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Elections locales : ce qu’il faut faire
Alpha Saliou Wann Lundi, 24 Octobre 2016 09:18
Le débat sur les conclusions du dialogue est pollué par des considérations et arrières pensées politiciennes. Nous devons regarder au-delà de nos intérêts partisans pour que le droit triomphe dans notre pays et que nos populations puissent choisir librement et en toute transparence leurs dirigeants. Incontestablement la Constitution a été violée par les recommandations du dialogue notamment en ce qui concerne l’annulation des élections des conseils de quartiers et de districts et le report de la révision des listes électorales. Dans la mesure où les les conseillers de quartiers et de districts sont des représentants du peuple, le fait de ne pas les élire directement par les citoyens de leurs localités est une violation de l’article 2, alinéas 1 et 3 de la Constitution : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants élus ou par voie de référendum. Le suffrage est universel, direct, égal et secret. Que ce soit au niveau national ou local, les représentants du peuple sont élus au travers d’élections spécifiques, il ne saurait donc être question de les désigner sur la base des résultats parcellaires d’une autre élection différente.
Maintenant, ils disent prendre acte de la complexité et des difficultés liées à l’organisation des élections dans 3.763 quartiers et districts du pays. Au regard de cette complexité, les parties au dialogue recommandent que : le conseil de quartier/district soit composé au prorata des résultats obtenus dans les quartiers/districts par les listes de candidature à l’élection communale. A cet effet, les parts au Dialogue invitent l’Assemblée Nationale à procéder en conséquence à la révision du Code électoral. En fait, dans leurs explications, ils parlent surtout de l’impossibilité d’installer une Commission Administrative de Centralisation pour les 3.763 circonscriptions que comptent cette élection.
À mon avis, s’il faut réviser la loi organique portant Code électoral, c’est sur ce point qu’il faut le faire et non annuler purement et simplement cette élection pour élire les conseils de quartiers et de districts. Il s’agit de l’article 85 du Code électoral qui dispose :
Le recensement des votes d’une circonscription électorale sera le décompte des résultats du scrutin présentés par les différents Bureaux de vote de ladite circonscription.
Le recensement des votes est effectué en présence des représentants des candidats ou des listes de candidats par une Commission Administrative de Centralisation nommée par acte du Président de la CENI. Cette commission est composée comme suit :
- Président, un Magistrat de l’ordre judiciaire proposé par la Cour constitutionnelle,
- Vice-président, un représentant de l’Administration, proposé par le Ministre chargé de l’Administration du Territoire,
- Rapporteur proposé par la CENI,
- Deux assesseurs tirés au sort parmi les représentants des candidats ou liste de candidats.
Les résultats arrêtés par chaque Bureau de vote et les pièces annexées ne peuvent en aucun cas être modifiés.
J’ai entendu dire que nous n’avons pas les moyens d’installer les Commissions Administratives de Centralisation des votes dans les 3763 circonscriptions des quartiers/districts et les 342 circonscriptions des communes, d’où la proposition d’annuler l’organisation des élections de conseils de quartiers/districts et leur désignation à partir des résultats d’une autre élection en l’occurrence l’élection communale. Comme cette disposition est inapplicable, on doit la modifier (cette mesure est de la partie règlementaire de la loi) pour simplifier les opérations de dépouillement des votes. Après avoir consulté plusieurs codes électoraux de pays africains, je me suis inspiré de celui qui est plus adapté à la résolution de notre problème, il donne en outre, plus de garanties quant à la transparence de la centralisation des résultats avec le contrôle effectif des magistrats dont le nombre est porté de un à trois. Voici ma proposition de modification de l’article 85 :
Au niveau de chaque préfecture et de chaque commune de Conakry est créée une Commission Administrative de Centralisation des votes. Cette commission est composée de :
- Trois magistrats dont l’un assure la présidence, tous désignés par le Premier Président de la Cour suprême parmi les magistrats des Cours et Tribunaux;
- Un représentant de la CENI
- Un représentant de chaque candidat ou liste de candidats et son suppléant.
Au niveau national est créée une Commission Nationale de Centralisation des votes. Cette commission est présidée par le Premier Président de la Cour d’Appel de Conakry. Elle comprend en outre, de deux magistrats nommés par le Premier Président de la Cour suprême, un représentant de la CENI ainsi qu’un représentant de chaque candidat ou liste de candidats et son suppléant.
Les Commissions Administratives de Centralisation procèdent au recensement des votes à partir des procès-verbaux de chacun des bureaux de vote.
La Commission Nationale de Centralisation des votes procède au recensement des votes à partir des procès-verbaux des Commissions Administratives de Centralisation. Les résultats arrêtés par chaque Bureau de vote et les pièces annexées ne peuvent en aucun cas être modifiés.
Elle transmet les résultats provisoires à la CENI pour leur proclamation.
