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Afacaya, Goby se conduit en forban !
Benn Pepito Vendredi, 05 Août 2016 08:42
Afacaya, Mborré ! C’est Goby Condé, le primatologue du palais Gokhi Fokhè à Cona-crimes, qui se conduit en forban dans le bled. Ce faquin est sans scrupules dans sa boulimie tyrannique à garder le trône pour lui et pour son clan ad vitam aeternam. Le bandit, le faquin, le violent dans le patelin c’est Goby. C’est lui qui suscite la violence politique parce que face à son règne il voudrait que tous le portent aux nues ou la ferment, la bouclent.
Quelle tête de linotte ! Il dit être un dieu sur terre. Il insulte ses contempteurs. Il détourne les deniers publics, vend à l’encan les ressources du pays. Il fait massacrer des Guinéens qui se dressent contre sa dictature. Il impose des études de quatre sous à la guinéenne aux élèves et étudiants du pays. Les résultats du baccalauréat de l’année 2016 montrent qu’effectivement le régime de Gobykhamé n’accorde pas un très grand intérêt à l’instruction des élèves et étudiants. C’est plus facile pour Goby de les mener par la bride en les maintenant ainsi dans l’obscurantisme.
En effet reprenons les résultats du baccalauréat à Mamou pour montrer jusqu’à quel point le pouvoir de Goby bâcle les études des élèves et des étudiants.
On ne compte que 268 élèves admis au baccalauréat à Mamou, toute option confondue, sur 1425 candidats globaux. Comment expliquer cette hécatombe alors que M. Bakari Kaba, directeur préfectoral de l’éducation à Mamou, soutient mordicus que pourtant certains quittaient Cona-cris pour aller réussir le baccalauréat à Mamou où un semblant de sérieux était encore distillé dans l’enseignement ? « Il y a un besoin primordial d’enseignants à Mamou surtout de spécialités, par exemple quand je prends un certain Mamadou Diallo, professeur de biologie au lycée Grand Ducal retraité, son remplacement n’a pas été facile. Quand je prends un autre Mamadou Diallo, professeur de français au lycée Doukouré, décédé, son remplacement n’est pas facile. Nous sommes obligés en tant qu’encadreurs pour ne pas voir nos élèves dans la rue ou à l’école inutilement de multi discipliner certains enseignants, c’est-à -dire celui qui a fait sciences sociales on le charge d’autres matières parallèles pour ne pas que les élèves chôment. » M. Bakari Kaba est dans le secteur à Mamou depuis 1979. On ne dira pas qu’il cherche des rognes à quelqu’un. Il connaît son sujet. Et ce diagnostic objectif sur l’enseignement qu’il fait à Mamou est pratiquement la même situation dramatique que vivent les élèves de Kankan, de Siguiri, de Kouroussa, de Télémélé, de Labé, de Kindia, de Cona-cris, de Coyah, de Boffa, de Boké, de Koundara, de N’Zérékoré, de Lola, de Macenta, de Guékédou, de Kérouané, de Mandiana, de l’île de Kassa.
Partout en Guinée, c’est un enseignement médiocre qui est dispensé actuellement aux élèves Guinéens. En fait l’école et les universités guinéennes, publiques comme privées, sont des usines vermoulues qui fabriquent en ce moment des cancres, des nullards, des médiocres, des aigris, des sacrifiés d’un système politique bâtard. Parce que l’opposition dénonce cette situation, elle est taxée aussitôt par les aigrefins du régime de Goby Condé de réactionnaire. Parce que l’opposition envisage de manifester dans les rues de Cona-cris comme le lui permet la loi pour exposer publiquement ses desiderata et réclamer de meilleures conditions de vie pour les populaces guinéennes, de vils faquins du système politique de Gobykhamé l’accuse de vouloir semer le petchi dans le patelin.
Le 18 Juin dernier, au siège du RPG, dans Cona-cris, Tidiane Traoré, ancien milicien du PDG et qui bosse actuellement dans les dédales du palais Gokhi Fokhè, huche : « Si ce n’est pas la patience d’Alpha Condé, celui qui l’insulte, on peut couper sa queue mais, tu veux le faire, c’est lui-même qui te dit laissez-les. À cause de cette attitude, les bambins ont fini par s’asseoir sur nos têtes. C’est le RPG qui est au pouvoir, trop c’est trop, il faut que le président nous laisse montrer que c’est le RPG qui est au pouvoir ». Ni le pro-crieur de la République ni le garde des sots ni aucun zig du côté de la manche n’ont condamné cette sortie imbécile de Tidiane Traoré. Dans ces propos, ils n’y voient aucune trace de menace de mort. Si Tidiane Traoré menace de couper la queue aux opposants avec son coutelas parce que tout simplement ceux-ci font pièce à Goby Condé, son gourou, n’est-ce pas une menace de mort à leur encontre ?
