Syli toujours sans coach : lettre ouverte à la Fédération guinéenne de football

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FERNANDEZ_Luis_01Observateur assidu du sport national depuis mon retour du Sénégal en 1970, c’est avec un sentiment de révolte que je vis la situation actuelle de notre football. Une situation que le pays ne mérite guère. Pour la simple raison, que la Guinée est le seul pays engagé aux éliminatoires de la CAN 2017 dont l’équipe nationale est sans entraîneur. Une performance en soi !

Ils sont bien nombreux ceux qui, comme moi, sont dubitatifs sur la gestion actuelle du football national. La question qui se pose maintenant est de savoir pourquoi, à la suite de la démission de Michel Dussuyer, un appel à candidature n’a pas été lancé ? La procédure d’urgence que vous invoquez pour avoir pris directement contact avec Luis Fernandez n’est pas du tout convaincante, puisqu’à ce jour les discussions semblent ne pas avoir abouti. Au-delà de ce formalisme, de sources concordantes, des postulants avaient leurs dossiers de candidature au siège de la fédération. Conséquences de cette procédure d’urgence : notre pays est l’un des rares pays n’ayant pas pris part aux deux journées FIFA, ce qui a empêché une revue d’effectif du Syli national. On semble minimiser cet impair, qui pourtant va se ressentir bien plus tard au moment des préparatifs de la campagne des éliminatoires de la CAN 2017.

Au moment où je rédige ces lignes, une autre question ma taraude l’esprit : à quoi a bien servi notre dernière participation aux phases finales de la CAN 2015 en Guinée Equatoriale ? Si au plan sportif, nous avons été éliminés par le Ghana en quart de finale, faute de direction technique, les enseignements n’auront pas été tirés pour les entraîneurs locaux et pourquoi pas les responsables des ligues régionales et dirigeants des clubs. La CAN est la plus importante compétition continentale. Il y a de ce fait un vécu à partager avec tous les acteurs de la famille du football local. Une session de restitution au bénéfice de ces acteurs (entraîneurs de ligue 1, 2, nationale, dirigeants de clubs, des ligues, arbitres, journalistes sportifs) mérite d’être organisée. En plus, les retombées financières de l’épreuve (dont on ignore encore l’enveloppe) devront être réinjectées dans la promotion de la discipline.

Sur un tout autre plan, il est urgent de songer à mettre en place la nouvelle direction technique nationale. A la suite de la démission d’El Hadj Chérif Souleymane et de la disparition de son successeur Faber Camara, rien n’a été entrepris pour remettre en selle cette structure si importante. Je ne vous l’apprends pas, la direction technique est la cheville ouvrière de toute la politique de développement du football. Va-t-on continuer à gérer la discipline à la petite semaine, sans plans de développement sur une perspective de cinq et dix ans ?


Thierno Saïdou Diakité
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+5 #6 mamadou saliou bah 19-04-2015 00:42

Tant que les SELECTIONNES pour l'equipe nationale joueront pour un salaire ou une prime , ( DE L'ARGENT ) , ILS ne gagneront RIEN : ni de l'argent , ni de coupes !
Pour LA PATRIE , pour LE DRAPEAU pour LA GUINEE ! CA , ca gagne !
Le sait-on ? Toute la question est la !
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+2 #5 A.O.T. Diallo 19-04-2015 00:16

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Bravo Thierno Saïdou Diakité ! Ce domaine de sports, moins stressant, manquait beaucoup a ce forum. Nous ne sommes habitués ici qu’a la politique (un sujet plein de peine et de haine, avec parfois des échanges dépassant de loin la limite du normal). Je suggère donc que le sport soit désormais inséré dans le programme de Guineeactu.