Il faut abroger les articles 102 et 125 qui ne sont pas conformes à l’article 2 alinéa 3 de la Constitution. En ce qui concerne l’article 125, il s’agira de rétablir le principe de l’élection des conseils régionaux au suffrage universel, direct, égal et secret. C’est dommage qu’Alpha Condé ait privé les populations guinéennes de la possibilité offerte par notre Constitution et nos lois de pouvoir s’administrer librement par leurs représentants élus à tous les niveaux. La politique de décentralisation a été un échec, il y a eu certes, les textes législatifs, mais l’Exécutif a toujours piétiné leur application depuis sous le régime du général Lansana Conté jusqu’a nos jours. L’établissement des Conseils régionaux est un approfondissement de la décentralisation instaurée par la Constitution de 2010, mais hélas, c’était sans compter sur la volonté de puissance d’Alpha Condé qui veut tout contrôler dans le pays. Il faut le dire d’ailleurs avec force, qu’il a systématiquement refusé de faire appliquer la Constitution. C’est très étonnant que les article 159 et 160 de la Constitution aient été délibérément ignorés. Pourtant l’article 159 fixe une période de six mois maximum pour organiser les élections législatives à partir de l’adoption de la Constitution et l’article 160 aussi fixe une période de six mois maximum pour l’installation de la Cour constitutionnelle, la Cour des comptes, l’Institution nationale des droits humains, le Médiateur de la République et le Haut conseil des collectivités locales à compter de l’installation de l’Assemblée Nationale. Et les élections locales doivent être organisées trois mois avant l’installation du Haut conseil des collectivités locales, donc dans cette période de six mois après l’installation de l’Assemblée Nationale.
Comme on le voit, Alpha Condé n’avait pas le droit, les dispositions transitoires de la Constitution ne l’y autorisent pas, de ne pas organiser les élections législatives et locales ainsi que la mise en place des institutions républicaines dans les délais constitutionnels. Lui, le juriste a mal lu la Constitution du 7 Mai 2010 qui ne lui donne pas la liberté de mettre en place progressivement certaines de ses dispositions sur cinq ans, contrairement au général Lansana Conté qui en avait le droit conformément aux articles 92, 93, 94 et 95 de la Constitution du 23 Décembre 1990. Son refus de respecter la Constitution a mis notre pays dans une situation de non-droit. Nous tournons en rond en organisant des dialogues où les acteurs politiques négocient l’application stricte des lois, en se donnant le droit de les contourner, voire de les violer comme c’est le cas en 2013, 2015 et 2016. On ne marchande pas les dispositions constitutionnelles, c’est le péché originel de la classe politique guinéenne. Il fallait simplement mettre Alpha Condé, le véritable responsable de la crise institutionnelle, devant ses responsabilités en lui disant clairement que la Constitution est non négociable quant il s’agit de son application. Devant le peuple de Guinée et la communauté internationale, il faut brandir la Constitution pour que ça soit clair pour tous que c’est Alpha Condé qui est la source de la crise politique et qu’il doit se soumettre à la loi pour éviter le désordre dans le pays.
Revenons à notre sujet pour donner une piste légale qui nous permettre d’aplanir les difficultés d’organiser les élections locales. Après une revue du Code électoral et du Code des collectivités locales qui ne viole pas la Constitution, notamment cet article 85 concernant les Commissions Administratives de Centralisation des votes, nous pouvons aisément organiser ensemble le même jour les élections des conseils de quartiers/districts, les conseils communaux et les conseils régionaux. Les électeurs Guinéens et la CENI ont déjà l’expérience du vote aux élections législatives qui requièrent deux bulletins de vote pour le scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle nationale et le scrutin majoritaire uninominal à un tour. Pour ces élections locales, il y aura cette fois-ci trois bulletins pour les trois scrutins des quartiers/districts, les communes et les régions. La CENI peut donc organiser sans difficultés ces élections, d’ailleurs elle n’a jamais dit que c’est techniquement compliqué de le faire, mais plutôt que ce sont les contraintes administratives et juridiques qui l’en empêchaient.
Je pense que la sagesse commande de respecter notre Constitution et de ne pas tuer dans l’oeuf la politique de décentralisation qui peut-être une bonne opportunité pour nos populations. Il doit y avoir un vrai transfert de compétences et surtout de moyens de l’Etat vers nos collectivités à la base. Nous ne voulons pas d’une utilisation politicienne de cette affaire, nous appelons simplement à plus de responsabilité les acteurs politiques pour qu’ils mettent en avant l’intérêt de nos populations meurtries par l’anti-gouvernance des dirigeants du pays.
Alpha Saliou Wann
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Commentaires
Mais justement mignan, tu proposes une simple modification de la loi électorale (article 85) comme solution au problème or c'est ce que l'accord prévoit par une modification de la loi par le parlement au 2/3.
