Pour ceux qui veulent comprendre ce que veut l'opposition

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BARRY_Haroun_Gandhi_01Les données du problème

Le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (environ une vingtaine de partis de l'opposition, dont l'UFDG, l'UFR, la NGR...) a posé certaines conditions pour sa participation à tout processus de concertation avec le pouvoir, voulant ainsi s’entourer de certaines garanties indispensables pour la tenue d'élections libres, crédibles et transparentes.
Cette prise de position inflexible a été interprétée par le gouvernement comme un refus de la part de l’opposition « de la main tendue du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé qui a instruit le Ministre de l’Administration du territoire, Alhassane Condé, de se mettre en rapport avec les partis politiques pour un dialogue ouvert allant dans le sens de la décrispation de l’atmosphère politique nationale ». C'est oublier un peu vite, qu'Alpha Condé en se reniant, ne fait qu'appliquer les textes, puisque le recensement n'était pas possible.

C'est l’implication de certains dirigeants du Mouvement social qui, après avoir pris contact avec les différents acteurs politiques du pays, se sont engagés à regrouper tout le monde autour d’une table de concertation pour débattre de certains problèmes essentiels.
Ces journées de concertation se sont tenues du 10 au 12 août, mais sans la participation du Collectif, qui souhaitait discuter directement et exclusivement avec le gouvernement, avant d’aller à un cadre inclusif (avec tous les partis), pour évoquer d’autres sujets, et notamment les élections proprement dites. Autrement dit, la divergence ne portait que sur la forme des négociations, car sur le fond, tout le monde est d’accord pour le principe du dialogue.

Les sujets sur lesquels devraient porter les débats entre l’opposition et le pouvoir, sont les suivants :

  • la restructuration et le renforcement de la CENI,
  • la révision telle que prévue par le code électoral,
  • l’audit et la cogestion du fichier électoral, c'est-à-dire la non-implication de l’administration dans le processus électoral pour manque de neutralité,
  • la question des conseils communaux et des chefs de quartiers illégalement destitués,
  • l’accès égal des partis politiques (et notamment du Collectif) aux médias publics,
  • l'amnistie des prisonniers « politiques » qui seraient illégalement inculpés,
  • l'élaboration et l'adoption d’un chronogramme.

Lors de ces journées, l’ancien Premier ministre de la Transition, Jean-Marie Doré, constatant effectivement l’absence des membres du Collectif de l'opposition, a estimé que la rencontre n’avait plus sa raison d’être, en rappelant que c'est ce groupe qui a été « l'initiateur de ces assises ». Il a ajouté que selon lui « on ne peut pas les ignorer ». Finalement, il a été décidé, que le Ministre de l'Administration (en charge des partis politiques), rencontrerait finalement ce Collectif, dont il convient maintenant d'essayer d'exposer les revendications, à travers ses différentes déclarations (je ne suis membre d'aucun parti), et notamment pour ce qui concerne les 7 points suivants.


Que veut réellement le Collectif ?

Au-delà des revendications sur lesquelles nous allons revenir synthétiquement, le problème de fond essentiel consiste en la mise en place d'une démocratie, pas forcément de type occidental, faite d'agressivité et d’affrontements, mais d'une démocratie à l'africaine, de type consensuel et qui met en avant les valeurs de rassemblement.

Cela n'empêche nullement le respect des règles acceptées par tous (la constitution). Alpha Condé a été élu dans des conditions particulières, mais quoi qu'on en pense, sa victoire a été acceptée et reconnue. Son erreur cependant, depuis cette élection, est de croire que tout lui est permis, alors que s'il est légalement président, il n'est pas légitime. À l'inverse, d'autres pensent qu'il est tellement paranoïaque, qu'il souhaite discréditer son adversaire du deuxième tour, qui aurait dû gagner les élections, pensant à tort, que cela le légitimerait mécaniquement.

Le fait de se rencontrer, et même d'accepter l'idée de le faire, est une bonne chose, à condition que cela débouche sur des actes responsables et concrets. Il vaut mieux une opposition qui accompagne, même si elle n'est pas d'accord sur tout (sinon il n'y aurait pas d'opposition), qu'une opposition radicale à tout changement, même si ce dernier nous conduit davantage à un retour en arrière, qu'à une évolution positive pour tous.

Si ce sont les militaires qui posent problème, Alpha Condé a davantage intérêt à s'appuyer sur une opposition civile, ne serait-ce que pour avoir des soutiens à cet épineux problème, que d'ouvrir plusieurs fronts à la fois. Cela conduit à voir des « ennemis » partout, terme scandaleux, qu'il a pourtant employé, et qui nous ramène cinquante ans en arrière.

L'heure est grave : si les problèmes suivants sont résolus, nul doute que l'horizon va s'éclaircir, et que les difficultés seront assumées par tous, plus sereinement. A l'inverse, si l'intelligence fait défaut, et que certains n'ont pas la capacité de prendre en compte le fait que les temps ont changé, nous nous préparons à une nouvelle page sombre de notre histoire.


1 - la restructuration et le renforcement de la CENI

Il semble que le Collectif souhaite une modification de la CENI qui pourrait prendre plusieurs évolutions en compte, et qu'il n'est pas utile d'évoquer de manière exhaustive ici.

Une possibilité consiste en un maintien du statu quo sur la composition de la CENI (25 personnes) en l’adaptant néanmoins à la réalité politique actuelle (10 représentants de la mouvance présidentielle, 10 représentants de l’opposition, 3 de la société civile et 2 de l’administration). Mais, il faudrait néanmoins modifier plusieurs articles du code électoral, dont l’article 162 alinéa 2, pour rendre les pouvoirs du président, non plus exclusifs mais collectifs.

