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Les Guinéens peuvent-ils compter sur l’opposition républicaine ?
André Camara Dimanche, 22 Janvier 2017 12:31
La question mérite d’être posée. Elle est d’ailleurs sur toutes les lèvres. Car, depuis six ans, l’opposition républicaine ne cesse de dire qu’elle se bat pour les valeurs et pour les principes. Depuis six-ans, elle ne cesse de dire qu’elle se bat pour la démocratie et l’État de droit. Elle n’arrête pas de se présenter au peuple martyr de Guinée comme l’alternative à la division, à la violation de la Constitution et des lois, à la violation des droits et libertés, à la mal gouvernance, à l’impunité, aux injustices et à la pauvreté.
Pour beaucoup d’entre les partis qui composent cette opposition républicaine, rare sont ceux dont les leaders et responsables sont nouveaux et indemnes de tout reproche, par rapport à l’état de faillite dans lequel se trouve le pays. Avant la « migration » de l’UFR vers la mouvance et la proclamation de l’indépendance du PEDN, l’opposition républicaine comptait 3 anciens premiers ministres dont tous les Guinéens objectifs reconnaissent les bilans catastrophiques. Avant la mort du Général Lansana Conté, le pays était véritablement en faillite à la fois économique, sociale et politique. Exception faite du parti CADRE de Monsieur Daniel Kolie, du PGRP de l’honorable Sila Bah, du Bloc Libéral de Dr. Faya, du PGSD de Madame Soumah Marie Louise Kamano, du PUSG de Madame Fatou Bangoura et de l’UGDD de Monsieur Nestor Kagbadouno, tous les autres sont dirigés par des anciens ministres dont les bilans restent également très catastrophiques. Pire, elle s’est « enrichie » récemment de petits partis (RRD et ADC-BOC) créés et entretenus par la mouvance et leur présence au sein de l’opposition républicaine ne vise qu’à la déstabiliser. Encore pire, ses nouveaux observateurs (Makanera et Papa Koly) sont respectivement l’ancien ministre de la communication par accident et le ministre conseiller en fonction.
Au fil du temps, les failles ont commencé à se montrer et, depuis, elles vont crescendo. Après avoir sorti dans la rue les enfants des autres et fait tuer plus d’une soixantaine pour s’opposer à Way-Mark, elle finira par succomber à l’idée d’être rapidement à l’Assemblée Nationale pour amorcer le retour à la soupe. Depuis leur arrivée, avec la mouvance, il n’y a eu entente que sur les salaires et les primes de sessions des députés. Cela permettra à Way-Mark de corrompre le fichier électoral dont on parle maintenant de la reprise intégrale.
Après avoir dénoncé pendant 5 ans la dissolution illégale des conseils communaux et le maintien illégal des délégations spéciales, cette même opposition acceptera, au nom du partage de la soupe, de faire de ce qui est complètement illégal, quelque chose d’apparence légale. Cela a poussé certains partis anciennement membres de l’opposition républicaine, comme l’UFD de Bah Baadikho, à prendre leurs distances, mais pas en s’affirmant, mais en se jetant dans les bras de la même mouvance violeuse des lois et des droits et libertés.
Mais c’est surtout à l’issue du dernier dialogue et après la signature des accords du 12 Octobre 2016, que les leaders de l’opposition républicaine ont montré leurs vrais visages. D’abord, que d’invectives avons-nous  entendues à l’égard de Dr. Faya et de son parti ? Le seul crime commis par Dr. Faya est d’avoir une position différente. Une telle attitude est-elle conforme au principe démocratique ? Allez savoir ! Non satisfaits de ces invectives, qui ont contribué dangereusement à faire baisser le niveau du débat, ils ont prononcé, alors qu’ils sont en minorité, une exclusion contre la majorité, en violation flagrante de la charte de l’opposition républicaine. Un tel comportement garantit-il que son auteur sera respectueux de la Constitution et des lois quand il sera au pouvoir ? La question est posée à chaque Guinéen.
Heureusement que les contradictions, que les accords du 12 Octobre 2016 ont suscitées, ont été l’occasion de voir plus clair ceux et celles que le peuple de Guinée peut encore faire confiance : le parti CADRE de Monsieur Daniel Kolie, le PGRP de l’honorable Sila Bah, le Bloc Libéral de Dr. Faya, le PGSD de Madame Soumah Marie Louise Kamano, le PUSG de Madame Fatou Bangoura et l’UDGG de Monsieur Nestor Gagbadouno. Ceux-ci méritent d’être encouragés, encadrés et soutenus. Compte tenu de leur faible implantation, beaucoup d’efforts sont à fournir pour offrir au peuple de Guinée la chance d’avoir un leader en 2020, qui peut changer le cours de l’histoire de notre pays. La consécration de Dr. Faya comme personnalité politique de l’année 2016 devant le Président Alpha Conde (2e) et le Chef de file de l’opposition (3e), n’est qu’une preuve éloquente qui soutient ce que nous venons d’affirmer. Le réveil brutal des 3 « grandes » formations politiques (RPG, UFDG et UFR), devant cette consécration, explique toutes les invectives dont Dr. Faya et son parti sont encore, une nouvelle fois, victimes, sous prétexte qu’il a « trahi » d’avoir répondu à l’invitation du Président Alpha Conde. Comme l’a dit Jésus Christ « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ! » Qui parmi ceux qui financent aujourd’hui les marchants et taupes que sont Abdoulaye Kourouma du RRD et Ibrahima Sory Diallo d’ADC-BOC, pour s’attaquer à Dr. Faya, n’a jamais répondu à l’invitation du Président Alpha Condé ?
Comme l’a dit Dr. Faya lui-même, après sa visite à la présidence, si la simple rencontre avec le Président Alpha Condé fait changer un homme politique, cela veut dire que cet homme politique n’avait aucune conviction. Pour répondre à la question centrale de cette opinion, je dirai sans hésitation que c’est non. C’est pourquoi nous conseillons Dr. Faya en particulier de rester distant et de cette opposition républicaine et de la mouvance du Président Alpha Condé.
André Camara
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