Ou es alors le problème par rapport a la constitution si c'est réglé par la loi électorale ?
Ou alors c'est moi qui ne comprend plus rien - l'air de Cona-cris sûrement...
Hahaha koto a la difference que moi je ne touche qu'une mesure administrative qui concerne la centralisation des votes alors qu'eux c'est l'annulation d'une election dont les elus seront desormais designes par les vainqueurs (partiels de certains bureaux de vote). En le faisant, ils violent l'article 2-1 qui dit que les representants du peuple doivent etre elus et l'article 2-3 qui dit que l'electin se fait au suffrage universel, direct, egal et secret. Contrairement a ce que certains pensent, il ne s;agit meme pas d'une election indirecte, mais d'une autre election, celle des conseillers communaux, qui ne concerne nullement l'election des conseillers de quartiers/districts.
Leur proposition peut-etre retoquee par la Cour constitutionnelle pour non conformite avec la Constitution. Il faut rappeler que comme c'est une loi organique, elle doit obligatoirement passer l'examen de constitutionnalite a la Cour constitutionnelle avant sa promulgation. La mienne passera comme lettre a la poste, parce que nous avons la liberte d'etablir des commissions adminstratives de centralisation a tous les niveaux qu'on souhaite ( au niveau de la plus petite circonscription comme les quartiers/districts ou au niveau des prefectures et communes de Conakry (comme au Senegal par exemple), voire au niveau des 8 gouvernorats du pays (comme au Gabon), ca n'a aucun impact sur la Constitution. En fait, ils compliquent un probleme administratif qui peut trouver une solution simple et finalement, ils prennent le risque de violer la Constitution. C'est culturel en Guinee, voyez comment la CENI se permet de fixer une caution de participation aux elections communales en violation de l'article 192 de la loi organique portant Code electoral qui ne le prevoit uniquement que pour les elections presidentielle et legislatives.
Ils disent avoir des problemes notamment pour la mise en place des commissions administratives de centralisation des votes dans les 3763 circonscriptions electorales des quartiers/districts conformement a l'article 85 du code electoral. Eh bien, c'est cet article qu'il faut modifier simplement. C'est ce que je propose dans ce texte, ne faire la centralisation des votes qu'au niveau des prefectures et les communes de Conakry
Mais justement mignan, tu proposes une simple modification de la loi électorale (article 85) comme solution au problème or c'est ce que l'accord prévoit par une modification de la loi par le parlement au 2/3.
Ou es alors le problème par rapport a la constitution si c'est réglé par la loi électorale ?
Ou alors c'est moi qui ne comprend plus rien - l'air de Cona-cris sûrement...
Mon cher frère, tout mon problème de compréhension de ton analyse est la :
- Certes la constitution est non modifiable sauf après referendum mais ce n'est pas le cas de la loi électorale qui nécessite que les 2/3 du vote des députés ce qui l'accord prévoit effectivement.
- Je ne comprend pas exactement ou la constitution est violée puisque ces chefs de quartiers et districts seront effectivement le fruit d'un vote secret mais indirect des populations locales ?
Nos juristes-maison (Gandhi et Makanera) au secours svp...
Koto c'est bien la ou il y a violation de la Constitution, ce vote indirect dont tu parles. La Constitution dispose clairement que le suffrage est universel, direct, egal et secret. Ensuite il y a une election specifique pour chaque type de representants du peuple, on ne peut donc les designer sur la base des resultats d'une election differente. C'est vraiment une acrobatie dont seuls les Guineens ont le secret koto AOT. C'est l'anti-gouvernance que tu denonces mensuellement depuis des lustres deja. Ils disent avoir des problemes notamment pour la mise en place des commissions administratives de centralisation des votes dans les 3763 circonscriptions electorales des quartiers/districts conformement a l'article 85 du code electoral. Eh bien, c'est cet article qu'il faut modifier simplement. C'est ce que je propose dans ce texte, ne faire la centralisation des votes qu'au niveau des prefectures et les communes de Conakry. C'est ce qui se faisait au temps du general Lansana Conte et dans nos pays voisins francophones. La CENI trouve des excuses pour Alpha Conde et l'opposition tombe dans son piege, car c'est la mouvance qui a fait cette proposition.