Une autre possibilité consisterait en la suppression des deux représentants du MATD (la mouvance présidentielle étant déjà représentée). D'ailleurs si l'une des nominations récente était normale (cumul de fonctions non autorisées pour Cheick Fantamady Condé), il faudrait en revanche vérifier la raison du second changement (celle d'Abdoul Karim Bah), restrictivement limité.

Enfin, il s'agit de rappeler la prééminence de la CENI en matière d'organisation des élections, et la nullité du protocole d'accord entre la CENI et le MATD, ce dernier n'étant que le maître d'œuvre, à condition que le maître d'ouvrage, la CENI, le souhaite. Dans l'absolu, on pourrait imaginer que la CENI confie ces opérations à une société privée, et dans ce cas le MATD n'aurait aucun rôle à jouer.


2 - la révision telle que prévue par le code électoral

Selon les articles 16 à 29 du code électoral, « la période de révision des listes électorales est fixée du 1er octobre au 31 décembre de chaque année ».

On peut, à titre exceptionnel (article 18), réviser les listes électorales, mais dans cette hypothèse, les nombreuses procédures doivent être adaptées, pour permettre les nombreuses vérifications, car on ne peut inscrire ou radier sans le justifier. Il existe en outre des délais légaux à respecter pour pouvoir faire d'éventuels recours.

Enfin, il ne faut pas mélanger la distribution de cartes d'électeurs par la CENI exclusivement, et la distribution de cartes d'identité qui devrait être obligatoirement faite par les représentants du MATD, dont on a dit qu'ils ne sont parties prenantes que pour autant qu'on les sollicite. En faisant d'une pierre deux coups (sans raison apparente), ils s'invitent obligatoirement dans la gestion des élections, or leur neutralité n'est pas acquise.

Par ailleurs, selon l'article 18 du Code électoral, « L’établissement et la révision des listes électorales se font sur présentation de l’un des documents ci-après : carte d’identité, passeport, livret militaire, livret de pension civile ou militaire, carte d’étudiant ou d’élève de l’année scolaire en cours, carte consulaire, une attestation délivrée par le Chef de quartier ou le Chef de district et contresignée par deux notables, pour les districts ».

Cela signifie qu'il ne faut pas mélanger les choses, sans oublier la suspicion née des propos scandaleux du Ministre lui-même, Alhassane Condé, déclarant que les Peuls étaient des étrangers. Cette mesure avait-elle pour but de ne pas leur donner de cartes d'identité, et donc de cartes d'électeurs, pour les empêcher de voter ?

D'ailleurs, il n'est pas urgent de supprimer du fichier électoral les personnes décédées, pour éviter les suspicions autour des doublons notamment, car par définition les morts ne voteront pas, et ne sont donc pas gênants.


3 - l’audit et la cogestion du fichier électoral

L'audit consiste à vérifier que la liste électorale de départ (avant révision) soit la même que celle utilisée pour les présidentielles. Des rumeurs laissaient entendre qu'une entreprise sud-africaine élaborerait un nouveau fichier, du fait de l'incompatibilité de ses applications (logiciels) avec ceux de l'entreprise française Sagem, responsable du fichier électoral des présidentielles. A l'inverse, si les applications sont compatibles, les tripatouillages sur la base de données sont aisés. Dans l'hypothèse, d'une CENI non-indépendante, il faut donc que les partis de la mouvance présidentielle, comme ceux de l'opposition participent avec la CENI à tous les stades des opérations électorales, sans implication excessive de l’administration dans le processus électoral, pour manque de neutralité (voir ci-dessus).


4 - la question des conseils communaux et des chefs de quartiers illégalement destitués

De nombreux conseils communaux et communautaires ont été destitués, notamment ceux de l'opposition, en violation des textes du Code des collectivités locales (articles 100 et 80), et ont été remplacés par des délégations spéciales, c'est-à-dire par des personnes choisies par l’Administration.

En l’absence d’une décision judiciaire, le Collectif exige le rétablissement des élus locaux dans leurs fonctions respectives dans le strict respect de l’Etat de droit.


5 - l’accès égal des partis politiques (et notamment du Collectif) aux médias publics

Des instances existent dans certains pays européens pour garantir le libre accès aux médias des partis de l'opposition. En outre, en période électorale, leur temps de passage doit être le même que celui de la mouvance présidentielle. Le CNC a prouvé par ses décisions, qu'il était loin d'avoir l'indépendance et la neutralité qu'on attend de la future Haute Autorité de la Communication. Par conséquent, un contrôle de l'opposition ne sera pas superflu.


6 - l'amnistie des prisonniers « politiques» qui seraient illégalement inculpés

On peut par exemple considérer que les militants et responsables de l’UFDG arrêtés le 3 Avril 2011, ainsi que les militaires affectés à la sécurité du leader de l'UFGD, les étudiants grévistes de l’Institut des arts de Dubréka, voire même ceux (au moins civils) enfermés à la suite des évènements du 19 juillet, doivent être amnistiés. Si l'on considère que de vrais délinquants ont été amnistiés en juin dernier, il n'y aurait aucun scandale à élargir des personnes à qui on ne reproche pas grand-chose, si ce n'est de ne pas être en accord avec la politique officielle.

L'amnistie du 15 Août, dont les informations sont contradictoires, concernant l'identité et le nombre des personnes élargies, n'est pas, comme le signalent certains sites, un geste de réconciliation nationale. On arrête des innocents et lorsqu’on les relâche, il faudrait en outre remercier ceux qui reconnaissent enfin leurs vilenies. On marche sur la tête.

Qu'en est-il des militaires qui saccagent les domiciles privés, qui volent des boutiques de commerçants, qui rackettent les automobilistes ? Sont-ils amnistiés a priori ?

