Il s'appelait Mohamed Jo !

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SYLLA_Mohamed_Jo_01« Quand on a tout perdu, quand on n’a plus d'espoir, la vie est un opprobre et la mort un devoir Â» recommandait Voltaire (1694-1778), l'écrivain et philosophe français qui a marqué le XVIIIe siècle.

« Vivre est une maladie dont le sommeil nous soulage toutes les seize heures ; c'est un palliatif : la mort est le remède Â» préconisait le poète, journaliste et moraliste français Sébastien Chamfort (1740-1794).

« Au moment où un homme prend la décision finale et irréversible de se tuer... c'est qu'il est déjà mort Â» disait l'autre.

Ces trois axiomes et adages nous rappellent que la vie sur terre n'est pas éternelle et que le jour du départ aura lieu inéluctablement, inexorablement sous quelque forme que ce soit. C'est écrit et c'est l'Omniscient qui donne la vie et la reprend.

L'essentiel est là et tout le reste, tout commentaire, est inutile, dérisoire, voire futile

L'essentiel est que la communauté guinéenne de France est en deuil car Mohamed Sylla, communément appelé « Mohamed Jo Â» et âgé de 56 ans, en était depuis belle lurette un personnage notoire, incontournable, une figure marquante à plus d'un titre.

Mohamed Jo était un homme charismatique, à la belle allure, toujours propre sur lui, respectueux, courtois qui ne laissait personne indifférent.

Ce ne sont pas des propos convenus, de circonstance mais la réalité vivante.

Dans le quartier de Boulbinet de Conakry où nous sommes tous les deux nés, nos maisons familiales étaient voisines et leurs histoires mitoyennes, imbriquées, à l'image, à l'instar du destin de son père « Momo Jo Â» et du mien Amara Soumah dans les années 50.

Mais il n'y eut jamais de ressentiment, d'adversité entre nous deux car les enfants ne sont comptables des actes posées par leurs parents.

Bien au contraire, s'étaient instaurées entre nous deux des relations sommaires, mais courtoises et Mohamed Jo m'appelait à chaque rencontre affectueusement « cousin Â».

Notre dernière rencontre date du vendredi 28 juin 2013, en fin d'après-midi, sur la célèbre rue Meslay qu'il arpentait régulièrement pour faire ses courses, parfois même pour d'autres, tellement il était disponible, serviable.

C'est mon ami d'enfance Paul Bomboh, affligé et meurtri, qui m'a annoncé la triste nouvelle hier soir et donné certains éléments des circonstances de sa mort.

Le malheur de l'avoir perdu, ne doit pas nous faire oublier, le bonheur de l'avoir connu. Prions pour le repos de son âme !


Paris, le 29 juillet 2013

« Cousin Â» Nabbie Ibrahim Baby Soumah


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Commentaires  

 
+9 #5 Le Voyant 01-08-2013 03:44

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
Paix ä l'äme de Mohamed Jo.
Paix également ä l'äme de toutes les personnes innocentes assassinées et précipitées dans des puits par son père Momo Jo,loubard attitré et missionnaire de la mort de Sekou Touré(tourments et chatiments ä leurs ämes damnées pour l'eternité).
La mort brutale de Mohamed Jo,precipité du 16eme etage, n'est d'ailleurs pas sans rappeler la façon dont son père sur ordre de l'ogre AST, éliminait ses cibles aussi bien en Guinée qu'ä l'etranger.
Le père de Mohamed Jo est également connu pour être le père biologique de Sekouba Konaté.

Madina, Momo Jo - comme ce fut le cas de ses maitres d’alors - a fait trop de dégâts dans les quartiers précaires de Conakry avant de crever (surtout dans les favelas) et tient toi bien, quand certains pères de familles voulaient insulter leurs femmes suite a des disputes ou bagarres, ils n’hésitaient pas de traiter leurs rejetons de fils de Momo Jo. J’ai assisté a de scènes pareil a plusieurs occasion et chaque fois que je demandais aux intéressés, ils me disaient que leur géniteur avait « une dent » contre Momo Jo, c’est tout (circulez y a rien à voir)……. C’est plus tard qu’on m’expliqua – que je me suis rendu compte -, ce que faisait Momo Jo dans ces quartiers…..En plus d’être un assassin attitre du PDG, il jouait au petit caïd et raflait les femmes a autrui sans état d’âme (il en avait même viole de dizaines qui passaient prendre « bore-saree » dans son magasin)….Bon je ne citerais personne mais il paraitrait que le palais de la honte en contient une demi-douzaine de ses rejetons (suivez mes doigts…) Tic Tac Tic Tac
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+11 #4 Le Voyant 01-08-2013 03:27