Merci mon frere, oui il s'agit des articles 102 et 125 de la loi organique portant Code electoral. Pour l'election des conseillers de districts au scrutin majoritaire a un tour, l'article 102 dit : Pour le scrutin uninominal a un tour, le scrutin se fait a main levee ou par alignement. Ce qui est contraire au suffrage secret. Ce qui m'etonne les commissaires du CNT ont repris le code electoral du temps de Conte qui ne contient pas cet article. Ensuite, pour l'article 125, les conseillers regionaux sont elus indirectement par les maires. donc la aussi contrairement au suffrage universel direct. En Cote d'Ivoire, les conseillers regionaux sont elus au suffrage universel direct. Bon tu as raison, c'est pourquoi je tire la sonnette d'alarme pour ne pas qu'on suive les pas d'Alpha Conde dans les violations de nos lois. Tous ceux qui ont vecu dans les pays occidentaux comprennent qu'ils tirent leur force du respect de leurs lois. Nous nous les pietinons et on s'etonne qu'on ne nous fait pas confiance et que l'absence de regles conduise a l'anarchie et a la pauvrete.
Mon cher frère, tout mon problème de compréhension de ton analyse est la :
- Certes la constitution est non modifiable sauf après referendum mais ce n'est pas le cas de la loi électorale qui nécessite que les 2/3 du vote des députés ce qui l'accord prévoit effectivement.
- Je ne comprend pas exactement ou la constitution est violée puisque ces chefs de quartiers et districts seront effectivement le fruit d'un vote secret mais indirect des populations locales ?
Nos juristes-maison (Gandhi et Makanera) au secours svp...
Mr Wann, quand vous parlez des articles 102 et 125, s'agit il de ceux du code electoral, de la constitution ou des collectivites territoriales?
Sinon l'article 1er du Code Electoral que j'ai pu avoir en ligne nous dit comme vous nous l'avez fait remarque que le suffrage est universel, direct, egal et secret, tout comme il est mentionne au sein de la constitution( article 2). A moins qu'il y ait une autre loi, cela ne suffit il pas pour constituer une base juridique pour rejeter cette partie de l'accord politique?
Pour une fois, je ne suis pas d'accord que Alpha porte seul la responsabilite de cet accord et des violations de nos lois qui viennent avec. L'opposition en occurence Cellou en est aussi responsable.
Avec cette classe politique, la Guinee restera toujours une Republique des hommes et non des lois. Tant qu'il y a accord, meme quand les lois sont violes, on accepte. Il n y aura jamais de veritable progres social ainsi. Ce sont les plus forts qui dirigeront.
Merci mon frere, oui il s'agit des articles 102 et 125 de la loi organique portant Code electoral. Pour l'election des conseillers de districts au scrutin majoritaire a un tour, l'article 102 dit : Pour le scrutin uninominal a un tour, le scrutin se fait a main levee ou par alignement. Ce qui est contraire au suffrage secret. Ce qui m'etonne les commissaires du CNT ont repris le code electoral du temps de Conte qui ne contient pas cet article. Ensuite, pour l'article 125, les conseillers regionaux sont elus indirectement par les maires. donc la aussi contrairement au suffrage universel direct. En Cote d'Ivoire, les conseillers regionaux sont elus au suffrage universel direct. Bon tu as raison, c'est pourquoi je tire la sonnette d'alarme pour ne pas qu'on suive les pas d'Alpha Conde dans les violations de nos lois. Tous ceux qui ont vecu dans les pays occidentaux comprennent qu'ils tirent leur force du respect de leurs lois. Nous nous les pietinons et on s'etonne qu'on ne nous fait pas confiance et que l'absence de regles conduise a l'anarchie et a la pauvrete.
- Entre nous, des « Représentants du peuple » peuvent être sous le contrôle d’un fonctionnaire désignés par l’Etat ? Qui est souverain ? Le Peuple ou bien le fonctionnaire ? Je pense que les "représentants du Peuple" ne peuvent pas être sous le contrôle d'un fonctionnaire. Entre un chef de quartier de quelques centaines d'habitants et le président de l'ordre des médecins, ou des pharmaciens ou autres qui est aussi élu et représente des milliers de membres citoyens Guinéens, lequel représente plus le peuple? Ou bien tous représentent le peuple? Car quel est le pouvoir d'un chef de quartier? Un chef de quartier, peut-il parler au nom du peuple,au nom de la Guinée? Même au nom des habitants de son quartier? Je doute, vu ses fonctions très limitées et il ne prête même pas de serment.
Sinon l'article 1er du Code Electoral que j'ai pu avoir en ligne nous dit comme vous nous l'avez fait remarque que le suffrage est universel, direct, egal et secret, tout comme il est mentionne au sein de la constitution( article 2). A moins qu'il y ait une autre loi, cela ne suffit il pas pour constituer une base juridique pour rejeter cette partie de l'accord politique?
Pour une fois, je ne suis pas d'accord que Alpha porte seul la responsabilite de cet accord et des violations de nos lois qui viennent avec. L'opposition en occurence Cellou en est aussi responsable.
Avec cette classe politique, la Guinee restera toujours une Republique des hommes et non des lois. Tant qu'il y a accord, meme quand les lois sont violes, on accepte. Il n y aura jamais de veritable progres social ainsi. Ce sont les plus forts qui dirigeront.