La réconciliation ne concerne pas ces bassesses, mais les nombreux crimes qui ont illustré l'histoire de la Guinée depuis une cinquantaine d'années. Créer une commission, non pas pour résoudre ces situations, mais pour réfléchir est une fumisterie. En outre, l'archevêque Vincent Coulibaly, n'est pas ce qu'on appelle une personne intègre et impartiale. Ceux qui l'ont oublié n'ont qu'à rechercher ses scandaleuses déclarations après les massacres du 28 Septembre 2009. L'avantage d'Internet, c'est que l'informatique est indélébile, et beaucoup devraient s'en souvenir.


7 - l'élaboration et l'adoption d’un chronogramme

En admettant que le gouvernement et le Collectif s'entendent sur tous ces points, et compte-tenu de certains délais, la révision ne pourrait pas débuter avant le 3 octobre 2011, puisqu'il faudra l'afficher 15 jours avant le début des opérations (soit le 19 septembre) pour que les différentes personnes intéressées (les jeunes notamment) soient informées.

Des délais sont en effet nécessaires pour que les nominations des responsables démembrés de la CENI réalisés par Louncény Camara, soient remises en cause. En outre l'audit de la liste et du système informatique peuvent prendre du temps.

En outre, il faut également procéder à un affichage 15 jours avant la fin des opérations de révision, donc si l'opération réelle dure 1 mois jusqu'au 30 octobre, l'affichage aura lieu le 17 octobre. On se rappelle que le recensement précédent a duré deux ans.

Il faut ensuite faire connaître à la population qu'elle dispose d'un délai de 15 jours après la publication du tableau récapitulatif des nouvelles inscriptions et radiations (supposons qu'il soit effectif au 6 novembre), soit jusqu'au 20 novembre. Le TPI dispose de 10 jours (jusqu'au 30 novembre) pour rendre sa décision, qu'il doit faire connaître au justiciable dans les 3 jours (jusqu'au 3 décembre). Il faudra ensuite un peu de temps (environ une dizaine de jours) pour que la CENI récupère les décisions définitives de tous les tribunaux et les publie, ce qui deviendra la liste électorale définitive de l'année en cours. Tout ceci pourrait permettre s'il n'y a pas de problème particulier, un début de campagne électorale à partir du 12 décembre.

Lorsque la liste sera définitive – si tout se passe bien le 11 décembre -, le PRG devra convoquer les électeurs dès le 12 décembre pour une consultation électorale au 12 février 2012 (70 jours pour les législatives), l'ouverture de la campagne électorale devant être effective et annoncée pendant cette période, au moins un mois avant la date du vote.

Pour les grincheux, il faut savoir que même si les problèmes précités se résolvaient plus vite, de toute façon, compte-tenu des délais légaux, les élections législatives ne peuvent en aucun cas se tenir avant 2012.


Conclusion

Comme je l'ai déjà dit, le gouvernement (et accessoirement le Collectif) doit pouvoir prendre ses responsabilités et retrouver le droit chemin, le seul qui permette à tous de se retrouver. C'est le souhait de tous, y compris des médiocres, qui ne peuvent espérer qu'une fuite en avant les exonérera de conséquences personnelles.

Si le gouvernement s'entête à vouloir passer en force, il va au-devant de problèmes sérieux, car il ouvrira plusieurs fronts de contestation, et il n'y a rien de pire qu'une population unie contre un régime, même si les raisons de contestation des uns et des autres ne sont pas les mêmes. À méditer...


Gandhi
Citoyen guinéen


« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace ». (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791)


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Commentaires  

 
0 #43 Gandhi 22-08-2011 08:08

(2) Ce que l'on souhaite, c'est la performance économique, en s'appuyant sur ce qui existe, et non en supprimant tout, parce que l'État doit tout contrôler (et donc tout racketter). Ce qui compte, ce n'est pas le développement de l'État, mais celui de la Guinée. Tant que vous n'aurez pas compris cela, vous tournerez en rond. Je vous rappelle par ailleurs que le plan Marshall, c'est une aide apportée par les Américains à l'Europe, cela ne représente aucunement le dynamisme de la France, qui est loin d'être un modèle sur le plan économique. Vous êtes vous déjà posé la question de savoir pourquoi les pays anglophones d'Afrique fonctionnaient mieux que les pays francophones ?
Pour être efficace, il ne s'agit pas de plaquer tout un système étanger soi-disant performant, mais accompagner les nombreux entrepreneurs qui existent déjà, afin de les développer, car eux ne travaillent que pour cela. Même l'État y gagnera à terme.
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0 #42 Gandhi 22-08-2011 08:05

(1) Mic Mac, dans bureaucratique, il y a le mot bureau, administration, donc cela désigne en gros la fonction publique d'État, qui accapare tout (par extension). Et c'est bien là le problème, car l'administration ne créé rien. Quelques fonctionnaires créent des affaires personnelles pour eux-mêmes, mais qui ne sont d'aucune utilité pour le pays.
Mr Cissé, vous avez une curieuse façon de voir les choses, vous voulez reproduire un système qui n'a pas fonctionné (capitalisme d'État), je souhaite changer les choses, mais c'est moi qui suis figé. Je reconnais bien là les techniques de certains. Personne n'a attendu après vous pour organiser le secteur économique. Que dites-vous de l'informel ? Sont-ils des entrepreneurs ou des fraudeurs ? La réponse à cette question en dira long sur votre façon de voir les choses.
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0 #41 CISSE 21-08-2011 22:17

Mr Gandhi, nous avons un probleme de timing.Je pars du constat implicite du passé pour proposer l'orientation future, vous vous restez figé dans le temps.En outre, je ne parle pas de performance économique( par souci de ne pas aller trop vite en besogne) mais plutot d'organisation ou réorganisation des secteurs économiques, préalable à toute idée de performance.De meme, le clivage privé/public en terme de gestion ou de performance depuis une dizaine d'année se vide de sa substance par le rapprochement des modes de fonctionnement des deux secteurs.Ne parle-t-on pas aujourd'hui d'un sp performant au sens économique du terme.Pour finir, je vous cite la france comme un exemple de pays qui a mis en place les bases d'une organisation economique dynamique à travers une politique keynesienne( le plan marshal) apres la seconde guerre mondiale.Ce n'est rien vous apprendre en affirmant que Keynes est l'autre penchant du capiltalisme et non du communisme.
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0 #40 MICK MACK CAMARA 21-08-2011 21:52