Madina, Mohamed-Jo était conscient des actes posés par son feu père dans le passé – le sinistre Momo-Jo, loubard et ancien assassin du PDG -, et le comportement de certains de ses frères « bandits de quartier » dont le plus illustre fut Kabinet. Et crois moi, il n’en était pas fier, c’est la raison pour la quelle d’ailleurs il avait essayé de s’en démarquer dès son adolescence. C’est pourquoi il s’était lancé dans les arts martiaux très tôt.
C’était un maitre respecté en Karaté et il n’a jamais utilisé (a ma connaissance) son art pour faire du mal a qui que ce soit, il était plutôt très bien et sociable, et le titre de bandit de grand chemin qui lui était attribue a tors le dérangeait a plus d’un titre…..Mais hélas ! Quand on est le fils de Momo Jo, il est très difficile d’être pris pour un saint même si on devient un imam ou un prêtre, on ne peut cacher le nom de Momo Jo (Selon Mr. Sylla himself).
Ce monsieur et moi avions une connaissance commune, et grâce à cette personne j’ai découvert le « coté humain » de ce monsieur et il ne ménageait aucun effort pour aider les jeunes de son quartier à éviter de basculer dans le banditisme. D’ailleurs la plupart des militaires – les bérets rouges (FUMACO – formes par les français dans les années 87-90) formes à Kassa au temps de Conte étaient soit ses protégés ou ses disciples qu’il avait initiés aux arts martiaux.
Va en paix maitre Jo, chacun est responsable devant Dieu et ses créatures – de ses actes et comportements – nul n’est responsable des actes posés par autrui et on ne choisi pas de naitre dans une famille…..Par ailleurs, si le fils de Dracula (Satan selon AOT) se comportait ainsi, au lieu de venir narguer les gens ici, peut-être qu’il aurait bénéficié un peu d’égards pour certains mais hélas ! Il est reste lui-même, le fils de son père, arrogant, mal élevé (ses parents n’avaient pas le temps – son géniteur a passé tout son temps a vociférer au lieu d’éduquer son petit rejeton) et prêt à bondir sur toute personne qui met en cause la barbarie de son feu père qui brûle éternellement en enfer. Tel père tel fils non ? Me diront certains….
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+11 #3 Amenofils 01-08-2013 01:19

Il y'a des hommes respectables qui continuent de parler de ce Momo Jo avec effroi ! Certains qui frissonnent a la simple évocation de ce nom. Ils m'ont parlé aussi d'un autre du nom de Fadama et même d'un certain " Wantan kéme " signifiant en sousou: 100 pantalons. Tout cela fait certainement allusion à des tortionnaires ou pratiques et sévices subis.
Tourments et châtiments à l'âme de ces bourreaux et à leur mandataire !
Mais le fils Mohamed Jo que je ne connais pas peronnellement est réputé pour être serviable, sociable, humain et très respectueux. Paix a son âme
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+5 #2 TOOLA 01-08-2013 01:03

Paix à Mohamed et que Dieu lui pardonne ses péchés.
Amen
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+4 #1 madina 31-07-2013 23:16

Paix ä l'äme de Mohamed Jo.
Paix également ä l'äme de toutes les personnes innocentes assassinées et précipitées dans des puits par son père Momo Jo,loubard attitré et missionnaire de la mort de Sekou Touré(tourments et chatiments ä leurs ämes damnées pour l'eternité).
La mort brutale de Mohamed Jo,precipité du 16eme etage, n'est d'ailleurs pas sans rappeler la façon dont son père sur ordre de l'ogre AST, éliminait ses cibles aussi bien en Guinée qu'ä l'etranger.
Le père de Mohamed Jo est également connu pour être le père biologique de Sekouba Konaté.
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