvre très infime. Il échoue à tout propos et la communauté internationale s’impatiente face aux promesses qui n’ont pas été respectées.
La seule chose qu’Alpha Condé a réussie depuis sa prise de pouvoir, c’est d’opposer les Guinéens. De faire revenir l’ethnocentrisme et l’exacerber à tel point qu’on arrive à se demander si la Guinée est encore une nation. La preuve ? On parle plus de coordinations régionales que de préfecture, de gouvernorat, d’Etat ou de la nation guinéenne.
Les Guinéens ne s’identifient plus qu’en employant des vocables à caractère tribaliste. Du moins ethniques. On ne se dit plus « je suis guinéen. On se dit « je suis soussou, malinké, peul, guerzé, kissié, etc. Toute identification renvoie à des appartenances régionalistes et communautaires. Le repli identitaire a atteint son paroxysme depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir. Ce sont les mérites de celui-ci que Jean-Marie Doré ne se gêne pas de vanter. Qu’on l’écoute à nouveau :
« Sur les problèmes immédiats concernant le processus électoral, il (Alpha Condé) nous a annoncé qu’il a mis sur pied un comité de dialogue. Ce n’est pas à lui de fixer les modalités. Cela revient au ministre de l’Administration du territoire sous l’égide du Premier ministre, et que nous nous rencontrerons pour parvenir à une décision consensuelle ».
Honnêtement, comment des adversaires peuvent-ils arriver à un consensus s’ils ne mettent pas ensemble des commissions qui travaillent sur des sujets définis auparavant ? Dans ce qui est dit ici, toutes les cartes sont entre les mains du pouvoir. Mais, cela n’empêche pas Jean-Marie Doré d’exprimer sa satisfaction :
«Je marque ma satisfaction, je l’ai dit dans la salle, je crois que personne n’a élevé de voix contraire pour que ce qui aurait pu être fait depuis longtemps se fasse maintenant rapidement… » S’il tenait à ce qu’il vient de dire, pourquoi ne l’a-t-il pas fait quand il était premier ministre ?
La Guinée ne s’en sortira pas avec des personnes dont le manque de moralité n’a jamais fait l’ombre d’un doute. Les leaders de l’opposition non plus ne mettront pas fin aux ratages répétés s’ils ne dénoncent pas les agissements de responsables politiques comme Jean-Marie Doré.
Toutes ces raisons expliquent que plus d’un observateur soient étonnés du laisser-faire des leaders de l’opposition. Sachant que, ni la RTG, ni la presse acquise à la cause du pouvoir ne retransmettront leur intervention, ils devraient expliquer ce qu’ils ont dit à l’intérieur de la présidence sans se limiter à des impressions. Le fait que Jean-Marie Doré se targue du statut de porte-parole l’imposait d’autant plus. Pour cela, il aurait fallu un service de communication efficace.
Il leur reste à rassurer leurs militants et sympathisants en organisant des conférences de presse pour faire savoir qu’aucun d’entre eux n’a désigné Jean-Marie Doré pour quelque compte-rendu que ce soit. Qu’ils ont été surpris par une telle attitude. Les assemblées générales de leurs partis devraient également leur permettre de dénoncer cette manipulation dans laquelle le pouvoir n’est très certainement pas étranger.
Ils devraient également exprimer leurs sentiments sur la présence à la rencontre de responsables politiques alliés à Alpha Condé. Pourquoi ont-ils été invités dans un dialogue alors qu’ils font partis du système ? Beaucoup d’observateurs s’accordent à croire que le but était de contrer Cellou Dalein, Sidya Touré et Moussa Solano. De les noyer au milieu des personnes qu’Alpha Condé lui-même appelait, en leur serrant la main « m’borè » (camarades en soussou). On aura remarqué que ni Sidya, ni Cellou, ni Solano ne comptaient parmi ses camarades.
L’invitation au dialogue d’Alpha Condé n’est rien d’autre qu’une opération marketing. Elle est un coup de pub et une tentative de berner l’opinion guinéenne et internationale. C’est une mise en scène qui vise à opposer Cellou Dalein à certains de ses alliés et le mettre en difficulté.