Pays bureaucratique? de quoi s'agit-il ?
Par contre ce qu'il faut savoir c'est que en Guinée la Bourgeoisie est plus tot administrative. Le fonctionnaire Guinéen est plus riche que l'entrepreneur.
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+1 #39 Gandhi 21-08-2011 19:42

Mr Cissé, si le secteur économique est déliquescent, c'est justement parce que la fonction publique guinéenne au lieu d'essayer de le développer, ne cherche qu'à profiter de lui, et ce depuis 50 ans. Que cela plaise ou non, dans tous les pays du monde, c'est la bourgeoisie locale qui a développé le secteur économique par intérêt personnel. L'un (le bourgeois) développe son affaire par intérêt personnel, l'autre (le fonctionnaire) ne se préoccupe pas de la rentabilité d'une affaire qu'il ne connait pas, mais cherche à profiter par intérêt personnel. Dans les deux cas, les personnes sont intéressées, mais un seul est intéressé à la pérennité de l'affaire. Pour conclure, citez-moi un exemple de pays bureaucratique ayant réussi à développer un secteur économique performant. L'URSS s'est effondrée, et la Chine fait coexister un système capitaliste à son régime politique.
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-1 #38 CISSE 21-08-2011 18:12

Dans l'etat actuel deliquescent des secteurs économiques guinéen, l'etat doit intervenir pour "reorganiser" ou organiser tous les secteurs économique en investissant massivement en qualité soit de partenaire au secteur privé ou en situation de monopole quitte à se desengager plus tard.Les conceptions dogmatiques sont aujourd'hui desuetes. Keynes est la solution pour la Guinée mais aussi est revenu au gout des etats developpés depuis la crise immobiliaire et financiére en cours.Nous n'avons pas besoin d'un etat liberal classic en Guinée car favorisant la bourgeoisie locale.
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+1 #37 mickmack camara 20-08-2011 15:56

Autant pour moi, gandhi. Il est vrai que l'état doit réduire son train de vie, bien payer ses cadres ( ministre, directeurs nationaux, sécrétaires généraux, chef de cabinet, etc...) et orienter ses actions et son budget au bénéfice du peuple.
Les matières grises, on les a c'est vrai, mais il apprtient au PRG et à son gouvernement de les fédérer et les motiver.
Pour ce qui est de ton humour, il faut reconnaitre que tu n'en fais pas souvent, ce qui explique ma réaction.
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0 #36 MICK MACK CAMARA 20-08-2011 11:57

Popkpa, là je te reconnait.
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0 #35 Fela Barry 20-08-2011 10:42

Mr Gandhi, un peu d'humour sans heurter l'humeur de certains pardon sans triturer les vieilles tumeurs, bref j'en meurt..Le GENDARME fonction régalienne si ce n'est régulatrice de la vie sociale, est à l’état ce que la crainte, la peur de l'enfer est aux croyants. Concept crée par les anciens égyptiens bien-sur de la très haute'antiquité pour rendre la vie en société possible. Vous êtes vraiment de grands pédagogues Mr Gandhi et Doumba sens de l'ecoute et l'à propos qui sied....
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+5 #34 Gandhi 20-08-2011 09:24

Mic Mac, je sais ce qu'est l'État gendarme (je suis prof d'éco), mais mon humour sur le terme gendarme (= armée) n'a apparemment pas été compris de tous. Je fais partie des gens qui pensent que l'État actuel doit peu s'impliquer au niveau économique, mais favoriser la création d'emplois (privés) à tout prix (et non consacrer 30 à 50% du budget à 0,5% de la population). Pour redistribuer, encore faut-il avoir de quoi le faire, et ce n'est pas en empruntant sans pouvoir jamais rembourser, qu'on y arrivera. En raisonnant par l'absurde, à ce train là dans 500 ans on aura épuisé toutes nos ressources, comment fera t-on alors pour payer ? Nous avons suffisamment de matière grise pour nous en sortir, mais non seulement on n'utilise pas leur talent, mais en plus on les combat. Nous n'avons que des rentiers à la tête de l'État depuis 50 ans, qui vivent sur la bête et qui n'ont jamais rien créé, il est temps de changer (le changement annoncé n'est pas celui-là), si nous voulons évoluer.
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0 #33 Pokpa Holomo Lamah 20-08-2011 02:28

Mon cher Mick Mack Camara, votre question se pose sur un plan purement normatif et positif face à un sujet qu'on veut réaliste. Il y a ce que je veux et ce qui s'impose à moi. Idéalement, on souhaiterait que les pouvoirs (Exécutif, Législatif et Judiciaire) se complètent et se contrôlent sans pour autant qu'ils ne se bloquent.
Honnêtement si un Président est démocratiquement élu, la majorité parlementaire devrait être de sa mouvance. Dans le cas contraire, ça voudrait peut-être dire que le Président a été imposé au peuple ou alors que ce même peuple ne veut plus de son Président et sa serait à partir de ce moment le début de la fin de règne.
En tous les cas, mon souci reste et demeure le respect du choix du peuple. Dans l'absolu, je préfère qu'on soit bloqué sur le plan décisionnel (comme c'est le cas actuellement aux USA) qu'on soit confronté à une situation conflictuelle suite à des élections contestées (comme ça été le cas en Côte d'Ivoire).
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0 #32 MICK MACK CAMARA 20-08-2011 00:34