Cette menace de mort à l’encontre des opposants est plus claire et plus nette dans la bouche même de Sanoussy Bantama Sot qui excite les énergumènes du RPG à l’emploi de la violence : « Il y a des partis loubards dirigés par des leaders loubards. Ils pillent, ils cassent, ils brûlent, ils brisent. Les forces de sécurité n’y sont pour rien. Désormais si un jeune loubard dirigé par un parti loubard s’attaque à nous, nous allons le poursuivre jusque chez lui. Ils doivent savoir que la récréation est terminée. Désormais, c’est dent pour dent et œil pour œil ». C’est une parole d’évangile ça ! C’est un bon sermon ça qui appelle à la non violence ! Le clan de Goby Condé ne trouve rien d’excessif, de violent, de menaçant dans ses dires de Bantama Sot.
Maintenant !... On odore un parfum méphitique dans toute la Guinée. Les populaces triment dans la mouise. L’horizon d’un avenir sûr et radieux est bouché pour les élèves et étudiants. La croissance exponentielle des désœuvrés, des chômeurs, des jeunes qui sont à la recherche de leur premier emploi, des individus sans aucune qualification professionnelle qui battent le pavé dans tout le pays, les détournements de deniers publics qui empirent, la gestion de l’administration sur fond de clanisme et d’ethnocentrisme et de copinage, les violences policières et les assassinats politiques érigés en système de gouvernement incitent l’opposition à descendre dans la rue.
Au regard de la loi, dans un pays policé, l’opposition est un contre-pouvoir, un palladium des libertés fondamentales et du maintien d’un État de droit. C’est dans les cordes de l’opposition guinéenne de montrer aux populations guinéennes qu’elle s’oppose au diktat du pouvoir en place. Et l’UFDG, ce principal parti de l’opposition, ne doit pas faillir à cela. Comme l’a déclaré Me Abdoulaye Wade, le 3 Mai 2016 à Versailles à Paris : « Le parti des communiqués et des claviers c’est de l’escroquerie politique, osez affronter les gaz lacrymogènes des policiers ».
L’opposition guinéenne appelle justement les populations guinéennes à descendre dans la rue de manière pacifique pour crier leur ras-le-bol. Le droit pour l’opposition guinéenne de manifester est consacré par la loi. Et voilà que le camp du pouvoir promet de contrer cette manifestation de l’opposition par une contre manifestation monstrueuse, barbare, violente !... Et réponse du berger à la bergère du dépité Ousmane Gaoual Diallo : « Les pyromanes de Guinée ont un visage et un nom. Pour l’instant, ceux qu’on peut identifier s’appellent Malick Sankon, Bantama Sow et Hady Barry. Ce sont ces trois qui financent les contre-manifestations des jeunes pour semer les violences. » Et ce Ousmane Gaoual qui donne le tournis au pouvoir de Goby Condé de rajouter cette louche dans la mangeaille : « Ceux qui veulent soutenir Alpha Condé et sa tyrannie, choisissent un autre jour, un autre itinéraire pour s’exprimer. Le 4 Août, si on les voit dans la rue, ils seront là pour déclencher ce qui ne s’arrêtera jamais, ce sera le carnage, parce qu’on ne pardonnera pas. Je rappelle à tous les militants de l’UFDG dès maintenant, il faut qu’on localise les parents de Bantama Sow de Malick Sankon et de Hady Barry et tous les pyromanes, qu’on cherche leur famille à Conakry car, si un enfant est blessé, il faut qu’ils le payent dans leur propre chair. Si on entend Malick Sankon dire qu’on a donné de l’argent pour que quelqu’un aille créer la violence, c’est parce que son père, sa mère et ses enfants sont à l’abri. Désormais, il faut qu’ils comprennent que quand ils déclencheront les violences, ils les payeront de leur propre chair. Il faut que Bantama Sow sache qu’on ira jusqu’à Bantama dans son village à Mamou, pour chercher ses parents. S’il provoque la violence dans ce pays, quand on va enterrer nos morts, qu’il parte aussi à Mamou enterrer ses parents ». Où est le problème ?
Arrêtez votre cinéma ! Arrêtez ! Arrêtez ! Pendant les élections présidentielles passées, Bantama Sot et son géniteur et sa mère et ses frérots et ses sœurettes n’ont pas été inquiétés dans leur bourgade. Qui ne les connaît pas en Guinée ? Ils sont tous connus physiquement. Lansana Conté ne disait-il pas que la Guinée est une famille ? Il aurait dû simplement ajouter que c’est une famille déchirée. On se connaît entre nous. On connaît qui est qui. On connaît qui habite où.
Malgré tous les crimes abjects de Sékou Touré, sa femme, André Duplantier Touré, et leur rejeton Mohamed Touré se montrent en public sans encourir le risque de représailles de la part des fils des victimes de leur régime tyrannique. N’a-t-on pas parlé d’une poignée de main entre Mohamed Touré et le regretté Thierno Telli Diallo ?
