Brésil 2014 : le Syli national battu par les Pharaons, le ministre des Sports expulsé du stade par les supporteurs

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CAMARA_Aboubacar_Titi_01Dans le cadre de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde, Brésil 2014, le Syli national de Guinée a été battu sur ses propres installations par les Pharaons d’Egypte sur un score de 3 buts à 2 ce dimanche 10 juin 2012.

Que dire de cette défaite du Syli, une équipe qui avait commencé à faire rêver ses millions de supporteurs, surtout après sa victoire sur les Warriors de Zimbabwe lors de la première journée ?

Avant le coup d’envoi de la partie, c’est le ministre des Sports, Titi Camara qui est obligé, sous les huées des spectateurs, de quitter le stade et d’aller suivre le match ailleurs sur petit écran.

Sur le plan du jeu, malgré l’entame du moral des joueurs par certains manquements des autorités sportives, notamment le non-paiement à temps de leurs primes de match et le manque d’attention des autorités sportives, il faut dire que la détermination était sans faille. Puisque dès l’engagement des hostilités par l’arbitre camerounais, les poulains de Michel Dussuyer eurent l’initiative des opérations, et prirent d’assaut le camp égyptien.

Cette attaque à outrance paya à la 16e minute quand Ibrahima Traoré fut fauché dans la surface de vérité des Pharaons. Sans hésiter, l’arbitre central indiquera le point de penalty, et c’est le jeune Abdoulaye Camara Razzagui qui se chargera de l’exécution.

Galvanisé désormais par cette avance, le Syli national contiendra tous les assauts de l’adversaire, notamment à la 30e, 35e et 38e minute de cette première période. A 1 but à 0, les quelques 40.000 supporteurs du Stade du 28 septembre étaient aux anges. Tout le monde y croyait désormais. Mais c’était sans compter avec l’expérience des Pharaons d’Egypte, habitués aux grands rendez-vous.

A la reprise de la deuxième partie, les Pharaons poseront le jeu et neutraliseront le milieu guinéen mené par Diouldé Bah. L’égalisation égyptienne sera obtenue à la 58e minute par Mohamed Treka. Quelques minutes plus tard, exactement à la 64e minute, c’est une grande bourde du goalkeeper guinéen, Naby Youssouf Yattara, qui fut le tournant du match. Comment un grand gardien, pétri d’expérience, qui a sauvé l’équipe à Harare par des arrêts spectaculaires et qui venait de faire une bonne première partie, peut-il donner un coup de pied à l’attaquant égyptien dans sa surface de réparation après avoir capté le ballon alors qu’il connaissait les conséquences d’un tel acte?

Incompréhensible dirait l’autre !

Or dans ce genre de situation les châtiments sont clairs. Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste du ballon rond pour savoir qu’une telle absurdité dans la surface de réparation est toujours sanctionnée par un carton rouge et un penalty. L’entraineur du Syli sort Ibrahima Sory Conté, et fait rentrer le deuxième gardien Abdoulaye Keita qui ne pourra rien contre le penalty intelligemment tiré par Mohamed Treka. Ce deuxième but égyptien fut un véritable coup de massue pour l’équipe guinéenne désormais en infériorité numérique.

A la 77e minute, Michel Dussuyer fait rentrer Las Bangoura qui, grâce à l’accélération comprimée au jeu par le milieu de terrain, obtiendra l’égalisation à la 88e minute. Portée à l’offensive pour la recherche d’un troisième but avant la fin du temps réglementaire, la défense guinéenne se fera surprendre par une contre-attaque des Pharaons qui fît mouche à la 90e minute. C’est Mohamed Salah qui sera l’auteur de ce troisième but assassin de l’équipe la plus titrée d’Afrique.

Voici la situation de la poule : l’Egypte prend la tête avec 6 points, suivie de la Guinée, 3 points, le Zimbabwe et le Mozambique ferment la marche avec 1 point chacun.

Après cette défaite inattendue, l’heure n’est pas à la conclusion hâtive, mais au diagnostic en vue d’une analyse approfondie de la situation du sport guinéen en général, et du football en particulier. C’est pourquoi, d’ici mars 2013, date de la troisième journée de ces éliminatoires Coupe du Monde 2014, les autorités sportives guinéennes doivent contenter ces jeunes joueurs qui n’exigent que leurs salaires et la reconnaissance de leur patriotisme.

L’heure n’est pas non plus au découragement. L’encadrement technique doit colmater les brèches pour corriger les erreurs. Les joueurs doivent resserrer les rangs et se mettre en confiance pour les échéances prochaines.

Nous y reviendrons.


Bangaly Condé « Malbanga Â»


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Commentaires  

 
0 #1 Mory Sylla 13-06-2012 15:44

Que le ministre des sports rende le tablier.C'est aussi simple que cela.Le football Guineen a besoin d'un homme de la trempe de Jacques Anouma pour le propulser de l'avant.
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