Etat gendarme: L'état n'assure que ses foctions régaliennes c'est à dire défense du territoire grace à une armée républicaine, maintien de l'ordre (police)et justice.Ce type de gouvernance est caractérisé par une absence total de politique sociale et économique. C'est donc légitimement qu'au assiste au milieu du 20ème siècle à une mutation de l'état gendarme vers l'état providence(welfare state) dans lequel l'état intervient beaucoup plus sur le plan socio économique (politique de redistribution de revenus, justice sociale,solidarité etc...)
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0 #31 MICK MACK CAMARA 20-08-2011 00:14

Gandhi, je pensais t'aavoir mis sur la pisteen faisant alusion aux keynesiens et aux néo classique (les libéraux). Les libéraux pensent qu'en économie de marché l'état devrait se contenter d'assurer des fonctions régaliennes et c'est ça l'état gendarme. Plus le temps passe plus l'état s'est trouvé dans l'obligationd'intervenir de plus en plus, d'où l'apparition de l'état providence. ETAT GENDARME n'a rien de mauvais et ton avis sur l'intervention de l'état sied à la notion d'état gendarme.
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0 #30 MICK MACK CAMARA 19-08-2011 23:43

Pokpa, je sais très bien que ni vous ni moi n'avons le pouvoir de déciider. La question que je pose est simple. une opposition majoritaire en Guinée est - il souhaitable pour la guinée? Sachant que ailleurs ça a plus tot foiré.
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+1 #29 Pokpa Holomo Lamah 19-08-2011 21:22

Mic Mack Camara, si vous demandez mon avis, je vous dirais que ce n'est pas une question de volonté personnelle. C'est le peuple qui décide. Il est souverain. Pourvu qu'on respecte son choix. Et comme l'a si bien dit Mr Gandhi en répondant à Mr Kaba, je le cite : "En démocratie, on ne dit pas nul n'a intérêt à avoir une opposition forte, on dit on s'adaptera de manière intelligente à ce qu'ont décidé les électeurs." Fraternellement !
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0 #28 Gandhi 19-08-2011 20:44

On ne veut pas d'État gendarme (on a suffisamment donné), mais la Guinée doit arrêter de dépenser l'argent qu'elle n'a pas. En outre la répartition est scandaleuse : 30 à 50% du budget pour 50000 hommes, soit 0,5% de la population. C'est déjà une priorité à résoudre.
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0 #27 mickmack camara 19-08-2011 19:41

Gandhi, je pense que tu as toujours été le premier à comparer la Guinée à la France. Faire preuve de mauvaise foi n'est pas l'apanage des opositions Africaines ou Occidentales. De la mauvaise foi on en trouve partout, et c'est ce que kaba a voulu démontrer par ces exemples.Une opposition responsable et de bonne foi en Guinée, ce n'est pas demain la veille. En ce qui concerne le role de l'état, Keynesiens et néo classiques divergent sur l'intervention de l'état. Un état gendarme ou un état providence? Dans le cas Guinéens il faut plus tot un état providence.
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+2 #26 Gandhi 19-08-2011 19:20

Mic Mac, on ne peut pas comparer la Guinée aux démocraties occidentales. On met de côté les problèmes ethniques qui pourraient opposer le pouvoir à l'opposition, pour le reste cette dernière ne doit s'en tenir qu'aux textes. Au niveau économique, les problèmes sont les mêmes, seuls les moyens peuvent diverger, mais il faut limiter les engagements financiers de l'État dans ce domaine (pour le bien de tous), ce qui ne signifie pas désengagement de l'État. Une participation symbolique et une présence au Conseil d'administration avec des gens compétents peuvent suffire. En fait, si tout le monde s'entend pour les législatives, cela peut augurer des relations apaisées, même avec une opposition forte à l'assemblée. Dans le cas contraire...
Mr Kaba, en démocratie, on ne dit pas nul n'a intérêt à avoir une opposition forte, on dit on s'adaptera de manière intelligente, à ce qu'ont décidé les électeurs.
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0 #25 mickmack camara 19-08-2011 18:51

Tout à fait kaba1, ces exemple m'inquiettent un peu. Il est vrai que l'on a besoin d'une opposition forte c'est à dire responsable, qui ne dit pas systématiquement "NON" à tout ce qui vient du pouvoir mais aussi d'une majorité présidentielle qui ne dit pas systématiquement "OUI" à tout ce qui vient du pouvoir. Et la création de la 3ème alliance ( kouyaté, JMA, Sylla ufc) doit nous apporter cet équilibre.
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0 #24 kaba1 19-08-2011 17:50

Mr mickmack camara,si vous souhaitez avoir mon avis,je vous dirai que je suis pour une opposition forte et qui joue tout son rôle de contre-poids,mais je ne veux pas d'une opposition systématiquement hostile à tout compromis.Vous avez évoquez l'exemple de la France et des Etats-Unis; nul en effet n'a oublié le caractère exécrable des relations entre Mitterrand et Chirac d'une part et entre Chirac et Jospin d'autre part.L'une des raisons pour lesquelles la note AAA des USA a été récemment dégradée provient de l'incurie des politiques (républicains et démocrates) à se mettre d'accord sur des questions d'intérêt général; tout ceci par le fait d'intérêts partisans .Et plus proche de nous il y a HAITI.Depuis le mois d'avril déjà Mr Michel Martelly est officiellement Président de ce pays mais il peine jusqu'à présent à former un gouvernement à cause de la mauvaise foi de l'opposition qui domine le sénat.Vous l'aurez compris nul n'a intéret en Guinée de voir l'ass dom par l'oppostion
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0 #23 Inurus 19-08-2011 14:22