Personnellement, je partage le point de vue d’Ousmane Gaoual Diallo. Et je le supporte à cent pour cent. Heureusement qu’il a tenu ce propos à temps attirant ainsi l’attention de l’opinion publique et surtout l’attention du procureur du Tribunal Pénal International sur ce que le pouvoir de Goby Condé est en train de tramer pour casser la manifestation pacifique de l’opposition. Heureusement, Ousmane Gaoual Diallo a eu le courage de ses idées. Heureusement que tous sont avertis. En organisant une contre- manifestation face à la manifestation de l’opposition, ça ne pourrait qu’engendrer des centaines de morts. C’est bien, Ousmane Gaoual Diallo ! Vaut mieux tirer la sonnette d’alarme dès maintenant que de déplorer aussitôt après la manifestation de l’opposition un autre carnage. Mais de grâce, reste en prison… Reste en prison.
Allez ! Tous dans la rue. Tous à la manifestation pacifique de l’opposition. Pas de jets de pierre ! Mais criez toute votre rage. Criez ! Hurlez ! Huez le régime de Goby Condé ! Dénoncez les violences policières ! Dénoncez les pillages des ressources naturelles de la Guinée ! Dénoncez les détournements de deniers publics par le clan de Goby Condé ! Dénoncez cette justice à plusieurs vitesses ! Réclamez plus de professeurs de français, de biologie, de mathématiques, de sciences physiques, d’histoire et de géographie, de philosophie, d’anglais, d’espagnol, d’allemand. Réclamez des professeurs qualifiés et compétents. Réclamez de l’emploi ! Réclamez votre droit au bien-être, à une vie décente ! C’est votre droit.
À bas Goby Condé ! A bas la dictature de Goby ! Dénoncez ce régime policier qui va cueillir un député chez lui sans respecter la forme procédurale. Dénoncez le silence complice du président de l’Assemblée nationale ! Dénoncez sa complicité à soutenir la dictature de Gobykhamé ! Criez : Goby Condé, dictateur ! Goby Condé, dictateur ! Goby Condé, dictateur ! Et le reste suivra…
Benn Pepito
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Commentaires
Cher Benn, laissons les débats passionnés et vulgaires, sautons ensemble pour une meilleure éducation de la jeunesse guinéenne, car il y va de l'intérêt de chacun et de tous. .... Les élèves qui migrent de préfecture en préfecture pour avoir le baccalauréat sont sans doute des fraudeurs de l'éducation. Ils ne migrent pas pour la qualité de l'enseignement dispensé mais au contraire pour profiter de la fraude organisée chaque année dans ces préfectures. ....
Une belle analyse de la situation éducationnelle de la Guinée d'aujourd'hui. Il faut être un myope de la dégradation de notre système d'éducation pour ne pas reconnaître cette réalité. Flinguons la gouvernance de Fama Condé, mais de grâce, reconnaissons les tares enfouies de la Guinée. C'est aussi simple non !
En effet reprenons les résultats du baccalauréat à Mamou pour montrer jusqu’à quel point le pouvoir de Goby bâcle les études des élèves et des étudiants.
On ne compte que 268 élèves admis au baccalauréat à Mamou, toute option confondue, sur 1425 candidats globaux. Comment expliquer cette hécatombe alors que M. Bakari Kaba, directeur préfectoral de l’éducation à Mamou, soutient mordicus que pourtant certains quittaient Cona-cris pour aller réussir le baccalauréat à Mamou où un semblant de sérieux était encore distillé dans l’enseignement ?
La dégringolade, la périclitation, le dépérissement, la dégradation et la somnolence de l'éducation guinéenne ne date pas d'aujourd'hui. Mettons les faits dans leur contexte vierge et évitons les amalgames. Si Mamou était l'eldorado d'atan (à cause des candidats sexuellement transmissibles et des examens souterrainement admissibles!), la donne a changé. Les nouvelles autorités de Conakry ne sont pas les seules causes de la périclitation de l'éducation guinéenne. Loin s'en faut! C'est tout le monde qui a démissionné de ce secteur y compris les parents d'élèves et les élèves eux-mêmes. Sinon comment comprendre qu'un élève qui a préparé durant toute une année scolaire son examen de passage en classe supérieure peut écrire sur sa feuille d'examen : "Pitiez chers correcteurs, donnez moi juste la note de passage". À mon avis, la question fondamentale que je dois se poser est : Comment l'école est devenue une fabrique de cancres ? Mon père n'a fait que 6 années dans sa vie à l'école et pourtant il parle et écrit mieux français que votre serviteur aguerri. Cher Benn, laissons les débats passionnés et vulgaires, sautons ensemble pour une meilleure éducation de la jeunesse guinéenne, car il y va de l'intérêt de chacun et de tous. À bon entendeur, je ne vous salue pas!
PS : Les élèves qui migrent de préfecture en préfecture pour avoir le baccalauréat sont sans doute des fraudeurs de l'éducation. Ils ne migrent pas pour la qualité de l'enseignement dispensé mais au contraire pour profiter la fraude organisée chaque année dans ces préfectures. Sinon comment comprendre qu'un étudiant puisse quitter son lycée de Conakry où il y a presque tous les professeurs des matières enseignés pour aller se réfugier dans une bourgade sans professeurs. À méditer donc!