Attention Amadou, les députés de la mouvance-Sanseman de l'AN-Guineeactu vont refuser que ce point soit introduit dans l'ordre du jour de la prochaine session...
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+4 #4 amadudialamba 18-04-2015 22:34

Un simple comité restreint constitué de cadres sérieux, assisté par des professionnels expérimentés peut encadrer la sélection nationale. Pourvu que le Département accepte de les accompagner et de mettre les moyens nécessaires a leur disposition. Seul, assisté de trois autres responsables locaux, je suis parvenu, dans les années passées, a gérer une formation locale d’une préfecture qui avait réussit a se hisser au plus haut niveau du sport guinéen (quart de final de la coupe nationale). A défaut de pouvoir organiser un championnat national plein ou d’avoir des centres de formation performants, il suffit de sillonner les milieux du foot mondial pour dénicher nos actuels meilleurs joueurs. Les professionnels guinéens évoluant dans les quatre coins du monde connaissent tous les talentueux joueurs. Ils peuvent aussi connaitre ceux qui sont actuellement en bonne forme. Les montants exorbitants que les expatriés demandent pourraient servir a la détection de ces joueurs en forme. Ces dernières années, nous avons été témoins du succès de beaucoup d’entraîneurs locaux dans les compétitions internationales. Le Nigeria, l’Egypte, pour ne citer que ceux-la. Pourquoi alors pas chez nous ? Papa Souleymane chérif avait toujours des équipes des tout-petits qui animaient les mi-temps des matchs du grand Sylli sau stade 28 septembre.
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+5 #3 Paul Thea 18-04-2015 06:22

Comme dans d'autres domains, il y a une mafia qui regne sur le foot guineen.
Apres mon documentaire sur le Hafia, je voulais faire l'histoire de syli national avec Maitre Naby, Pierre Bangoura, Cherif, Petit Sory etc. mais, quell soutien?
Ceux qui connaissent l'histoire de notre football ont aussi des solutionsa proposer mais qui les coute? Cette situation arragent bien des personnes donc tres difficile sera le changement. Ni Pele, ni Maradona, ni Fernandez et que sais je encore, n'apportera la solution. Elle est en Guinee, la solution du foot guineen mais...
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+3 #2 Tybah 18-04-2015 01:14

Il n'ya pas de mot mieux indiqué que celui donné par le doyen Ansoumane Doré recemment pour décrire la principale cause du mal guinéen tous azimut. IMPROVISATION !!!
Le probable choix de Luis Fernandez comme sélectionneur du SYLI n' echappera malheureusement pas à cette triste réalité.
On improvise , vu les prochaines élections en Août prochaine au compte de la Féguifoot , pour se faire un bon tapage médiatique afin d' être réelu.Tant pis pour l' interet national.
Sinon c ' est incroyable d' amateurisme que de songer prendre un COACH actuellement pour les sélections nationales de foot de Guinée sans s' inscrire dans la perspective de la préparation d' une bonne équipe pour la CAN 2023 que CONAKRY abritera si tout va bien.
Miser sur un coach fut-il Luis Fernandez , qui n'habitera pas la Guinée et qui plus est , ne compte y venir que lors des matchs relève d' un amateurisme inoui . Comment pourra - t- il dénicher des talents dans notre championnat local ?
Je trouve personnellement comme un gachis , qu ' on dispose Cherif Souleymane et qu ' on ne lui crée pas le minimum des conditions qu ' on offre aux expatriés pour qu ' il se charge du SYLI .
C'est par mêchanceté et une simple question de complexe qu ' on laisse ce monsieur qui dispose de tous les aprioris pour être selectionneur de Guinée , et choisir des entraineurs sans aucun vecu.
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+6 #1 amadudialamba 17-04-2015 23:00

Bravo Thierno Saïdou Diakité ! Ce domaine de sports, moins stressant, manquait beaucoup a ce forum. Nous ne sommes habitués ici qu’a la politique (un sujet plein de peine et de haine, avec parfois des échanges dépassant de loin la limite du normal). Je suggère donc que le sport soit désormais inséré dans le programme de Guineeactu. Si vous avez le temps et le moyen matériel nécessaires, il faudra desormais suivre de près l’évolution des activités sportives en Guinée pour nous. Car je suis convaincu qu’il y a plusieurs fans du foot parmi nous. En ce qui concerne la préparation de notre 11 national, presqu’a chaque compétition ça a toujours été ainsi. Les chargés du sport guinéen attendent toujours que les choses pourrissent pour réagir. Ils ne savent pas qu’une équipe compétitive se prépare bien avant le début des compétitions. Si vous remarquez très bien, les joueurs même ne prennent conscience de l’enjeu qu’en pleine compétition. C’est pourquoi ils ne font que frôler les succès.
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