J’avoue ne pas comprendre le point portant sur « l’amnistie ». Déjà il y a une confusion de terme : dans le cas qui nous occupe, il s’agit plus d’une grâce que d’une amnistie. Constitutionnellement la grâce est accordée par le Président de la République alors que l’amnistie est accordée par le législateur (CNT). Deuxième point l’amnistié ou la grâce sont accordées aux personnes ayant fait l’objet d’une condamnation, or à ma connaissance ceux qui ont été appréhendés dans cette mystérieuse affaire d’attentat contre le Président n’ont pas encore été jugés, ils bénéficient de ce fait de la présomption d’innocence. Leur accorder une quelconque amnistie ou grâce maintenant équivaudrait à une reconnaissance implicite de leur culpabilité
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0 #22 mickmack camara 19-08-2011 12:12

Une assemblée dont la majorité reviendraiT à l'opposition est-il SOUHAITABLE pour la Guinée? ATTENTION les gars! ce n'est qu'une question, ce n'est pas un avis.
On peut se poser cette question quand on voit les difficultés actuelles de OBAMA, les échecs successifs de la cohabitation en france etc etc. Gandhi, AOT, OUry, lamah, le guinean, doyen bokoum,fela barry, mory diakité, konaté moussa, le passant, couleur tropicale,kaba, etc .... vos amis m'interressent.
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+2 #21 Gandhi 19-08-2011 09:22

(2) Qui ose croire en Guinée que l'administration est neutre, même dans les pays démocratiques elle ne l'est pas, a fortiori en Guinée. Si l'administration était au service de l'État et non à son propre service ou celui d'un parti ou d'un clan, la Guinée serait autre.
Pour les accusés civils du 19 Juillet, j'ai déjà écrit également d'une part que je ne croyais pas à la réalité de l'attentat, et d'autre part ces civils ont été apparemment dénoncés par d'autres, dans les conditions que tout le monde connait. S'il suffisait d'accuser son voisin de la rage, tous les Guinéens seraient emprisonnés. Mais puisque vous croyez à l'attentat, j'attends toujours vos commentaires sur mes remarques. Vous pourrez y ajouter que le procureur n'a répertorié que 18 armes, dont certaines (les lance roquettes) n'ont pas servi ou n'ont été utilisées qu'une seule fois. Quant aux autres (ils étaient une cinquantaine), je ne sais pas à quoi ils jouaient à Kippé sans armes !!!
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+1 #20 Gandhi 19-08-2011 09:21

(1) Mr Kaba, je répète ce que j'ai déjà dit sous un autre article : on ne peut pas évoquer la loi quand cela arrange, et l'oublier dans le cas inverse. Si Alhassane Condé était respectueux de la loi, il aurait organisé les législatives dans les 6 mois. Ce n'est pas la loi, c'est la constitution qui le précise.
Si les élus ont dépassé leur mandat, pourquoi ne sont-ils pas remplacés dans toute la Guinée, mais seulement ceux de l'opposition ?
Enfin aucun tribunal n'a rendu de décision permettant de justifier le remplacement des conseils communaux. Aucun audit public n'a été réalisé malgré les annonces.
C'est incroyable de voir des gens, ministres qui plus est, mentir effrontément, alors qu'on peut les confondre facilement.
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+1 #19 Fela Barry 19-08-2011 09:00

Suite 2°) Cela dénote plutôt de notre incapacité et impuissance à forger un avenir neuf: Rien ne se perd tout se transforme et évolue, sauf que nous ne voulons point changer ! Kaba, virer votre frigo, votre rutilant 4x4 et ordinateur surtout éclairez vous au feu de bois battez et dansez du tam-tam à vous tordre les pieds. La Démocratie bien commun de l’humanité n’est ni brutale encore moins frontale, elle est le reflet de la psychologie des peuples qui veulent bien l’apprivoiser et lui donner du sens : inde, afsud, brésil, Ghana...
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0 #18 Fela Barry 19-08-2011 08:59

Suite 1°) Mr KABA ! Nous tirons parti des biens faits de la science pour mieux nous soigner, habiter, développer nos capacités intellectuelles, nous nourrir et commercer avec le reste de l’humanité. Ce qui est recevable pour la science l’est autant de la démocratie tant bien même que ce sont les Blancs qui en sont les inventeurs et promoteurs. Je crois si nous voulons avancer, il faut sortir de ce complexe de « petit negre » fait de racisme primaire anti-blanc, se grattant le nombril dans une Afrique précoloniale sur-idéalisée.
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+2 #17 kaba1 19-08-2011 01:42

(3)En outre le citoyen Gandhi a mille fois raison lorsqu'il dit:
"le problème de fond essentiel consiste en la mise en place d'une démocratie, pas forcément de type occidental, faite d'agressivité et d’affrontements, mais d'une démocratie à l'africaine, de type consensuel et qui met en avant les valeurs de rassemblement".Ne pas être d'accord avec vous sur cette analyse est tout simplement impossible.Le fait est que l'universalité de la démocratie n'implique pas ipso facto
une universalité de son entendement et de son application.
Le fait est que les valeurs culturelles et cultuelles des peuples de cet univers sont aussi bigarrées aussi abscons et aussi alambiquées que sont la kyrielle des couleurs de l'arc-en-ciel.Le drame de nos politiques est de se contenter d'imiter aussi servilement que possible sans aucun effort d'adaptation.Une démocratie du pujilat ne contribuera qu'à distendre davantage le hiatus intercommunautaire déjà béant en Guinée
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-3 #16 kaba1 19-08-2011 01:25

(2)Certaines mesures correctives risquent en effet d'être gourmandes en temps mais tout comme on a besoin de casser des oeufs pour faire des omelettes il ressort que la condition sine qua non de la réussite de ces élections viendra de son impartialité et de sa régularité.Je ne vous comprends pas lorsque vous invitez à amnistier les inculpés civils des évènements du 19 Juillet.Ces personnes si elles sont coupables de ce dont elles sont accusées ne peuvent pas et ne doivent pas être considérées comme d'anondins répris de justice,si elles sont coupables peu importe qu'elles soient civiles ou militaires,elles devront subir la rigueur de la loi dans toute son expression et à la hauteur de leur maneuvre,ceci Mr Gandhi est inconditionnel pour l'érection d'un Etat de droit auquel vous et moi tenons tant.Ces gens contrairement à ce que vous semblez vouloir derechef nous faire croire ne sont point des prisonniers politiques,ce sont des "malfrats"qui ont intenté à la vie d'un PR dmctqmt élu
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0 #15 kaba1 19-08-2011 01:10

