Des crimes et de la peine de mort au Sénégal et ailleurs. Faut-il indulgencier, épurer ou éduquer ?

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Mes bien chers compatriotes,

Dans notre Sénégal laïc et démocratique l’ignoble bête réprimée au tréfonds de chaque humain par la force des convenances semble émergée, et envahir l’homo sapiens pacifique que nous sommes devenus ; tels que le prouvent, la cynique exécution d’un chauffeur de taxi, l’atroce et vil égorgement d’une malheureuse responsable politique, l’ignominieux parricide, le foudroiement d’un employé de pharmacie et son vigile, les lâches et immoraux lynchages répétés et tant d’autres horribles assassinats inouïs, faisant ainsi le bonheur de certains médias qui y trouvent assez de substance pour vendre leurs folliculaires ou donner une grande audience à leurs antennes en offrant tribune des fois à de pauvres benêts qui inconsciemment surchauffent des familles éplorées et un peuple terriblement indigné, en les incitant à réclamer ipso facto la réhabilitation de la peine de mort pour éradiquer ce sinistre fléau.


Ce débat sempiternel de la loi du talion telle que prescrite par divers clans a toujours divisé ceux qui sont campés sur des lois inaliénables et les laïcs qui légifèrent lucidement en se fondant sur des connaissances issues de l’expérience et tant d’autres purs et forts principes. Depuis l’indépendance, la sentence capitale récemment abolie n’a fait au Sénégal que deux exécutions à relent politique, dont le but de la première (une soi-disant tentative d’assassinat) était de contenir dans la terreur un peuple sous tutelle coloniale en lui ôtant toute velléité de contestation ou d’autodétermination.


D’ailleurs le président de cette époque a avoué dans sa vieillesse qu’il avait cette mort sur la conscience. Aujourd’hui l’intérêt pour la nation serait de déterminer si l’application de la peine de mort peut être salutaire pour les peuples ; pendant que les gouvernements du monde en alléguant leur sauvegarde et leur pérennité assassinent froidement en certaines occasions, rien que pour leurs idées, des êtres pacifiques qui n’ont tué personne en invoquant la raison d’état, qui au fond et très souvent se confond dans nos pays avec la préservation et la perpétuité de supers privilèges des dirigeants, au détriment de nos peuples. Ces mêmes peuples qui dans leur immaturité lynchent des conducteurs qui fauchent des passants sans qu’aucun tribunal ne leur ait jamais appliqué un verdict aussi cruel, sans se soucier de l’état physique et mental dans lesquels se trouvaient les accidentés ; quoique certains chauffards inconscients utilisent en toutes connaissances de cause des véhicules techniquement sans aucune sécurité et finissent par renverser mortellement d’humbles gens.


Par ailleurs d’autres criminels qui tuent froidement se retrouvent en correctionnelle et quittent la salle d’audience avec une condamnation d’un délit mineur, telle que l’atteste l’incongrue et surprenante plaidoirie bizarrement à décharge d’un ministère public qui justifiait un jeune assassin agresseur, ayant écrabouillé mortellement d’une brique de ciment le crane d’un vieil homme pour lui voler quelques misérables francs ; en soutenant que la place du jeune criminel était auprès de sa famille car sa mère venait de convoler en seconde noce avec un colonel qui pourrait mieux que la prison, le remettre sur le droit chemin. La manière intéressée par laquelle ce magistrat disculpait ce sinistre petit diable en avançant son appartenance à une bonne famille me ramenait tristement au fabuliste qui dit : « selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir Â».


Ici se pose la personnalité du juge. Qui juge ? Mais aussi du prévenu, qui est jugé ? Un octogénaire stupide disait devant un grand auditoire qui lui est acquis qu’il était contre la peine de mort et proposait au lieu et à la place un enfermement à la diète (régime au pain sec et à l’eau qui tue le condamné à petit feu). Ce simplet ne se rendait pas compte qu’il proposait une des tortures du moyen âge qui est bien pire encore. Mes bien chers compatriotes, j’aime à méditer et à faire méditer les vers de Térence « Homme tu es homme par conséquent rien de ce qui est humain ne doit t’être étranger ». Car la tolérance issue de cet ordre nous ramène à accepter tout ce monde hétéroclite qui fait chaque société partout à travers le monde et qui est constitué d’êtres sous-normaux (de tarés de fous passifs), de savants de peu de sages, de nous même qui comprimons l’odieuse bête jumelle de notre égo et de tous les autres.


Quoiqu’en puissent dire les chapelles les scientifiques, les humanistes, les intellectuels et les ignorants ; les sociétés qui veulent anéantir leurs membres sous-normaux et leurs brebis galeuses par la peine de mort amorcent la descente démoniaque vers le précipice de l’épuration inhumaine de la race et la montée du chemin qui mène vers l’extrémisme et le radicalisme terreau du sanglant terrorisme qui ébranle les piliers de notre monde et sonne la faillite des états. Leurs torts finissent toujours par éveiller, réveiller et soulever le monde entier qui se dresse contre elles comme nous le voyons aujourd’hui et que nous le vîmes avec le désastre causé par Hitler et ses prétendus aryens. Mes bien chers compatriotes, à Nafiland le Sénégal laïc et démocratique de l’au-delà où coulent le lait et le miel, les criminels ne sont pas indulgenciés, cependant la peine de mort n’y existe pas ; car l’injonction faite à Caïn meurtrier de son propre frère par jalousie n’y est pas lettre morte. Elle est concrétisée, enseignée et vivifiée inlassablement dans nos écoles : « chaque homme est le gardien de son frère Â».

À bon entendeur salut !

Patriotiquement vôtre


Papa Amadou Ndiaye

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