Tidiane Maloun Barry Lundi, 16 Mai 2016 13:58
L'association Tawaangal Pastoralisme organise
le samedi 21 mai 2016 dans une salle du groupement d’intérêt public
« Yvelines coopération internationale et développement » (YCID) de Versailles
une première journée de réflexion autour du pastoralisme qui s’intitule :
« Evolutions des pratiques pastorales en Afrique sahélo-saharienne :
quelles sont les conséquences de ces mutations pour l’avenir des traditions
des éleveurs pasteurs peuls ? »
Objectifs de la journée :
ü Attirer l’attention de la communauté scientifique, des décideurs, et du grand public sur les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et politiques de l’activité des pasteurs dans un milieu en pleine mutation.
ü Sensibiliser et mobiliser les migrants africains et la diaspora d’origine pastorale en France, en renforcement de la société civile des pasteurs pour encourager une culture de la paix dans leurs régions de provenance.
Qu'est-ce que le pastoralisme :
Le pastoralisme désigne une société fondée sur le troupeau. En Afrique occidentale, c’est aussi un mode de production économique, une forme d’exploitation du milieu et un modèle d’organisation de la société. Les communautés pastorales résident dans des zones caractérisées par des ressources limitées et des conditions climatiques extrêmes.
Les éleveurs sahélo-sahariens : une économie en déclin :
En région sahélo-saharienne, le pastoralisme connait des mutations profondes.
L’élevage constitue sur le plan macro-économique 25% du PNB du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad. Sur le plan social, 80% de la population pratiquent cette activité au Sahel, c’est un secteur qui crée des emplois et contribue à la sécurité alimentaire : lait, viande, produits dérivés. Il génère un commerce intra régional de bétail sur pied. Il est aussi un facteur d'intégration.
(Extrait de : Dramane Coulibaly - Elevage et Pastoralisme au Sahel : potentialités, contraintes & perspectives - 11-12 août 2008)
Le pastoralisme est en crise chronique à cause de l’avancée du front agricole, des freins à la mobilité pastorale, de la vocation plutôt agricole, voire urbaine, des projets de développement ; mais elle est aussi due à l’ouverture des sociétés pastorales elles-mêmes à un monde extérieur par la place croissante de l’économie monétaire, des nouveaux projets de vie des jeunes générations et de la diversification des activités économiques. Les éleveurs, pratiquant un pastoralisme transhumant, se retrouvent, dans des situations de marginalisation spatiale, économique, sociale et culturelle. …. Cela ne constitue que le contexte d’un déclin, voire la disparition, des modes de vie et d’activités de subsistance fondées originairement sur le pastoralisme, celui-ci entendu comme lié à un élevage extensif, à la transhumance, à la mobilité pastorale et plus généralement à un mode de vie social et un univers culturel fondé par le rapport matériel et symbolique entre l’homme et le cheptel.
Extrait de l’article « Les dilemmes du pastoralisme. Entre marginalisation et modernisation chez les éleveurs peuls à Djougou (Bénin) » par Ricardo Ciavolella - 28 août 2012
Organisation de la journée :
La journée est organisée autour de deux tables rondes et un forum :
Informations pratiques :
Lieu : salle du groupement d’intérêt public « Yvelines coopération internationale et développement »
(YCID) de Versailles
Adresse : 3 rue Fontenay 78000 Versailles
Comment s’y rendre : à 7 mn à pied de la gare de Versailles Rive gauche (RER C)
Entrée libre.
L'association Tawaangal Pastoralisme :
C’est une association loi 1901 crée depuis septembre 2015.
Elle se donne pour objectif général, la préservation des traditions et cultures des éleveurs transhumants et nomades d’Afrique sahélo-saharienne.
Communiqué transmis par
Tidiane Maloun Barry
Contact :
Ghislaine DEGBEY-DIALLO - présidente
Tél : 06 32 49 02 95 - Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Site web : http://tawaangalpastoralisme.org
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