(1)Mr Gandhi,si sur le fond le contenu de votre analyse se trouve être conforme avec les révendications du collectif alors je ne vois absolument pas de raisons de s'offusquer de leur entêtement.Toutefois j'ai des réserves inhérentes à quelques uns des points que vous soulignez.Vous nous dites
par exemple qu'il serait opportun de suprimer les 2 représentants du MATD à la CENI lors même que le MATD ne s'est nullement présenté comme un organe de la mouvance présidentielle,il n'est ni plus ni moins qu'un ministère au service de l'Etat et dont les prérogatives sont censées être clairemet définies par ce dernier.En outre s'agissant des collectivités locales,corrigez-moi si je me trompe,mais elles sont censées n'avoir que quatre ans pour mandat,échéance courue depuis deux ans déjà.Il est toutefois anormal de la part du MATD de ne procéder qu'à un remplacement sélectif et non intégral. Egalement pour paraphraser Mr Lamah,je pense que la question des personnes décédées importe
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+3 #14 AOT Diallo 18-08-2011 23:05

J`apprécie beaucoup ce texte - chemin à suivre - de Gandhi et j`espère que nos Grands politiciens sauront le lire et n`auront pas leurs complexes habituels pour en user et en abuser. Mais j`aime encore plus le ton apaisé et constructif de tous les commentaires. La leçon que j`en tire: toute contribution de qualité et sans relents ethniques peut rassembler la majorité des têtes guinéennes dans un débat enrichissant pour tous. Avis à tous ceux qui contribuent sur notre site...Quand au compatriote qui suspectait un pacte de non agression entre certains contributeurs (dont moi) il se trompe lourdement: quand c`est bon à mon avis je le dis - dans le contraire aussi. Essayez de poster une contribution (autre qu`un simple commentaire) et vous verrez...
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0 #13 Gandhi 18-08-2011 19:19

(2) Mr Lamah, honnêtement, je pensais qu'AC allait faire l'unité nationale, ainsi avec tous les civils, il allait pouvoir remettre en cause le fait que 50000 hommes (0,5% de la population) consomment 30 à 50% du budget de l'État. Les conflits du Liberia et de Sierra Leone sont terminés, mais ce qui était octroyé aux militaires n'a pas diminué depuis le début des années 2000. Enfin il existe des délais qu'on peut sans doute limiter, mais pour ce qui concerne les délais légaux (droit de contester des citoyens par exemple), cela est difficile.
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0 #12 Gandhi 18-08-2011 19:13

(1) Mr Lamah, j'ai tourné la page par rapport à la légitimité d'AC. Je ne suis qu'un citoyen et si CDD son adversaire a accepté les résultats, je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus. Mais j'aime bien rappeler la réalité à ceux qui parlent de "démocratiquement élu". La révision prévoit la suppression des personnes décédées, mais je dis qu'il est plus important d'inscrire les jeunes qui feront un acte volontaire, que de supprimer les personnes dont il faudra chercher les éléments d'identité dans chaque préfecture et sous-préfecture. Bien sur il y a des risques de fraude dans ce cas comme vous le soulignez, comme à l'inverse celui de supprimer des homonymes vivants. Si on veut aller vite, je dis qu'il n'est pas urgent (non synonyme d'obligatoire) de gérer les suppressions.
Amnistier les civils parce qu'ils ont été "dénoncés" dans les conditions que tout le monde connait. D'ailleurs, il n'y avait que 18 armes pour 24 militaires arrêtés. Cherchez l'erreur !!!
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+2 #11 mickmack camara 18-08-2011 18:08

Un article bien fait, entraine toujours des commentaires responsable.A l'exception de kalil , les commentaires tournent uniquement autour de l'opposition, de l'armée, du pouvoir et des autres institutions et de la GUINEE.
Vivement le prochain.
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+3 #10 SYLLA 18-08-2011 15:25

Mr Ghandi, votre analyse est subtile et fine, plein de sagesse et d’enseignement pour un pays structuré et qui respecte les principes élémentaires de la bonne gouvernance. Je comprends votre souci d’agir comme éclaireur ou pompier mais il faut oser reconnaître aux partis qui composent l’opposition guinéenne d’avoir fait un pas de géant, et doivent surtout éviter de perdre l’équilibres en adoptant toujours une démarche consensuelle face au gouvernement, qui ne peut être juge et parti en même temps. L’opposition peut patauger ou ramer s’il le faut mais ne jamais se laisser distraire pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignée, le bonheur du peuple en dépend, elle ne doit pas rester immobile, ni reculer mais avancer.
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-1 #9 SYLLA 18-08-2011 15:23

Je trouve le comportement léger du Ministre Condé, supposé aguerri aux rouages électoraux, face aux conditions vitales à la poursuite du processus démocratique. Son attitude dénote sa mauvaise foi à participer inéluctablement au blocage du dialogue de façon volontaire, et par conséquent, doit d’être révoquer de ses fonctions pour faute grave et entrave à la poursuite de la démocratie en Guinée. Il faut vraiment être malade dans sa tête pour conseiller au Président de démettre des maires, des chefs de quartier, … au profit des délégations spéciales à un moment où le temps est compté. Je pense que ce monsieur est indigne de confiance et tout porte à croire que c’est loin d’un abruti, non c’est un félin qui guette sa proie et prend soin de son temps avant de l’achever pour assouvir ses fantasmes.
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-1 #8 SYLLA 18-08-2011 15:22