En invitant Cellou sans Mouctar Diallo et Mohamed Soumah, le président de l’Arc-en-ciel a voulu l’isoler. Le mettre en porte-à -faux et semer le doute dans ses rangs.
Dorénavant, Cellou et Sidya devraient décliner toute rencontre dans laquelle l’ensemble de leurs alliés ne seraient pas présents. Au cas contraire, il ne serait pas étonnant qu’on entende un jour que leurs alliés ont été contactés individuellement par des émissaires du pouvoir.
Pour le moment, la stratégie consiste à pousser l’UFDG à aller aux législatives car sans la participation du premier parti d’opposition, la communauté internationale ne reconnaîtra pas la validité du scrutin. Mais qui sait ?
Dans tous les cas, Cellou Dalein Diallo doit continuer à s’opposer et se poser en adversaire incontournable qu’on ne peut plus ni tromper, ni intimider.
Lamarana Petty Diallo
Commentaires
Combien de militants de son parti ont donné leur vie pour la cause commune? Mais le Monsieur continue toujours de marcher en reculon.
Il disait que le gouvernement a tremblé à cause des marrées humaines pendant sa tournée, mais devant ce même gouvernement tremblant, Cellou n'est pas capable d'articuler un mot.
Jean Marie n'est certes pas le politicien idéal pour notre pays, mais pourquoi nos polis..ticiens ne le mettent pas à sa place? La faute donc n'est pas à JMD, mais plus tôt à ses pairs qui le désignent ou qui le laissent s'auto-désigner.
Que les leaders de l'oposition se réveillent ou qu'ils cèdent leurs places aux hommes capables.
Sincèrement.
CDD doit prendre ses responsabilités ou alors se démettre du poste de n°1 de l’UFDG afin, que l’exigence de l’impartialité de l’Etat soit une réalité. A.Koné ne comprend que le rapport de force ! Tout le reste venant de cet apprenti dictateur n’est que DIVERSION !
Ce sont les consignes éditoriales du parti?
Mes chers frères, parlons plus tôt de la naiveté de Cellou. En politique il faut savoir se positionner et surtout savoir saisir les opportunités à temps.
A ma connaissance, JMD n'a pas interdit la parole à Cellou, simplement qu'il (JMD) est plus habile et mieux instruit politiquement que lui (Cellou).
Mes chers frères, à beau aimer le crapeau, il ne grimpera pas un arbre. Il est temps de trouver une autre place à Cellou, mais pas devant une opposition; ne pas le reconnaitre c'est être plus naif que Cellou lui même.
On veut faire de Cellou, ce qu'il n'est pas de par sa propre nature; c'est un homme malin, voir rusé, mais en politique il n'arrive pas aux genoux de ses adversaires.
Aux grands partis politiques, il faut des grands hommes; l'UFDG doit chercher ailleurs, si non ce parti va toujours touner en round.
Je m'excuse si je blaisse des gens à travers mon opinion, mais ne demandons pas au desert de ne produire que des fontaines d'eau. Celou peut être utile ailleurs, mais pas au devant d'une oposition en face d'un pouvoir d'Afrique. A Celou ça lui plait peut être d'entendre les "vive Cellou", mais avec lui, ce parti ne fait que stagner, et ça tourne en rond.
Lorsque CDD, mon leader deviendra président de la Rép. de Guinée, il aura trouvé, bien cellée, cette culture de negation, cette sale attitude d'esprit, cette meauvaise fois d'une catégorie de notre chère, encrée dans nos moeurs. Mon cher Lamarana Petit Diallo, tu crois avoir raison aujourd'hui alorsqu'on tu n'es rien pour te mésurer à cet homme politique géant. Tu prends une position catégorique et ytu oublies que tu renforces la position d'une autre personne contre ton leader. Si au moins ton visage et le nom que tu portes parlait des qualités de JMD, on aurait donné un peu de crédit à ton écrit. Pourquoi c'est toujours nous qui sommes contre les autres?
Nb; il parait que le coran a été brûlé au bled ? Ceci explique-t-il cela peut - être .








