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Communiqué de presse de la FIDH
FIDH Jeudi, 26 Janvier 2017 23:29
Guinée : 10 ans après, les victimes des répressions de Janvier et Février 2007 demandent justice. Paris, Conakry, le 23 Janvier 2017 - A l’occasion du dixième anniversaire de la répression violente des manifestations organisées par les principaux syndicats du pays en Janvier et Février 2007, la FIDH et l’OGDH, qui sont constitue´des parties civiles aux côtés des victimes, appellent à l’accélération des enquêtes, à l’audition et à l’inculpation des individus présumés responsables de ces exactions.
Le 10 Janvier 2007, les centrales syndicales guinéennes avaient lancé une grève générale pour protester contre la mauvaise gouvernance, la cherte de la vie et le déficit démocratique qui caractérisaient le régime du général Lansana Conte, au pouvoir depuis près de 25 ans.
Le 22 Janvier, des bérets rouges de la garde présidentielle et des éléments des forces de l’ordre ouvraient le feu à Conakry sur les manifestants, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés. La répression, qui s’est poursuivie pendant plusieurs semaines et s’est propagée dans presque toutes les villes du pays, s’est finalement soldée par un bilan de plusieurs centaines de morts, des milliers de blessés et des dégâts matériels considérables.
En Mai 2012, l’OGDH et la FIDH ont porté plainte devant la justice guinéenne et se sont constituées parties civiles aux côtés des victimes, donnant lieu à l’ouverture d’une information judiciaire qui est toujours en cours. Après bientôt quatre ans de procédure, plusieurs dizaines de victimes ont pu être entendues, mais, compte tenu de l’ampleur et de la complexité du dossier, un important travail reste encore à mener par la justice guinéenne pour rendre possible l’audition des victimes et témoins sur l’ensemble du territoire et avancer enfin dans l’établissement des responsabilités.
« L’OGDH et la FIDH, qui accompagnent devant la justice un grand nombre de victimes de la violence d’État, dont celles du 28 Septembre 2009, appellent les autorités à apporter aux magistrats en charge du dossier tout le soutien et les moyens matériels nécessaires pour enquêter efficacement sur les exactions commises en Janvier et Février 2007 et identifier les présumés responsables de ce qui constitue l’une des plus graves violations des droits humains des dernières années en Guinée », a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.
Si, comme en témoignent les avancées récentes dans le dossier du 28 Septembre 2009, les efforts consacrés par les autorités à la lutte contre l’impunité et au renforcement des institutions judiciaires ont permis des avancées importantes, l’État doit répondre également à l’attente de justice exprimée par les milliers de victimes de violences politiques commises au cours du demi-siècle de régimes autoritaires qu’a connu la Guinée.
« La tenue des procès des événements de 2009 et de 2007 permettraient à la Guinée de définitivement tourner une page de son histoire. Cependant, l’instauration d’un Etat de droit pérenne passe également par la recherche de la vérité sur toutes les violations passées des droits humains. C’est pourquoi nous appelons à la mise en place dans les meilleurs délais d’une commission nationale justice, vérité et réconciliation, ainsi que s’y est engagé le président Alpha Condé », a déclaré Abdoul Gadiry Diallo, président de l’OGDH.
Pour accompagner la justice, nos organisations mènent des enquêtes et apportent une assistance judiciaire gratuite aux victimes de ces évènements afin qu’elles puissent participer à la procédure et que leur droit à la justice, à la vérité et à la réparation soit reconnu.
Pour en savoir plus sur le travail de la FIDH en Guinée, visitez waitingforjustice.org.
FIDH
Contacts presse :
Audrey Couprie, à Paris (français, anglais, espagnol), +33 6 48 05 91 57 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Arthur Manet, à Paris (français, anglais, espagnol) : +33 6 72 28 42 94 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle fédère 184 organisations nationales de défense des droits humains dans 112 pays. Depuis 1922, partout dans le monde, la FIDH enquête, documente, et pousse les États à adopter des politiques respectueuses des droits humains. Elle poursuit également les auteurs de violations des droits humains et accompagne les victimes devant les tribunaux. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York, Pretoria et Tunis.
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Commentaires
0
#1
27-01-2017 01:27
Grand merci au FIDH pour le rappel sur la nécessité de faire justice sur cette affaire quel que soit la durée.
Bien dommage que ce soit une organisation européenne qui rappelle les tragédies. C'est vrai que la société civile qui est un marchepied pour être ministre ou préfet, est occupée à se faire un nom auprès des autorités.
Quant aux partis politiques dont la plupart des leaders étaient aux affaires durant cette tragédie ce rappel doit sûrement les déranger. Surtout que c’est devenu une mode de se bousculer sur le fenestron pour chanter les gloires des criminels comme Sékou Toure et Lansana Conté... Et que le "chef de l'opposition" n'a rien trouvé de mieux qu'à faire alliance au petit Idi Amine de Daddis.
Guinéens réveillons-nous.
K. Ba
Bien dommage que ce soit une organisation européenne qui rappelle les tragédies. C'est vrai que la société civile qui est un marchepied pour être ministre ou préfet, est occupée à se faire un nom auprès des autorités.
Quant aux partis politiques dont la plupart des leaders étaient aux affaires durant cette tragédie ce rappel doit sûrement les déranger. Surtout que c’est devenu une mode de se bousculer sur le fenestron pour chanter les gloires des criminels comme Sékou Toure et Lansana Conté... Et que le "chef de l'opposition" n'a rien trouvé de mieux qu'à faire alliance au petit Idi Amine de Daddis.
Guinéens réveillons-nous.
K. Ba