Mr Ghandi, je suis fort persuader que vous êtes adepte de la non violence, je ne vous en tiens pas rigueur pour autant mais ce climat de peur et de violence qui sévit en Guinée depuis huit (8) est hostile à toute morale humaine pouvant garantir la paix en Guinée. Personne ne souhaite faire vivre à sa progéniture le printemps arabe pour les années à venir d’où l’intérêt de faire recours à la violence, lorsque la violation des droit frise l’indignation.
Lorsqu’un pouvoir recule il devient dangereux comme un fauve blessé, l’opposition ne doit plus hésiter, ni douter de la réussite de son engagement à faire appliquer le droit.
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-2 #7 Fela Barry 18-08-2011 14:57

L’inertie autocratique demeure la marque de fabrique du leadership à la Guinéenne, en somme, nous ne tirons jamais de leçons de notre histoire. D’autant que la confusion de tous les pouvoirs dans les seules mains du Président, n’a jamais fait de ce pays le Hong-Kong, Malaisie ou le Dubaï Africain ! Les vrais démocrates devraient en sus de s’indigner, fronder, alerter l’opinion de la monocratie naissante dopée par un présidentialisme forcené ainsi que de la mise sous curatelle burkinabé de notre armée si ce n’est notre souveraineté. Le Coq-Président sait tout, veut tous les pouvoirs mais ne sait rien faire, à part régner sans partage. En revanche il ne quitte toujours pas son vieux métier politique à tisser l’arlésienne de la réconciliation, de la démocratisation, pardon à enfiler des perles de mensonges plus grosses les unes les autres que son faux-nez de démocrate panafricain : atteindra-il seulement 18% de ses promesses farfelues
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0 #6 Pokpa Holomo Lamah 18-08-2011 14:27

Mr Gandhi, franchement je me dois de vous féliciter pour ce brillant exposé. La seule fausse note est de nous avoir ramené à cette sempiternelle question de légitimité de Alpha Condé. Tournons la page et parlons du présent pour préparer l'avenir.
Si dans l’ensemble, je partage vos points de vue, il y a d’autres points qui sont forts discutables, notamment :
(1) Vous dites qu’il n’est pas urgent de supprimer les personnes décédées, moi je dis non. Ou on veut un fichier propre ou on ne veut pas. La loi n’a pas dit d’outrepasser les cas de décès. L’important est de prouver que la personne qu’on déclare décédée l’est bien. Des personnes mal intentionnées pourraient se faire des procurations aux noms de défunts pour voter à leur place, ce qui fausserait les résultats.
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+4 #5 Pokpa Holomo Lamah 18-08-2011 14:25

(2) Pourquoi amnistier seulement les civils enfermés à la suite des évènements du 19 juillet alors qu’ils ne sont mêmes pas encore été jugés ? Et s’il s’avérait qu’ils sont coupables. Encore qu’on soit tous deux d’accord qu’il s’agisse d’un procès équitable. Pour moi, si Alpha doit amnistier des prisonniers, il doit le faire non pas en fonction de leurs statuts, mais en fonction du motif de leur condamnation, qu’ils soient civils ou militaires. Puisqu’il n’y a pas eu de procès encore, on peut demander à Alpha d’annuler le procès.
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+5 #4 Pokpa Holomo Lamah 18-08-2011 14:23

(3) Vous posez la question de savoir qu’en est il des militaires qui saccagent les domiciles des privés, qui volent les boutiques des commerçants, qui rackettent les automobiliste ? Mais vous-même avez déjà répondu à cette question en disant que si ce sont les militaires qui posent des problèmes, Alpha a intérêt à davantage s’appuyer sur une opposition civile. Je jure que si Pouvoir et Opposition s’entendent, on peut maîtriser ces militaires. Ils ne sont pas plus nombreux et plus importants que la population.
(4) Enfin, moi je tiens à ce qu’on fasse un travail propre, sans trop tenir compte des délais légaux. Pourvu que tout soit consensuel. Je persiste à dire que c’est en voulant respecter, contre vent et marrée, le chronogramme de 6 mois, qu’on a bâclé les présidentielles. Cette fois-ci on n’a plus droit à l’erreur. Fraternellement !
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+7 #3 mickmack camara 18-08-2011 11:33

(suite et pas fin) Gandhi, Le NIGER et le GABON sont deux cas d'écoles édifiant, l'un c'est à dire le Niger n'a plus de problèmes de ce genre à régler, l'autre, c'est à dire le GABON peine à organiser des élections legislatives 2 ans après les présidentiels, opposition et pouvoir sont bloqués sur la biométrie. En Guinée,Les conseillers communaux et chefs de quartier limogés, reviendront à leur poste, mais dans quel état d'esprit?? Nous sommes à la place que l'on mérite pour avoir baclé notre transition.
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+9 #2 mickmack camara 18-08-2011 11:31

Tout à fait Gandhi, ton articlle me plait et à mon avis il est le plus abouti et le plus constructif (je dis bien à mon avis). Je pense sincèrement et je te l'ai déjà dis que si l'on avait commencé par le début on ne serait pas là aujourd'hui. En privilégiant les présidentielles aux legislatives on courrait le risque d'avoir un président, fusse-t-il AC ou CDD qui mettrait tous les atouts de son coté pour avoir une majorité à l'assemblée. Cette pratique ne date pas d'aujourd'hui et n'est pas propre à la Guinée. Il m'est difficile de croire que l'administration sera neutre à 100% en cas d'élection legislatives.
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+2 #1 kalil diallo 18-08-2011 10:53

il faut que le president de sa communauté libere les militaires et commerçants injustement arretés pour leur appartenance ethnique .
la haine que vous avez contre ces personnes vous menera dans un trou ou vous aurez besoin des victimes pour en sortir si dieu le veut ,tout se payera sur cette terre,la cote d´ivoire vous aurait pu servir d´exemple.
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